A/N : Bonjour, chers lecteurs !

Ah, je m'excuse pour mon retard. J'avais besoin de faire une petite pause, donc j'ai pris une semaine pour faire autre chose, puis, euh… j'ai écrit le chapitre, et j'ai ramé, ramé, ramé, parce qu'il me plaisait pas du tout, donc j'ai dû réécrire des morceaux. Enfin, comme d'hab quoi. Et surprise ! (osez être surpris) Ce n'est pas le dernier chapitre. Hum… On verra où je m'arrête.

Peut-être un petit disclaimer pour les âmes sensibles… Honnêtement, j'arrive même plus à savoir ce qui est du M ou pas. Je crois que je suis restée vraiment soft. Bref.

Bonne lecture !


Les jours qui suivirent furent bien occupés, à la fois pour Future Industries et pour la concurrence. En effet, Asami décida de faire confiance à Varrick et ils commencèrent à parler des investissements que Varrick Global Industries pourrait faire, parce que non, elle n'autorisait pas tout. Elle comptait bien se protéger avec un contrat et Varrick semblait s'en foutre éperdument. Elle fit en sorte qu'il ne puisse jamais racheter plus de 50% des parts, garantissant ainsi qu'elle ne puisse pas être délogée de son poste. Pour le reste, il n'y eut pas vraiment de problèmes. Varrick voulait être mis au courant, avoir un poids dans les décisions et avoir quelques libertés sur leur marché et les produits qu'elle ne pouvait pas lui refuser. Elle savait qu'en peu de temps, ce serait bouclé. Apparemment, Varrick et elle faisaient un bon duo.

C'est pourquoi il l'emmena voir la présidente Zhu Li Moon concernant ce fameux contrat avec Republic City. Elle fut un peu surprise de les voir manifester de l'affection en sa présence. En fait, il serait plus correct de dire que Varrick manifestait de l'affection et que Zhu Li tentait de rester professionnelle, à mi-chemin entre l'exaspération et la tendresse. En voyant cela, Asami pensa à Korra. Cela la fit sourire un bref instant avant qu'elle se reprenne : professionnalisme, on avait dit.

Malgré l'ambiance légèrement conviviale et bon enfant, Zhu Li ne fut pas porteuse que de bonnes nouvelles. Elle commença par leur dire qu'elle ne pouvait ni faire d'avance, ni leur donner le monopole comme ils l'avaient fait avec la Tribu de l'Eau du Sud car il y aurait beaucoup trop de conflits d'intérêt et ce serait tout bonnement suicidaire, politiquement parlant.

En effet, Cabbage Corps, voyant leur rival agir de la sorte, avait commencé à tenter de produire des masques, des respirateurs et des gels comme le faisait Future Indutries. Mais ils étaient un peu longs à la détente, et comme c'était une entreprise florissante, ils n'avaient pas particulièrement la place de poser des « gel-mobiles ». Non pas que Varrick comptait leur en donner, premièrement parce que c'était sa concurrence à lui aussi au vu de son alliance avec Asami et ensuite parce qu'il détestait leur travail. Au moins, la jeune Sato avait du goût et du panache, elle.

Malgré cela, Zhu Li consentit à laisser Future Industries écouler son stock auprès des commerçants de la ville et bien évidemment, le temps que Cabbage Corps rattrape leur retard, ils voulaient bien des respirateurs pour leurs hôpitaux, bien plus nombreux et surchargés que dans le sud. Justement, Asami avait enfin résolu tous ses problèmes d'approvisionnement et de transport et elle pouvait les produire un peu plus vite. Il n'en restait pas moins que la première fournée n'était pas énorme et que la Tribu de l'Eau du sud avait la priorité. Il allait falloir qu'elle gère le partage entre les deux nations… Elle en parlerait avec Varrick après. Une fois qu'elle aurait étudié la question plus sérieusement. Il allait probablement en reparler à Zhu Li par la suite de toute façon.

Avec tout ça, elle avait une bonne marge de manœuvre. Non, les bénéfices n'étaient pas énormes mais avec le soutien de Varrick et l'intérêt médiatique, elle était à peu près sûre qu'elle pourrait payer tous ses employés pendant quelques mois. Elle en venait même à espérer que la crise dure un peu. Ce n'était pas de la prospérité, mais simplement un peu de stabilité. Et elle avait besoin de cette stabilité. Elle devait se contenter de s'assurer que tout roulait et d'augmenter la productivité. Techniquement, elle devrait également se concentrer sur le « et après ». Et après quand tout le monde s'y mettra et qu'on en aura moins besoin. Et après quand la concurrence s'en mêlera et qu'on aura moins de champ d'action. Et après quand la crise s'arrêtera et qu'on devra reprendre nos activités normales. Le problème, c'était que personne ne savait quand chacun de ces après se trouvaient. La concurrence, et par concurrence elle pensait notamment à Cabbage Corps, en avait encore pour un bon mois voire plusieurs avant de les rattraper.

Pendant ce temps, elle devait faire en sorte d'être plus compétitive. Elle était sûre que Varrick devait déjà avoir des plans pour faire du gel rose à bulles ou du gel bleu texture nuage, donc il faudrait sûrement qu'elle s'occupe de ça. Pour les respirateurs, si les têtes d'œuf de chez Cabbage Corps arrivait à pondre un truc potable, ce serait déjà un miracle. Elle avait presque envie de faire d'eux une filière pour certaines pièces en échange des techniques pour les produire… Ce serait très intéressant, stratégiquement parlant, mais elle doutait pour faire céder le PDG de Cabbage Corps. Il ne la portait pas particulièrement dans son cœur.

Dans tous les cas, même s'ils y arrivaient, elle pouvait toujours mettre en avant la qualité de ses produits. Elle avait bien l'intention de produire des masques également, mais elle n'était pas sûre du comment… Elle se demandait si la famille de Mako aimerait faire quelque chose comme ça. Et peut-être que dans cette famille ou dans l'entourage de Korra, un jeune designer voulait faire ses preuves ? Elle avait terriblement besoin de talent, d'audace et d'originalité pour surmonter le passé.

Finalement, c'est Korra qui pensa au « et après » qui comptait le plus : retrouver une production normale et crédible. Enfin, aussi normale qu'elle ait trouvé parce que Korra ne faisait pas dans l'automobile. Un beau jour, elle commença à lui poser des questions sur le trafic que son père faisait. Asami n'en voyait pas bien l'intérêt, mais elle finit par répondre parce qu'elle faisait confiance à Korra pour ne pas déformer ses propos. Elle fut satisfaite et revint quelques jours plus tard avec une idée farfelue.

« Tu ne veux pas reprendre la production de ton père ?

- Pardon ?! Je croyais qu'on essayait justement d'avoir une meilleure réputation, pas de replonger dans l'illégalité.

- Non, mais je veux dire de manière légale.

- Je ne comprends pas, Korra.

- Les armes sont des armes parce qu'on les utilise comme des armes.

- Je suis à peu près sûre que la plupart des armes sont faites pour être des armes.

- Pas celles de ton père. Enfin, pas toutes. Genre, cette espèce de gant électrique. Techniquement, si ça te grillait pas les neurones, ce serait vachement cool. Si c'était des gants chauffants. Tu peux faire des massages avec. »

Asami haussa un sourcil, dubitative.

« Bon, c'est peut-être pas l'exemple le plus parlant, reprit Korra en se frottant le cou. Ce que je veux dire, c'est que tu as encore cette usine, et ok pour le moment y a une production de gels, mais peut-être que quand on en aura moins besoin ou pendant des jours de pause, tu pourrais la rouvrir pour produire ces « armes » et en faire des trucs utiles. Je veux dire, ce sont des bonnes inventions, et elles sont uniques. Si elles se popularisent auprès des gens, ça pourrait être une bonne chose pour nous.

- Tu as toujours des idées très étranges… C'est Varrick qui t'inspire ?

- Tu es ma seule et unique source de bonheur et d'inspiration, dit Korra, mielleuse.

- Mmm mmm… Vraiment ?

- Tu veux que je te le prouve ?

- Peut-être bien. »

Korra déposa un baiser mou sur les lèvres d'Asami. Elle ne comptait pas commencer quelque chose qu'elles n'allaient pas finir parce que sa PDG bien-aimée était techniquement en train de travailler. Cette dernière ne manifesta pas autant de retenue et mit ses mains sur le visage à la peau brune pour l'attirer jusqu'à ses lèvres une nouvelle fois. Elle ne la laissa partir qu'après quelques longues et langoureuses secondes.

« Mieux comme ça, non ? minauda-t-elle.

- Beaucoup mieux. »

Asami déposa rapidement un baiser sur la joue de sa petite-amie et retourna à ses papiers.

« Donc, c'est non pour mon idée ? vérifia Korra.

- Je vais y penser… Je ne l'aime pas trop à vrai dire. J'ai plus l'impression que ça ferait resurgir de vieux souvenirs au moment où on commence enfin à passer à autre chose.

- Pour être tout à fait honnête, c'est Varrick qui m'a donné l'idée, mais pas exactement comme tu penses. Une fois, il s'est lancé dans la production de films, et je sais pas trop si c'était une réussite ou une catastrophe, mais le fait est qu'il a fait des trucs de dingue avec des explosifs. Tu vois, c'est une arme, mais ça a servi un but artistique. Puis, tu devrais vraiment penser à ces gants chauffants pour faire un massage, ça te ferait du bien.

- Tu es sûre que c'est pour mon entreprise et pas parce que tu as des arrières pensées ?

- C'est pour l'entreprise et pour mes arrières pensées.

- Je vois tout à fait… »

Korra se dit que c'était le moment d'y aller et de retourner à ses occupations… Mais elles n'étaient pas très prenantes et elle se sentait seule. Alors, elle se glissa derrière Asami. Elle mit ses mains autour de sa taille et lui parla à voix basse à côté de l'oreille.

« Tu vas encore travailler tard ?

- Je ne sais pas trop… »

Korra soupira.

« Tu me manques un peu, gémit-elle, un peu enfantine. Je veux juste te faire plein de câlins et plein de bisous. »

Asami expira un peu précipitamment. Korra faisait toujours des merveilles pour l'aider à se concentrer. Même si la jeune femme aux yeux bleus étaient tout bonnement adorable et que ce qu'elle disait était très mignon, elle ne pouvait s'empêcher d'avoir des pensées légèrement plus suggestives. Avoir la gorge de Korra vibrer contre son cou, comme sa poitrine contre son dos n'aidait vraiment pas.

Elles ne voulaient pas précipiter les choses entre elles, mais il s'avèrait que ce genre de pensées (et de désirs surtout) apparaissaient de plus en plus régulièrement et les nombreux petits dérapages qu'elles avaient ces derniers temps en étaient la preuve.

Cependant, la jeune PDG était souvent trop fatiguée pour poursuivre, parfois elles se faisaient interrompre par une urgence, et parfois c'était juste pas le moment. Comme là, c'était vraiment pas le moment.

« Korra… se plaignit-elle.

- Je sais, je sais, devina-t-elle. Pas c'est pas le moment. Je suppose que je m'ennuie juste… »

Asami se sentait un peu coupable. Et triste. Et frustrée. Aussi, quand la femme aux yeux bleus fit mine de la laisser tranquille, elle se retourna et la ramena face à elle par la taille. Assise, elle avait son menton sur la poitrine de sa petite-amie.

« Je suis désolée… s'excusa-t-elle.

- Ce n'est pas ta faute.

- Ça l'est un peu… Je devrais peut-être lever le pied.

- Fais ce que tu as à faire. Et prends soin de toi. Ça me va tant que tu dors suffisamment et que tu manges. C'est pas comme si on se voyait pas du tout. »

Elle l'embrassa sur le front pour appuyer sa déclaration et la jeune femme d'affaires ferma les yeux. Elle avait l'impression de retourner en enfance un peu. Elle serra Korra un peu plus contre elle, comme si elle était une énorme peluche, et blottit sa tête contre sa poitrine.

« Tu me manques aussi, tu sais… »

Pour toute réponse, la femme aux yeux bleus fredonna et caressa ses cheveux de jais. C'était agréable. Très agréable.

« Je voudrais passer tellement de temps avec toi… Et faire tellement de choses…

- Mmm…

- Je peux m'arrêter et on pourrait… prendre un bain ensemble, proposa-t-elle.

- Quoi ? »

Korra avait l'air embarrassée et surprise. Quelques images d'un rêve un peu farfelu lui étaient revenues en mémoire. La femme d'affaires, qui leva les yeux vers elle, s'amusa de sa réaction.

« Pourquoi tu prends cet air-là ?

- N-Non r-rien, hésita-t-elle, les joues en feu. C'est juste que c'est un peu… petit…

- Je pense qu'on peut rentrer deux personnes.

- Tu es sûre ?

- Qu'on peut rentrer deux personnes ? Y a qu'à essayer.

- Que tu as le temps.

- Mmmm… Je pense que ça va commencer à être plus calme… C'est vrai que j'ai passé beaucoup de temps avec Varrick ces derniers jours… mais c'est lui qui s'occupe du transport et la production roule… Il faut que je m'inquiète de la suite des évènements, mais c'est pas très grave si ça attend un peu… »

Et le téléphone sonna.

« Tu vois ? souligna Korra. C'est ce que je voulais dire par « tu as le temps ? ».

- Attends une minute, grogna la PDG. »

Elle décrocha son téléphone sans lâcher la femme aux yeux bleus.

« Asami Sato.

- C'est Mako.

- Mako, qu'est-ce que je peux faire pour toi ? »

Korra haussa un sourcil et articula silencieusement un « qu'est-ce qu'il te veut ? ». Asami sourit et retint un gloussement. Même si Korra n'était pas vraiment jalouse de Mako, elle montrait quand même une irritation amusante de temps à autre.

« Tu pourrais assurer un moyen de transport de la République de la Terre à Republic City ?

- Ça dépend pour quoi… Je n'ai plus vraiment de connexions là-bas, il faudrait demander à Varrick…

- Je vois…

- Qu'est-ce qui se passe ?

- Ma famille s'en sort assez mal avec la crise. Il faudrait qu'ils viennent au manoir au plus vite mais les transports sont coupés aux frontières. Il faudrait forcer le passage.

- Ce serait illégal… Je ne peux pas faire ça.

- Techniquement, si c'est pour le travail…

- Vous avez essayé les ambassades ?

- Ils ne peuvent rien faire, la situation est bloquée.

- Je ne crois pas que je peux-…

- Je t'en prie, Asami. On pensait pouvoir attendre pour déménager, mais il y a eu… beaucoup d'imprévus. »

Elle soupira. Après tout ce qu'ils avaient fait pour elle, elle ne pouvait pas les laisser tomber. Et c'était normal qui puissent accéder à leur résidence. Elle ne leur avait pas fait signer un contrat pour les duper. Ils savaient que ça comportait un risque, mais ils l'avaient pris.

« Je ne peux pas prendre cette décision toute seule, Mako. Il faut que je consulte Varrick. Peut-être qu'on trouvera une solution.

- Ok, merci.

- Ça peut attendre demain ? C'est qu'il est tard…

- Oui, oui. Mais… ne tarde pas trop, s'il te plait.

- Évidemment. Bonne soirée, Mako. »

Ils raccrochèrent.

« Tu vois ? Problème réglé ! lança Asami.

- Il m'avait pas l'air très réglé… »

La jeune femme aux yeux vers soupira.

« Je ne peux pas faire rentrer des gens illégalement sur le territoire de Republic City… Je ne sais pas ce que Mako veut que je fasse… J'espère que ton cher ami Varrick n'est pas à court de faveurs…

- Tu es sûre que tu ne devrais pas t'en occuper ? »

Asami éteint son téléphone.

« Je ne peux pas, il est éteint, dit-elle.

- J'te jure.

- Plus sérieusement, laisse-moi une heure le temps de boucler ce que j'étais en train de faire. J'ai encore quelques papiers à lire et à signer, le reste peut attendre demain.

- … D'accord. Je t'attends alors. »

Asami déposa un rapide baiser sur les lèvres de Korra.

« S'il te plait, oui. »

L'heure passa lentement, moins pour Asami que pour Korra. La PDG tenta de se concentrer sur les tâches qu'elle avait à faire. Elle n'avait pas eu beaucoup de temps à passer avec Korra ces derniers jours parce qu'elle avait passé beaucoup de temps à l'extérieur entre diverses réunions, points avec les employés, les médias qui l'interpelaient dans la rue. Comme elle était tout le temps sur ses gardes, elle était épuisée. Il fallait toujours faire bonne figure, dire ce qu'il fallait, ne pas faire d'erreur.

Et en plus de cela, elle avait pris du retard sur ses mails et les documents qu'elle devait lire et signer sur une base quotidienne. Son entreprise était beaucoup plus petite qu'auparavant. Autrement dit, elle était notifiée pour chaque absence de chaque employé, les abandons de postes, et les prises de poste, et elle devait tout confirmer et s'assurer que le maximum de postes étaient couverts. Bien entendu, son service RH l'aidait beaucoup, mais c'était quand même elle qui devait tout vérifier et approuver à la fin.

De plus, ses cadres continuaient les recherches sur les voitures, donc même si le côté « aide en crise sanitaire » lui prenait une quantité monstrueuse de son temps, elle ne pouvait pas négliger le côté « entreprise automobile » pour autant. Mais bon, il se trouvait qu'aujourd'hui, elle n'était pas sortie de l'appartement, donc elle avait pu rattraper un peu de son retard et elle était un peu plus détendue. Elle pouvait bien accorder un peu de ce temps à Korra. Elle n'était pas folle au point de ne faire que travailler en permanence. Elle avait dit qu'elle voulait faire les choses bien avec Korra. Sa colocataire était gentille de prendre son mal en patience et d'attendre, mais il y avait des limites…

De son côté, Korra tourna pas mal dans l'appartement. Elle se dit qu'elle allait mettre un film. Elle en commença un, puis se dit que ce serait trop long. Une série alors ? Non, elle n'aimait pas s'interrompre. Peut-être qu'elle devrait travailler elle aussi. Nan, c'était presque la fin de l'année, honnêtement, c'était inutile. Non pas qu'elle arriverait à se concentrer avec son cœur qui battait autant.

Elle était nerveuse. Et excitée. Et nerveuse. Elle ne pensait pas qu'Asami lui proposerait une chose pareille. Non pas que ça lui déplaisait. Elle voulait qu'elles soient intimes. Elle était follement attirée par la femme aux cheveux de jais, ce n'était pas un secret. Elle était déjà contente d'avoir quelques baisers et des caresses. Elle ne voulait juste pas aller trop vite ou embêter Asami en cette période délicate. Mais apparemment, elle était plutôt ouverte à l'idée. Ça dépendait de si c'était un simple bain ou pas…

Comme promis, la jeune femme d'affaires vint la chercher une heure plus tard. Korra était assise sur son lit en train de contempler son matelas. Asami sourit sournoisement en la voyant. Elle aimait penser que c'était sa faute et elle en était étrangement satisfaite.

« Tu viens ? se contenta-t-elle de demander.

- J-J'arrive ! répondit la femme aux yeux bleus en passant une main dans ses cheveux.

- Nerveuse ?

- Non.

- Tu es tellement nulle en mensonges…

- P-Pas du tout !

- Je t'assure que si.

- Humpf ! »

Offensée, Korra lui passa devant et alla directement à la salle de bain. Asami la suivit de près et commença à mettre de l'eau dans la baignoire. Ce n'était pas particulièrement un des attraits de la salle de bain, selon elle. En fait, si elle avait eu les moyens, elle aurait refait la salle de bain et fait enlever la baignoire. Mais comme elle n'avait repris l'appartement qu'après les crimes de son père, elle n'avait pas vraiment eu ce luxe. Cependant, elle en était assez contente. Voyant l'air un peu penaud de sa petite-amie du coin de l'œil, elle commença à l'aimer cette baignoire.

« Besoin d'aide pour te déshabiller ? taquina-t-elle.

- Q-Quoi ? Non ! C'est juste… pas plein.

- Hein hein… »

Ce n'était pas qu'Asami n'était pas nerveuse. Elle était juste bien meilleure à le cacher que Korra. Mais la jeune aux yeux bleus avait probablement remarqué qu'Asami tendait à plaisanter pour cacher ses sentiments déplaisants. Elle était de nature franche et honnête, mais elle avait tellement rit jaune de ses malheurs que c'en était devenu un mécanisme de défense. Elle n'était pas sûre d'être prête à s'en séparer. Mais elle voulait être honnête avec Korra et partager tant, tant de choses avec elle.

Alors, elle se leva, et sans faire face à Korra, elle commença à se déshabiller. Quand elle eut fini, elle se remit au bord de la baignoire à surveiller l'eau.

« Tu te sens plus à l'aise maintenant ? » demanda-t-elle.

Sa voix paraissait être sans émotions. Elle aurait pu être timide, elle aurait pu être grognonne ou audacieuse, mais elle était blanche.

Korra déglutit.

« Pas exactement… » répondit-elle dans un souffle.

Asami se retourna et, voyant les yeux de Korra glués à elle, elle sourit en signe d'encouragement. Puis, elle coupa l'eau et se glissa dans le bain chaud.

« Tu mets que ça ? demanda la fille du sud.

- On est deux. Si j'en mets plus, ça va déborder. Puis, on peut en rajouter une fois que tu seras dedans. Tu viens ? Je regarde pas. »

Ses genoux étaient remontés jusqu'à sa poitrine et ses bras étaient posés dessus. Telle une enfant, la femme aux cheveux de jais mis son visage dans ses bras le temps que Korra se déshabillait. Être nu, c'était une chose, avoir quelqu'un qui nous observe nous déshabiller en était une autre. Elle savait que certaines personnes trouvaient ça gênant. Alors, elle attendit que le mouvement en face d'elle cesse avant de relever les yeux.

Korra avait mimiqué sa position. Leurs pieds se touchaient. Asami la regarda dans les yeux et sourit.

« Tu vois, je t'avais dit qu'il y avait assez d'eau.

- Et je t'avais dit que c'était petit.

- C'est pas grave. J'aime bien.

- … J'aime bien aussi. »

C''était confortable. Et calme. Et c'était simple. Elle aimait bien ce moment. C'était chaleureux, il n'y avait pas de bruit, le moment était pour elles seules. Elles étaient connectées par ce moment franc et épuré.

« Moins nerveuse ?

- Je t'ai dit que je n'étais pas nerveuse !

- Mmm… Pour ce que ça vaut, moi je l'étais… Je le suis.

- Ah bon ?

- Pourquoi t'as l'air surprise à chaque fois ?

- T'as l'air… calme et… détachée…

- Je pensais que tu me connaissais mieux que ça.

- Hé ! Je te connais ! J'ai juste… du mal à lire ce que tu ressens parfois. Depuis le début. Sauf quand tu es inquiète. Ça, je sais. Et stressée aussi. Et fatiguée.

- C'est bon, j'ai compris.

- Désolée…

- Ce n'est pas ta faute. Tu es la première personne à qui je m'ouvre depuis un moment… Je crois que j'ai changé un peu ces dernières années. J'avais jamais eu autant de choses à… gérer avant. À contrôler. J'ai toujours eu plein de projets : pour l'école, personnellement, pour l'entreprise, pour mon père… Je voulais réussir. Mais ça ne m'avait jamais… autant prise, que ce soit de corps ou d'esprit. J'ai dû me fermer à beaucoup de choses en essayant de contrôler la situation. Mais je veux… Je veux… qu'on soit soudées ?... Je n'ai pas envie de me cacher de toi.

- Peut-être que c'est moi qui comprends rien, tu sais. Parfois je suis un peu stupide. »

Elle passa une main derrière son cou, gênée. Asami s'avança, se soutenant avec son bras. Elle utilisa l'autre pour arrêter la main de Korra dans son cou et y posa la sienne.

« Tu n'es pas stupide. »

Elle déposa un baiser sur les lèvres de Korra. Cette dernière ne put s'empêcher de rougir. Peut-être que c'était leur conversation, les vapeurs chaudes du bain, ou simplement cette félicité qui vient avec le sentiment amoureux, mais ça la rendit confuse. Confuse parce que toutes ses pensées s'embrouillaient. Le baiser fut court mais elle fondit dedans comme dans une étreinte familière.

Les yeux verts lui sourirent et elle fut attendrie. Qu'elle aimait cette femme…

« Tu me fais un peu de place ? »

Sans penser, voyant qu'Asami essayait de se frayer un chemin entre ses jambes, elles l'accueillit tout contre son buste.

« T'as vu, il y a plus de place comme ça, dit remarquer la femme aux yeux verts. On peut étendre nos jambes et ça tient chaud.

- Ouais… »

Encore sa voix contre son dos. Encore ces frissons que cette fois, Korra put remarquer.

« Je croyais que tu étais sensible au niveau du cou ?

- Hmmm… Tu as remarqué ?

- Eh bien, on a dormi ensemble quelques fois. Je suis étonnée que tu le laisses exposé.

- C'est peut-être volontaire.

- Ça l'est ?

- Non, pas vraiment. Je me suis juste posée là.

- Alors… »

Elle déposa un baiser sur l'épaule à la peau pâle, puis un près de sa nuque, et laissa son souffle effleurer ses cervicales quand elle demanda :

« Ça te dérange ?

- Pas trop… »

Korra laissa tomber son front contre le dos à la peau d'ivoire. Elle enlaça Asami.

« Tu n'aurais pas dû te mettre là, grommela-t-elle. T'avoir… nue… contre moi, c'est juste… trop… »

Elle respirait un peu lourdement. Et elle avait chaud de toutes les pensées qui lui traversaient l'esprit. La jeune femme aux yeux verts passa sa main sur les bras qui l'enlaçait en une douce caresse.

« C'est pas grave, tu sais. On peut juste profiter du bain encore un peu.

- … D'accord. »

Elles restèrent ainsi quelques instants. En silence. Profitant de la chaleur.

« Ton dos a l'air légèrement moins raide.

- C'est vrai ?

- Mmm… Ça a l'air. »

Elle passa sa main le long de son dos, appuyant à quelques endroits. Asami grogna.

« Korra… râla-t-elle.

- Ça fait mal ?

- Un peu, oui…

- Je t'avais dit que tu avais besoin d'un massage.

- T'as toujours pas fini avec ça ?

- Hé, on est dans un bain chaud, ça devrait détendre tes muscles. Je peux aider. Penche-toi un peu avant.

- T'es sérieuse ?

- Tout à fait.

- Tu y tiens vraiment ?

- Tu travailles dur… Je veux que tu restes en bonne santé.

- Je vais bien.

- Tu pourrais aller mieux. Je croyais que tu devais baisser ta garde en ma présence ?

- Ça n'a… rien à voir…

- Non ?

- Fais comme tu veux. Mais ne me fais pas trop mal… Sinon je me mets en colère.

- Oui, ma princesse. »

Asami leva les yeux au ciel. Elle s'était décollée de Korra pour lui donner accès à son dos et regardait en avant. La fille du sud commençait son travail.

« Tu devrais arrêter tes bêtises.

- Nope. Je resterai ton chevalier blanc.

- Chevalier blanc avec spécialité massages ?

- C'est pas incompatible. Après la dureté des entrainements et les combats contre les dragons…

- Mon royaume a l'air effrayant.

- Non, il est sûr. Tu as une très bonne garde royale qui ferait tout pour la royauté. Et beaucoup d'amis dans les pays voisins.

- Ah oui ?

- Oui. Même si évidemment, notre royaume reste le plus fort de tous.

- Évidemment. « Notre » royaume ? taquina Asami. Tu as prévu d'épouser la princesse et de s'approprier ses richesses ?

- Je ferai tout pour ma princesse, et si elle veut m'épouser et partager ses richesses, je trouve ça pas plus mal. »

Asami gloussa. Cette conversation n'avait aucun sens, mais elle lui plaisait. C'était amusant. Korra travaillait sur son dos pendant qu'elle parlait. Elle avait commencé par le bas du dos et remontait. Asami ignorait qu'on pouvait avoir autant de force dans les doigts. La plupart du temps, ce n'était pas très désagréable, mais il y avait certains endroits, majoritairement autour de sa colonne vertébrale, qui la faisaient vraiment souffrir. Elle grimaçait un peu et laissait échapper quelques grognements de temps à autre.

« Je crois qu'elle est ouverte aux négociations.

- Vraiment ? Qu'est-ce qu'il faut pour épouser la royauté ? Je n'ai pas de statut, n'étant qu'un preux chevalier sans terres. Au fond, la princesse ne gagnerait pas grand-chose avec ce mariage.

- Je pense que si le chevalier prouve son amour à la princesse par un acte de chevalerie particulièrement héroïque, elle n'aura d'autre choix que de succomber à ses charmes.

- Les massages, ça compte ? »

Asami rit. Vraiment, cette conversation n'avait aucun sens. Korra était depuis arrivée à sa nuque. Elle avait mis les cheveux de jais sur le côté et faisait des cercles fermes sur la nuque de la femme d'affaires.

« Disons que c'est un début…

- Et… te faire l'amour, ça compte ? »

Au moins, les intentions étaient claires… Non pas qu'elle comptait éviter éternellement cette partie de leur relation. C'était évident qu'elles en avaient toutes les deux envie. Elle sentait Korra un peu fébrile, mais elle l'était aussi.

« Ça, ce serait… une preuve d'amour, je suppose. Mais ça n'a rien d'héroïque.

- J'imagine… »

Ayant terminé son massage, Korra attira Asami contre elle, l'enlaçant de nouveau. Elle posa quelques baisers le long de son cou et mordit un morceau de peau derrière sa nuque. Elle remonta sa main le long de son ventre et s'arrêta près de son estomac.

« Je peux te toucher ? »

Elle sentit plus qu'elle ne vit son amante hocher la tête. Elle remonta ses mains et caressa sa poitrine, observant avec une quasi fascination Asami rougir. Elle ne la voyait pas de face, mais elle voyait le bout de ses oreilles et une partie de son cou prendre un couleur un peu plus rosée. Elle aimait bien voir cette couleur. Mais elle aurait aimé la voir plus amplement.

La jeune femme aux yeux verts haleta un peu.

« Juste pour que tu saches, dit-elle d'une voix entre confiance obstinée et embarras timide, je veux et je vais faire la même chose.

- D'accord.

- Alors… on sort du bain ? »

Elle posa sa main sur celle de Korra, l'arrêtant ainsi, et se leva pour sortir. Elle avait l'intention de se laver dans la douche. Si elles se lavaient toutes les deux dans la baignoire, elles allaient mettre de l'eau de partout. Sans compter que ça l'aiderait à reprendre un peu ses esprits.

La disposition de la salle de bain était très particulière. Pour une raison un peu étrange qui concernait probablement le sens artistique de sa mère, la petite baignoire était en plein centre. Il fallait circuler tout autour pour accéder au lavabo et à la douche. Et oui, il y a une douche séparée — autre étrangeté — mais Asami aimait à penser que c'était parce que quelqu'un d'intelligent s'était rendu compte que se doucher dans cette baignoire était du suicide : en mettant de l'eau de partout, quelqu'un allait forcément glisser et se casser un truc. Ce n'était pas comme si on pouvait mettre des rideaux de douche en plein milieu de la pièce. Enfin, on pouvait, mais ce serait terriblement moche.

Quand elle atteignit la douche, elle entendit l'eau de la baignoire se vider.

« Tu as déjà fini ? » demanda-t-elle à Korra, pendant qu'elle testait la température.

L'eau lui paraissait beaucoup plus chaude maintenant qu'elle avait passé un peu de temps dans un bain qui avait refroidi. Elle faillit lâcher le pommeau quand elle sentit les bras de Korra l'enlacer encore une fois.

« J'ai pas commencé, mais je me suis dit que c'était mieux que je vienne avec toi. J'en ai pas fini avec ton dos.

- Quoi, tu veux me laver le dos maintenant ?

- Le dos ou tout autre partie qui a besoin d'être lavée. »

Elle recommençait à être un tantinet gênée. Mais Korra était si… téméraire quand elle voulait. Non pas qu'elle ne l'était pas elle-même, sinon elles ne seraient pas dans cette situation.

« T'as vraiment peur de rien.

- Dans tous les cas, il allait bien falloir que je me rince ici. On peut se laver ensemble, ça ne va pas nous faire de mal. Ou peut-être que c'est juste le fait d'avoir touché ta poitrine qui m'a donné du courage. »

Pour toute réponse à la taquinerie de Korra (elle sentait son sourire narquois sans même la voir), elle dirigea le pommeau de douche derrière elle pour que la femme aux yeux bleus se prenne le jet d'eau en plein visage.

« Hé !

- Je suppose qu'il va aussi falloir que je te lave les cheveux, dit-elle, victorieuse.

- Tu vas voir… »

C'en suivit ensuite une bataille pour le pommeau de douche où le but était d'orienter le jet d'eau sur le visage de l'autre. Elles finirent par être plus trempées qu'en sortant du bain.

« Sérieusement… grommela Asami en s'essuyant les yeux.

- Je suppose que je vais devoir te laver les cheveux aussi, se moqua Korra. »

Elle eut le droit à un regard noir (parce que oui, elle estimait qu'elle avait complètement gagné cette bataille et Asami en était parfaitement consciente) et se contenta de l'échanger contre un baiser.

« Mmmm… T'as pas le droit d'utiliser tes charmes comme ça, c'est de la triche.

- Ah non ?

- Non. »

Malgré cela, Asami passa ses bras derrière le cou de Korra et continua à l'embrasser.

« Tu devrais arrêter ça… Je suis pas très sûre d'avoir encore envie qu'on se lave si tu continues comme ça.

- Mmm… Tu as raison. Tourne-toi. Pour que je te lave les cheveux. »

Elles commencèrent ainsi à se laver l'une l'autre. Elles le faisaient en se regardant dans les yeux, comme un dialogue silencieux, découvrant au fur et à mesure le corps de l'autre, leurs réactions et leur désir mutuel. À vrai dire, elles se laissèrent un peu d'intimité quand même ne voulant pas être trop intrusives dans certains de leurs contacts. Elles se rincèrent et se séchèrent séparément. Korra avait à peine fini de passer une serviette dans ses cheveux qu'Asami la prit par la main et l'emmena jusqu'à sa chambre.

« Hé, mais attends ! Tes cheveux !

- C'est bon. »

Asami n'avait pas séché ses cheveux non plus, mais autant ceux de Korra pouvait sécher tous seuls au bout d'un certain temps, autant ceux d'Asami étaient plus longs et elle n'était pas convaincue qu'ils puissent sécher.

« Tu ne te plaindras pas si tu attrapes froid, grommela la femme aux yeux bleus.

- T'inquiète pas, j'ai plutôt chaud actuellement.

- Quoi ? »

Asami ne la laissa pas se poser des questions plus longtemps. Elle l'embrassa avec ferveur. Au milieu de leur ébats, Korra finit assise sur le lit avec Asami sur elle.

« On peut continuer cette fois… susurra cette dernière.

- Cette fois ?... répéta la femme aux yeux bleus, sans comprendre.

- Oui. La dernière fois qu'on était dans cette position… Je ne t'ai pas laissé faire.

- On était habillées.

- On ne l'est plus.

- On ne l'est plus… répéta-t-elle, absente avant de se reprendre. Asami-…

- Shh. »

Elle la coupa d'un baiser, de plusieurs baisers, ses mains sur son buste. Korra la laissa faire, elle l'enlaça avec tendresse.

« Je t'aime », lui souffla-t-elle doucement.

Le cœur de la jeune femme d'affaires s'affola. Elle ne s'attendait pas à ça. Elle dût se figer un instant, ou Korra sentit sa nervosité à travers son corps tendu, car elle la serra plus fort dans ses bras en continuant à lui murmurer à l'oreille.

« C'est bon. Je voulais juste te le dire. C'est ce que j'allais dire ce jour-là. Je sais que tu peux pas forcément dire la même chose tout de suite.

- Mais je…

- Ça va aller. »

Korra l'embrassa seulement sur sa clavicule, et Asami baissa les yeux vers elle. Quand elle croisa le regard cyan, elle ne vit que chaleur et bienveillance. Elle souriait aussi. De ce même sourire honnête et brillant qu'elle avait tout le temps pour elle et qu'elle chérissait de tout son cœur. Alors, elle déposa à nouveau un baiser, un baiser fin et mou, sur ces lèvres souriantes. Et les yeux fermés, elle déclara :

« Je t'adore Korra. Je t'aime vraiment beaucoup. Et je… tombe vraiment amoureuse de toi.

- J'en suis contente alors. »

Elle reçut ensuite un baiser sur sa bouche qui fut long et profond. Puis, des baisers le long de sa mâchoire et de son cou. Elle arriva quand même à être surprise quand elle sentit les lèvres de Korra sur sa poitrine.

« Attends !

- Tu ne veux pas ? s'inquiéta Korra.

- Non, non, c'est que… »

Elle n'avait pas la moindre idée de ce qui lui avait pris. Elle secoua la tête.

« C'est rien. »

Korra était quand même inquiète. Ça se lisait sur son visage. Alors, elle commença son enquête. Elle n'avait pas envie de faire ça mal. Et si elle ruinait l'ambiance, il y aurait d'autres occasions.

« C'est pas ta première fois, si ?

- Non, quand même, je te l'aurais dit.

- T'aimes pas être touchée sans avoir touché d'abord alors ? »

Asami gloussa. C'était une idée à la fois bizarre et rationnelle. Elle passa ses mains sur les bras finement musclés de son amante, observant avec attention et désir son corps alors qu'elle le faisait.

« Je dois admettre que j'aime beaucoup te toucher… mais je sais que ça fait un moment que tu en as envie…

- C'est pas une raison d-

- Et je pense que ça me ferait plaisir.

- Vraiment ?

- Oui. Montre-moi que tu m'aimes, preux chevalier.

- À vos ordres, ma princesse bien-aimée. »

Alors, Korra reprit ce qu'elle était en train de faire et Asami la laissa faire, s'accrochant à elle. Quand Korra se mit à caresser son entrejambe, Asami tremblait. Elle s'accrochait d'autant plus au corps de son amante et dût même la griffer à ce moment-là, mais l'autre femme ne s'en plaignit pas.

« Tu n'aimes pas exprimer ce que tu ressens, je présume ? demanda Korra, n'entendant que le souffle court d'Asami contre son oreille et quelques gémissements de temps en temps.

- Pas tellement… Pourquoi, ça t'excite ? demanda-t-elle difficilement entre deux respirations.

- Juste pour savoir. Dis-moi juste si ça ne va pas, c'est tout. »

Elle resserra momentanément la poigne qu'elle avait dans les cheveux bruns en guise de réponse. C'était dur de parler. Elle avait tellement chaud… Et son cerveau n'était pas exactement fonctionnel. Mais elle en voulait plus quand même, de cette quasi absence, de ce flottement de sa conscience. Elle voulait plus de Korra et de ce qu'elle était en train de faire.

« Ah ! laissa-t-elle échapper après une brusque inspiration. Korra…

- Tu veux que je… ?

- Oui. »

Alors, Korra entra en elle délicatement.

« Comme ça ?

- Je pense que tu peux y mettre un peu plus de force.

- D'accord… Tu es sûre que tu veux rester comme ça ? Tu serais peut-être mieux allongée…

- Je… ngh… te fais mal ?

- Non, moi ça va. »

Elle appuya ce qu'elle disait de quelques baisers sur sa clavicule et d'une caresse à sa poitrine qu'elle vint embrasser. Mais elle préféra soutenir Asami par la suite. Elle ne voulait pas qu'elle tombe et se blesse si elle n'arrivait plus à se soutenir. En effet, le peu de forces qui lui restait finirent par l'abandonner quelques instants et elle tomba mollement contre Korra, qui se laissa tomber en arrière sur lit, posant Asami à côté d'elle.

« Tu te sens bien ? » demanda-t-elle, en regardant dans les yeux verts à demi-clos.

Elle passa sa main sans ses cheveux pour mieux voir son visage et la tint contre elle.

« Oui… Merci, Korra.

- Pas de problème. »

La jeune femme aux yeux verts se rapprocha de son amante autant que possible, cherchant la chaleur de son corps et la douceur de sa peau. Korra la prit contre elle et les mit sous la couverture.

« La prochaine fois, je te laisse pas faire et je m'occupe de toi, grommela-t-elle.

- Ça me va. On a toute la nuit… Et demain, ou les jours qui suivent.

- On a pas encore mangé… On a complètement oublié, hein ? »

Korra rit. Elle arrivait encore à penser à l'organisation, hein ?

« Je crois qu'on pensait à autre chose.

- Mmm… Je crois aussi…

- Tu as faim ?

- Un peu. Mais je veux rester comme ça encore un peu.

- D'accord. »

Asami l'embrassa avec tendresse. Plus le temps passait, plus elle appréciait ces baisers. Elle avait l'impression que chacun d'eux les rapprochait considérablement. C'était comme si elles avaient toujours fait ça.

« Je veux rester avec toi. Je veux te dire que je t'aime aussi.

- J'ai hâte.

- Je suis tellement contente que tu sois ma colocataire, Korra.

- Moi aussi. »

Elle l'embrassa sur le front, puis elles continuèrent à parler pendant un temps. Ensuite, leurs estomacs se mirent vraiment à gargouiller, donc elle durent se lever pour manger. Elles passèrent la nuit ensemble, comme elles en avaient l'habitude, mais cette fois, elles purent librement succomber à la fièvre que suscitait leurs baisers et leurs caresses. Même si bon, il faudrait quand même travailler le lendemain. Et quand Asami regarda l'heure à laquelle elles décidèrent de vraiment dormir, elle sut que ça allait être dur.

Cependant, elle était tellement heureuse et apaisée qu'elle n'eut pas le cœur de s'en soucier. Le prochain problème, ça allait surtout de se concentrer sur le travail et de ne pas avoir envie de faire l'amour en permanence comme elles étaient coincées dans l'appartement toutes les deux. Mais bon, elle avait encore tellement de choses à régler, notamment le problème de la famille de Mako, ça devrait la tenir dans le droit chemin. Il suffisait que Korra se tienne tranquille. Elle avait comme un doute sur la question…


A/N : Vous savez ce que dit le proverbe : « Avec un long chapitre vient une longue review ». Comment ça y a aucun proverbe qui dit ça ? Pff, vous exagérez.

J'espère que la lecture a été bonne tout du moins. (Les scènes de sexe, c'est toujours pas mon truc x) Mais je la trouvais chou celle-là, même si elle est peut-être un peu moins métaphorique que les précédentes que j'ai écrites. Je vous laisse juger.)

Possiblement à la semaine prochaine, du coup ! Peut-être le dernier chapitre, peut-être pas. Suspense.

À plus !


Cécilink : Coucou !

C'est que tu mérites ton pavé, très chère. Et je t'en prie pour les réponses, c'est tout naturel.

Il fallait bien mettre les choses au clair à un moment donné ) Et pour l'épilogue… Je crois qu'on est plus parti sur une suite que sur un épilogue x) M'enfin, y en aura sûrement un à un moment donné, je ne sais juste pas où. En plus, bientôt la reprise donc si c'est pas fini dans deux semaines… je ne sais pas ce qui va se passer…

Haha ! Je comprends le sentiment oui. La motivation c'est essentiel ! Pour le coup, oui, je parlais de « Tombée du ciel » (son petit surnom, c'est « Ange »). Contente que tu sois allée sur mon profil et que le résumé t'intéresse x) Je me demande si j'ai pas un peu trop repris LoK honnêtement… *soupir* De toute façon, j'aurai besoin de me recharger après avoir fini Confinées x) Donc, on verra.

Bye !

P.S. : Oh, je vois x) M'enfin, ça n'a pas grande importance tant que je sais que c'est toi.

P.P.S. : On va dire ça x)

P.P.P.S : J'ai aussi un peu cette impression x) Au moins je pourrai te reconnaître sans le pseudo )