Chapitre 8.
Le lendemain matin, Snape tirait sans doute la même tête de déterré que l'ensemble de la maison des Serpentards toute entière.
Le maître des potions avaient des valises sous les yeux qui rendaient son visage plus effrayant encore que d'ordinaire. Il tenait son café, tout en se massant les tempes, manquant par plusieurs fois de s'écrouler sur la table.
Putain de Granger.
Dire que cette espèce d'inconsciente était en train de tranquillement cuver dans sa chambre ! Au réveil, il avait eu la surprise de la retrouver, ronflant de tout son soul à côté de lui, dans son fichu pieu. Heureusement, ils étaient restés habillés, ce qui l'avait rassuré sur le fait qu'ils n'avaient rien entrepris du tout. Snape s'était alors levé avec toute les difficultés de l'univers, jusqu'à son salon dans un état pire que lamentable.
Il avait bien essayé de prendre un peu de potion de l'Oeil vif histoire de l'empêcher de s'écrouler durant ses classes, mais ça n'avait pas franchement été très probant sur la gueule de bois qu'il se payait.
Maintenant, il buvait son café avec l'impression qu'une enclume avait pris possession de sa boite crânienne.
« Comment ça va, Severus ? cria volontairement Minerva McGonagall en se hissant à sa hauteur. »
Le potionniste grogna en posant son front sur la table en guise de réponse. Satisfaite, la directrice des Gryffondors s'installa à ses côtés, au plus grand damn de son collègue qui était prêt à lui jurer de déguerpir de là… avant qu'il ne se souvienne qu'elle avait vu Hermione dans ses quartiers. Dieu merci, elle n'avait pas remarqué qu'elle était tombée sur la mauvaise ! Dans tous les cas, il avait franchement intérêt à faire profil bas.
« Je peux savoir ce que tu as filé à Hermione Granger pour qu'elle soit aussi fraichement disponible ce matin ? »
Snape leva difficilement les yeux de la table avant de les diriger vers la jeune femme… pas la bonne, bien sûr, car cette version devait sans doute avoir dormi comme un véritable bébé dans son dortoir pendant que lui se torchait allègrement la gueule avec Hermione numéro deux du nom.
« Je lui ai donné une potion anti gueule de bois.
_ Ça existe ça ?
_ Bien sûr que ça existe, mentit-il avec langueur.
_ Alors pourquoi tu n'en a pas pris ?
_ Figure toi qu'il ne m'en restait plus qu'une. »
Snape s'étonna presque de sa capacité à improviser de la sorte.
« Mais enfin, qu'est-ce qui t'as pris ? finit-elle par lui chuchoter.
_ Une mauvaise journée couplée à Miss Granger qui vient me ramener un devoir en retard alors qu'elle devait être dans le même état que moi.
_ Mais enfin…
_ Minerva ? »
Snape se contenta alors de lever sa main vers la sorcière afin de mimer une bouche qui se ferme. La sorcière se renfrogna, et partit, sous les grognement de son collègue qui ne parvint pas à sortir la tête du guidon de la journée.
L'homme traîna ainsi la patte jusqu'à ses quartiers, encore et toujours. Lorsqu'il ouvrit la porte, il se lamenta du grincement qu'elle provoqua.
« Oh ma tête, souffla-t-il. »
A son plus grand soulagement, son salon n'était pas le capharnaüm dans lequel il avait pénétré le matin-même. Mieux encore et par un heureux coup du sort : il était seul. Où était cette imbécile, il n'en avait aucune idée et n'en avait plutôt rien à faire pour l'heure. Tout ce qu'il voulait, c'était se réveiller avec une douche froide, puis s'étaler comme une crêpe dans son canapé, ou son lit.
Alors, le sorcier traîna la patte jusqu'à sa salle de bain qu'il ouvrit avec la douceur d'un centaure. Hermione était bien sûr là, allongée dans sa baignoire pleine de mousse, la tête dans le vide et dans un état aussi lamentable que lui.
« Fermez la porte, fais froid, marmonna-t-elle. »
Snape s'exécuta en silence, pour préserver son propre mal de tête à défaut de celui de la jeune femme. Elle n'ouvrit d'ailleurs pas les paupières, mais sursauta quand elle entendit de nouveau sa voix.
Il n'était pas parti de la pièce et en plus, il venait de s'asseoir aux pieds de la baignoire.
« Fermez-là voulez-vous, vous au moins, vous avez pu dormir. Donnez-moi la baignoire maintenant.
_ Non, je décuve.
_ J'ai dis, donnez-moi la baignoire, c'est mon tour.
_ Ecoutez. Vous ne pouvez pas débarquer et me déloger en réclamant de prendre un bain, il y a un minimum de savoir vivre ensemble.
_ Du savoir vivre ensemble ? Mes élèves m'ont entendu beugler sur une chanson du film Grease en plein milieu de la nuit, alors je vous en prie ! On n'en a pas eu pour le reste de l'école, je ne vois pas pourquoi on en aurait l'un pour l'autre.
_ On a juste dérapé, finit-elle par s'exclamer, tout de même rouge de honte. »
Snape finit par se lever, plus en rage que jamais. Il rentra dans la baignoire complètement habillé sous les yeux de la jeune femme, plus pâle que jamais qui s'enfonça dans la mousse pour cacher sa nudité.
« Désolé, j'ai dérapé, balança-t-il d'un ton cynique.
_ Super ! Si vous vouliez rendre la situation encore plus gênante, c'est réussi, je vous félicite ! »
Snape resta un moment silencieux, dérivant son regard sur le côté pour éviter de l'observer…
« Merci, finit-il par admettre sèchement. »
Hermione finit par soupirer de lassitude.
« Bien. Filez-moi la serviette. »
Snape osa lui jeter un coup d'oeil suspicieux, puis allongea son bras pour se saisir d'une longue serviette de bain blanche. Hermione s'en couvrit alors le corps avant de sortir du bain, trempée et laissant une énorme flaque d'eau par terre.
Snape resta ainsi là, même après qu'elle eut fermé la porte. Il grogna au bout de deux minutes à stagner avant de se défaire de ses vêtements et de rester dans ce fichu bain. Ce n'est qu'au bout d'un quart d'heure qu'il réalisa que ce qu'il avait fait n'était peut-être pas au top de l'hygiène corporelle, avant qu'il ne décide qu'il n'en avait strictement rien à foutre.
Il laissa ainsi tomber sa tête à son tour, exténué.
Il avait passé une journée encore plus abominable que la veille, évitant soigneusement les regards remplis de reproches des élèves de sa maison, jonglant avec sa migraine qui ne cessait pas et le bruit de la moindre louche contre un chaudron qui le rendait littéralement taré.
« Tenez. »
Snape ouvrit alors les paupières. Devant ses yeux, Hermione était en train de bel et bien lui tendre une plaquette de cachets moldus ainsi qu'un verre d'eau.
« Qu'est-ce que c'est ?
_ De l'aspirine. »
Snape hésita un instant, avant de grogner et de lui prendre es objets avec un peu de brutalité dans ses gestes. Alors, il jeta la pastille effervescente dans un fond 'eau et attendit.
« Je suis vraiment et sincèrement désolée, finit par s'écrouler Hermione en s'asseyant à son tour à côté de la baignoire. Je vous jure que ce n'était pas prémédité.
_ Ecoutez, il me faudra un moment pour effacer… certaines images de la tête. »
Snape ferma les paupières en se remémorant ce moment où il lui avait dit que le sexe avec lui serait minable car il serait incapable de bander à cause de l'alcool, tandis qu'Hermione rougit en se rappelant de ce moment où elle avait versé allègrement de l'alcool dans la bouche ouverte de son professeur… enfin, ancien professeur, techniquement.
« J'en assume la pleine responsabilité.
_ Vous savez, on a juste eu de la chance que Minerva ne vende pas la mèche et vous confonde avec la « vraie » Hermione. »
La jeune femme déglutit, paraissant terriblement blessée. Elle se leva alors, sans un mot de plus et partit plus vivement de la pièce.
Snape but le médicament de la jeune femme d'une traite lorsque la porte se claqua avant de soupirer bruyamment.
Force était d'en reconnaître l'efficacité, puisque près d'une demi heure plus tard, le sorcier ressortit de la pièce, plus frais qu'il n'en était rentré.
Il réalisa alors que…
Merde.
Snape soupira alors pour la énième fois avant de se rendre dans le salon.
« Ecoutez, j'étais tellement dans le coltard que j'ai oublié la bouffe. Hors de question que j'y retourne maintenant, balança-t-il en pyjama, sur le point daller se coucher. »
Mais aucune réponse ne lui parvint… hormis un reniflement…. un sanglot dirait-il même, un peu bruyant qu'elle avait sans doute voulu camoufler sans succès.
Snape s'apprêta à repartir, mais jura dans sa tête avant de rebrousser chemin et de s'avancer jusqu'au sofa.
« Quoi, vous avez faim ? »
Hermione secoua la tête, et se tourna, dos à lui, les bras croisés. Snape prit une profonde inspiration et fit un pas de plus, mais elle ne disait toujours rien, pleurant là, en silence… Enfin, presque.
« Vous savez bien que ce qu'il s'est passé hier m'a mis en rogne.
_ Je sais, renifla-t-elle.
_ Si vous le savez, je ne vois donc aucune raison pour lesquelles vous vous mettez dans cet état.
_ J'aimerai que vous arrêtiez d'appeler la Hermione de votre monde, la « vraie » Hermione. C'est possible ? »
Snape se pinça la bouche, avant de la voir se retourner, les yeux rouges et gonflés, le nez humide et les joues creusées par ses sillons de larmes.
Cette vision le choqua quelque peu. Il l'avait déjà vu pleurer, une fois ou deux, mais elle était si jeune à cette époque, elle avait la larme facile, juste une enfant sensible… Depuis, elle s'était forgée, il en avait bien pris conscience.
« Je crains que… commença-t-il.
_ Vous penserez sans doute que c'est bête, mais je me sens assez inutile comme ça sans que vous en rajoutiez. »
Snape leva les sourcils, surpris.
« Inutile ? Vous m'avez donné énormément d'informations dont celle des Horcruxes qui est capitale. Nous sommes même en train de préparer la mort de Dumbledore, je sais maintenant que Drago ne va pas tarder à réussir à faire entrer les mangemorts à Poudlard par je ne sais quel moyen…
_ L'armoire… Il va utiliser une armoire de la salle sur demande. »
Snape ferma la bouche, interdit.
« Peu importe.
_ Non, pas peu importe. J'y ai réfléchis durant un long moment vous savez ?
_ Enfin, vous voyez bien que vous êtes utile.
_ Mais je suis aussi la « vraie » Hermione, j'existe en tant qu'Hermione, c'est ce qui me bouffe de l'intérieur. Je ne suis pas une imposture, mais vous me traitez comme telle. Vous imaginez un peu ce que ça me fait ? »
Snape déglutit, interdit. Il finit par soupirer avant de s'asseoir à côté d'elle. Seigneur, ce sofa était très inconfortable !
« Bien. D'ici la fin de la semaine, nous savons que Malfoy finira pas parvenir à ses fins. Dumbledore a décrété que je devais le tuer.
_ Attendez, quoi ? percuta la jeune femme, perdue. Pourquoi vous ?
_ Je suis une cause perdue, pas le jeune Drago.
_ Vous êtes sérieux là ?
_ J'ai accepté, trancha Snape. Dumbledore a raison, c'est moi qui doit le faire. J'ai la marque sur le bras, mon premier procès a déjà été assez difficile comme ça. Rien de bon ne m'attend sans Dumbledore vivant. »
Hermione eut envie d'argumenter, mais n'en trouva pas la force. Elle finit donc par soupirer de lassitude. Elle fixa le plafond, interdite et resta silencieuse de longues secondes, le temps d'assimiler toutes ces informations.
« Pourquoi vous m'en avez parlé ?
_ Est-ce que… est-ce que vous m'accompagneriez ? »
Hermione papillonna des yeux avant d'afficher une mine ahurie. Mais Snape évitait son regard, visiblement mal à l'aise.
« Je ne vous demande pas d'assister à cet horrible spectacle qui se profile bien sûr, juste… juste de venir avec moi.
_ Pourquoi ? Pourquoi moi ?
_ Nous avons été jusqu'ici ensemble. Il faut croire que j'ai commencé à m'habituer au fait de ne plus être seul. »
« Et qu'il va falloir que je bute Albus Dumbledore, alors je risque de devoir être à ramasser à la petite cuillère ensuite. »
Snape le pensa si fort qu'il eut peur un instant que la jeune femme ait pu entendre ce qu'il s'était dit au fin fond de sa tête. Sans doute l'eut-elle deviner, car elle posa une main chaleureuse sur celle de son ancien professeur, lequel resta stoïque. C'était peut-être sa façon maladroite de lui faire entendre qu'elle avait de l'importance dans sa mission et Snape savait qu'elle avait même besoin de l'entendre. Il n'avait pas vraiment prévu tout ça en réalité. Mais parfois, cette Hermione lui faisait penser à lui-même…Dans sa sensibilité, ses blessures, il lui arrivait de se voir. Auparavant, il aurait pu d'avantage se reconnaître en la personne de Drago Malefoy, mais ce garçon n'était embarqué dans ces histoires que par son sang et son éducation, même s'il aspirait visiblement à autre chose. Il était un dommage collatéral. Hermione, elle… C'était différent. Elle avait ce sens pragmatique qui, pour lui du moins, lui avait tant coûté. Elle se sentait comme une intruse, une note mal posée sur une partition parfaite. Et elle faisait ses propres choix, aussi singuliers puissent-ils être car c'était ce qui devait être fait.
Pour la première fois de son existence, Severus Snape réalisa qu'ils n'étaient pas si différents l'un de l'autre.
« Je le ferais, acquiesça-t-elle. Nous montrons dans la tour d'astronomie. Je suis sure que tout se passera là bas. Puis, je me cacherais… et je vous attendrais.
_ Bien. Cela peut arriver d'un jour à l'autre.
_ Je sais, le rassura-t-elle.
_ Prenez mon lit pour ce soir, clama Snape en se levant.
_ Ne vous inquiétez pas, je me suis habituée à cet endroit.
_ Vous vous habituerez d'autant plus à un matelas plus moelleux, la dépêcha-t-il en remuant les mains. »
Hermione sourit un peu avant de suivre le mouvement. Elle porta son plaid autour de ses épaules comme une cape, et s'avança d'un air fatigué jusqu'à la porte de la chambre de son colocataire de fortune. Mais à la dernière seconde, elle se retourna, un peu ailleurs.
« Vous ne voulez pas venir avec moi ?
_ Pardon ?
_ Ce n'est… que pour dormir, rassurez-vous.
_ Pourquoi est-ce que je ferais ça ?
_ Peut-être serions-nous plus alerte si nous n'avions pas à nous sortir du lit l'un de l'autre. On ne sait jamais après tout, avec l'ambiance qui règne, vous et moi savons qu'une chose grave se prépare. »
C'était si logique, si imparable comme argument qu'il lui était techniquement impossible de refuser. Mais il hésitait tout de même, elle le voyait dans son regard perdu.
« Je ne suis pas une fausse Hermione, mais je ne suis pas votre élève non plus, osa-t-elle dire en faisant un pas vers lui. »
Snape releva un regard étrange vers elle, comme s'il était encore si perplexe.
« Vous pensez que c'est cela qui me fait hésiter ?
_ J'ignore encore la raison pour laquelle vous êtes venu dans ma dimension, pourquoi vous m'aidez…. mais je vous respecte Miss Granger, et c'est pour cela qu'il m'est impossible de franchir une telle limite. »
Hermione soupira. Ce n'était pas demain la veille qu'elle parviendrait à lui faire baisser ses barrières. Si tout se passait bien, il lui accorderait une accolade d'ici, quoi, une dizaine d'années ?
« Mais au moins, il est vivant, se répétait-elle. »
Hermione lui accorda alors un mince rictus teinté de tristesse. Elle finit par acquiescer et repartit dans la chambre donc elle ferma la porte en silence. Mais lorsqu'elle s'allongea dans ses draps, elle prit une profonde inspiration, et sentit sa gorge se serrer.
Elle avait malheureusement trop pleurer pour ce soir.
xXx
Il n'avait pas fallu moins de 72 heures à peine pour qu'en pleine nuit, le rire de Bellatrix ne raisonne dans les cachots. Snape et Hermione était en pleine partie d'échec quand ce son horrible leur était parvenu aux oreilles, et ils s'étaient tournés l'un vers l'autre d'un seul homme.
« C'est maintenant, dit-il sobrement. »
Hermione avait juste acquiescé, sans un mot. Alors, ils avaient attendu un peu près d'une alcôve avant de se diriger vers la tour d'astronomie.
Mais, alors que Snape s'apprêta à ouvrit la porte, il se tourna vers la Gryffondor qui le suivait.
« Cachez-vous, retournez dans mes quartiers.
_ Je ne vais pas vous laisser tout seul, nia-t-elle.
_ Je ne veux pas que vous assistiez à ça.
_ J'ai déjà vu le professeur Dumbledore mourir.
_ Pas comme ça, pas de ma main, continua Snape, la gorge serrée. »
Malgré son apparence froide, elle le savait bousculé en son for intérieur. Mais il devait garder la face, reprendre ce masque, parce qu'une horde de mangemorts l'attendait derrière et que d'ici, il pouvait entendre Bellatrix susurrer ses consignes au jeune Drago.
« N'ayez pas honte, finit-elle par chuchoter, ce que vous faites… vous ne devriez pas avoir à le faire. »
Snape serra alors le poings.
« On peut encore rebrousser chemin. On peut rentrer. »
Hermione posa sa main sur le bras du sorcier d'un air suppliant. Elle n'avait pas plus envie que lui qu'il fasse ça. Au diable Drago Malfoy ! Il avait assez donné !
« Rentrons à la maison. Ou ailleurs. »
Oh seigneur, ce regard suppliant… Il était à deux doigts d'accepter, à deux doigts de s'enfuir de tout ce bazar avec elle. Tout aurait pu être beaucoup plus simple ainsi. Mais… mais il ne pouvait pas, pour Lily, il se l'interdisait.
« Si vous ne le faites pas pour moi, faites le pour vous, finit-il par chuchoter en se secouant la tête. Si Bellatrix vous découvre… »
Hermione déglutit, et Snape se permit de poser sa main sur la joue de la jeune femme. Elle releva alors timidement le visage vers lui, le regard embrumé.
« Ça va être affreux, articula-t-elle.
_ Je sais, et… et je crains de ne pouvoir me rendre tout de suite dans mes quartiers quand… »
Snape prit une profonde inspiration, et serra les dents. Pas de sentimentalisme, ça n'avait pas sa place. Alors, Queudver lui semblait-il, pris la place de Bellatrix afin d'inciter le jeune Drago à agir. C'est ainsi que tous deux réalisèrent qu'il ne garderait sans doute plus la maison du potionniste à l'avenir.
« Vous me rejoindrez à l'Impasse du Tisseur ?
_ Dans votre bureau. Je vous attendrais devant la porte dérobée.
_ D'accord.
_ Je vous préparerais une tasse de chocolat, avec de la menthe. »
Snape manqua de s'en amuser. Etrangement, cela lui réchauffa un peu le coeur et lui donna l'élan de courage nécessaire pour faire ce qui devait être fait, ce soir.
Il se tourna, prêt à ouvrir la porte, mais Hermione l'enlaça dans le dos. Alors, le sorcier se figea un instant, et ferma les paupières. Son coeur venait de manquer un battement, voire plusieurs.
« On va y arriver, lui glissa-t-elle avant de sortir à une vitesse telle qu'il ne put même pas se retourner pour revoir son visage une dernière fois. »
