Bonne année tout le monde ! autant que faire se peut en tout cas.

Ceci est une crack-fic imaginée après avoir remarqué un certain détail dans l'arc d'Hadès concernant le choix des couleurs. Vous vous attendez au pire ? vous avez raison. Bonne lecture.

/!\ présence de pseudo-mpreg (parodie de mpreg) /!\

Rating : K

Disclaimer : M. Kurumada


Les peaux de vaches.

Cela faisait un moment qu'ils se tournaient autours. La guerre sainte était passée, ils étaient tous revenus des morts, ils avaient du enterrer leurs rancœurs.

Alors ils s'était parlés, pour essayer de comprendre, puis pour se connaître, s'accepter, pardonner.

Alors Saga avait eu envie de séduire Mü.

Alors Mü avait eu envie d'être séduit par Saga.

Alors ils jouaient, à ce grand jeu millénaire qu'était la séduction.

Mais Mü, comme Saga, n'avait pas envie d'une histoire sans lendemain.

Aussi quand le plus jeune déclara qu'il ne voulait s'engager que si son vénéré maître ni voyait pas d'objection à leur relation comme le voulait leur tradition, l'aîné des deux ne vit rien à redire à cette revendication.

C'est avec toute la plus grande confiance du monde que, main dans la main, ils montèrent les escaliers qui les séparèrent du Pope.

Ils s'aimaient sincèrement, Saga avait été lavé de ses péchés par Athéna en personne, Shion ne pouvait pas vouloir autre chose que le bonheur de son ancien disciple adoré. Bien sûr qu'il donnerait son assentiment à cette union !

À leur arrivées, ils trouvèrent Shion et Dohko prenant le thé dans le bureau du grand Pope, assis côte à côte.

Sans perdre de temps, les deux tourtereaux déclamèrent la raison de leur venue, l'amour qu'ils éprouvaient l'un pour l'autre, et ils attendirent, des étoiles plein les yeux, la réaction de leur mentor.

Ils s'attendirent à des manifestations de joie, d'inquiétude, à un sermon leur affirmant qu'ils n'avaient besoin de l'assentiment de personne pour choisir leur compagnon. Mais Shion, comme Dohko, perdirent de leur couleur sous leurs yeux tout ébaubis. Blême, le Grand Pope posa une main tremblante sur celle de la balance.

-Je t'avais bien dit que nous aurions du leur dire...

-Mais comment aurions-nous pu imaginer une telle chose ?

-De quoi parlez-vous ? Demanda benoîtement le jeune bélier.

-Si seulement nous avions eu le courage plus tôt...

-Maintenant il est certainement trop tard...

-Et si vous en veniez au fait ? Quémanda doucement le gémeau, devenu circonspect par l'étrange comportement de ses aînés.

Shion se racla un peu la gorge.

-Mes petits... avez-vous déjà remarqué que Dohko et vous aviez tous les trois les yeux verts ?

Les deux amoureux cillèrent, se regardèrent, dévisagèrent Dohko au visage honteusement baissé, et reportèrent leur attention vers Shion.

-Non, jamais, mais maintenant que vous le dites, c'est vrai que c'est une bien curieuse coïncidence...

Dohko serrait la main de son amant à s'en faire blanchir les articulations.

Shion, toujours aussi bouleversé, regardaient les deux jeunes gens avec presque un peu tendresse sur son visage à présent.

-Vous avez tous les deux les yeux de votre père.

-Qu... !?

-Que voulez-vous dire maître ?!

Ils refusaient d'essayer de comprendre par eux même ce sous-entendu dévastateur.

-Dohko est votre père. À tous les deux.

-Mais... Mais cela ne se peut, ma mère n'a jamais quitté la Grèce... balbutia l'ancien usurpateur, les yeux papillonnant entre son géniteur supposé et celui qui fut jadis son modèle.

-Elle aura sans doute voulu oublier tout ce qui me concernait. Je l'ai sincèrement aimé vois-tu, mais quand elle a compris que je n'avais rien à lui offrir de ce qu'elle désirait, elle est partie dans le premier bateau qui l'emmenait dans son pays d'origine, murmura la balance, songeur et ses yeux vert humides de remords et sans doute de souvenirs lointains.

-Mais vous m'aviez dit que mon père était mort avant ma naissance, s'insurgea à son tour le premier gardien.

-Je venais de perdre un enfant, exceptionnellement, Dohko était venu me soutenir moralement.

Mü en resta bouche bée quelques secondes car il ignorait que son maître avait pu un jour être père.

-...Toutes mes condoléances maître, mais quel est le rapport ?

-Je suis ta maman, Mü.

Estomaqué, le jeune homme fit un pas de recul et manqua de choir sans que Saga, tout aussi choqué, ne fasse le moindre geste pour le retenir.

-Mais cela ne se peut pas, ce n'est pas possible...

-Je suis désolé, je t'ai inventé une histoire car sachant ma fin proche, je ne voulais pas que tu me pleures plus qu'il ne le fallait.

-Mais maître, protesta faiblement Mü d'une petite voix fluette, vous êtes un monsieur, vous ne pouvez...

-Je suis hermaphrodite Mü, comme certains de notre race. En tant que métis, ce n'est pas ton cas.

-Vous... êtes... la mère... de Mü, répéta Saga qui avait l'air d'une poule découvrant un couteau.

-Oui Saga. Comprenez-vous notre gêne à présent ? Vous dites vous aimer, mais vous êtes demi-frères !

Un ange passa pendant lequel les deux amoureux finir de blanchir pour finalement passer au vert.

Soudain, ne pouvant manifestement en entendre d'avantage, Mü se détourna et se mit à courir le plus vite possible en hurlant son déni.

Saga s'apprêta à le suivre, mais il se retourna vers ses aînés, se tourna de nouveau vers Mü qui finissait de disparaître, avant de finalement s'excuser.

-Pardon papa, pardon belle-maman.

Et ils se mit à courir vers celui à qui il avait juré une fidélité éternelle il y a quelques minutes à peine.

Les yeux encore humides mais le visage rayonnant, Shion posa une main émue sur celle de son amant.

-Merci, murmura-t-il.

-Je t'en prie, tu sais bien que je n'ai jamais pu piffrer Saga.

-Tu es fantastique tu sais : j'ai vraiment cru que tu allais te mettre à pleurer.

-J'imaginais que j'étais vraiment le père de Saga. L'horreur. Je préfère nettement Kanon, lui au moins n'est pas un faux cul.

-Il est vrai que j'ai été cruel de te demander ça. Mais tu remarqueras que je ne me suis pas gâté non plus.

-Non, c'est vrai. Je me demande comment est-ce qu'ils ont pu gober un truc aussi énorme d'ailleurs.

-Plus c'est gros, plus ça passe, c'est bien connu. Je t'avais dit que ça marcherait.

-Pardonne moi d'avoir douté de ton plan. Mais tu n'as pas peur que Mü t'en veuille s'il venait à découvrir la supercherie ?

-Pff si tu crois que je vais m'en faire pour ce petit ingrat qui a osé vouloir filtrer avec celui qui m'a sauvagement assassiné, tu te fous le doigt dans l'œil mon ami ! Non mais vraiment, aucun respect envers celui à qui il doit tout. De toute façon, j'ai déjà modifié les registres. Je ne vois pas comment il pourrait savoir qu'on a dit n'importe quoi.

-...J'aime ta fourberie.

-Oui, moi aussi.

Et les deux anciens continuèrent de ricaner à propos de leur basse vengeance.

On sous-estimait toujours la perfidie des personnes âgées quant il s'agissait de leur rancœur passée.