A/N : Coucou tout le monde !
Suite au chapitre un peu maladroit de la semaine dernière, j'ai décidé de rectifier le tir. (Bonne chance à moi.)
Désolée pour le léger retard, au passage, mais pour la petite anecdote, le chapitre que j'ai écrit faisait 7,600 mots à la base sans les retouches et j'ai décidé de le séparer en deux. (Ce qui fait que, comme d'habitude, je ne vais pas tenir mes quotas… Terriblement décevant.) J'aurais pu tout poster d'un coup mais, honnêtement, j'ai pas le temps de faire toutes les corrections, je voudrais retravailler des morceaux et en plus, c'est impossible que j'arrive à écrire un nouveau chapitre pour lundi prochain avec tout ce que j'ai à faire. Et puis, il y a une histoire de rythme aussi, enfin je vous passe les détails.
Je vous souhaite donc une bonne lecture !
Comme prévu, les prochains jours furent plutôt chargés.
Asami partit tôt le lendemain pour inspecter toutes les gel-mobiles avec Varrick. Elle constata avec soulagement que tout semblait marcher plutôt bien. Les caisses se remplissaient et peu de postes étaient vacants. Bien entendu, ils essaient encore de recruter le plus de monde possible pour plus de productivité.
Varrick avait passé le trajet à lui demander où est-ce qu'il pourrait poser d'autres gel-mobiles et elle avait essayé de son mieux de lui répondre et de ne pas l'ignorer. Pourvu qu'il n'essaie pas de signer avec Cabbage Corps…
Il raconta le succès qu'il avait eu à la Tribu de l'Eau du Sud (même s'il y avait relativement peu de travailleurs), à la Nation du Feu et ses difficultés à pénétrer la République de la Terre. C'est pourquoi, il avait hâte de conquérir leur marché à partir de Republic City. Il était d'ailleurs en contact avec des fabricants de textile…
Et ainsi continua la conversation sur sa conquête du marché du masque.
Interrompant les rêves de domination de Varrick, ce qu'Asami redoutait arriva : la presse. Ils filmaient les rues supposément désertes. Mais quand ils virent les deux PDG ensemble, ils sentirent un bon scoop, surtout que tous avaient entendu parler des mystérieux entrepôts de Futures Industries.
« Madame Sato ! Monsieur Varrick ! On entend beaucoup de choses sur Future Industries en ce moment. Apparemment le travail aurait repris. Est-ce lié à un investissement de la part de Varrick Industries ?
- Aucun commentaire pour le moment, répondit Asami. »
C'était une phrase qu'elle avait trop prononcé… Ou entendue prononcer par son avocate… Ça la mettait sur les nerfs.
« Oui, pas besoin d'en parler maintenant ! répondit Varrick avec enthousiasme. On fera une grande annonce bientôt ! Restez dans le coin ! »
Il tendit une carte et rattrapa Asami qui était déjà partie au loin.
« On fera une grande annonce bientôt ? » répéta-t-elle, curieuse.
Elle n'avait pas entendu parler de cette partie de ce plan… Et elle n'aimait vraiment pas les surprises.
« Tu ne pensais quand même pas que j'allais faire le bon samaritain alors que je peux profiter d'une sublime couverture médiatique ? Et ton sens des affaires, il est où ? Il me semble que tu en as plus besoin que moi, Madame Sato.
- C'est bien ce qui m'inquiète…
- Inutile de s'inquiéter pour si peu ! Par contre… s'inquiéter sur la possibilité de marché concernant le thé rose à bulles, c'est beaucoup plus intéressant et productif !
- Si tu le dis… »
Encore une idée farfelue… Il en lançait une toutes les cinq secondes quand il ne parlait pas affaires. Elle préférait quand il était sérieux, même si les sujets étaient horriblement ennuyeux.
Quand elle rentra, elle continua à travailler sur l'histoire des respirateurs. Elle alla presque déranger Korra, mais elle devait être en cours. De toute façon, elle allait bientôt sortir puisqu'il était l'heure de manger. Elles mangèrent sur le pouce.
Korra informa Asami qu'elle était encore demandée chez Tenzin et Pema ce soir. Cela irrita la jeune PDG, ce que l'autre femme avait dû remarquer puisqu'elle ajouta que Tenzin et Pema s'étaient arrangés pour être présents le weekend. Asami était soulagée.
Mais en même temps, elle savait que c'était très égoïste de sa part de vouloir que Korra reste avec elle alors qu'elle n'aurait sûrement pas beaucoup de temps à lui consacrer. Elle ne voulait juste pas qu'elle l'évite et encore moins qu'elle la laisse tomber. Elle lui promit néanmoins de faire un effort pour qu'elles fassent quelque chose ensemble. Korra avait l'air de dire « tu as intérêt, parce que hors de question que tu passes ta vie à travailler ». Et même si elle avait beaucoup de pression, c'était vrai que ce n'était pas sain et qu'il fallait qu'elle fasse attention à ne pas se laisser submerger.
Dans l'après-midi, chacune mena ses activités de son côté.
Asami reçut un appel de Varrick qui tenait absolument à lui exposer combien il était satisfait de remplir les cales de son navires de boites de gel. Mais il l'appelait surtout pour lui proposer une conférence de presse.
« Euh, samedi 10h ? Je ne peux pas.
- Quoi ! répondit-il, indigné. Pourquoi ? Qu'est-ce qui pourrait être plus important ?
- Je suis au manoir, j'ai une réunion téléphonique pour de potentiels locataires…
- Magnifique ! On a qu'à faire ça là-bas !
- Pardon ?
- Ça mettra en avant notre partenariat !
- Non. Ça me mettra en avant, et ça mettra mon père en avant ! Tout le monde se souvient de la perquisition de son petit entrepôt illégal.
- Entrepôt ? Mais c'est une magnifique opportunité, Asami ! Cet entrepôt peut être le symbole du renouveau ! Laisse-moi installer une gel-mobile là-bas !
- Varrick, je maintiens que c'est une très mauvaise idée. En plus, c'est dans les catacombes… C'est vraiment un endroit lugubre. Ça n'a rien de positif.
- Comme tous les entrepôts. On s'en fiche ! Je veux voir ! Et je m'occupe du reste.
- Varrick…
- Asami, je ne veux pas te faire du chantage, parce que je suis un honnête homme, tu comprends ? Même si j'ai pas l'air et que j'ai fait plein de conneries par le passé. Mais j'essaie vraiment de t'aider, et de toute façon, on est là-dedans ensemble. Si Future Industries coule, je suis aussi dans la panade et ma réputation va en prendre un coup. Mais je t'aime bien, et j'aime beaucoup Korra, une chic fille, donc laisse-moi faire sur ce coup-là. Après tout ce que j'ai investi pour toi… »
Elle n'aimait pas l'idée. Elle détestait l'idée. Mais elle devait avouer qu'elle n'était pas particulièrement sûre que Varrick y trouve son compte dans leurs histoires. Il mettait à disposition beaucoup de moyens mais il recevait sûrement peu. C'était pour lui davantage l'expression d'un geste patriote et d'une aide que du profit (chose assez rare pour un personnage tel que lui. Mais il avait probablement un plan caché, elle ne s'en faisait pas trop pour ça). Ainsi elle lui était redevable. Elle pouvait bien lui permettre ça…
« D'accord… Si tu veux…
- Cool ! On se retrouve vers 18h là-bas ! Et après je t'invite au resto !
- Varrick…
- Ah oui, c'est vrai, il n'y en a pas, ahah ! J'imagine que je demanderai à mon chef de préparer quelque chose. Tu sais quoi, je viens avec lui ! Tu as bien une cuisine là-bas ?
- Oui, mais…
- Parfait ! À toute à l'heure !
- À toute à l'heure, marmonna-t-elle. »
Mais il avait déjà raccroché et elle le savait. Elle n'aimait pas cette conversation… Une conférence de presse alors…
Son téléphone vibra : « P.S. : N'oublie pas de préparer ton texte pour la conférence ! Je contacte les médias bientôt ! » Emoji œuf, emoji ours ornithorynque, emoji cash, emoji navet.
Très parlant.
Elle soupira. Elle n'avait déjà pas assez de choses à gérer… Il lui laissait moins de 24h ! Elle laissa tomber tout le reste, signala à ses équipes qu'elle était indisponible et commença à griffonner des idées pour son discours. Elle ne savait pas ce que Varrick avait prévu de dire, elle devait donc être prête à lui présenter des idées ce soir.
Elle était dépitée. Korra lui manquait… Elle avait vraiment besoin d'un câlin. Peut-être demain…
Quand Korra arriva chez Pema et Tenzin, elle fut surprise d'y trouver Bolin.
« Qu'est-ce que tu fais ici ? demanda-t-elle.
- Korra ! »
Il se jeta sur elle et la prit dans un de ces câlins féroces.
« Je suis tellement content de te voir ! En chair et en os, je veux dire !
- Je suis contente aussi, mais est-ce que tu pourrais me lâcher, je vais étouffer. »
Il la reposa à terre et lui sourit de toutes ses dents.
« Donc, je disais, reprit-elle en se recoiffant : qu'est-ce que tu fais ici ?
- Oh, je passais dans le coin.
- On est confinés, donc tu passais pas dans le coin.
- J'ai travaillé ici, tu sais.
- J'ai su.
- Donc, je venais voir si les enfants allaient bien, comme ça fait un petit moment qu'on s'est pas vus. Sur le chemin des courses, tu sais.
- Mmmm… Je vois.
- Et toi, tu fais quoi là ? »
Elle haussa un sourcil.
« Duh, je les garde, qu'est-ce que tu veux que je fasse d'autre ?
- Je pensais que tu serais trop occupée avec ta dulcinée.
- Pourquoi est-ce que tout le monde dit ça ? s'irrita-t-elle.
- Parce que ça paraît évident qu'elle te rend dingue.
- Ah ça pour me rendre dingue… Hé, Jinora, Ikki, Meelo, vous venez même pas me dire bonjour ? cria-t-elle de l'entrée.
- Tu crois vraiment que je vais laisser tomber la conversation comme ça ?
- Oui. »
Aucun moyen, pensa-t-il. Mais il n'eut pas le temps de le dire. Les trois enfants répondirent en même temps qu'ils étaient en train de jouer à un jeu vidéo ensemble sur la télé et qu'ils n'avaient pas le temps. Apparemment, c'était une sorte de jeu musical où il fallait avoir le bon rythme et ils jouaient en simultané. Évidemment, on ne met pas pause ! Ça casse le rythme.
« Très bien, comme vous voulez ! Mais je veux jouer la prochaine partie !
- Ok, Korra ! répondirent-ils à l'unisson. »
Elle sourit et alla se chercher un verre d'eau. Pendant tout le long, elle était suivie par Bolin et son regard insistant.
« Quoi ? râla-t-elle. T'avais pas des courses à faire ?
- J'ai un peu de temps. Donc, toi et Asami ?
- Il n'y a pas de « moi et Asami ». Arrête de dire ça à n'importe qui, surtout aux enfants. Ils me prennent la tête après.
- Tu les ignorerais s'il se passait vraiment rien. Je pensais qu'il se serait passé quelque chose depuis le temps. T'es généralement très directe comme fille. Je suis déçu. »
Elle eut très envie de lâcher un « moi aussi », mais elle ne dit rien et son nez se plissa légèrement.
« Oh, les filles c'est pas son truc, c'est ça ?
- Je n'en sais rien. On ne parle pas de ce genre de choses.
- Il serait peut-être temps de t'y intéresser…
- C'est vrai que c'est pas du tout suspect. « Oh tiens, Asami, c'est quoi ton genre ? Les filles, ça passe ? »
- Qu'est-ce qui est arrivé à ton courage ? soupira-t-il de manière dramatique.
- Il a pris des responsabilités.
- Quelles responsabilités ?
- Eh bien, je l'aide à sauver son entreprise ! C'est pas juste pour faire genre ! Même si en ce moment, je peux pas faire grand-chose…
- C'est sérieusement à cause de ça ? »
Il haussa un sourcil, dubitatif.
« Je… » balbutia Korra.
Bolin avait ses coudes que la table et se penchait un peu en avant, prêt à tendre l'oreille. Korra soupira. Puis, elle déballa ce qui lui trottait dans la tête depuis quelques jours.
« Je l'aime vraiment beaucoup. Et je la connais. D'habitude, je me lance parce que j'ai un crush et au final, ça n'a pas trop d'importance si j'ai mes chances ou pas. Je veux dire, si ça marche tant mieux, si ça marche pas, ça fait mal mais c'est pas grave.
- Donc, c'est quoi le problème cette fois ?
- On vit ensemble. Déjà, si ça se passait mal, ce serait horrible pour elle comme pour moi.
- Un risque à prendre.
- Oui, c'est ce que je dirais d'habitude mais… Je ne veux vraiment pas lui faire du mal. Elle a besoin que je la soutienne, parce qu'elle a besoin de quelqu'un, elle a besoin d'aide pour l'entreprise. Je ne peux pas lui faire du mal après tout ce qu'elle a traversé.
- Wow. T'es vraiment amoureuse toi…
- Merci bien, répondit-elle amèrement. Pas comme si j'y pensais chaque seconde où je suis avec elle et chaque millisecondes où je n'y suis pas. Un enfer.
- D'habitude, tu penses qu'à ta pomme. Je suis impressionné.
- Je suis pas si horrible que ça !
- Non, c'est vrai, rit-il. Mais tu as une tendance à agir d'abord et réfléchir après.
- Je sais… Mais j'ai eu le temps de réfléchir sur ce coup-là.
- Trop, si tu veux mon avis.
- Quoi ?
- Je veux dire, imagine elle t'aime aussi. Dans ce cas, t'es juste en train de perdre du temps.
- Mais j'ai aucune idée de ce qu'elle ressent pour moi… Elle est tellement… énervante ! Un instant, elle parait super fragile, l'instant d'après elle passe en mode « PDG » et après elle me fait des blagues de mauvais goût… Je sais pas si c'est juste un jeu qu'elle faisait avec ses potes avant ou si je l'intéresse.
- Peux pas te dire. »
Un silence tomba. Ou plutôt, on entendait les enfants qui continuaient de jouer. Elle était longue leur partie… Ils en avaient sûrement recommencé une.
« C'est drôle quand même, lâcha Bolin.
- Qu'est-ce qui est drôle ?
- Asami Sato. La Asami Sato ! C'est un peu une célébrité dans son genre. Et là, je suis en train de parler avec sa colocataire qui est folle d'elle. Tu m'aurais dit que je me retrouverais dans cette situation il y a deux ans, j'aurais ri. En plus, j'ai même son numéro de téléphone ! Regarde !
- Je sais, Bolin, c'est moi qui te l'ai donné…
- Mako avait même un crush sur elle à l'époque.
- Il quoi ?! »
Oh la boulette. C'était peut-être pas le truc à dire… Korra était déjà assez sur les nerfs comme ça… Mais Bolin avait la langue bien pendue et il le savait.
« … C'était y a un moment… essaya-t-il de rattraper.
- Je veux les détails. Tout de suite !
- Wahou, pas besoin de t'énerver.
- Pas besoin ?! Est-ce que tu as déjà entendu que Mako était « sympa et drôle » ?
- Euh…
- Moi non plus ! le coupa-t-elle. Je sais pas quel numéro de charme il compte faire à Asami mais je…
- Ne peux rien faire ? Je veux dire, si elle veut sortir avec lui et que tu veux pas lui parler de tes sentiments, y a pas de problème.
- Mais t'es de quel côté ?!
- Bah, il est mon frère, tu es ma meilleure amie… »
Il s'interrompit en voyant le regard noir de Korra.
« Du tien, bien évidemment. Donc, les détails, on avait dit ? lança-t-il avec un voix fluette, histoire de détourner son attention.
- S'il te plait… grogna-t-elle.
- Hum… C'est pas grand-chose. Comme tout le monde, il la trouvait jolie, puis ils se sont rencontrés un jour par hasard… Mon frère a eu un accident sur la route et Asami l'a aidé. Il a été un peu impressionné et elle a été très gentille apparemment. Mais c'étaient que quelques minutes, je ne pense pas qu'elle s'en rappelle…
- Rien n'est moins sûr…
- Alors quoi ? Tu vas aller tabasser mon frère maintenant ?
- Non… »
L'idée lui paraissait séduisante malgré elle… Au moins pour passer ses nerfs. Et ces salles de boxe qui ne rouvraient pas !
« Mais je n'aime pas ça, finit-elle.
- Je suis à peu près sûr que tu n'as pas à t'en faire. »
Il eut le droit à un grognement et à un air distrait. Il n'avait pas très envie de se mêler d'histoires de jalousie. Il était temps de partir !
« Bon, sur ce, j'ai des courses à faire ! »
Korra sembla se reconnecter avec la réalité. Elle hocha la tête.
« Je suis contente de t'avoir vu, dit-elle, reconnaissante.
- Moi aussi ! C'était sympa.
- Et merci de… m'avoir écoutée. Je crois que j'étais en train de me perdre un peu dans ce bazar en étant si... confinée.
- Toujours ravi d'aider ! »
Il lui fit un nouveau câlin mais s'y attarda un peu moins que la première fois.
« Prends soin de toi. Et parle-lui, ça pourrait aider.
- Je vais y penser.
- Essaie juste d'être un tantinet plus délicate que quand tu dragues dans les bars parce que c'est une catastrophe.
- C'est arrivé une fois et j'étais complètement bourrée ! La faute à qui en plus !
- Ah, ça, je crois que c'est le signal pour que je parte ! À plus, Korra ! »
Et il déguerpit en vitesse. Ce Bolin… Korra sourit un peu. Ses amis lui manquaient. Elle n'avait pas réalisé à quel point. Elle pensait qu'être avec Asami, pouvoir parler avec ses parents et ses amis au téléphone lui permettaient d'avoir un bon équilibre. Au moins, elle n'était pas totalement seule et elle n'était pas isolée.
Mais en fait, toutes ces petites habitudes : échanger quelques mots, aller boire un café pour parler de sa vie et de ses problèmes, sortir s'aérer l'esprit et rencontrer quelqu'un au passage, tout ça, ça la rendait forte. Sans ça, elle n'était plus totalement elle-même.
Il semblait qu'une partie d'elle s'était renfermée. Peur, instabilité, fragilité : tout cela enfermé dans son cœur corrompait sa nature profonde. Même si elle était entourée, plein de choses ne s'exprimaient pas ou plus comme avant. Cette constatation l'effraya un peu mais elle se dit que circonstances exceptionnelles obligent. Et peut-être qu'elle n'avait plus qu'à combattre la peur pour le moment.
Elle rejoignit Jinora, Ikki et Meelo et leur ébouriffa les cheveux.
« Ça fait combien de parties que vous recommencez, petits monstres ? Je croyais que vous deviez m'appeler ? J'ai dit que je voulais jouer aussi !
- Désolée, on a oublié, Korra.
- La prochaine, on te promet !
- Vous avez intérêt. Je vais tous vous battre.
- Jamais de la vie ! »
Asami fut réveillée par la lumière du couloir à l'extérieur de leur appartement. Elle en déduit assez rapidement, malgré son esprit brumeux, que quelqu'un venait d'ouvrir la porte d'entrée. Elle appuya sur une touche de son ordinateur en essayant de relever la tête, ce qui finit de lui agresser les yeux lorsque l'écran se ralluma.
« Qu'est-ce que tu fais ? lui demanda une voix dans la nuit.
- Korra ? interrogea-t-elle d'une voix pâteuse. Mais t'es rentrée ?
- Ça se voit, non ? Qu'est-ce que tu fais encore sur ton ordi ? Il est 3h du matin…
- Je… J'ai dû m'endormir en préparant cette foutue conférence…
- Allez, viens, c'est l'heure de dormir. »
Comme Asami paraissait être particulièrement peu réveillée, Korra la prit dans ses bras pour la porter jusqu'à sa chambre. Sans hésitation, la jeune femme aux yeux verts reposa sa tête sur l'épaule de sa colocataire.
« J'aime bien », déclara-t-elle, somnolente.
Elle avait envie de se rendormir, de ne plus parler, de se complaire dans la chaleur de Korra. Mais… 3h ? Pourquoi elle était dans ses bras à 3h du matin ? Même son esprit brumeux lui disait que c'était étrange tout ça. Pourquoi n'était-elle pas en train de dormir ?
Alors, elle ne put s'empêcher de poser quelques questions :
« Pourquoi t'es rentrée ? T'as dit qu'il était 3h…
- J'avais juste envie. Apparemment, j'ai bien fait ou t'aurais dormi sur ton clavier toute la nuit.
- Mmmm… Je préfère quand tu es là… »
Korra la posa délicatement sur son lit. Elle allait repartir tout aussi vite pour rejoindre son propre lit, qui lui manquait terriblement en toute franchise. Elle avait remis en question sa décision de rentrer en plein milieu de la nuit plus d'une fois pendant le trajet. Mais maintenant qu'elle avait couché Asami, elle en était très satisfaite.
Cette dernière lui attrapa la manche de sa main molle de femme endormie.
« J'ai besoin d'un câlin.
- Maintenant ?
- Demain va être une horrible journée… »
Bon, ça ne pouvait pas faire de mal… De toute façon, elle devrait se confronter au problème, non ? Prendre des initiatives, comme elle le faisait avant. Alors, Korra s'allongea sur l'autre partie du lit et attira Asami contre elle.
« Comme ça ?
- Mmmm… Je croyais que tu ne jouais pas au preux chevalier ?
- Quoi ?
- Tu as dit que je n'avais pas besoin de preux chevalier. Mais tu m'as portée jusqu'ici… Ça faisait très chevaleresque.
- Eh bien, tu as dit que tu aimais ça, non ?
- C'est vrai.
- Dans ce cas, j'imagine que je peux être un petit peu ton preux chevalier de temps en temps. Mais c'est juste pour te faire plaisir. »
Asami rit un peu.
« Ça me ferait très plaisir.
- Tu devrais dormir au lieu de raconter des bêtises.
- Je peux ? »
Korra fut confuse par la question. Puis, elle comprit qu'Asami voulait dire qu'elle voulait s'endormir comme ça, dans cette position et que Korra devait rester avec elle pour cela.
« Que si tu me fais pas de blague demain matin…
- Promis.
- Bonne nuit, Asami. »
Elle l'embrassa sur les cheveux.
« J'ai l'impression que ça fait une éternité que tu n'as pas fait ça… J'ai cru que tu m'aimais plus…
- Je t'ai dit de dormir au lieu de dire des bêtises.
- Bonne nuit, Korra. »
A/N : J'espère que la lecture a été bonne ! Pensez à laisser une petite review !
À la semaine prochaine si j'arrive à écrire la fin du chapitre du coup ^^'
À plus !
Lion
