Chapitre 22.

Hermione était à présent haletante, assise par terre, le dos derrière un des murets du petit jardin de Poudlard.

Elle tenta de se retourner et de redresser son visage au dessus de la pierre, avant d'éviter de peu un sort lancé dans sa direction. Son coeur battait la chamade, et elle se demanda pourquoi elle n'avait pas suivi son instinct, pourquoi elle ne s'était pas contentée de prendre Snape par le bras après avoir tué Voldemort pour l'emmener dans un coin perdu de Grande Bretagne ou ailleurs, histoire de s'enfuir face à tout ce bazar.

L'odeur des fleurs avait laissé place à celle des cendres, le calme aux cris et la douce chaleur d'un début de soirée paisible au froid mordant d'une nuit chaotique.

Au milieu de cette anarchie dans laquelle elle demeurait, Hermione ferma les paupières, porta sa main sur sa poitrine et pris une longue inspiration, se remémorant chaque instant de bonheur, mais aussi de bêtise l'ayant amener là.

xXx

« Je ne suis plus sure, chuchota-t-elle. »

Narcissa tourna un regard étonné vers Hermione qui semblait chamboulée. Dans sa main, la lettre rédigée de la plume de Severus, un autre Severus tout aussi torturé que les autres.

Ces mots avaient eu un effet certain sur elle. Elle avait songé, à quel point elle se torturait depuis tous ce temps, et comment elle continuait de le faire, en entraînant Severus dans sa descente. Cette fois, elle avait vraiment atteint le fond du gouffre. Depuis combien de temps survivait-elle ainsi ? Et jusqu'où irait-elle ?

Hermione venait de se prendre une vilaine claque en pleine figure, en réalisant qu'elle avait perdu pied, que ces mondes avaient eu raison de sa mesure. Elle aurait aimé sauver Severus Snape, oui elle l'aurait souhaité de tout son coeur, elle continuerait de se battre, mais elle n'en voyait plus l'issu désormais.

Elle avait même tiré un trait sur son amour pour lui, rayé la plus belle histoire de sa vie, pour quoi, quel résultat ?

Il fallait voir la vérité en face, Severus n'avait jamais été heureux, hormis en admettant ses sentiments envers elle. Un noeud se forma dans son estomac en réalisant que la vie n'avait de goût que lorsqu'elle était teintée de moments de joies.

« Je vais voir Severus, acheva Hermione, catégorique.

_ Quoi ?! s'emporta Igor, désabusé. »

Les sorciers tentèrent de la suivre alors qu'elle venait de rebrousser chemin à une allure surnaturelle. Elle les entendait protester au loin, mais les ignora sciemment.

Elle avait besoin de lui, elle avait toujours eu besoin de lui.

Alors, c'était décidé : elle le convaincrait de partir. Rien ne le retenait ici, ni elle, ni Albus Dumbledore. Si ce vieux fou maintenait leur accord, alors elle ferait un ultime sacrifice, avant de tout dévoiler. à Snape. Son horcruxe, ses voyages, sa mission, tout.

Il l'aimait, elle le savait, elle l'avait toujours su, et elle se sentait bien idiote d'avoir attendu qu'il le dise alors que tout les signes montraient la force de ses sentiments, dans ce monde comme dans les autres. Il faisait mine de la détester, oui, mais elle voyait la vérité chaque fois qu'il la regardait. Elle avait choisi bêtement la survie au détriment de la vie, et elle devait corriger le tir.

Alors qu'elle se hâtait vers les cachots, elle tomba sur sa silhouette au loin. Elle aurait pu la reconnaître entre mille.

« Severus, appela-t-elle sans tenir compte de son volume sonore. »

Ses accompagnateurs continuaient de la suivre avec difficulté, elle les entendait, mais ils étaient bien trop loin pour la trouver tout de suite.

Snape se tourna en fronçant les sourcils, perplexe. Mais Hermione n'en tint pas compte lorsqu'elle se précipita sur lui et qu'il la réceptionna par la force des choses, perdu et choqué.

« Granger ?! Mais qu-

_ J'ai perdu la tête Severus, je suis désolée, désolée, répéta-t-elle en secouant la tête, mouillant la redingote du maître des potions de ses larmes. Je n'ai jamais voulu tout ça. »

Snape, tendu, n'y comprenait strictement rien. Il se contenta de rester silencieux, la bouche pincée et les sourcils froncés en une expression dure et interdite.

Il n'aimait pas le contact humain, et seigneur, être enlacé, il était loin d'y être habitué.

Hermione redressa son visage pour lui faire face et il vit alors sur ses traits tout ce qu'elle s'efforçait de cacher depuis tout ce temps. A cet instant, Hermione Granger ne lui avait jamais paru si humaine, au milieu des larmes et de ce sourire mélancolique, de ses yeux humides et pourtant remplis d'une étincelle étrange directement dirigés vers lui. Son coeur manqua un battement et ses questions restèrent bloquées dans sa gorge le temps d'une seconde.

Hermione prit une profonde inspiration et posa sa main sur la joue du potionniste qui n'avait jamais tant semblé déboussolé. Lentement, elle combla l'espace entre leur deux visages et approcha sa bouche vers la sienne, lui offrant un baiser si chaste, posant, effleurant ses lèvres sur les siennes. Snape n'avait toujours pas bougé, se contentant de fermer un instant les paupières alors que son corps tout entier bouillonnait. Il était tordu par l'envie de la chasser de là, car ce baiser aussi simple soit-il, ravivait de vieilles blessures.

L'abandon, la solitude, l'amertume, le rejet.

« J'ai besoin de toi, entendit-il en un souffle. »

Ce n'est que là qu'il ouvrit les yeux. Incapable de parler, il prit quelques secondes à réaliser ce qu'il venait de se passer.

Une minute avant, il se morfondait. Une minute avant, Hermione Granger l'avait chassé de sa vie après l'avoir tourmenté et voilà que maintenant…

Pourtant, Snape pencha son visage vers elle afin de capturer sa bouche de nouveau, ressentir encore ce qu'elle venait de lui donner, ce qu'il n'avait jamais reçu. Un sentiment inconnu lui parcourait les veines et rendait le monde soudain bien futile.

Hermione se figea, surprise. Elle pensait qu'il l'enverrait sur les roses après ce qu'elle lui avait fait, qu'il la prendrait pour une folle.

Mais elle se laissa emporter par son baiser alors qu'elle en avait rêvé toutes les nuits depuis la défaite de Voldemort qui datait maintenant de deux ans. Deux longues années, plus de 700 nuits à se torturer, chaque réunion lui tordant les tripes. Elle en était malade.

Alors, elle prit une inspiration, son parfum remplissant ses poumons et se laissa emporter. Lentement, sa langue caressa la sienne avec langueur et un érotisme presque indécent. C'était tendre, mais si lascif à la fois.

Severus était perdu, mais incapable de cesser ce baiser qui prenait de plus en plus d'ampleur. Granger lui avait fait mal.

Elle l'avait rejeté et il s'en était torturé, remettant tous ses choix en question, apeuré à l'idée de tout perdre. Il ne s'était jamais senti aussi mal, et pourtant, sans crier garde, il ne s'était soudain jamais senti aussi bien.

Qui pouvait se targuer de lui avoir déjà offert une seule fois une telle foule de sentiments contradictoires ?!

Alors qu'il pressa plus encore sa langue contre la sienne, et qu'un gémissement s'échappa de sa gorge, Snape la serra un peu plus contre lui. Poudlard n'existait plus, l'endroit, les conflits, plus rien n'avait d'importance. Combien de temps restèrent-ils ainsi ? Ce n'est que l'appel de l'oxygène qui les firent se détacher l'un l'autre, et Hermione tomba de nouveau sur ses pupilles étincelantes d'un trouble singulier.

« Je t'aime, finit-elle par murmurer. Je t'aime depuis bien trop longtemps. J'avais peur, mais…

_ Vous m'aimez ?! répéta Snape, peu certain.

_ Sonde mon esprit, lui incita-t-elle. »

Mentirait-il s'il avouait qu'il en avait envie depuis toutes ces années ? L'occasion était bien trop belle. Hermione n'entendit qu'à peine l'incantation lorsque ses yeux plongèrent dans les siens. Alors, elle lui offrit son esprit entier sur un plateau d'argent.

Et, l'espace d'un instant, il vit tout avec une clarté effrayante. Il se revoyait danser avec elle, dans la mort comme dans la vie, il se revoyait lui sourire, la haïr, la soigner, lui apprendre, l'aimer.

Elle n'avait plus rien à y perdre. Deux ans de survie, c'était déjà de trop.

Lorsqu'il quitta sa tête, Snape manqua d'en tomber à la renverse.

Oh Merlin, il était si loin de se douter de tout cela, si loin.

« Ça ne peux pas être réel, prononça-t-il d'un ton presque effrayé qu'elle ne lui connaissait pas.

_ Je suis désolée, Severus, répondit Hermione en une aspiration. »

Alors elle avait fait tout cela… pour lui ? Une seconde, Hermione vit Snape fixer de nouveau sa bouche, hypnotisé, comme s'il allait l'embrasser de nouveau.

Et il allait le faire, aucun doute là dessus. Il ignorait que quiconque pouvait aller aussi loin pour quelqu'un, encore moins pour lui.

Mais soudain, les pas entendus auparavant se firent plus proches encore. Severus tourna la tête vers le provenance de ce bruit avant d'apercevoir Igor Karkaroff au loin. Alors, il poussa Hermione derrière lui et porta machinalement son bras dans son dos d'un air protecteur qu'il ne se connaissait guère.

« Igor, qu'est-ce que tu veux, gronda le potionniste.

_ On a été repéré, souffla-t-il.

_ Quoi ? s'offusqua Hermione. »

xXx

Comment avaient-ils étaient repérés, Hermione l'ignorait. Mais elle n'aurait jamais cru cette situation un jour possible.

Elle n'avait pas envie de combattre ses anciens professeurs, elle n'avait plus envie de faire face à Dumbledore, tout ce qu'elle voulait désormais était qu'on lui foute la paix, mais le monde ne semblait pas d'accord avec cela.

« Vous avez eu une idée de merde, finit par lâcher Snape en s'effondrant presque à côté d'elle, essoufflé.

_ Je sais, c'est ma grande spécialité avant d'être la tienne.

_ Haha, balança-t-il alors qu'un des sorts manqua d'exploser la roche derrière laquelle ils se protégeaient.

_ J'avais une excellente raison de vouloir tuer Dumbledore tu sais.

_ Oh, et laquelle ? gronda Snape de son ton cynique habituel.

_ Il te retenait enchainé avec un accord obsolète qui continuait à te mettre en danger.

_ On aurait pu en discuter.

_ Allons donc, cela aurait été si simple de débarquer dans son bureau. Salut Albus, tu veux bien retirer ton meilleur élément de mes rangs s'il te plait ? Après, je file à la campagne élever des chats et je te laisse tranquille, c'est promis.

_ Impossible, balança-t-il soudain. Je déteste les chats. »

Hermione eu un faible éclat de rire avant de se faire interrompre par un sort cuisant qui lui effleura l'épaule et la blessa un peu. En voyant cela, elle se redressa, prête à en découdre, mais Snape l'empêcha de répliquer en fondant sur elle avant de la plaquer à l'aide de son corps à même le sol.

« Mais qu'est-ce que tu fabrique, lança Hermione, agacée.

_ Lily est avec eux, on ne peux pas les attaquer ! »

Hermione leva les sourcils avant de soupirer. Puis, elle vit du coin de l'oeil Snape lorgner maladroitement sur sa poitrine avant de lever les yeux au ciel et de grimacer.

« Severus, commença Hermione d'un ton détaché et un peu sadique. Est-ce que tu as oublié ta baguette dans ta poche ou tu es juste très content de me voir ? »

Soudain, le potionniste lui lança un regard rempli de reproches alors qu'il tenait bien sa baguette comme une arme face aux attaques qui pleuvait encore sur eux, mais Hermione éclata pourtant d'un rire franc. Sans crier vraiment garde, il la fit taire en la plaquant plus encore au sol, écartant presque ses jambes avec la force des siennes.

Hermione se tut alors, sans se détacher pourtant de son léger rictus un peu espiègle, surtout lorsqu'elle sentit qu'elle n'avait pas tout à fait tord sur les effets qu'elle produisait. Il haleta, et elle tout autant avant qu'un cri de Narcissa les sorte de leur torpeur.

Par la force des choses, ils durent ainsi se séparer, avant que Snape ne les conduise derrière un autre muret, voyant quelques secondes plus tard le précédant se faire exploser.

« Severus, tu m'explique pourquoi Lily Evans est présentement en train de nous attaquer avec Dumbledore, Minerva et les autres ? demanda le slave. »

Snape prit une profonde inspiration, et serra la mâchoire en se tournant vers Hermione. Mais elle ne semblait pas vouloir le juger ni le réprimander. Elle savait que sa présence ici ne lui était pas étrangère, mais elle ne pouvait pas lien vouloir.

Lily avait été son amie, sa seule amie, et lorsque Hermione lui avait interdit de la revoir, cela avait du raviver de vieilles blessures.

« Je suis désolée, répéta-t-elle sombrement. »

Cette fois, Karkaroff leva les bras au ciel. Il avait l'impression d'être dans la quatrième dimension.

« Disons que je n'étais pas dans la meilleure position de la terre, argua Snape en grimaçant.

_ Ils pensent qu'on en veut à l'école ces idiots.

_ Oui enfin, j'étais quand même venu pour buter Dumbledore à la base, rappela Hermione en levant un index.

_ Granger, vous aidez beaucoup, vraiment. »

Hermione le fusilla du regard avant qu'un sort ne touche violemment le bras de Snape qui manqua de s'envoler plusieurs mètres plus loin.

« Severus ! s'exclama Hermione, affolée. »

A présent à terre, Snape marmonna de douleur. Hermione s'avança vers lui, et fut soulagé en voyant la blessure mineur qui lui barrait le biceps.

« On va partir, lâcha-t-elle. On va y arriver. »

Elle lui proposa alors une main salvatrice qu'il saisit. De nouveau assis en face de l'autre, il se fixèrent avant que les sorts ne faiblissent en intensité.

« Severus, entendirent-ils depuis l'autre bout du jardin, d'une voix claire et féminine que Hermione reconnaissait, de loin. »

Le potionniste se figea, les épaules tendues.

Lily.

Elle l'avait trahi, encore.

Comme une malédiction, il avait été faible, s'était tourné vers une personne qu'il pensait de confiance, pour lui confier ses maux. Quand il avait évoqué le plan tendu contre Dumbledore, son indécision, il n'avait pas pensé aux conséquences.

Il avait eu si mal quand Granger l'avait rejeté. Il n'arrivait même pas à comprendre pourquoi. Maintenant, tout lui semblait un peu plus clair.

Depuis tout ce temps, il n'avait pas fait qu'admirer ses pouvoirs, adhérer à ses idées. Quelque chose d'autre avait émergé, et cela l'avait effrayé, les avait effrayé, tous les deux. Lorsqu'elle avait laissé échappé un souvenir durant leur dernière altercation, c'était comme s'il avait eu instinctivement l'envie de l'approfondir, d'aller plus loin, de l'explorer, de gouter à cela. Alors, quand elle l'avait rejeté, ça avait été pire qu'un coup de poignard.

Alors il s'était tourné bêtement vers la dernière personne qui avait fait naître ce sentiment en lui, pour comprendre.

« Severus, choisis le bon camp, s'il te plait. »

Alors qu'il pouvait entendre ce qu'il avait toujours rêvé d'entendre, Snape continuait à fixer Hermione du regard, incapable de détacher ses pupilles des siennes.

Elle ne lui demandait rien. Et c'était peut-être cela qui le motiva à prendre enfin une décision.

« J'ai déjà choisi, souffla-t-il. »

De l'autre côté de la barrière Lily soupira de frustration.

« Il ne répondra pas mademoiselle Evans, nia Minerva.

_ On ne peux rien pour lui. Il faut cesser cette bataille ou il risque d'y avoir des blessés, argua Pomona, anxieuse.

_ Admettons les choses en face. Il est trop tard pour Severus, assura Flitwick. Nous ne pouvons pas laisser une bande de mangemorts envahir Poudlard !

_ S'il vous plait Albus, faites quelque chose, supplia Minerva.

_ Mademoiselle Evans ? demanda le directeur. »

Lily redressa un visage dur vers le directeur avant de hocher gravement la tête au bout de quelques secondes de réflexion.

« Vous réalisez que Severus, nous ne pourrons rien pour lui, ajouta-t-il.

_ Oui. On ne peux plus attendre, assura Lily, tout de même bouleversée. »

Snape prit quant à lui une inspiration avant de serrer sa baguette dans sa main avec force. Ils étaient ennemis, rien ne pouvait effacer cela désormais. Mais il ne reviendrait pas en arrière cette fois, pas pour tout l'or du monde. Il y songea en jetant un coup d'oeil rapide vers la jeune femme maintenant à ses côtés, en train d'élaborer un plan de fuite peut-être un peu bancal.

Une fois qu'ils sortiraient de là, s'ils y parvenaient, il était bien décidé à tout faire pour se barrer d'ici, de tout ce bazar qui avait eu raison de ses dernières résistances. Le pouvoir n'en valait pas la peine.

Soudain, Snape vit du coin de l'oeil Albus se mettre en travers des professeurs.

« C'était idiot de votre part de vous aventurer au sein de cette école et vous le savez, prononça Dumbledore d'une voix claire et calme. »

Hermione prit une inspiration et se leva afin de faire face à son ancien directeur. Elle le fixa un léger instant, restant persuadée que tout était de sa faute.

Il avait enchainé Severus à lui, dans tous les mondes qu'elle avait parcouru. Il n'avait jamais rien fait pour l'aider, l'ayant entrainé dans une mort programmé, comme les autres. Car il le considérait comme un pion.

Elle ne l'acceptait pas.

« Les aurors ont été prévenus.

_ Nous serons partis avant, argua Hermione. Mais vous ne ressortirez pas vivant. »

Soudain, Hermione leva sa baguette, mais Dumbledore fut plus rapide. Il érigea une barrière de feu qui sembla sur le point de s'effondrer sur Hermione. La jeune femme eut le réflexe de diriger un bouclier au dessus de sa tête et, alors que Snape s'apprêtait à courir vers elle, elle le rejeta d'une main et il se trouva expulsé plusieurs mètres plus loin.

Impuissant, il observa la jeune femme se battre avec acharnement contre Albus. Des milliers d'éclairs magiques fusaient de toute part, et Hermione fut a seule à s'en préoccuper, prenant soin de maintenir le lien de force entre elle et le directeur tout en protégeant Snape en maintenant un mur de force pour qu'il n'intervienne pas. Ils enchaînèrent ainsi les sorts, de plus en plus puissants et incontrôlables, basés sur les autres éléments, usant de tout ce qu'ils pouvaient avoir sous la main.

Hermione avait d'ores et déjà lâché sa baguette pour mieux utiliser ses mains.

Snape se leva et aida ses acolytes du mieux qu'il le put afin de leur frayer un chemin pour sortir du château, comme il en était convenu. Mais il remarqua soudain qu'Albus et Hermione n'étaient pas seuls dans les jardins et, alors qu'il s'apprêtait à partir, son teint devint blanc et il se jeta dans les lieux au dernier moment.

« Hermione ! appela-t-il. »

La jeune femme fut un instant déstabilisée, assez pour laisser à Albus la mince occasion pour avoir le dessus. Lily se figea, au loin, alors qu'elle avait cherché à coincer Hermione, elle aussi.

Severus garda sa main autour de sa baguette. Il ne pouvait pas l'attaquer, il en était incapable.

Ainsi, lorsqu'elle leva la sienne pour attaquer son ancien ami, l'éloigner, Hermione le remarqua et se jeta sur Severus qui ne put rien faire d'autre que se défendre et surtout, subir.

Subir le corps d'Hermione tombant sur le sien, entendre ce craquement, sentir la montre se fissurer dans ses doigts avant que le verre n'explose dans sa paume et entaille sa peau. Etait-ce son sort de défense qui venait de a transpercer ou celui de Lily ? La question l'obsédait soudain, alors que son corps s'effondra, en même temps que celui de Dumbledore, de Lily, et du sien, en un entremêla magique inextricable.

Puis, le silence.