A/N : Coucou !

Bonne année ! Comment va tout le monde ? Bien j'espère. J'espère également que vous avez passé de bonnes fêtes :)

Alors, ça fait fort longtemps. Je m'étais promis de finir Confinées avant 2023. Ben, c'est raté xD En même temps, mes… plans ont été un peu bousculés. On va passer tout le drama, mais je suis un peu malade, un truc un peu long qui pour moi porte beaucoup de symbolique, donc j'ai passé beaucoup de temps à me battre contre ça, à l'accepter (à peu près parce que je veux toujours pas écouter mes médecins) et à avoir le moral dans les chaussettes x) Et puis, comme c'était pas assez cool, je me suis tapé d'autres maladies hivernales et je suis restée au fond de mon lit. Voilà la raison du temps que je prends.

J'écris souvent mais de toutes petites quantités et pas que Confinées, donc voilà, ça, ça prend du temps aussi. Le prochain chapitre est prêt ! À la base je voulais faire un épilogue de deux chapitres (vous vous en doutez) mais il devient trop long pour poster en un seul chapitre et ça vous donnera une illusion de régularité T.T

Bref, on en reparle plus amplement à la fin.

Bonne lecture !


Pandémie, Future Industries et Tribu de l'Eau du sud : coup monté ou sombre arnaque ?

Nous nous devons de revenir sur cette affaire qui défraye encore et toujours les chroniques, que ce soit à Republic City, à la Tribu de l'Eau du sud ou le monde entier.

Alors que la fille du trafiquant notoire, Hiroshi Sato, reprenait les rênes de l'entreprise, elle apparaissait faire amende honorable en utilisant son entreprise au bord de la ruine pour aider la population à lutter contre la pandémie qui nous accable. Malgré les nombreux sceptiques, l'opération semblait, somme toute, bien se dérouler, tandis que son concurrent de toujours, Cabbage Corps, peinait à mettre en place une aide sanitaire adaptée. Mais loin d'aider la population de Republic City, peut-être à cause de son hostilité envers Madame Sato, nombre de produits étaient exportés à la Tribu de l'Eau du sud via un partenariat profitable avec Varrick Gobal Industries qui voyait son trafic largement ralenti à cause de la pandémie.

Même si nombre de questionnements faisaient surface quant à la démarche de la jeune PDG de Future Industries et ses nouveaux partenaires commerciaux, le scepticisme restait muet. Puis, l'encre coula lorsque sa relation avec la fille du Représentant du sud, Tonraq Nirvelli, fut dévoilée au grand jour. Des réponses se dessinèrent alors : corruption ? favoritisme ? conflits d'intérêt ? À la surprise générale, aucune des accusations n'aboutirent et, tel un feuilleton à l'eau de rose, voilà avec un retournement de situation digne des plus grandes intrigues policières : notre propre Procureur de la République accusé de corruption ! Patatra ! Il s'agirait d'un coup monté. La police, menée d'une main de fer par Lin Beifong, mène toujours des investigations sur le commanditaire. À ce jour, aucune déclaration n'a été faite, nous laissant avec de nouvelles questions : qui ? pourquoi ? Devrait-on s'attendre encore à un retournement de situation invraisemblable où les principales cibles de ce scandale politique et économique sont en fait ceux qui ont tout manigancé afin de se blanchir, quitte à détruire l'entièreté de notre système judicaire ? Tout cela n'est-il pas une sombre blague, une arnaque bien montée ou le coup monté est-il bien réel ?

Ce qui est sûr, c'est que Future Industries avec son lourd passé était une cible idéale, que cette relation, que l'on peut encore questionner, était une opportunité et que Tonraq Nirvelli s'est toujours présenté comme un homme intègre, bien que l'on pourrait ne pas dire la même chose de son compatriote de Varrick Global Industries. Avec les pourparlers entre le Nord et le Sud qui approchent, un scandale de cette envergure ainsi qu'une enquête judiciaire ne pouvaient que lui être préjudiciables. Même si l'enquête s'est arrêtée et que l'innocence du Représentant du sud semble se confirmer, le résultat des négociations pour l'indépendance du sud reste incertain, voire en défaveur du sud. De plus, la situation sanitaire n'a en rien aidé, le sud s'étant nettement appauvri sans le soutien d'un nord qui s'est refermé sur lui-même. Qu'attendre de cette deuxième vague qui se présente dans une telle situation ?


« Argh, je peux pas y croire ! grogna Korra.

- Quoi ? demanda Asami. »

Elle était en train de cuisiner pendant que sa compagne était sur son ordinateur. Korra regardait les infos. Normalement, Asami le faisait mais de temps en temps elle faisait une pause. Elle commençait à en avoir un peu marre parce qu'elle tombait sur les deux mêmes sujets : la pandémie et elle-même. Que ce soit l'un ou l'autre, ça avait tendance à la mettre de mauvaise humeur. Elle savait que s'il y avait quelque chose d'important, Korra la préviendrait de toute façon.

« À cause de la deuxième vague, on reprend pas les cours en présentiel à la rentrée… gémit la femme aux yeux bleus. Je commence à me demander pourquoi je me suis embêtée à venir étudier si loin de ma famille !

- Mmmm… Je suis sûre que c'était pour moi, t'étais juste pas encore au courant.

- C'est ça oui… »

Normalement, elle aurait bien plaisanté également, mais c'était assez épuisant de devoir tout faire à distance, être enfermée dans cet appartement, sur son ordi, en permanence… Elle ne pouvait pas dire qu'elle avait passé un mauvais moment l'année précédente. Asami et elle avaient plutôt bien géré, ça leur avait permis de se connaître, voire de se connaître très intimement, mais elle tenait quand même à son éducation. Ce n'était pas qu'elle n'était pas contente d'être venue étudier à Republic City, c'était juste qu'elle était fatiguée d'avance par tout ce système foireux.

Voyant que Korra n'était pas très réceptive à sa blague, elle abandonna sa cuisine un instant pour aller mettre ses bras autour de son cou. Elle regarda l'écran et relut l'article pour voir s'il y avait des informations supplémentaires mais aucun délai n'était donné. Ça pouvait bien durer toute l'année ou plus longtemps que ça et ce serait vraiment très long. Elle comprenait. Sincèrement, elle n'aurait pas apprécié non plus.

« Mmmm… Aussi bien ça ne durera pas longtemps, juste le temps que le nombre de cas diminuent. Et c'est peut-être pas plus mal pour toi d'ailleurs.

- Comment ça ?

- Ça évitera qu'on vienne t'embêter par rapport à notre relation. Je suis à peu près sûre que tous tes camarades de classe sont au courant maintenant.

- M'embêter sur quoi ? C'était un coup monté…

- Coup monté ou pas, t'as quand même fait la une des tabloïds et pas que d'ailleurs…

- Je leur dirai juste que je t'aime et qu'ils ont qu'à s'occuper de leurs oignons.

- Mmmm… Enfin, j'imagine qu'on va devoir s'organiser. S'il n'y a pas trop de monde au bureau, tu pourras venir avec moi. Ça te changera de l'appart.

- T'as pas peur d'en avoir marre de moi ?

- Dans un bureau séparé. Je compte travailler. Tu sais très bien qu'on peut pas rester dans la même pièce.

- Eh bien, on peut… Mais je pense que j'aurai envie de t'embêter à te voir toute sérieuse au boulot. »

Pour toute réponse, Asami pinça le nez de Korra et retourna à sa cuisine. La femme aux yeux bleus la regarda, posant son visage sur sa main.

Au moins, même si elle ne pouvait pas aller en cours ou s'il y avait encore des confinements, elle était coincée avec la femme qu'elle aimait. Elles avaient déjà traversé tant de choses… Ça pourrait être vraiment pire.

Mais elle aurait tout de même aimé à ne pas avoir à se poser ce genre de questions. Elle aurait aimé pouvoir mener une vie normale. Vie normale qui semblait de plus en plus inaccessible à mesure que le temps passait. Mais un jour. Un jour, ce serait probablement comme avant.


Future Industries, Tribu de l'Eau du sud et… Tribu de l'Eau du nord ? Un coupable enfin désigné.

Plusieurs mois après l'incident impliquant le Procureur de la République de Republic City, l'enquête pour corruption semble enfin prendre un pas décisif.

Rappelons que pendant ces derniers mois, l'ex Procureur de la République de Republic City a particulièrement été sous le feu des projecteurs. Malgré les nombreux interrogatoires et les perquisitions de la police, il n'a nullement souhaité dévoiler le nom de celui qui l'a payé pour monter un faux dossier contre Tonraq Nirvelli et Future Industries. Il y eut nombre spéculations sur son identité, notamment dans les sphères du pouvoir car qui d'autre qu'une personne avec du pouvoir pourrait empêcher un Procureur de parler ?

À ce jour, les suppositions se confirment. Des enquêteurs, dont l'intransigeante cheffe de la police elle-même, ont été vus devant l'ambassade de la Tribu de l'Eau du nord où le Représentant du nord, Unalaq Nirvelli, restait pour le commencement des pourparlers concernant l'indépendance du sud. Le lien avec Tonraq Nirvelli apparaît plutôt évident, d'autant plus que l'on connaît le conflit qui opposa les deux frères dans leur jeunesse. Même si, au jour d'aujourd'hui, les tenants et les aboutissants de ce conflit ne sont pas connus, on peut cependant conjecturer que les retombées ont encore un effet à ce jour.

Malheureusement, la police n'a pu interroger le suspect. La culpabilité du Représentant du nord n'a pas encore été confirmée et l'enquête s'annonce pour le moins compliquée du fait de l'immunité diplomatique et de la protection exacerbée autour des dirigeants lors de ce sommet, présidé par nulle autre que la Présidente de Republic City, Zhu Li Moon. Affaire à suivre, donc…


« Alors, t'en penses quoi ? »

Cela faisait plusieurs minutes qu'Hiroshi regardait les croquis que sa fille lui avait donnés. Cette dernière était plutôt patiente, elle gardait un air sérieux, mais à l'intérieur elle était nerveuse. Cela lui avait mis des mois pour modifier les armes que son père avait créées, notamment parce qu'elle avait été occupée par la pandémie et la production automobile. Elle était plutôt satisfaite des utilisations qu'elle avait trouvées, dont les fameux gants chauffants pour Korra qui avait tenu à tester tous les prototypes. La jeune femme d'affaires s'était retrouvée avec quelques brûlures mais au moins elle était maintenant sûre qu'il n'y avait aucun risque pour le consommateur.

Comme Varrick était dans la grande distribution, il avait accepté de distribuer ses produits avec les siens. Elle pouvait les sortir. Elle pouvait vraiment. Mais c'était les inventions de son père… Elle s'était sentie proche de lui en travaillant dessus, mais elle avait peur de dénaturer son travail. Elle se sentait un peu comme une artiste en herbe qui devait revisiter l'œuvre de son artiste préféré. Elle s'était rappelée à quel point elle admirait son père quand elle était toute jeune. Elle tenait à ce qu'il voit ce qu'elle avait fait de ses inventions.

« Je ne crois pas que je peux te dire grand-chose, Asami… dit-il simplement, en souriant. Je suis fier de toi. Tu as réussi à comprendre comment j'avais construit tout ça et à être inventive.

- Hum, Korra a aidé.

- Je n'en doute pas. Comment va-t-elle ?

- Elle a eu son premier semestre, mais elle est en train de devenir folle à force de rester à la maison. Je ne suis pas souvent là, parfois elle vient au boulot avec moi, mais être avec ses amis lui manque, je pense. Naga lui manque aussi. Je me suis dit que je devrais peut-être voir pour la rapatrier ici. Mais ça a l'air d'être un chien qui aime les grands espaces…

- Vous pourriez aller vivre au manoir dans ce cas.

- Non, la famille de Mako et Bolin y est. Ce serait trop… bruyant. Je les aime beaucoup mais j'aime bien la tranquillité de l'appartement. En plus, c'est beaucoup trop excentré.

- C'est vrai que c'est loin. Mais on y était bien. »

Ils prirent tous les deux un air mélancolique en se souvenant vaguement de la vie qu'ils avaient avant, de la famille unie et chaleureuse qu'ils avaient été. Hiroshi fut le premier à quitter ces souvenirs d'antan, car il avait une petite idée.

« Tu pourrais te marier là-bas.

- Me… marier ? »

Asami était un peu confuse parce qu'elle était en train de penser à autre chose. Elle se demandait si elle avait bien entendu.

« Avec Korra, ajouta-t-il pour rendre les choses plus claires.

- Oui, merci, Papa. Comme si j'allais me marier à quelqu'un d'autre.

- Tu as prévu de la demander en mariage bientôt ?

- Non, grogna-t-elle. Pourquoi t'es toujours en train de ramener ce genre de trucs dans le conversation ? D'abord les enfants, et maintenant le mariage ?

- Eh bien, vous êtes déjà presque…

- Mariées. Oui, je suis au courant. Mais on a encore le temps… »

Elle leva les yeux au ciel. Il sourit simplement, un air doux et triste sur le visage. Il prit la main de sa fille et la serra un peu.

« La vie est courte, Asami. J'ai rencontré ta mère très jeune et on pensait aussi qu'on aurait le temps, le temps de nous installer, de penser à faire une famille, d'avoir un deuxième enfant… Mais elle nous a quittés trop tôt. Je ne te souhaite bien évidemment pas la même chose, mais ça ne sert à rien d'attendre, pas quand tu sais ce que tu veux.

- Mais Future Industries…

- Future Industries ne s'est jamais aussi bien portée depuis que je suis enfermé ici. Tu te débrouilles très bien. Et je suis sûr que tes nouvelles innovations ne manqueront pas d'impressionner tout le monde. »

Elle soupira. Honnêtement, elle y avait vaguement pensé, pas dans le sens où elle voulait demander Korra en mariage maintenant. Mais elle voulait demander Korra en mariage. Un jour. Avant que Korra ne le fasse. Parce qu'elle tenait à lui rendre la pareille.

Elle savait que la femme aux yeux bleus l'attendait, parce qu'elle lui avait imposé des délais. Ce n'était pas tant qu'elle tenait absolument à respecter ces délais. Elle estimait juste que si elles attendaient encore un peu, ce serait plus facile à gérer au moins financièrement parlant. Même si Future Industries reprenait du poil de la bête, elle ne roulait pas sur l'or et Korra était encore étudiante. Comment organiser un mariage au milieu de tout ça ?

En plus, le problème avec Unalaq n'était toujours pas réglé. Une partie d'elle avait l'impression qu'elle ne pourrait dormir sur ses deux oreilles qu'une fois qu'il aurait été arrêté mais Lin n'avait pas l'air d'avancer. En tout cas, Opal lui racontait souvent que la commandante Beifong était pour le moins… énervée par toute cette affaire.

Peut-être que ce n'était que des excuses. Peut-être que son père avait raison et qu'il n'y avait pas de meilleur moment que le moment présent. Ça faisait déjà près d'un an qu'elles sortaient ensemble… C'est vrai que le temps passait vite.

« Je vais y penser, dit-elle simplement.

- Je ne veux pas te mettre la pression, ajouta-t-il quand même. Peut-être que le mariage et les enfants ne vous intéressent pas, après tout.

- Eh bien, je n'ai pas trop la tête à ça, mais je sais que c'est important pour Korra. Je veux qu'elle soit heureuse.

- Je suis sûre qu'elle l'est déjà.

- J'espère. »


D'armes de guerre à la commodité : le nouveau pari de Future Industries

Future Industries, la firme automobile qui a perdu de sa splendeur, semble vouloir se tenir sur le devant de la scène en ce qui concerne les innovations. On pourrait croire que l'ancien leader du secteur automobile nous proposerait des modèles hors-normes mais, bien que ceux-ci aient été annoncés, ils n'ont pas encore été dévoilés au grand public.

Loin de miser sur son secteur phare, l'entreprise choisit plutôt de faire face à son passé. La PDG actuelle de Future Industries, lors d'une conférence de presse, avait déclaré sur « Future Industries est une entreprise de l'avenir ». Elle ajouta cette fois-ci que l'avenir « ne peut se construire en ignorant le passé » et qu'elle s'est personnellement occupé de ce passé problématique.

Ainsi, les armes produites en quantité astronomique par Hiroshi Sato et cédées à des terroristes se sont transformées en outils pratiques que Monsieur et Madame tout le monde peuvent avoir chez soi, que ce soit des gants de massage, des vaporisateurs ou des jouets pour enfants.

Questionnée sur l'intérêt de la démarche, Mme Sato a déclaré qu'il s'agissait seulement de corriger une erreur et de s'adapter à l'image de marque de l'entreprise qui veut se présenter comme un moyen d'améliorer la vie de tout un chacun. Elle a cependant ajouté qu'elle ne prévoyait pas entrer dans le marché de la grande distribution et que les voitures restaient le produit phare de l'entreprise.

Pourtant, malgré les annonces à répétition, nous attendons toujours de voir les nouveaux modèles sur nos routes. Bien que l'entreprise arrive à remonter doucement la pente rude grâce à sa nouvelle PDG, les ventes de voiture n'ont pas beaucoup augmenté. Elles semblent s'être stabilisées, voire avoir augmenté légèrement, avec des consommateurs qui reprennent peu à peu confiance en la marque, mais très peu de nouveaux modèles ont été proposés. Future Indutries serait-elle incapable d'innovations automobiles sans la direction d'Hiroshi Sato ? Ou la jeune PDG aurait-elle du mal à gérer ses employés ? Ce qui est certain, c'est que sans un renouveau conséquent, l'entreprise de l'avenir n'en aura pas un très glorieux…


« Non ! Non, non, non, non… Et merde… »

Korra venait d'arriver devant le sous-sol de Future Industries. Et à entendre les grognements qui venaient de la pièce d'à côté, elle savait qu'elle avait bien fait d'apporter à manger. Elle remarqua l'assistant d'Asami en train de pianoter sur son ordinateur, assis sur une chaise seule devant la porte. Ce garçon était beaucoup trop sérieux. Il préférait rester près d'Asami plutôt qu'à son propre bureau au cas où elle aurait un appel très important. Il savait qu'elle ne répondait pas quand elle était en train de travailler sur une voiture de toute façon.

« Salut, Lu ! »

Il releva la tête et lui sourit.

« Korra ! Enfin, tu es là. Je suis désolé de te déranger mais je n'arrive pas à la sortir de là…

- Pas de soucis. Je vais l'appâter avec de la nourriture. »

Elle lui fit un clin d'œil et il soupira.

« Crois-moi, j'ai essayé.

- Je sais, elle est têtue. Je vais m'en occuper. Tu peux rentrer chez toi.

- Oh, je finis juste de répondre à…

- Tu rentres chez toi, répéta-t-elle de façon autoritaire.

- Mais…

- Pas de mais ! Tu n'as pas le droit de m'appeler pour qu'Asami se repose si tu n'en fais pas autant.

- Elle travaille plus que moi…

- C'est normal, c'est ton patron. Allez, file. Tu finiras demain.

- Merci, Korra. »

Il sourit une dernière fois, ferma le capot de son ordinateur et retourna chercher les affaires de son bureau avant de rentrer chez lui. Entre temps, Korra entra dans la pièce où se trouvait sa compagne. Heureusement qu'elle savait qu'elle se trouvait là-dedans, sinon elle l'aurait cherché autre part parce qu'elle semblait être invisible.

« Il y a quelqu'un ? » plaisanta-t-elle car elle savait bien la réponse.

Et comme elle s'y attendait, elle n'eut aucune réponse autre que le bruit du métal qui s'entrechoque. Elle fit le tour de la Satomobile qu'il y avait au milieu de la pièce et quand elle trouva une paire de pieds sur le sol, elle tira dessus, dégageant ainsi une Asami plein de cambouis de dessous la voiture.

« Hey, lui dit-elle.

- Hey. »

Asami regarda le dessous de la voiture, le visage froissé, puis elle grogna et se releva, sachant qu'elle ne pourrait pas retourner travailler.

« Qu'est-ce que tu fais là ? demanda-t-elle en s'essuyant le front, ce qui eut pour effet d'étaler la trainée noire qu'elle avait déjà sur son visage.

- Moi aussi, je suis ravie de te voir, chérie. Puisque tu demandes, ma journée s'est bien passée.

- Korra… soupira-t-elle, fatiguée.

- Il est presque 22h. Je sais que tu n'es pas rentrée hier parce que je n'étais pas là et que tu as un très bon assistant qui me tient au courant.

- Il prend un peu trop de libertés si tu veux mon avis…

- Il s'inquiète pour toi. Et moi aussi, je m'inquiète pour toi. Arrête de te tuer autant à la tâche. Je croyais que maintenant que tu avais fini de revisiter les armes de ton père, tu aurais un peu plus de temps libre…

- Ce serait le cas si j'avais pas viré toute la bande de branquignoles qui me servaient d'ingénieurs. J'ai l'impression qu'on fait tourner cette entreprise à deux : mon père et moi. Sauf qu'il peut pas m'aider dans la construction… »

Korra prenait son mal en patience car elle était vraiment très inquiète pour Asami. Elle essayait de ne pas trop s'en faire parce que Lu était à ses côtés. C'était devenu un véritable ami pour la jeune PDG après son recrutement. Il était très jeune, il avait été un peu perdu et surmené les premiers temps, mais il était reconnaissant envers Asami pour lui avoir donné la liberté et le temps de s'adapter.

Korra l'avait rencontré un jour où elle passait voir la jeune PDG. Elle avait commencé à discuter avec lui, histoire de faire un peu connaissance. Le pauvre n'avait pas été très à l'aise car elle le distrayait de son travail. Finalement, Asami avait solutionné le problème car elle était sortie de son bureau pour gronder Korra, en lui disant d'arrêter d'empêcher son assistant de travailler, et elle avait simplement ri en se frottant derrière le cou. Depuis, la femme aux yeux bleus discutait avec Lu à chaque fois qu'elle passait, mais elle essayait de ne pas prendre trop de son temps. De fil en aiguille, ils avaient fini par s'échanger leurs numéros pour pouvoir au moins tirer Asami du boulot quand elle perdait la notion du temps.

Korra prit la main d'Asami… Du moins, elle allait prendre sa main, mais elle opta pour tirer sur sa manche quand elle vit l'état de ses gants.

« Allez, on rentre », dit-elle.

La jeune femme aux yeux verts soupira une nouvelle fois. Elle enleva ses gants qu'elle jeta sur un tabouret poussiéreux avec ses lunettes de protection.

« Je crois qu'il faut que je prenne une douche avant.

- Je pense aussi. Je t'attends ici. Je vais… ranger un peu.

- Merci, sourit-elle.

- Et dépêche-toi. La bouffe va refroidir.

- Oh, t'as pris quoi ? demanda Asami, en se dirigeant dans la douche attenante à la pièce.

- Salade de chou, bouchées vapeurs et gyoza. Et je t'ai pris ces horreurs que tu adores.

- Les mochi au sésame ?

- Oui ça.

- Miam. »

Korra leva les yeux au ciel.

Finalement, comme il n'y avait plus personne à l'intérieur du bâtiment à cette heure-ci et que le repas allait refroidir, les deux jeunes femmes s'installèrent dans une salle de pause et discutèrent. Au moins, elles pourraient se faire un thé pour compléter le repas.

Asami grogna beaucoup en parlant de tout ce qu'elle avait à faire.

« Tu devrais peut-être essayer de recruter des nouveaux ingénieurs, tu ne penses pas ? Ou au moins quelques paires de bras pour mettre les mains dans le cambouis.

- J'adorerais mais qui veux-tu que je recrute ? Comment ? Si on apprend que Future Industries recrute, on va encore faire un article sur le fait qu'on est en grande difficulté et ça va faire fuir les investisseurs.

- Je suis à peu près sûre qu'ils savent déjà que tu as viré tout le monde…

- Non. Ils n'ont pas encore le droit d'en parler. Mais ça ne saurait tarder… Bref, arrêtons de parler travail.

- Okay ? dit Korra, confuse.

- Ton père reste jusqu'à quand déjà ?

- On sait pas trop… Pourquoi ?

- Comme ça. On devrait peut-être manger ensemble un de ces quatre. »

Korra fronça les sourcils.

« Je croyais que tu voulais éviter les articles chiants ? »

Asami haussa les épaules.

« On est plus à ça près… Et puis, on va peut-être trouver un resto avec un peu d'intimité.

- Peut-être.

- Tu ne veux pas ?

- Si, si. Je pensais juste pas que tu allais proposer.

- Je suis pleine de surprises, pas vrai ? »

La jeune femme aux yeux verts sourit malicieusement et se pencha pour embrasser Korra, qui mit un doigt sur sa bouche afin de la tenir éloignée.

« Non, tu m'embrasses pas après avoir mangé ces trucs. »

Pour toute réponse, la femme d'affaires l'embrassa sur le doigt avant de dégager sa main.

« Vraiment, je ne comprends pas ce que tu as contre le sésame.

- J'ai rien contre le sésame, mais pas dans ces trucs. »

Asami leva les yeux au ciel, puis sauta du tabouret blanc sur lequel elle était installée.

« Allez, viens, on rentre. »


Pourparlers entre nord et sud : pour parler ou pour du vent ?

Alors que nous entrons dans la troisième semaine de négociations entre la Tribu de l'Eau du nord et la Tribu de l'Eau du sud, maintes fois interrompues par des désaccords et des urgences politiques, la Tribu de l'Eau du nord renforce le contrôle sur son dominion.

Rappelons tout d'abord que tout l'intérêt des négociations était de donner plus de liberté au sud. Les deux nations partagent un lourd passé commun, où le sud fut sacrifié à la guerre de 100 ans et où le nord profitait d'une vague stabilité. Afin de réparer les erreurs passées, la Tribu de nord offrit des ressources au sud, mais les accords n'étaient pas tout à fait altruistes. Faisant mine d'aider, le nord a souvent profité des ressources naturelles et humaines présentes dans le sud, imposant ainsi son contrôle.

Même si avec le temps, ce contrôle a diminué, il n'en reste pas moins présent, notamment au niveau politique, puisque le nord peut encore à ce jour mettre un véto au conseil de la Tribu de l'Eau du sud. C'est en faveur d'une liberté totale que le Représentant, Tonraq Nirvelli, assume ces négociations. En face de lui, son frère, Unalaq Nirvelli. On pourrait croire que les négociations seraient plus intimes et peut-être facilitées, mais il semblerait que ce soit tout le contraire.

En effet, ces vingt dernières années, le contrôle du nord n'a jamais été aussi grand. L'armée a été déployée, soi-disant pour aider à la renforcement du confinement présent dans tous les pays. Cependant, au sud le confinement est normalement beaucoup moins strict, étant donné que le nombre de cas est largement inférieur à celui des autres nations (il semblerait que le virus n'aime pas le froid. Voir notre article sur le sujet). De plus, ces renforts n'ont pas été nécessaires jusqu'alors, la population étant restée docile.

Mais ce n'est pas que le secteur militaire qui est touché, c'est également le secteur économique. Les contrats en vigueur avec des grosses firmes, telles que Varrick Global Industries et Future Industries, semblent être remis en question, alors que ceux-ci furent essentiels à la lutte contre l'épidémie.

Que dire de ce revirement de situation ? Est-ce un coup de pression de la part du nord ? Comment continuer les négociations ? Et surtout, quelle va être la réaction de Republic City, la nation qui s'est posée comme arbitre du conflit ? Même si tout cela n'annonce rien de bon, on espère encore éviter la guerre.


Ses mains s'écrasèrent lourdement sur la table dans un accès de fureur. Cette conversation ne menait nulle part !

« Ça suffit, Unalaq ! le Représentant du sud s'emporta.

- Tonraq, essaya de calmer Zhu Li. Il faudrait voir à te calmer ou je serai obligée d'arrêter cette séance.

- Ce n'est pas moi qui menace la paix, grogna-t-il en fixant rageusement son frère.

- Je dois me ranger du côté du sud pour cela. L'invasion par le nord n'est pas éthique.

- Éthique ? reprit Unalaq. Le sud a toujours été dépendant du nord. Et qui parle d'invasion, vraiment. Ce n'est que de l'aide apportée par une nation plus forte à un de nos territoires.

- Le sud est indépendant depuis des années. Nous n'avons pas besoin de vous. Et encore moins de tes visées dictatoriales.

- Tout de suite à employer les grands mots, mon frère. Comme si tu n'avais pas profité de la situation du sud, toi qui a fui le nord mais a utilisé la nationalité commune obligatoire pour grimper les échelons politiques. Ce n'est qu'une seule nation.

- Le peuple m'a élu, il m'a reconnu comme l'un des leurs. Je me bats pour eux, pas pour le nord. On a peut-être une culture commune qui permet d'avoir une seule nationalité, mais ça ne justifie pas cette invasion. Ce n'est plus le territoire du nord depuis longtemps. Retire-toi. Maintenant ! »

Unalaq ne répondit rien. Il se contenta de dévisager son frère en silence. Zhu Li intervint de nouveau.

« Tant que les troupes du nord ne se seront pas retirées, ces négociations d'indépendance seront suspendues, le sud n'étant pas capable d'exprimer ses demandes sans craintes de représailles. Cependant, j'insisterai lourdement sur le fait que si le nord ne se retire pas incessamment sous peu du sud et que toute discussion échoue, Republic City ne restera pas sans rien faire. »

Unalaq haussa un sourcil en la regardant, puis se retourna avec un « très bien ». Il quitta la pièce sans demander son reste. Zhu Li soupira et se laissa tomber sur une chaise.

« Merci », dit Tonraq.

Elle ne répondit pas et regarda le plafond.

« Engager la responsabilité de Republic City dans un conflit entre deux nations est délicat, rajouta-t-il.

- Ne pas l'engager est hypocrite au vu du cosmopolitisme de notre État. Mais j'espère qu'on aura pas à en arriver là. Je ne pense pas que les citoyens seraient particulièrement ravis d'avoir une guerre sur les bras.

- Malheureusement, je pense que le sud va devoir se défendre bientôt, Présidente Moon.

- Je sais. Faites ce que vous avez à faire. Vous n'êtes pas équipés. Militairement parlant.

- Non. Ça fait partie des points à négocier. On ne peut compter que sur notre bon sens et des rebellions. Peut-être que les soldats nord ne voudra pas blesser les habitants du sud.

- Peut-être… »

Ils ne préféraient pas compter sur l'empathie. En temps de guerre, elle se faisait rare. Pour réellement combattre, il faudrait de l'armement. Mais comment en obtenir avec le contrôle du sud ?

« On connaît tous les deux quelqu'un qui a fait des armes… » marmonna Zhu Li.

Tonraq la regarda perplexe, puis son visage s'éclaira de compréhension.

« Elle ne voudra jamais.

- Effectivement. Mais si Republic City affiche son soutien au sud, l'effort de guerre pourrait lui forcer la main… Et si elle ne veut toujours pas, je suppose que je pourrai toujours racheter les parts de Varrick.

- Non. Il est hors de question de lui faire ça.

- Comme tu veux. J'espère qu'il ne faudra pas en arriver là et qu'on pourra vous soutenir avec nos ressources actuelles. »

Il le fallait. Ou sa fille allait le tuer pour mettre sa compagne dans cette position. Il avait vraiment envie de violence envers son frère maintenant… Encore plus.


A/N : Alors, qu'avez-vous pensé du chapitre ? Vous pouvez aussi juste me dire comment vous allez xD

Donc, je disais : le prochain chapitre est prêt, il prendra le même format : c'est-à-dire article + scène. Celui d'après, qui devrait être le dernier *croise les doigts* devrait retourner à un format normal et ça devrait être le réel épilogue ? J'hésite à prolonger l'arc qui s'annonce mais je ne suis pas vraiment sûre, donc je ne sais pas encore ce qui va se passer et combien de temps ça va me prendre.

Je poste le chapitre suivant avant la fin du mois. Celui d'après le plus vite possible parce que j'ai plein d'autres histoires à vous raconter ! Et j'abandonne pas avant de les avoir racontées ! Même si ça vous intéresse plus, haha… Mais j'espère que ça continuera à vous intéresser.

Sinon, avez-vous vu les infos concernant une possible suite à LoK qui a été annoncée ? Bon, nos chers réalisateurs d'AtlA et LoK sont pas sur le projet donc je m'attends à du bon comme du mauvais. En tout cas, avec un peu de chance ça donnera un nouveau souffle aux fandoms :)

Encore une fois, bonne année ! Je vous souhaite plein de bonnes choses, même aux inconnus qui parcourent cette page !

Lion