### AIM AIM AIM ### AIM AIM AIM ###

Avertissement de la traductrice :

Bonjour à tous !
Ce chapitre approfondit la situation des loups-garous évoqués dans le chapitre précédent, et c'est un point de cette histoire qui m'a toujours dérangée. Vous comprendrez pourquoi en le lisant : il n'y a pas de quoi faire des cauchemars, mais c'est quand même dérangeant...

AIM AIM AIM

CHAPITRE 2

« J'adore la bibliothèque, et si cette demeure ne consistait qu'en ça, ça m'irait parfaitement. » gloussa Lily. « Les livres à eux seuls valent plus que ce que M. Salban a demandé pour l'endroit. »

« Oui, eh bien, il y a quelques secrets que nous n'avons appris qu'après avoir terminé l'achat. » James se gratta la tête, l'air un peu contrit. « Il y a trois autres îles qui font partie de l'accord. L'une est sauvage, une autre est une ferme, et la dernière est une colonie de loups-garous. »

« Quoi ? » Remus se tourna vers lui, les yeux clignotants [signe que Lunard était à l'écoute]. « Tu veux bien répéter ça ? »

« Une colonie de loups-garous. » déclara clairement James. « À l'évidence, le dernier sorcier de la famille à qui nous avons acheté cela était un loup-garou, et il amenait ses victimes sur cette autre île. Nous n'avons aucune idée de l'environnement dont il s'agit, et Binky a dit qu'il n'en restait plus que trois. »

La bouche de Remus bougeait frénétiquement pendant qu'il faisait les cent pas. Sirius sourit, et se tourna vers Lily. « Ton sortilège fonctionne très bien. Chaque mot qu'il dit te ferait laver sa bouche avec du savon. »

« Remus. » James l'arrêta. « J'aimerais que tu viennes avec moi sur l'île, pour que nous puissions voir si quelque chose doit être fait. »

« D'accord, très bien. » Remus s'arrêta, et prit une profonde inspiration. « Seras-tu en Cornedrue ? »

Harry changea son chant : « Co'd'ue ! »

« Binky, comment sont les gens sur l'île ? » demanda James. « Comment prendraient-ils au mieux ma présence ? En tant que moi-même, ou sous ma forme Animagus de cerf ? »

« Plus sûr en tant qu'humain. » répondit l'elfe rapidement. « Laissez-moi préparer un panier. Les sorciers ne sont pas les bienvenus non plus. »

« Un panier ? » demanda Remus à James, qui haussa les épaules en réponse, parce qu'il n'en avait aucune idée.

« Sirius, je veux que tu restes ici avec ces deux-là. » James indiqua Lily et Harry.

Binky revint avec un panier, puis disparut avec James et Remus.

AIM AIM AIM

Sirius soupira, et s'assit pour regarder Lily et Harry jouer.

Lily avait cessé, depuis longtemps, d'insister sur le fait qu'elle pouvait surveiller Harry, et monter la garde elle-même. Le tout-petit était tout simplement trop actif, et les ennuis semblaient le suivre partout. Surtout, sa magie accidentelle était très forte, et avait commencé très tôt...

Sirius se souvint que James et lui n'avaient montré aucune magie accidentelle jusqu'à ce qu'ils aient environ deux ans. Harry venait juste d'avoir un an lorsqu'il avait fait son premier éclat.

« Lily, tu te souviens de la première magie d'Harry ? » demanda-t-il avec un sourire d'auto-dérision. « C'était humiliant, mais je me suis toujours senti spécial d'avoir fait partie de sa première magie. »

« C'était hilarant, après que nous ayons découvert ce qui s'était passé. » gloussa Lily. « J'étais plutôt prête à te jeter un Oubliette pour l'avoir laissé tout seul. »

« C'était vraiment un exploit de magie impressionnante. » sourit Sirius. « Pourtant, j'étais terrifié à l'idée que quelqu'un vienne le kidnapper alors que j'étais impuissant. Heureusement que vous aviez décidé de rentrer tôt, et que vous aviez mis fin à ma torture. »

« Nous lui avions toujours dit que seuls les animaux en peluche pouvaient être dans son lit. » Elle secoua la tête. « Je n'aurais jamais pensé qu'il pourrait même imaginer faire de toi un animal en peluche, et t'Accioler dans son lit. »

« Il n'arrêtait pas d'essayer de me faire monter dans son lit avec lui, et je lui disais que non, j'étais trop grand. » conclut Sirius avec un immense sourire. « Quand il m'a demandé d'être Patmol, je pensais qu'il voulait juste me caresser à travers les barreaux. »

AIM AIM AIM

Après que James, Binky et Remus aient disparu du château, ils arrivèrent sur la plage de l'île voisine. Binky s'assit juste les jambes croisées sur le sable, avec le panier à ses pieds. James et Remus regardèrent l'elfe, puis l'un l'autre, avant de hausser les épaules ensemble.

« Binky, devons-nous attendre ici, ou prendre le panier ? » demanda James.

« Nous attendons ici, vous restez près de l'eau. » répondit Binky. « S'ils ne viennent pas dans dix minutes, nous pouvons rentrer à la maison. »

« Il y a une maison ici, sur l'île ? » James essayait de comprendre.

« Oui, c'est comme ça que Maître Salban l'appelait. » Binky haussa les épaules, puis commença à se tortiller légèrement. « L'un d'eux arrive. »

James leva les yeux pour voir un homme plutôt âgé qui titubait vers eux. Il était dans un état terrible. Des vêtements en lambeaux avec un corps mutilé, et il avait clairement perdu un combat à un moment donné. Il s'arrêta quand il remarqua les deux sorciers avec l'elfe.

« Pourquoi ici ? »

« Salut, mon nom est James Potter. » se présenta-t-il. « Et voici mon ami Remus Lupin. »

« Alors ? »

« Je viens juste d'acheter cette île. » commença James.

« Nous partons pas. » L'homme se dirigeait vers le panier, mais essayait de rester loin d'eux en même temps.

« Vous avez mal compris, je ne veux pas que vous partiez. » répondit James en levant les mains dans un geste de reddition. « Je veux savoir si vous avez besoin de quelque chose. »

« Comme quoi ? » demanda l'homme.

« J'aimerais voir si votre maison est en bon état. Avez-vous besoin de fournitures médicales ? » proposa James.

« Pourquoi ? » Il y avait un soupçon clairement évident dans la voix de l'homme.

« Mon ami Remus est aussi un loup-garou, et je sais que vous êtes humains, et que vous devenez simplement tout poilus à la pleine lune. » répondit James. « Je vous veux en aussi bonne santé et heureux que Remus, ici présent. »

« Toi pas comme loup. » Des soupçons encore plus forts entouraient les paroles de l'homme à Remus.

Celui-ci se pencha et enleva son manteau, puis sa chemise. La marque de morsure et les cicatrices étaient clairement visibles. L'homme recula immédiatement, et renifla Remus.

« Je peux pas sentir toi. » dit-il. « Viens ici. »

Remus hocha la tête, et fit quelques pas légers vers l'avant. Il n'avait aucune intention d'effrayer l'homme.

« Il veut vraiment vous aider. Tu ne rencontreras pas une personne plus gentille que James Potter. Nous sommes amis depuis des années. »

« Tu as odeur Alpha. » dit l'homme.

« Quel est ton nom ? » demanda Remus.

« Moi pas toutou. » grommela l'homme.

« Je ne le suis pas non plus. » déclara Remus tout en remettant sa chemise. « Mes parents m'ont donné le nom de Remus. Sais-tu quel nom tes parents t'ont donné ? »

« Père donne pas nom. » secoua-t-il la tête.

« Maître disait qu'ils ne méritaient pas de noms. » Binky haussa les épaules.

« Pouvons-nous apporter le panier et regarder votre maison ? » demanda James.

L'homme grogna en réponse et alla dans les bois, mais il continua à regarder le panier.

Ce que l'ancien propriétaire appelait une maison, James l'appelait un tas de décombres. Il fronça les sourcils devant l'état des trois vieillards. Deux étaient cloués au lit, et le troisième était à peine capable de faire plus que de trébucher.

« Quel âge avez-vous ? » leur demanda James.

« Sais pas. » répondit le premier homme.

« Binky, depuis combien de temps sont-ils ici ? » demanda James sans se détourner des hommes.

« Maître Salban de maintenant avait cinq ans quand l'ancien Maître Salban est mort. » L'elfe haussa les épaules. « Ils ont à peu près son âge. »

« Soixante-dix ou quatre-vingts ans, alors. »

James soupira. Aucun des trois vieillards n'était éduqué ou en bonne santé...

« Très bien, je vais d'abord emmener un Guérisseur ici. Vous promettez de ne pas lui faire de mal ? »

« Je ne pense pas qu'ils le pourraient, même s'ils le voulaient. » Remus était écœuré par toute la situation.

« Quand je reviendrai, puis-je juste venir ici chez vous, ou voulez-vous que je vienne d'abord à la plage ? » demanda James, en essayant d'être prévenant.

« Venir ici. Je marche pas. » répondit l'homme.

« Ensuite, je veux vous construire une vraie maison. » continua James. « Je ne pense pas que celle-ci durera beaucoup plus longtemps. »

« Pourquoi ? Nous cassons quand lune. »

« Je peux ajouter quelques sortilèges pour la garder en meilleur état. Tout ce que vous avez à faire est d'être dehors, quand la lune est pleine. » déclara James. « Remus, je vais appeler Emma. Veux-tu rester, ou revenir avec moi ? »

« Je vais rester ici, pour le moment. » Remus commença à aider les hommes à prendre de la nourriture dans le panier.

Remus passa son temps à essayer d'aider les deux malades, pendant qu'ils attendaient l'arrivée du Guérisseur. Il ne fallut qu'une trentaine de minutes avant que James ne revienne avec une femme. Elle vérifia les hommes confinés dans le lit, avant de vérifier celui à qui ils avaient parlé.

« Aucun d'entre eux ne passera l'hiver dans ces conditions. » Elle s'assit en ignorant le regard sur le visage de James.

« Ils sont en très mauvaise santé. Celui qui est le plus malade a une pneumonie, tellement grave qu'aucune potion ne peut plus le guérir, désormais. Nous pouvons seulement lui donner des soins palliatifs(*).
Le plus proche a aussi une pneumonie, mais je peux l'aider. Ils dorment, à présent. Aucun d'eux n'a été nourri correctement. »

[(*) NDT : Les soins palliatifs ne visent qu'au confort du malade, souvent en phase de fin de vie. Il s'agit d'une mesure visant à endiguer les conséquences d'un grave problème médical, en ne se préoccupant plus de sa cause. L'objectif est de prévenir et de soulager les douleurs physiques, les symptômes inconfortables (nausées, constipation, anxiété...), ou encore la souffrance psychologique. En parallèle, une aide psychologique, morale et spirituelle peut être offerte aux proches du patient. (Wikipedia)]

« Très bien, nourriture, abri et médicaments. » James hocha la tête. « Je peux faire ça. Autre chose ? »

« Soutien affectif. » La Guérisseuse haussa les épaules. « Tout le monde a besoin d'un câlin de temps en temps. »

« Binky, je veux les déplacer dans l'une des tours jusqu'à ce que nous puissions reconstruire leur maison. » ordonna James, puis il se tourna vers le plus sain des trois hommes. « Vous ne pourrez pas quitter la tour, parce que j'ai des enfants dans la maison. Jusqu'à ce que vous puissiez gagner ma confiance, je ne vous laisserai pas près de ma famille. »

AIM AIM AIM

Bientôt, les trois vieillards se retrouvèrent dans le cadre le plus luxueux qu'ils aient jamais vu. Pendant ce temps, James était dans la bibliothèque, à expliquer à Lily pourquoi ils avaient trois vieux loups-garous dans l'une des tours. Il se tenait au "garde-à-vous" le plus strict(*) pendant qu'elle le fixait.

[(*) NDT : L'expression d'origine était "He was sweating bullets", c'est-à-dire "Il transpirait des balles" (je vous laisse imaginer de quelles balles il s'agit...). Comme les expressions françaises pour exprimer la peur ne me convenaient pas, j'ai préféré inventer la mienne !]

« Bon travail, James. » Elle fronçait toujours les sourcils vers lui, ce qui l'inquiétait un peu. « Si jamais je rencontre ce M. Salban, il sera vraiment navré. »

« Tu n'es pas en colère contre moi ? » lui demanda-t-il.

« Bien sûr que non, tu leur as probablement sauvé la vie. » Elle tapota la joue de James. « Tu as fait ce qu'il fallait. »

AIM AIM AIM

Ils s'installèrent dans la demeure, avec Remus logeant avec les trois vieillards. Sirius retourna au travail, et le temps passa.

Peu de temps après, les trois vieillards furent transférés dans leur nouvelle maison. Il y avait sept chambres, qui étaient aménagées comme des dortoirs.

À la pleine lune suivante, Remus et plusieurs autres loups-garous se réfugièrent sur l'île pour leurs transformations. Ils occupèrent chacun une chambre, mais au lever de la lune, ils quittèrent tous la maison, sauf les deux hommes très malades.

Cette première pleine lune fut mauvaise. Tous les loups s'étaient battus entre eux, parce qu'il n'y avait rien dans les bois pour freiner leurs instincts de chasse. Ils furent tous cloués au lit pendant plusieurs jours, le temps de guérir.

AIM AIM AIM

À la deuxième pleine lune, Sirius se présenta avec une caisse. Il avait fait venir Binky sur l'île, pour rencontrer toutes les personnes qui y séjournaient.

« Sirius, qu'est-ce qu'il y a dans la caisse ? » demanda Remus en quittant la maison.

« Une surprise. » sourit Sirius. « Où est tout le monde ? »

« Ils ne vont pas tarder. » Remus renifla l'air. « Des lapins ? »

« Tu as gâché la surprise. » grogna Sirius.

« Pourquoi as-tu amené des lapins ? » Remus était sincèrement perplexe.

« Pour vous, pour chasser. » Il sourit.

« Vraiment ? » Remus cligna des yeux.

« À la dernière lune, vous vous êtes tous battus. » fit remarquer Sirius. « J'ai pensé que, si je vous donnais quelque chose à chasser, et en quantité suffisante pour que tout le monde puisse se rassasier, alors vous ne vous battriez pas.
Les lapins se multiplient comme... Eh bien, comme des lapins. Si vous ne les attrapez pas tous, alors ils se multiplieront. James n'aura qu'à leur fournir de la nourriture le reste du mois, et les lapins auront le temps de procréer. »

« Cela pourrait fonctionner. » Remus riait de la prévenance de son ami.

« Le Ministère a adopté quelques lois supplémentaires contre les loups-garous. » soupira Sirius. « Aucune quantité de lobbying de notre part n'aide à la situation. Sans Dumbledore pour y veiller, je crains que tu ne puisses plus vivre en Grande-Bretagne. Tu devras rester ici avec James, pour ta sécurité. »

« Je déteste vraiment cette Ombrage. » grogna Remus.

« Elle a presque fini de mettre les loups-garous là où elle les veut. » approuva Sirius. « Elle passe maintenant à une autre cible. »

« Qui donc ? » demanda Remus, plein d'inquiétude.

« Les Nés-de-Moldus. » soupira à nouveau Sirius. « Elle les blâme pour la montée au pouvoir de Voldemort. Elle essaie de dire qu'ils ont volé la magie des sorciers. »

« C'est la plus grande ânerie que j'aie jamais entendue. » grogna à nouveau Remus. « Cette femme est un monstre. »

« McGonagall passera dans quelques jours. Je pense qu'elle cherche un endroit pour garder en sécurité les étudiants nés-de-moldus. » Sirius regarda ses pieds. « Elle a peur qu'ils frappent l'école en premier lieu, quand elle passera les nouvelles lois. Je pense qu'elle a raison. »

« Que pouvons-nous faire pour ça ? » Remus commença à faire les cent pas. « Elle va finir par tuer toutes les personnes, et détruire tous les artefacts, qui ne sont pas purs selon ses idées. »

« Je sais. » chuchota Sirius. « J'ai quelques idées, mais j'aurai besoin de vous trois pour en faire des plans valables. »

« Dans quelques jours, alors. » acquiesça Remus. « Tu dois partir, maintenant. La lune va bientôt sortir. »

« D'abord, les lapins : je pense que je dois leur donner une chance sportive. »

Sirius sourit, alors que plusieurs autres loups-garous sortaient. Il ouvrit la caisse, et des dizaines et des dizaines de lapins filèrent dans les bois.

« J'ai pensé que les lapins sauvages auraient plus de chances que les lapins apprivoisés. »

« Où les as-tu tous trouvés ? » Remus éclata de rire.

« Eh bien, tu connais l'île qui a une ferme ? » sourit Sirius. « Elle n'a pas de prédateurs. Alors j'ai rassemblé par magie tous les lapins que je pouvais voir, et je les ai mis dans la caisse. Il y en a encore beaucoup d'autres, là-bas. De cette façon, vous aidez James à le débarrasser des parasites de l'autre île, sans abattre les vaches et les moutons. »

« Est-ce que Lily est au courant ? » sourit Remus.

« Non, et si tu le lui dis, je le nierai formellement. » sourit Sirius.

Levant les yeux, il remarqua qu'il faisait complètement noir, désormais. « On dirait qu'il est temps pour moi de partir. »

Vingt minutes plus tard, une meute de loups-garous déchirait la caisse, pour la trouver vide. Ils s'éparpillèrent rapidement pour avoir chacun sa propre chasse.

Il y eut beaucoup moins de blessés, même s'il y avait plus de loups. Cependant, les plus malades des vieillards moururent pendant la nuit...

AIM AIM AIM

« Lily, ta(*) demeure est ravissante. » sourit Minerva lorsque la porte lui fut ouverte, quelques jours plus tard. « Et elle me semble un peu familière... Puis-je tenir Harry ? »

« Familière, n'est-ce pas ? Tu(*) devrais voir la bibliothèque. » répondit Lily, en confiant Harry à son professeur préféré. « Ce n'est pas exactement semblable, mais c'est si proche. Nous avons moins d'armures, moins de peintures et de fantômes, et surtout aucun poltergeist en vue. »

[(*) NDT : Il est très difficile, quand on traduit depuis l'anglais, de déterminer si on doit dire "tu" ou "vous", si on doit être familier ou solennel. J'ai décidé, après avoir lu plusieurs fics HP anglaises et françaises, que Minerva est solennelle avec tous ses élèves durant leur scolarité ("vous" entre eux), et familière avec ses anciens élèves quand ils deviennent des adultes proches d'elle ("tu" entre Minerva, Lily, James, Remus et Sirius).]

« Est-ce que vous prévoyez tous les deux de remplir cet endroit ? » la taquina Minerva, en donnant à Harry un petit câlin.

« Oui, mais pas comme tu le penses. » Elles atteignirent la bibliothèque, que les Potter utilisaient comme une sorte de salon. « Attends juste d'entendre ce que Sirius a imaginé. »

« Je suis inquiète, maintenant. » lança-t-elle en secouant la tête.

« Ne sois pas méchante, tante Minnie. » Sirius était drapé sur le dossier d'un canapé, et lui lançait un faux regard furieux. « J'ai de très bonnes idées. Je choisis juste de les ignorer, et d'opter pour les mauvaises à la place. »

Minerva choisit un fauteuil et se détendit, avant de lâcher Harry. « Alors, quel est ton plan ? »

« Comment vas-tu en tant que Directrice ? » répondit James en changeant de sujet.

« Honnêtement, je pense que c'est un peu plus facile que d'enseigner. Je commence à croire qu'Albus me faisait faire tout son travail en plus du mien. » Elle secoua la tête avant de sourire. « Mais je suppose qu'il était légèrement occupé avec d'autres petites choses politiques. C'est la partie qui fait mal, à présent qu'il n'est plus là... »

« Oui, nous l'avions remarqué. » L'expression de James tournait à la tempête. « D'abord les loups-garous, et maintenant les Nés-de-Moldus. Qui seront les prochains ? »

« Les Sang-Mêlés, les métis, et les autres races. » grimaça-t-elle. « Les centaures de la Forêt Interdite sont en effervescence. Le Ministère a envoyé un émissaire il y a quelques jours, et ils ont coupé leur territoire en deux. »

« J'ai une île ici qui fait un peu moins de huit kilomètres carrés(*). Elle est complètement sauvage, et je n'ai aucune idée de ce qu'il y a là-bas. S'ils souhaitent envoyer une équipe de reconnaissance pour la vérifier, j'aimerais qu'ils s'y installent. »

[(*) NDT : La mesure d'origine est trois miles carrés : environ 7,76996 kilomètres carrés.]

« Je le leur ferai savoir. » sourit-elle. « Heureusement, Firenze parle toujours avec Hagrid.
En parlant de ça, j'ai besoin d'une place pour lui aussi. Quand le Ministère est venu rencontrer les centaures, ils m'ont dit en gros qu'il est un monstre, et qu'il n'a pas sa place dans une école pleine d'enfants. »

« Sais-tu que nous sommes dans les eaux internationales, ici ? » déclara Lily. « Le Ministère de la Magie n'a pas son mot à dire sur ce que nous y faisons. »

« Vous accueilleriez Hagrid ? » Minerva sourit. « Merveilleux, il aimerait probablement rester sur l'île avec les centaures. »

« Si l'endroit est sûr : je n'ai vraiment aucune idée de ce qu'il y a là-bas. » mit en garde James.

« Eh bien, si nous avons un accord pour ces deux parties, il ne me reste qu'un seul problème. » Minerva soupira. « Comment puis-je sauver les Nés-de-Moldus ? »

« Rappelle-toi ce que j'ai dit au sujet de remplir cet endroit, et que Sirius avait une bonne idée. » commença Lily.

« Nous voulons ouvrir ici une école, pour donner aux Nés-de-Moldus un endroit sûr où vivre et apprendre. » commença Sirius. « Mais nous accepterons les Sangs-Purs, ou tous les autres qui veulent apprendre, sans que le Ministère ne leur souffle dessus. »

« Ici ? » demanda pensivement Minerva. « À qui demanderiez-vous d'enseigner ? »

« Nous avons étudié toutes les lois que le Ministère est en train de promulguer, et nous avons décidé de commencer à observer Poudlard, et de voir qui voudrait en partir. » déclara James prudemment. « Nous pensions qu'Hagrid et Flitwick, au moins, avaient besoin de sécurité. Je supposerais que le professeur d'études moldues ne serait probablement plus nécessaire, non plus. »

« Non, le Conseil a déjà supprimé cette classe. » Minerva fronçait les sourcils.

« Nous prendrons tous ceux qui veulent partir, puis nous déterminerons les autres postes à pourvoir. » déclara Sirius. « James pourrait enseigner la Métamorphose, Remus la Défense, l'Arithmancie ou l'Histoire, et Lily pourrait s'occuper des Potions ou des Runes. Rogue est le seul professeur qui, à notre avis, n'aurait pas sa place ici. »

« Et toi ? » demanda Minerva.

« Je reste au Ministère, pour suivre ce qui se passe. » déclara-t-il. « Je vais recruter des gens, pour m'aider à atteindre les Nés-de-Moldus avant que le Ministère ne le fasse. »

« Je pense que je peux aider avec ça. » sourit Minerva en attrapant son sac. Elle en sortit un gros livre, et le tendit à Lily.

« Est-ce que c'est ce que je pense que c'est ? » haleta-t-elle.

« Eh bien, si tu penses que c'est le Livre des Admissions de Poudlard, alors tu as raison. » révéla Minerva. « J'ai pensé que le Ministère le demanderait comme moyen de trouver des Nés-de-Moldus. Poudlard m'a permis de l'enlever pour le protéger, et protéger les étudiants. »

« Comment sais-tu que Poudlard t'a autorisée à le retirer ? » demanda Sirius.

« C'est un secret de Directeurs et de Directrices. » répondit-elle avec un sourire. « Il suffit de dire qu'une porte, qui est normalement verrouillée, s'est ouverte pour moi. Vous avez besoin d'un endroit où le Livre peut rester ouvert, avec cette plume à ses côtés. »

AIM AIM AIM

Note de la traductrice :

Vous comprenez maintenant quelle est cette histoire des loups-garous que je trouve dérangeante : gredandforgerock a inventé une situation horrible, où de tout jeunes enfants, après avoir été transformés en loups-garous, se sont retrouvés abandonnés et totalement isolés, sans même un nom, jusqu'à leur plus vieil âge !
Et sans aucun réel besoin pour le scénario, puisque ces loups-garous ne sont plus jamais évoqués dans le reste de l'histoire...

Heureusement, la suite est nettement plus morale, et vous n'allez pas vous ennuyer. À la prochaine fois !

### AIM AIM AIM ### AIM AIM AIM ###