Disclaimer : Les personnages n'appartiennent qu'à J.K Rowling. La seule qui m'appartient est Avalon, qui sort de mon imagination. Mon histoire commence durant l'été entre La Coupe de Feu et L'Ordre du Phénix. A partir de ce moment là, je remanie l'histoire à ma sauce...
Note de l'auteure : N'oubliez pas que les reviews sont le seul salaire des auteurs sur et que nous ne tirons absolument rien d'autre. Alors n'hésitez pas à laisser un petit commentaire, pour me donner votre avis !
Chapitre 8
Avalon avait probablement passé les meilleures fêtes de fin d'année de toute sa vie, même si elle avait du mal à l'admettre à voix haute.
Remus et Sirius lui avaient offert pleins de petites choses pour Tigris, dont un petit coussin pour qu'elle y dorme et pleins de jouets brillants qu'elle s'appropria immédiatement. Par contre, elle snoba le coussin avec force et Ava n'eut pas le cœur de leur dire que la petite Niffleur avait pris l'habitude de dormir dans son lit avec elle.
Harry lui avait offert un album photo quasiment vierge, à l'exception de la photo que Sirius lui avait donné avant leur départ pour Poudlard à la rentrée, d'une autre d'eux deux, une troisième où ils étaient avec Sirius et la dernière devait venir de Ginny puisqu'elle les représentait toutes les deux, souriant largement à la personne qui prenait la photo.
Elle espérait avoir très prochainement de nouvelles photos à ajouter, pour le remplir de nombreux souvenirs joyeux.
Elle avait également reçu un pull tricoté avec soin par Madame Weasley, avec un grand A ornant le devant. Elle avait vu les enfants Weasley en porter dans la Salle Commune des Gryffondor, mais elle n'avait jamais fait attention au fait que Harry en avait aussi. Et surtout, chose importante, elle n'avait pas du tout pris en compte le fait qu'elle en recevrait un aussi. Il n'était pas très joli, la laine grattait alors même qu'elle ne faisait que le tenir entre ses mains et elle était quasiment certaine que la couleur jaune jurerait affreusement avec ses cheveux roux, mais elle fut étonnement émue, une boule d'émotions au fond de la gorge.
- Merci beaucoup, Madame Weasley. Vous n'auriez pas dû...
- C'est une tradition, chez les Weasley, dit Harry. Nous avons tous droit à un pull. Le premier est le plus important.
- Je l'aime beaucoup.
C'était faux, il était ignoble. Mais ce que Ava aimait beaucoup, c'était l'intention qui se trouvait dans ce pull. Madame Weasley avait pensé à elle en le faisant et personne n'avait jamais pensé à lui offrir un cadeau personnalisé.
Personne, avant aujourd'hui.
Elle passa les doigts sur la laine drue et sursauta légèrement quand quelqu'un lui tendit une bouteille fraiche de bière au beurre. Elle leva les yeux pour voir qu'il s'agissait de Harry, qui la regardait avec une compréhension débordante dans le fond des yeux.
Lui aussi avait vécu des années difficiles, au sein d'une famille qui ne voulait pas de lui. Il avait trouvé tout ce qu'un enfant désirait en devenant ami avec Ron et en intégrant le clan des Weasley.
Alors qu'Avalon refermait les doigts sur la bouteille, les enfants Potter se découvrirent un nouveau poing commun : ils avaient terriblement besoin d'être aimé.
Il y avait une chose à laquelle Avalon n'avait pas pensé quand elle avait accepté de garder pour elle sa filiation avec Harry : que ça serait aussi difficile de garder le secret.
Elle avait pensé que découvrir qu'elle avait une famille était suffisant, savoir qu'elle avait quelqu'un sur qui elle pouvait compter lui permette de tenir le coup suffisamment. Mais en réalité, c'était plus compliqué que ce qu'elle croyait. Personne, hormis un cercle très restreint de personnes, n'était au courant et elle ne pouvait donc pas se laisser aller à être totalement naturelle. Elle aurait voulu passer plus de temps avec son frère, apprendre à le connaître réellement, mais cela aurait semblé bizarre à leurs camarades de maison, et de l'école, de les voir soudainement passer autant de temps ensemble alors qu'ils ne s'étaient jamais adressés la parole auparavant. Ils discutaient, mais sur des sujets futiles.
Ils ne devenaient vraiment un frère et une sœur que lorsqu'ils étaient tous les deux, dans la Salle Commune, le soir, quand ils travaillaient sur la création des barricades autour de l'esprit de Harry.
Avalon n'avait pas osé aborder le sujet, craignant de passer pour une petite fille geignarde, mais elle n'avait pas eu à le faire puisque le Survivant avait lui-même mis le sujet sur le tapis.
- Cela commence à devenir pesant...
- Quoi donc ?
- De ne rien pouvoir dire à personne.
- Je croyais que tu étais d'accord avec Dumbledore. Que c'était le mieux pour notre propre sécurité.
- Tu as intégré notre groupe d'amis, officiellement. Quoi qu'il arrive, tu es en danger maintenant.
- Je sais bien...
- Quand j'étais petit et que je dormais encore dans le placard sous l'escalier, chez les Dursley, je m'imaginais qu'un ami ou un membre de ma famille débarquerait et me sauverait. Ça a fini par arriver, quand Hagrid a défoncé la porte de chez mon oncle et ma tante.
- Hagrid, carrément ? rit Avalon.
- Hagrid... confirma-t-il. Autant te dire qu'il n'a pas fait dans la dentelle ! Enfin bref, quand j'ai commencé à apprendre la vérité à propos de mes... nos parents, je me suis mis à penser que j'aurais adoré avoir un frère ou une sœur, pour pouvoir partager le fait que nos parents me manquaient.
- Tu en as une maintenant.
- Oui... (Il prit une grande inspiration). Ils me manquent beaucoup. Ce qui est idiot, puisque je ne me souviens même pas d'eux.
- J'ai encore moins de souvenirs d'eux que toi et pourtant, ils me manquent tous les jours. Depuis que j'ai vu la photo que Sirius m'a donné, il y a une pensée qui m'obsède. Comment aurait été notre vie, s'ils n'étaient pas morts, si nous avions grandi ensemble... Est ce que nous aurions été aussi proches que les Weasley ? Ou est ce que nous aurions passé notre temps à nous disputer ?
- Je me suis posé les mêmes questions...
- Mais nous pouvons... rattraper le temps perdu, en quelque sorte. Au moins, maintenant, nous sommes au courant. La situation est meilleure qu'il y a un an.
- Oui, c'est vrai.
Ava voyait bien que Harry était étrange, mais elle ne voulait pas le pousser à lui parler s'il n'en avait pas envie. Ils avaient beau vouloir être frère et sœur et se faire confiance, dans une certaine mesure, ils n'avaient pas la complicité de Ron et Ginny, par exemple. Ils en étaient encore à s'apprivoiser et à apprendre à se connaître. Et même si elle aurait voulu qu'il vienne se confier à elle, la jeune fille comprenait qu'il préfère se tourner vers Hermione et Ron pour s'épancher.
Les choses prirent une tournure compliquée quand Ombrage créa sa brigade inquisitoriale, composée essentiellement d'élèves de Serpentard. Ces derniers étaient sans arrêt sur leur dos, cherchant le moindre indice, la moindre faille pour tenter de prouver qu'ils se retrouvaient, ce qui était contraire aux règles instaurées par la Grande Inquisitrice.
Jusqu'à présent, ils avaient toujours réussi à faire en sorte de les contrer, mais ils devaient être lucides. Ils ne pourraient pas continuer ainsi pendant le reste de l'année.
La jeune femme pouvait sentir les regards des Verts et Argents sur elle, sur eux, et elle restait le plus imperméable possible, gardant le masque de fer qu'elle avait appris à maitriser à l'orphelinat.
Mais elle n'était pas la seule capable de maitriser un masque de ce genre. Les Sangs Purs étaient passés maitre dans cet art et l'un d'eux avait décidé qu'il voulait savoir ce qu'elle cachait.
Ava avait toujours trouvé que Drago Malefoy faisait trop d'efforts pour paraître satisfait de sa vie pour que cela soit réel. Elle n'avait jamais eu de contact direct avec lui avant le début du mois de Mars, lorsqu'elle sortit des toilettes des filles après son cours de Métamorphose. Elle devait se rendre à l'une des réunions de l'AD et elle était impatiente d'apprendre le sort du patronus.
Mais alors qu'elle finissait de mettre son sac sur son épaule, elle manqua de percuter le Prince des Serpentards. L'adolescente se figea, les doigts serrés sur la sangle de son sac et posa son regard sur le visage blafard du jeune homme. Ce dernier la toisait de toute sa hauteur. Il était grand pour ses quinze ans, plus grand que Harry, et il était aussi musclé que celui qu'il considérait comme son ennemi.
L'héritier des Malefoy l'observa, détaillant ses cheveux roux, son teint pâle recouvert de tâches de rousseur, ses yeux marron et sa taille. Avalon était plus grande que les autres filles de son âge, mais pas autant que lui ou son père. Sirius et Remus avaient dit qu'elle tenait sa taille de sa mère, Lily, qui avait été également plus grande que la moyenne.
- Tu ressembles à une Weasley, dit le blond, mais tu n'en es pas une.
- J'avais entendu dire que tu étais intelligent, répliqua-t-elle, mais à ce niveau, c'est carrément du génie.
- Il n'y a pas tant que ça de roux chez les sorciers. Et je suis certain que tu n'es pas seulement une sang-de-bourbe.
- Qu'est ce que je suis, d'après toi ?
- Un mystère... Tu caches quelque chose, quelque chose d'autre que l'emplacement des réunions de votre petit club.
- Je ne sais pas de quoi tu parles. Laisse moi passer.
- Je vous ai vu, toi et Potter. (Le cœur de Ava se mit à battre à toute vitesse dans sa poitrine). Vous ne vous étiez jamais adressés la parole jusqu'à la rentrée. Et d'un seul coup, voilà que vous passez énormément de temps ensemble.
- Je dois dire que ton obsession pour Harry est assez inquiétante. (Elle s'approcha de lui, tentant d'ignorer son cœur qui battait à tout rompre et murmura, pour le faire sortir de ses gonds). Est ce que tu ne serrais pas un peu amoureux de lui, par hasard ?
Drago devint tout rouge et la bouscula, la faisant se cogner contre le mur derrière elle. En voyant son visage déformé par la colère, la jeune fille ne put s'empêcher de sourire. Le Serpentard était fou furieux, mais elle était certaine que ce n'était pas parce qu'elle avait tapé dans le mille. Il n'avait pas l'habitude d'être défié et depuis qu'il était entré à Poudlard, Harry n'avait de cesse de le faire. Elle comprenait qu'il veuille comprendre, qu'il veuille l'éliminer, mais elle savait aussi qu'il n'était qu'un petit garçon au fond de lui. Un petit garçon effrayé et malheureux. Il subissait beaucoup de pression de la part de sa propre famille, de Voldemort et elle avait de la peine pour lui. Mais elle ne pouvait pas le lui montrer ou il utilisera cela contre elle. Tout comme il utilisera contre Harry le fait qu'elle soit sa petite sœur.
- Je suis amie avec Ginny, Malefoy, un concept qui doit t'être étranger. Et Ginny est la sœur du meilleur ami de Harry. Il était donc évident que je finisse par lui parler. (Elle s'approcha de lui, si proche que leurs poitrines se touchaient). Le seul qui fasse des cachotteries par ici, c'est toi. Il est revenu et tu le sais, mais au lieu de faire ce qui est juste, tu restes là, comme un petit chien bien élevé. (Elle poussa le vice jusqu'à lui tapoter la joue de la main). Pour l'instant, tu te prends pour un petit caïd. Mais le karma est un enfoiré. Je serais toi, je nettoierai un peu devant ma porte.
Ava se glissa sous son bras et s'engouffra dans le couloir, le laissant totalement ébahi et lui permettant de se rendre dans la Salle sur Demande.
Elle venait de mettre le feu aux poudres et elle n'était pas certaine qu'elle ait fait le meilleur choix du monde.
Note de l'auteure : et voilà !
Pour l'instant, je l'avoue, les choses suivent l'histoire de base... En réalité, l'histoire suit la trame de J.K Rowling durant ce premier tome des histoires de Avalon. Les événements commenceront à changer à partir de la suite, mais il était important de raconter L'Ordre du Phénix du point de vue d'Avalon.
J'espère que cette histoire vous plait et que vous appréciez cette héroïne.
L'action commence réellement à partir du prochain chapitre.
Je vous dis à très vite pour la suite !
Bye
