Bonjour à tous^^

Hum pour ce texte là, j'avoue que je ne sais plus où j'ai pu puiser mon inspiration... Mais cela n'a pas vraiment d'importance.

Je crains que ma chute ne soit un peu bancale, j'espère que vous arriverez à l'apprécier un tant soit peu malgré tout.

(Sinon, je suis encore et toujours en retard dans mes reviews, vous en faites pas, ça VA venir. Peut-être.)


Disclaimer : M. Kurumada


L'innocence de l'enfance

-Allez, Shion s'il-te-plaît...

-Hum... non.

Cela faisait un certain temps maintenant que Dohko essayait de convaincre Shion pour une sortie cinéma.

Enfin essayait.

C'était un grand mot.

Le Pope était tout à fait convaincu. Simplement, il adorait se faire prier. Dohko le savait pertinemment. Mais cela faisait parti du jeu. Shion se faisait désirer et lui faisait des pieds et des mains pour le séduire et le convaincre. Il était probable que personne ne les comprennent dans tout le Sanctuaire, les uns trouvant Shion excessivement désagréable et les autres Dohko excessivement patient, mais eux s'en fichaient. Ils avaient 243 ans à rattraper et à combler, ce qui n'était pas le cas de tout le monde. Et ils le faisaient à leur manière, que ça plaise ou non.

-Mais si tu vas voir ! C'est une rediffusion exceptionnelle, remastérisée en plus ! Tout le monde dit que c'est génial ! Tu peux bien t'absenter un peu pour ça ! En plus la séance approche, si ça continue, on va finir par être en retard.

-Bon, d'accord.

Ils partirent ensuite séparément, Dohko d'abord, le Pope ensuite, en prétendant à ses fidèles serviteurs qu'il allait faire une visite de routine à Rodorio. Cela faisait assez mauvais genre pour un Pope que de dire qu'il se faisait une après-midi cinoche avec son amant.

En chemin, il retrouva Dohko qui lui donna des vêtements de civil, afin d'être un peu plus discret.

C'est donc vêtu d'un simple jean et d'un petit pull léger qui laissait outrageusement les clavicules du Pope à découvert (ce qui, à la première fois où il l'avait revêtu, leur avait manqué à plusieurs reprises de leur valoir un blâme pour attentat à la pudeur, depuis, ils s'étaient un peu calmés) que Shion s'élança dans la ville, main dans la main avec son amant.

La balance acheta les billets – Shion avait payé le resto de la dernière fois –, ils entrèrent dans la salle et surprise ! Elle était bien plus remplie que prévue.

-Je te l'avais dit que c'était un succès...

-Mais quand même...

...Il leur faudrait faire attention à ne pas se faire remarquer...

Ils s'installèrent au fond, au dernier rang, au milieu. Au moins, ils n'avaient personnes à côté d'eux et purent se voler des baisers en toute quiétude.

Enfin le film commença, et il les intéressa si bien qu'à leur grande surprise, ils en oublièrent de se tripoter.

De retour au Sanctuaire et une fois sa tenue de grand Pope retrouvée, Shion toujours accompagné de la balance, remonta les marches des temples, bien décidés tous les deux à finir la soirée à la treizième maison.

En chemin ils croisèrent Kiki, qui revenait du troisième temple, où vu sa figure, il venait de faire un sale coup. Ce dont les deux anciens se fichèrent comme d'une guigne. Depuis quand la santé des jumeaux était-elle importante ? Sérieusement ?

-Oh bonsoir maitre Shion, maître Dohko !

-Bonsoir Kiki. Oh, Kiki, il faut que je te dise quelque chose d'important.

Dohko leva un sourcil circonspect. De quoi parlait Shion ? Et pourquoi avait-il l'air de se retenir de sourire ?
Le Pope se racla la gorge.

-Je suis... ton père.

Le jeune garçon ouvrit de grands yeux étonnés et – pour une fois – plein d'innocence avant de battre des cils.

-Mais maître Shion... Vous étiez déjà mort depuis longtemps à ma naissance !

Le Pope fit aussitôt volte-face, vexé comme un pou contre ces jeunes qui ne connaissaient pas les répliques de leurs films soit disant cultes, et laissa là une balance hilare et un apprenti qui se demandait vraiment si les deux anciens ne devenaient pas encore plus cinglés que les douze autres dorés réunis.

Ce qui était, il fallait bien l'avouer, un exploit en soit.