Disclaimer : Les personnages n'appartiennent qu'à J.K Rowling. La seule qui m'appartient est Avalon, qui sort de mon imagination. Mon histoire commence durant l'été entre La Coupe de Feu et L'Ordre du Phénix. A partir de ce moment là, je remanie l'histoire à ma sauce...

Note de l'auteure : N'oubliez pas que les reviews sont le seul salaire des auteurs sur et que nous ne tirons absolument rien d'autre. Alors n'hésitez pas à laisser un petit commentaire, pour me donner votre avis !


Chapitre 3

Molly Weasley les avait tous réquisitionné pour nettoyer la maison. Et il fallait bien avouer que la baraque avait bien besoin d'un bon coup de chiffon.

Sirius avait carrément proposé de la raser, mais tout le monde avait fait comme s'il n'avait rien dit.

Ava se retrouva avec Harry à nettoyer les rideaux infestés de Doxys. Ils avaient enroulé des chiffons autour de leurs nez et de leurs bouches, armés de pulvérisateurs remplis de doxycide. Mais alors qu'ils en pulvérisaient les rideaux, certains n'avaient pas apprécié et avaient décidé d'attaquer les cheveux de l'adolescente.

Cela avait déclenché une bataille mémorable entre les deux adolescents et les petites fées mordeuses pour qu'elles relâchent enfin les mèches rousses qu'elles semblaient bien décidées à s'approprier.

Quand ils avaient réussi à les faire lâcher prise, ils avaient eu un bon gros fou rire et pour la première fois depuis longtemps, Avalon ne pensa plus à ses cauchemars, à ses parents ou à toutes autres choses.

Ils avaient passé des jours à nettoyer la maison, à faire en sorte qu'elle soit habitable et un peu moins poussiéreuse.

Avalon avait fini par trouver la bibliothèque et avait été surprise de voir une aussi grande collection de livres privée. Elle avait toujours adoré les livres. Madame Dowlings s'amusait à dire qu'elle n'avait appris à lire que pour dévorer les bouquins de l'orphelinat. Mais contrairement à Hermione Granger qui se plaisait à lire tout ce qui lui tombait sous la main, surtout si cela lui permettait d'apprendre, Ava préférait les romans, les histoires qui lui permettaient de s'évader, d'être quelqu'un d'autre. Les romans d'aventure et de mystères étaient ses préférés.

La bibliothèque des Black recensait une multitude de livre traitant de tous types de magie, de la plus pure à la plus sombre. Il y avait même des livres recensant toutes les familles de sangs purs de Grande Bretagne.

Il y avait peu de chance qu'elle vienne de l'une de ces familles, mais elle sortit quand même le livre de son rayonnage et alla s'asseoir dans l'un des vieux fauteuils légèrement miteux qui étaient là. Elle laissa son doigt descendre sur les noms inscrits sur la feuille de sommaire et en reconnut certains. Les héritiers de ces grandes familles étaient à l'école avec elle. Pas forcément dans son année.

Elle passa les familles commençant par un A et alla directement au chapitre dédié à la famille Black.

C'était une très grande famille. En faite, tous les sorciers dits de sangs purs étaient apparentés de près ou de loin. Ils s'étaient mariés les uns avec les autres, même entre cousins. Ce qui était visiblement le cas des parents de Sirius, d'après ce qu'elle pouvait voir.

La mère de Drago Malefoy était elle-même une Black, une cousine de Sirius. Les Potter avaient également une Black dans leur arbre généalogique, qui était la grande-tante de la mère de Sirius. Ils étaient tous liés.

En arrivant à la famille Potter, elle fronça les sourcils en lisant que James Potter était le dernier hériter sang pur. Elle tourna la page pour voir s'il y avait une suite, mais cela passait tout simplement à la famille suivante.

- La mère de Harry était une Née-Moldue, dit une voix dans son dos.

Elle se retourna pour voir la meilleure amie du Survivant qui lui souriait. Elle s'approcha d'elle en pointant le livre du doigt.

- Moi aussi je l'ai lu quand je suis arrivée.

- Pourquoi Harry n'est pas inscrit ?

- Parce qu'il n'est pas un sang pur. Sa mère était une Née-moldue, comme moi. Pour les gens venant de ces familles, James Potter a commis le crime le plus impardonnable en épousant une Née-Moldue. Pour eux, Harry est ce que l'on appelle un Sang-Mêlé. Ce qui ne vaut pas beaucoup mieux qu'un Né-Moldu à leurs yeux.

- Mais il l'aimait, non ? Les parents de Harry s'aimaient ?

- D'après ce que j'ai entendu dire, ils s'aimaient plus que tout.

- Alors ça devrait avoir de l'importance.

- Je suis d'accord avec toi. Mais comme tu as surement pu le constater, ils se sont mariés entre eux, privilégiant la pureté du sang plutôt que tout le reste. Il n'y avait pas beaucoup d'amour là dedans, voire pas du tout.

- Je trouve ça triste.

- Je trouve aussi. (Hermione se laissa tomber dans le fauteuil en face d'elle). Tu cherches des informations sur tes parents ?

- Je ne m'attendais pas à trouver quoi que ce soit dans ce livre, sourit Ava en refermant le pavé. En faite, j'ai fini par accepter que je ne découvrirai probablement jamais qui ils sont.

- Pourquoi ?

- Je ne sais absolument rien d'eux. Je ne connais que mon prénom et ma date de naissance. Etant donné que j'ai été abandonnée le matin du 1er novembre, j'en avais déduis que mes parents étaient morts durant la nuit d'Halloween, mais tu as entendu ce que Sirius a dit... Il n'y a eu que deux morts ce soir là... James et Lily Potter. Et je n'ai rien trouvé du côté des moldus. Tous les enfants nés le 31 aout sont avec leurs parents.

- C'est quand même dingue que personne ne soit en mesure de t'aider. Ça me rendrait folle de ne pas savoir.

- Se rendre malade ne changera rien à la situation, répondit Ava en se levant pour ranger le livre et changer de rayon. Parfois, il vaut mieux laisser tomber et passer à autre chose.

Il y avait vraiment de quoi s'occuper au 12 Square Grimmauld avec tout le nettoyage à faire. Et Avalon était surprise de s'amuser autant à faire du ménage. Enfaite, ce qui rendait la chose amusante, c'était de le faire avec des amis.

Alors que Ginny et elle étaient occupées à récurer la cuisine, cela s'était transformé en une bataille de mousse assez mémorable. Bien évidemment, Madame Weasley n'avait pas apprécié et elles avaient été séparées. Mais elles avaient eu le temps de bien rigoler malgré tout.

Ava était si épuisée quand elle se couchait, qu'elle avait réussi à ne pas faire de cauchemar, son esprit trop embrumé par la fatigue pour divaguer vers les terreurs cachées dans son subconscient.

Mais visiblement, la trêve était terminée.

Le monde était à nouveau flou, plongé dans ce brouillard qui l'empêchait de discerner ce qui se passait autour d'elle. La jeune fille avança, mettant un pied devant l'autre en tendant les bras face à elle. Elle papillonna des yeux quand elle entra dans une pièce visiblement très éclairée, et pour la première fois de sa vie, il y eut une éclairci. Les contours étaient toujours très flous, mais une personne était visible, clairement reconnaissable.

Ne pouvant s'en empêcher, Ava s'approcha, attirée comme un aimant. C'était un homme, jeune et fort, aux épaules larges et aux bras musclés. Ses cheveux noirs étaient légèrement ondulés et retenus en arrière par une demi queue de cheval. Il portait une chemise et un pantalon noirs, avec des bottes de la même couleur. La jeune fille ne le voyait que de dos, mais rien que cela, elle pouvait affirmer que c'était un bel homme. L'adolescente s'approcha encore et se figea quand elle entendit un gazouillement. Un gazouillement de bébé.

- Ce que tu es belle, murmura l'homme.

Et elle reconnut sa voix. Elle l'avait entendu. Elle l'entendait souvent depuis son arrivée au 12 Square Grimmauld. Elle était un peu différente maintenant, mais elle restait sensiblement la même. Les années l'avaient rendu plus rauque, plus cassée, mais elle savait à qui appartenait cette voix. La jeune fille s'approcha encore, jusqu'à être capable de voir le visage de l'homme.

Merlin qu'il semblait jeune !

Si jeune et si heureux.

Il était difficile de s'imaginer à quoi il ressemblerait une quinzaine d'années plus tard.

Il tenait un bébé dans ses bras, un bébé dont le crâne était recouvert d'un duvet roux. Il passa ses doigts sur les petites mèches qu'Ava imaginait douces. Elle pouvait sentir sa respiration s'emballer et sa gorge se serrer. La rousse sentit des larmes couler le long de ses joues alors que l'homme continuait de la regarder en souriant.

- Tu es la vie, murmura-t-il en embrassant son front.

Elle aurait voulu toucher l'homme, mais le rêve devint flou et le moment de tendresse se dissipa pour redevenir les éclats de lumière verte et les cris.

Et alors que le dernier flash vert se dissipait, un cri retentit.

Celui d'une femme qui hurlait.

Avalon se réveilla, les larmes coulant sur ses joues à torrent, dégoulinant dans son cou. Elle repoussa les couvertures et commençait à sortir de son lit quand une voix l'interrompit :

- Ava, ça va ? demanda Ginny d'une voix ensommeillée.

- Oui, murmura-t-elle. Ça va. C'était juste un cauchemar. Je vais aller à la cuisine.

- Tu veux que je vienne avec toi ?

- Non, rendors toi. Je vais bien.

- D'accord.

Son amie reposa sa tête sur l'oreiller et se rendormit aussi vite, laissant Ava sortir de la chambre. La jeune fille descendit les escaliers et alors qu'elle allait entrer dans la cuisine, elle se figea en entendant des voix. C'était les voix de deux hommes.

- Comment avez vous pu ? demanda le premier.

- J'ai fait ce que je pensais être juste pour sa propre sécurité.

- En quoi était elle en sécurité ? Elle ne sait absolument pas qui elle est ! Elle est totalement ignorante de sa propre identité ! Elle aurait au moins dû savoir... Ils auraient dû savoir.

- Elle aurait été trop en danger en étant avec lui.

- Et quelle est votre excuse pour lui avoir caché à lui ?

- Il a déjà trop de choses auxquelles penser.

- Il a une sœur dont il ignore absolument tout ! Ils ne se connaissent presque pas ! Ils sont frères et sœurs et ils l'ignorent totalement !

- Je devais m'assurer qu'ils vivent, qu'ils grandissent.

- Seuls, chacun de leur côté. L'un avec une famille qui le déteste et l'autre seule, ignorant absolument tout du monde auquel elle appartient. C'est une belle réussite, Professeur.

- Tu n'étais pas là, Sirius.

- Je n'étais pas là, parce que vous m'avez tous condamné, sans le moindre procès ! Ils étaient mes amis, et j'aurais préféré donner ma vie plutôt que de les trahir !

- Tu ne peux pas le leur dire.

- Je suis leur parrain. A tous les deux. J'ai tous les droits les concernant. Surtout quand ils sont tous les deux dans ma propre maison.

- Tu ne peux rien leur apporter, Sirius. Tu es toujours un fugitif, recherché par tous les Aurors du pays.

- Je peux leur apporter une famille ! Ils seront là l'un pour l'autre ! Quand je vous ai demandé où elle était, vous avez osé me répondre qu'elle était morte cette nuit là. Morte, ensevelie sous les décombres de la maison. Vous avez raconté le même mensonge à Remus. Vous nous avez regardé droit dans les yeux, et vous nous avez menti. Je n'étais pas là, mais vous auriez pu la confier à Remus. Il aurait pris soin d'elle.

- Même si j'ai beaucoup d'affection pour Remus, il était inconcevable de lui confier un nourrisson.

- Pourquoi ? Parce qu'il est un loup-garou ?

- Parce qu'il n'était pas dans un état d'esprit adéquate pour prendre soin d'un enfant. J'ai toujours pris soin d'eux, Sirius. J'ai toujours veillé à leur bien être.

- Alors, nous n'avons pas la même conception du bien être, Albus. J'ai entendu Ginny dire qu'elle avait demandé à Minerva de l'aide pour chercher parmi les sorciers qui étaient ses parents. Elle est venue vous demander de l'aide et tout ce que vous lui avez répondu, c'est qu'il n'y avait rien. Vous mentez depuis presque quatorze ans.

- Harry doit se concentrer sur son combat...

- HARRY A UNE SŒUR ! ELLE EST LA, DANS LA MÊME CHAMBRE QUE SA MEILLEURE AMIE ! SOUS LE MÊME TOIT QUE LUI ! Bon sang, Albus, elle ressemble tellement à Lily que j'ai compris qui elle était dès que j'ai posé les yeux sur elle ! Elle porte le nom que Lily avait choisi pour elle. Vous pensiez que nous n'aurions rien vu ? Remus m'a avoué qu'il s'en doutait depuis deux ans. Et quand il est venu vous en parler, vous avez à nouveau menti.

- Et il n'en a pas parlé à Harry.

- Il vous a fait confiance. Il pensait qu'Avalon était morte. A quoi bon annoncer à Harry qu'il a une sœur si c'est pour lui dire la seconde d'après qu'elle est morte ?

Ava sentit une pression sur sa poitrine, ses poumons comprimés par sa cage thoracique et quand elle leva la tête, elle croisa les yeux vert émeraude de celui qui était visiblement son frère.

Et les yeux de Harry étaient remplis de colère et d'un sentiment qu'elle ressentait également à cet instant.

La trahison.


Note de l'auteure : bon... Peut être que vous vous en doutiez, mais voilà...

Avalon est la sœur de Harry... Je sais que cette découverte arrive très tôt dans l'histoire, mais les aventures de Ava ne se concentrent pas sur cette recherche, mais plutôt sur ce qui va en découler...

J'espère vous retrouver la semaine prochaine pour découvrir l'histoire de Avalon...

A très vite et n'hésitez pas à laisser une petite review !

Bye