Disclaimer : Les personnages n'appartiennent qu'à J.K Rowling. La seule qui m'appartient est Avalon, qui sort de mon imagination. Mon histoire commence durant l'été entre La Coupe de Feu et L'Ordre du Phénix. A partir de ce moment là, je remanie l'histoire à ma sauce...
Note de l'auteure : N'oubliez pas que les reviews sont le seul salaire des auteurs sur et que nous ne tirons absolument rien d'autre. Alors n'hésitez pas à laisser un petit commentaire, pour me donner votre avis !
Chapitre 2
Avalon avait pris possession du lit qui allait être le sien pour le reste des vacances d'été et n'était ressortie de la pièce que lorsqu'on avait annoncé le diner. Elle était descendue dans la cuisine pour voir que Harry Potter était finalement arrivé.
La jeune fille avait déjà croisé le Survivant à de nombreuses reprises. Après tout, ils étaient dans la même maison. Mais elle ne lui avait jamais adressé la parole directement, n'ayant absolument aucune interaction l'un avec l'autre.
Néanmoins, il y avait une chose qu'elle avait toujours admiré chez lui : il ne baissait jamais les bras, même quand tout espoir semblait avoir disparu.
Ava n'était pas abonnée à la Gazette du Sorcier, mais elle savait, pour en avoir entendu parler au Chaudron Baveur et sur le Chemin de Traverse, que personne ne croyait à sa version du retour de Lord Voldemort, même si Dumbledore soutenait la même chose. Visiblement, le Ministère était persuadé que ce n'étaient que des balivernes et Fudge, le Ministre de la Magie Anglais, était convaincu que le Directeur de Poudlard cherchait à lui prendre son poste.
L'adolescente pouvait sentir que l'ambiance était pesante. Quand elle entra dans la cuisine, Harry tourna son regard vers elle et la jeune fille eut une étrange sensation. Ces yeux verts, elle avait l'impression de les avoir déjà vu. Mais pas chez lui.
Un frisson la secoua et elle alla prendre place autour de la table, entre Ginny et Monsieur Lupin. Elle avait la désagréable impression que tout le monde la regardait et elle détestait ça.
- Dis nous, Ava, la fit sursauter la voix du père de Ginny. Ma fille nous a dit que c'était bientôt ton anniversaire.
- Le 31 aout. (Elle eut l'impression que Remus Lupin et Sirius Black se tendaient). Mais je ne fête jamais mon anniversaire.
- Pourquoi ça ? (La jeune fille haussa les épaules). C'est important de fêter son anniversaire.
- Je te ferai un beau gâteau, lui dit Madame Weasley en lui pressant les épaules.
- Vous n'êtes pas obligée, Madame Weasley. Je vous assure.
- Laisse tomber, intervint l'un des jumeaux, elle ne savait pas lequel.
- Si elle a décidé de te faire un gâteau d'anniversaire... commença le deuxième.
- ... Tu auras un gâteau d'anniversaire. (Elle ne put s'empêcher de sourire en les entendant finir les phrases de l'autre). En tout cas, toutes nos félicitations, Gin.
- Pourquoi ? demanda cette dernière en fronçant les sourcils.
- Tu as réussi à devenir amie avec la seule sorcière rousse qui ne soit pas une Weasley.
- C'est un exploit.
Avalon se sentit rougir et baissa les yeux sur son assiette en ne pouvant s'empêcher de jouer avec une mèche de ses cheveux. Cette couleur de cheveux n'était pas rare, mais elle n'était pas aussi répandue que le brun, le châtain ou le blond. Ou en tout cas, les personnes qui possédaient cette couleur naturellement n'étaient pas très nombreux. Et il était vrai que cette teinte était encore plus rare chez les sorciers que chez les moldus. Sauf quand on s'appelait Weasley, bien évidemment. C'était probablement l'une des conditions obligatoires pour pouvoir porter ce nom de famille.
La jeune fille se demandait souvent si l'un de ses parents avait les cheveux roux ou si cela lui venait d'un ancêtre plus éloigné. En réalité, elle se posait ce genre de questions pour toutes ses caractéristiques physiques.
- C'est vrai que les cheveux roux ne sont pas très répandus chez les sorciers, intervint Hermione, attirant l'attention de tous. Ce qui est plutôt ironique quand on sait que les moldus ont longtemps considéré que les roux étaient des sorciers. Alors qu'en réalité, il y en a très peu dans notre communauté.
- Nous avons connu une sorcière rousse qui n'était pas une Weasley, répondit Remus. La mère de Harry, Lily, était rousse.
- Une rousse au tempérament de feu, sourit Sirius. Nous l'appelions Lily la Tigresse.
- C'est vrai, sourit l'ancien professeur, amusé par l'anecdote. J'avais oublié.
- Sais tu de qui te vient cette magnifique chevelure ? demanda Madame Weasley.
- Maman... commença Ginny.
- Ça va, la rassura Ava en chuchotant. En faite, je n'en ai aucune idée. Je ne connais pas mes parents.
- Tu veux dire que tu ne te rappelles pas d'eux ? demanda Ron en enfournant une énorme fourchette dans sa bouche, faisant grimacer toutes les filles autour de lui.
- Non, elle veut dire qu'elle ne sait pas qui ils sont, lui répondit Ginny. Est ce que tu pourrais manger proprement ?
- Je fais ce que je veux, répliqua-t-il, la bouche pleine.
- Tu n'as vraiment aucune idée de leurs identités ? demanda Harry en la fixant de ses yeux verts.
- Aucune. J'ai grandi dans un orphelinat moldu. Je n'avais aucune idée que j'étais une sorcière avant que le Professeur MacGonagall ne vienne me l'annoncer. Et l'orphelinat n'avait aucune information à me donner, sauf que mon nom était écrit sur une carte qui avait été laissée avec moi.
- Quel âge avais tu ? demanda Monsieur Weasley d'une voix douce.
- Deux mois. Deux mois et un jour. J'y ai été déposée le 1er novembre 1981. (Un silence tendu tomba sur la cuisine et elle croisa le regard de Harry qui la fixait toujours). Je présume que mes parents biologiques étaient sorciers et qu'ils ont été tués la même nuit que les tiens. Sauf que je n'ai rien trouvé.
- Parce qu'il n'y a eu aucun autre meurtre cette nuit là, intervint Sirius Black pour la première fois qu'elle avait à vraiment parler de ses parents. Les seuls événements marquants de cette nuit ont été la mort de James et Lily, la torture de Franck et Alice Londubat et la disparition de Voldemort. (Un frisson secoua tous les Weasley présents). Si tes parents sont morts cette nuit là, personne n'en a parlé.
- Tu en es sûr, Sirius ? demanda Harry en le regardant.
- Certain. J'ai été arrêté le lendemain. Je ne suis pas prêt d'oublier cette nuit là.
Avalon tourna le regard vers le fugitif et eut l'impression que ses yeux bleus la sondaient, comme s'il cherchait à lire en elle.
Elle lui souhaitait bien du courage.
S'il était capable de trouver quelque chose sur son identité, elle était prête à l'accepter.
Cette première soirée au 12 Square Grimmauld avait été si étrange qu'Avalon ne fut pas étonnée de faire un cauchemar.
Cela lui arrivait souvent quand elle était enfant et cela s'était apaisé quand elle était entrée à Poudlard. Mais depuis la fin du Tournoi des Trois Sorciers, ses cauchemars avaient repris de plus belle, plus saisissants et effrayants qu'auparavant.
C'était comme si de voir le corps sans vie de Cédric Diggory avait ouvert les vannes de son subconscient et que ce dernier cherchait à lui faire comprendre quelque chose.
Dans ses cauchemars, rien n'était net, hormis elle même. C'était pour cela qu'elle n'arrivait toujours pas à comprendre.
Son environnement était flou, mais elle avait fini par déterminer qu'elle était dans une maison. Tout ce qu'elle pouvait entendre, c'était des voix étouffées, des pas précipités, des cris, des pleurs d'enfant, des gémissements de bébé. Ensuite, il y avait un éclair vert, puis un silence terrifiant. C'était dans ces moments là que Ava cherchait à s'orienter, à se déplacer. Puis, il y avait un autre éclair vert et c'était toujours à ce moment là qu'elle se réveillait en sursaut et dégoulinante de sueur.
Cette fois ci ne fit pas exception à la règle.
Elle se redressa d'un bout dans son lit, la sueur ayant détrempée le col de son tee-shirt et ses cheveux roux semblaient être pris d'une vie propre. La jeune fille détestait ça, qu'elle soit incapable de maitriser ses cheveux. Cela lui prenait du temps de les maitriser, surtout quand elle ne pouvait utiliser la magie. Ce qui voulait dire que durant les deux mois de l'été, ses cheveux faisaient ce que bon leur semblait.
Les attachant rapidement en un chignon lâche et bas dont s'échappées de nombreuses mèches, elle repoussa les couvertures et posa ses pieds nus sur le sol froid. L'adolescente se leva et sortit de la chambre en faisant le moins de bruit possible pour ne pas réveiller Hermione et Ginny qui dormaient du sommeil du juste. Elle descendit les escaliers en grimaçant à chaque marche qui grinçait, ce qui en faisait beaucoup, et finit par arriver dans la cuisine sans avoir réveillé personne. Enfin, personne qui n'était pas déjà debout.
Ava se figea en croisant le regard bleu de Sirius et en reconnaissant les cheveux hirsutes et noirs de Harry.
- Je suis désolée, dit elle en faisant un pas en arrière. Je ne voulais pas vous déranger.
- Tu ne nous déranges pas, lui répondit le plus vieux des deux. Je faisais du thé. Tu en veux ?
- Je veux bien. Merci.
Elle prit place sur la même chaise qu'elle avait occupée durant le diner, mettant de la distance entre elle et les deux hommes.
- Insomnie ? lui demanda Harry en la voyant se frotter les yeux.
- Cauchemar, répondit elle.
Elle accepta avec reconnaissance la tasse de thé que lui servit Sirius et enroula ses doigts autour pour tenter de se réchauffer. Elle était toujours frigorifiée après un cauchemar et elle pouvait mettre des heures avant d'arrêter de frissonner. La jeune fille remonta ses jambes, calant ses pieds sur le rebord de la chaise et posa son menton sur ses genoux. Alors qu'elle se frottait une nouvelle fois les yeux, elle remarqua que Sirius la regardait avec insistance, les sourcils froncés.
Ce n'était pas la première fois qu'il l'observait de cette manière, mais il commençait à la mettre mal à l'aise. Et étant donné qu'ils allaient devoir cohabiter durant ces deux mois d'été, elle décida de mettre les pieds dans le plat, pour que le malaise ne perdure pas.
- Pourquoi me fixez vous comme ça ? demanda-t-elle de but en blanc.
- Tu me rappelles quelqu'un, répondit il spontanément, comme s'il s'attendait à ce qu'elle pose la question. Je ne voulais pas te mettre mal à l'aise. Je suis désolé.
- Ce n'est rien. (Elle but une gorgée de son thé en regardant autour d'elle). Vous avez dit que cette maison était celle des Black. Vous avez grandi ici ?
- C'est exact.
- C'est qui, la femme sur le tableau à l'entrée ? demanda Harry à son tour en appuyant sa tête sur son poing.
- Ma douce et délicieuse Maman, répondit l'homme en se laissant aller contre sa chaise. Un vrai bonheur.
Un bruit dans le couloir fit sursauter Ava et elle se figea en voyant une petite créature entrer dans la cuisine en marchant d'un pas lourd, ses grandes oreilles tombantes sur le côté de sa tête, et ses yeux étaient si globuleux qu'ils semblaient prêts à lui sortir du crâne.
L'adolescente avait entendu parler des elfes de maison, mais elle n'en avait jamais vu. C'était la première fois qu'elle se retrouvait face à l'une de ces petites créatures et elle ne savait pas vraiment comment se comporter. Elle le suivit du regard pendant qu'il passait à côté d'eux en marmonnant dans sa barbe et en les ignorant. Il disparut dans une trappe derrière la gazinière et ils l'entendirent marmonner en bougeant des choses.
Ses paroles n'étaient pas toutes claires, mais ils arrivèrent à en saisir quelques unes et Ava remarqua que Harry et elle avaient la même réaction : ils haussèrent un sourcil.
- Sang de Bourbe, Traitres à leur sang, Ma pauvre maitresse en serait dévastée. La noble maison des Black... Souillée. Ma pauvre, pauvre maitresse. Elle n'aurait jamais permis que cela arrive. Ce sale petit ingrat... Il a invité la souillure dans cette maison...
- Quel charmant personnage, marmonna Ava.
- Kreattur est... fidèle à ma mère, dans la vie, comme dans la mort, répondit Sirius en soufflant. Il ne m'a jamais aimé, même quand je n'étais encore qu'un enfant.
- Fais en sorte que Hermione ne tombe pas sur lui, dit Harry. Elle va absolument vouloir que tu lui accordes des droits, des congés et peut être même un salaire. Idéalement, elle voudra même que tu le libères.
- La fameuse S.A.L.E, sourit Avalon. J'ai retrouvé des badges jusque dans ma malle.
- Sacrée Hermione, sourit Sirius à son tour.
C'était la première fois que l'adolescente le voyait sourire depuis son arrivée, et elle se doutait que ce n'était pas un événement courant. Quand il souriait, ses yeux brillaient et il semblait perdre dix ans. Il faisait tellement jeune...
La vie n'avait pas été tendre avec lui, cela se voyait aux cicatrices et aux tatouages qui marquaient sa peau.
Elle finit sa tasse et se leva, repoussant sa chaise.
- Merci, pour le thé, dit elle en glissant ses cheveux derrière ses oreilles. A demain.
- Bonne nuit, Avalon, la salua Sirius.
- Dors bien, Ava, ajouta Harry.
La jeune fille monta les escaliers et alors qu'elle disparaissait à l'étage, elle pouvait toujours sentir le regard de Sirius lui transpercer le dos.
Note de l'auteure : j'avoue, ce chapitre ne fait pas vraiment avancer les choses, mais cela permet de poser quelques petites bases...
J'espère que ça vous plait toujours autant et que vous êtes motivés pour continuer !
Je vous dis à très vite !
Bye
