Bonjour :) Me revoilà pour un nouveau petit chapitre ! Et tenez vous bien... Ni Shion ni Mü n'apparaissent dedans ! C'est fou hein ? Remarquez, c'est peut-être pour ça qu'il fait un temps dégueulasse par chez moi...

Wolf : Merci pour ta fidélité :) ! Mais tu ne veux pas te créer un compte ? Ce serait plus pratique pour te répondre (et moins frustrant qu'un petit message (au mieux) hebdomadaire...) Oui c'est vrai que ça faisait un peu beaucoup pour ce pauvre Mü, du coup, je le laisse se reposer un peu ;) enfin, pour l'instant. Un peu court ? qu'est-ce que tu aurais aimé voir un peu plus développé (oui, je suis une auteure débutante, avoir un avis critique, ça compte et ça m'intéresse !) ? J'espère que ça ne te fera pas la même pour ce chapitre là du coup =x... Ah d'accord, je n'ai jamais regardé les "Cités d'Or" (et manifestement, ça manque à ma culture...) ! Merci pour l'explication :) !


Disclaimer : M. Kurumada

Genre : humour (tentative (ratée ?) de)


Pour un Whisky...

Rhadamanthe entre dans ses appartements. Il enlève d'une bouffée de cosmos son surplis qui prit place juste à côté de la porte. Tout en se grattant la nuque, il avance d'un air désabusé, un sac à la main. Il arpente le corridor d'entrée, dépasse la petite salle de bain ainsi que sa chambre spacieuse pour entrer dans sa salle à manger personnelle. Elle était relativement grande pour une personne, mais il n'y avait pas grand chose en fait. Une petite table, deux chaises... les spectres étaient surtout sensés se restaurer au réfectoire avec les autres. Néanmoins, les juges avaient ce petit privilège de pouvoir se payer le luxe d'avoir une petite cuisine personnelle, annexe de la salle à manger. Même si elle était trop petite pour avoir beaucoup de matériel. Et trop étroite pour être vraiment fonctionnelle. Au moins pouvaient-ils s'isoler s'ils désiraient échapper à leurs collègues à la pause du midi.

Mais dans la salle à manger de Rhadamanthe, il y a aussi une armoire, assez grande et assez jolie. Aussi longtemps que Rhadamanthe se souvienne, elle avait toujours été là, même s'il en avait oublié l'origine. Un souvenir de l'époque où il était roi en Crète, sans doute.

Il ouvre un de ses pans. Puis, il plonge sa main dans son long sac. Il fixe un instant l'objet cylindrique qu'il en extrait. Une bouteille de Strathisla. De 1963. Une bonne année, lui avait assuré la veille Kanon d'un clin d'œil. Rhadamanthe ne savait pas si c'était vrai. Il n'y connaissait rien en ''bonne année''. Mais il était touché par l'attention. Savoir que son dragon s'était décarcassé pour en trouver une à sa date de naissance, ça lui faisait quelque chose. Vraiment. Il faudrait qu'il lui rende la pareille. Au centuple de préférence.

Il range le cadeau avec les autres bouteilles qui prennent presque tout un étage. Il les regarde. Beaucoup sont à peine entamées. Quelques unes sont à moitiés vides, mais c'est tout. Il pousse un soupir.

Même Kanon, son cher et tendre (quoique son derrière n'était pas toujours d'accord avec ce dernier point) Kanon se mettait à lui offrir ce genre de chose.

En même temps, c'est vrai que c'est sa faute, il n'avait qu'à avoir des idées de cadeaux à soumettre quand on lui en demandait, mais tout de même...

Eaque et Minos lui offraient déjà une bouteille chacun tous les ans... Avait-il à ce point une tête d'alcoolique ?

Rhadhamanthe poussa un nouveau soupir.

Un jour, il faudra peut-être qu'il avoue à ses collègues et à son amant que s'il est bien de nationalité anglaise, il n'apprécie guerre ces boissons écossaises très alcoolisées que diluées dans du jus d'orange.

Et comme ce n'est pas une denrée courante en Enfers...

Par contre, il n'a rien contre la bière, le vin... tout ce qui n'est pas trop fort quoi.

Oui, un jour, s'il s'en sent le courage, il faudra qu'il leur avoue ça.

C'était ça ou bien vider les bouteilles dans l'évier pour faire de la place. Mais c'était des cadeaux. C'était mal. Il ne pouvait pas décemment les vendre non plus...

Prit d'une impulsion, Rhadamanthe saisit à nouveaux la bouteille de whisky de Kanon. Il l'ouvre. Sent son parfum. Qui n'a pas une odeur si désagréable que ça. Doucement, il trempe ses lèvres dedans. Il grimace. Non, vraiment, ce n'est pas une boisson pour lui. Il la repose d'un air désolé. Il ferme son placard. Il ferme les yeux. Il n'ose imaginer le scandale que lui ferait Kanon s'il apprend ses véritables goûts en matière de boisson.

Rhadamanthe pousse un énième soupire. Tout ça c'était la faute d'Eaque de toute façon. C'était son idée à la base. Qu'il reprend tout les ans, après avoir perverti son amant Minos et maintenant Kanon.

C'est sur ces pensés que Rhadamanthe ouvre un autre placard de son armoire. Là, c'est tout un attirail de sachet de thé qui l'accueille. Il en prend un – à la menthe tient, ça fait longtemps. Et ça lui rappellera les baisers mentholés d'un certain gémeau–, fit chauffer l'eau.

Ça au moins, c'est une vraie boisson d'anglais ! Très bien pour se détendre après une rude journée de travail ou pour se consoler de quitter son amoureux !

Fichus Écossais, fichus préjugés !

Et fichue timidité, aussi...


Si si, j'aime beaucoup l'idée de Rhadamanthe sirotant son verre de scotch... Mais là, j'ai eu envie de faire l'inverse :D *pas taper pas taper*