Disclaimer : Les personnages n'appartiennent qu'à J.K Rowling. La seule qui m'appartient est Avalon, qui sort de mon imagination. Mon histoire commence durant l'été entre La Coupe de Feu et L'Ordre du Phénix. A partir de ce moment là, je remanie l'histoire à ma sauce...
Note de l'auteure : N'oubliez pas que les reviews sont le seul salaire des auteurs sur et que nous ne tirons absolument rien d'autre. Alors n'hésitez pas à laisser un petit commentaire, pour me donner votre avis !
Chapitre 9
Avalon savait qu'ils ne pourraient pas continuer ainsi.
C'était sûr que les choses finiraient pas se gâter et qu'ils se feraient prendre.
Ombrage avait déployé des trésors d'ingéniosité pour les prendre sur le fait et elle avait fini par réussir son coup.
La jeune fille aurait dû se douter que Marietta Edgecombe serait celle qui aurait la langue trop pendue. Elle ne l'avait jamais aimé, tout particulièrement quand elle avait rechigné à signer le parchemin ensorcelé de Hermione pour assurer le silence de tous. L'acné violette et le mot CAFARD qui était apparue sur son visage lui faisaient un teint très peu saillant et l'adolescente éprouvait un certain plaisir coupable à la voir arpenter les couloirs de l'école ainsi. Elle aurait encore plus savouré son plaisir s'ils ne s'étaient tous pas retrouvés puni, récoltant une magnifique cicatrice sur le dos de la main formant les mots Je ne dois pas désobéir aux règles.
Ava était furieuse et ressentait un puissant sentiment d'injustice. Surtout maintenant que Dumbledore était en fuite et que Ombrage avait pris la direction de Poudlard.
Elle se sentait épiée et elle avait aperçu Malefoy qui l'observait de manière bien trop appuyée à plusieurs reprises.
De plus, l'état de Harry était de plus en plus inquiétant. Il passait de plus en plus de temps à frotter sa cicatrice et Ava avait suffisamment côtoyé son frère pour savoir que cela voulait dire qu'elle le faisait souffrir et donc que son esprit était ouvert à celui de Voldemort.
L'évasion des jumeaux Weasley avait été une distraction plus que bienvenue et assez satisfaisante, mais très rapidement, les choses avaient repris leurs cours.
Ce n'était pas une bonne chose. Pas une bonne chose du tout.
Alors qu'elle allait sortir de la salle de potions, le professeur Rogue l'interpella.
- Mademoiselle Smith, je voudrais vous dire un mot.
- Je te rejoins dehors, dit elle à Ginny qui lui fit un signe de tête.
La rousse s'approcha du bureau du Maitre des Potions et attendit en silence qu'il lui dise ce qu'il voulait lui dire, les mains jointes devant elle.
- Mademoiselle Smith, quand avez vous découvert votre talent en Occlumencie ?
- Aucune idée, Professeur. C'est quelque chose que j'ai toujours eu en moi.
- Vous êtes très douée, Mademoiselle Potter, mais cela ne sera pas suffisant pour aider votre frère.
- J'en suis consciente, Professeur. C'est pour cela qu'il continue à s'entrainer avec vous et plus avec moi.
- Je voudrais travailler avec vous également.
- Je ne suis pas certaine que ce soit une très bonne idée, Professeur.
- Je vous demande pardon ?
- Sans vouloir vous manquer de respect, Professeur Rogue, mais vous vouez une antipathie extrêmement virulente à Harry et je sais que cela est en rapport avec notre... avec notre...
- Votre père.
- Oui.
- Vous semblez avoir du mal avec cela.
- C'est encore très nouveau pour moi. Tout cela pour dire que, même si vous êtes un excellent Occlument, probablement l'un des meilleurs, je ne suis pas certaine que travailler avec vous soit une bonne idée, Professeur.
- Mademoiselle Potter, vous êtes peut être la fille de James Potter, mais contrairement à votre frère, vous n'avez rien en commun. Je crois pouvoir être capable de faire la part des choses. Vous avez un talent incroyable, vous devez apprendre à le maitriser. Pour l'instant, vous êtes capable de faire des choses déjà assez impressionnantes, sans avoir eu l'aide de qui que ce soit, mais les événements de ces derniers temps nous ont montré que nous devons utiliser tous les talents à notre disposition.
- Professeur...
- Vous ressemblez à votre mère, Mademoiselle Potter. A tel point que j'ai l'impression de voir un fantôme.
- Je ne vois pas trop le rapport, Professeur.
- Votre frère ne ressemble pas uniquement physiquement à votre père. Il se comporte également de la même manière...
- Et vous pensez que cela est peut être valable pour moi aussi ? Que je ne ressemble pas uniquement que physiquement à Lily Potter ?
- Exactement. Vous avez besoin de perfectionner votre talent, Mademoiselle Potter.
- D'accord... Mais s'il vous plait... Arrêtez de m'appeler ainsi.
- D'accord, Mademoiselle Smith. Nous commencerons demain, après le diner.
Ava hocha la tête et sortir de la salle de classe, des questions pleins la tête.
Pourquoi le Professeur Rogue avait un comportement si différent avec elle ? Cela avait il un lien avec sa mère ? Et si c'était le cas, qu'est ce que cela allait changer pour elle ?
Avalon avait l'impression que son crâne allait exploser.
Cela faisait un mois qu'elle avait commencé à travailler avec le Professeur Rogue sur ses talents d'Occlumens et cela faisait presque autant de temps qu'une migraine lancinante lui vrillait le crâne et lui donnait envie de vomir. C'était comme si quelqu'un lui plantait un pique dans les yeux pour tenter d'aller faire de la bouillie avec son cerveau. Elle n'arrivait plus à dormir, les cauchemars envahissant son sommeil et elle manquait d'appétit.
Son état s'était dégradée à toute vitesse, à tel point que Harry ne faisait même plus attention à cacher le fait qu'il se faisait du soucis pour elle.
Mais le point culminant de la douleur était arrivé alors que les cinquièmes années allèrent passer leur B.U.S.E d'Histoire de la Magie.
Les quatrièmes années, quant à eux, avaient déjà terminé les leurs et ils avaient une après midi de libre.
De plus, les derniers événements ne l'avaient pas aidé à aller mieux.
Hagrid avait été obligé de fuir l'école en pleine nuit – Ava espérait qu'il était en sécurité – et MacGonagall avait été transféré à l'hôpital de Saint Mangouste après avoir essuyé quatre sortilèges Stupefix en même temps, en tentant de porter secours au garde chasse.
Ils n'avaient plus aucun adulte faisant partie de l'Ordre avec eux, tout du moins, aucun dont ils avaient confiance. Ce qui ne présageait rien de bon pour eux.
Voyant que leur amie n'allait pas bien, Ginny et Luna avaient entrainé Ava dans le parc de l'école pour lui faire prendre l'air. Sauf que cela n'avait pas eu l'effet escompté. Les bruits des autres élèves s'amusant au bord du lac n'avaient fait qu'exacerber sa migraine et la jeune fille avait insisté pour rentrer, ignorant les suppliques des deux autres d'aller à l'infirmerie.
C'était arrivé alors qu'elles traversaient le Hall de l'école.
Alors que les cinquièmes années passaient leur examen dans un silence seulement brisé par le bruit des plumes raclant sur le parchemin, quelqu'un se mit subitement à hurler. Sursautant à la suite de ce cri inhabituel, Avalon sentit un esprit percuter le sien avec violence, brisant ses barricades mises à mal par sa migraine. Les images ne furent pas les seules choses que l'autre esprit lui envoya. Il y avait également la douleur cuisante sur son front.
Elle savait de qui venaient les images, ce hurlement à glacer le sang.
Harry.
Contrairement à lui, elle n'était qu'une spectatrice de la scène, regardant, totalement impuissante, Lord Voldemort torturer Sirius pour qu'il aille lui chercher quelque chose.
Alors que le Seigneur des Ténèbres levait sa baguette, elle entendit la voix, un murmure, de l'homme qu'elle avait appris à considérer comme un membre de sa famille, un air de défi sur son visage recouvert de sang.
- Tu devras me tuer, murmurait Sirius.
- Sans aucun doute, c'est ce que je finirai par faire, disait la voix glacée. Mais tu commenceras par aller me la chercher, Black... Tu crois donc que c'était vraiment la douleur, ce que tu as éprouvé jusqu'à maintenant ? Réfléchis... Nous avons des heures devant nous et personne ne peut t'entendre...
Alors que Sirius se mettait à hurler, le propre hurlement de Harry continua de s'élever, envahissant tout son esprit. Et sans même s'en rendre compte, Ava tomba à genoux se tenant le crâne des deux mains, joignant son hurlement aux deux autres qu'elle entendait. Celui dans sa tête et celui dans la Grande Salle.
Elle hurlait de douleur, de peur et de désespoir.
Elle hurlait parce que tout était entrain de partir en vrille, juste avant de perdre connaissance.
Avalon s'était réveillée à l'infirmerie, la migraine disparut pour la première fois depuis très longtemps. La nuit était tombée à l'extérieur et un silence presque lugubre régnait dans le royaume de Madame Pomfresh. Ses amies n'étaient pas là, probablement retranchées dans leurs dortoirs respectifs.
Ce n'était pas un bruit qui l'avait réveillé, mais le terriblement pressentiment qui avait pris la forme qu'une terrible boule à l'intérieur de sa poitrine.
Se redressant dans le lit sur lequel elle était allongée, elle enfila très discrètement ses chaussures et attrapa sa baguette sur la table de chevet avant de se faufiler hors de l'infirmerie en faisant le moins de bruit possible pour ne pas attirer l'attention de Madame Pomfresh. Alors qu'elle débouchait dans le Grand Hall, la jeune fille entendit des bruits de pas précipités dans les escaliers. Ava cherchait un endroit où se cacher quand Ginny surgit devant elle, la faisant sursauter, des griffures traversant l'une de ses joues.
- Ava ! s'exclama-t-elle.
- Ginny ! Qu'est ce qui se passe ?! (La jeune fille regarda Luna, Ron et Neville qui étaient avec elle). Où est ce que vous allez ? Où sont Hermione et Harry ?
- Ils sont avec Ombrage, dans la Forêt Interdite, dit Ron. Ils sont allés lui montrer quelque chose. Nous devons aller les rejoindre.
Alors que Avalon mourrait d'envie de poser des questions, sa meilleure amie lui attrapa la main et la tira derrière eux. Ses amis semblaient avoir eu des ennuis entre le moment où elle s'était évanouie et maintenant. Une grosse bosse s'était formée au dessus de l'un des yeux de Neville et Ron avait dû se prendre un coup dans la bouche car sa lèvre saignait. Ils sortirent dans le parc et entrèrent dans la Forêt Interdite.
Ava avait l'impression qu'ils avaient passé des heures dans les bois quand ils entendirent la voix de Harry, à quelques mètres d'eux.
- Quand on y sera arrivés, Sirius sera sans doute déjà mort !
La jeune fille l'aperçut soudainement, donnant un coup de pied dans un arbre. Elle aperçut ensuite la silhouette de Hermione qui se relevait avec difficulté.
- On ne peut rien faire sans nos baguettes magiques. De toute façon, Harry, comment avais-tu l'intention d'aller à Londres ?
- Oui, c'est justement ce qu'on se demandait, intervint Ron en s'approchant de ses deux meilleurs amis.
Ava se précipita vers son frère et le prit dans ses bras, ressentant la peur qui le rongeait de l'intérieur. Alors qu'elle faisait un pas en arrière, elle réalisa qu'ils étaient tous les deux couverts de sang.
- Alors, dit Ron qui écarta une branche basse et tendit à Harry sa baguette magique, tu as une idée pour aller à Londres.
- Comment avez vous fait pour vous échapper ? demanda Harry, stupéfait, en prenant sa baguette.
- Deux éclairs de Stupéfixion, un sortilège de Désarmement et un joli Maléfice d'Entrave exécuté par Neville, répondit Ron d'un air dégagé en rendant également à Hermione sa propre baguette. Mais Ginny a fait encore mieux, elle a eu Malefoy avec un maléfice de Chauve-Furie, c'était superbe, il avait le visage couvert de bestioles qui battaient des ailes. Après, en regardant par la fenêtre, on vous a vus partir en direction de la forêt et on vous a suivis. Nous avons trouvé Ava qui se faufilait hors de l'infirmerie en cours de route.
Alors que Ron leur demandait où était passé Ombrage, la jeune fille sentit son frère prendre sa main et la serrait, dans un geste pour tenter de se réconforter. L'adolescente lui répondit de la même manière, sa propre peur pour Sirius lui nouant la gorge. Elle revint au temps présent en entendant le nom de leur parrain.
- Est ce que Tu-Sais-Qui a vraiment capturé Sirius ou...
- Oui, dit Harry. Je suis sûr que Sirius est toujours vivant mais je ne vois pas comment nous pourrions aller là-bas pour l'aider.
Ava était incapable de parler, son crâne s'étant mit à bourdonner à nouveau, les voix de ses amis entrain de débattre sur le meilleur moyen de se rendre à Londres n'étant qu'un bruit en arrière plan. Ils ne semblaient pas réussir à se mettre d'accord, jusqu'à ce que Ron se mette à parler de chevaux volants.
La rousse fronça les sourcils en voyant son frère s'approcher de quelque chose que seuls lui et Luna semblaient capable de voir.
- Ils y en a combien ? demanda Ron.
- Deux seulement.
- Il nous en faut trois, dit Hermione qui paraissait encore un peu secouée, mais qui n'avait rien perdu de sa détermination.
- Quatre, Hermione, rectifia Ginny, le visage renfrogné.
- En fait, nous sommes six, dit calmement Luna.
- Sept, intervint Ava.
- Ne sois pas idiote, nous ne pouvons pas y aller tous ! s'emporta Harry. Ecoutez, vous quatre... (Il pointa Neville, Ginny, Luna et sa sœur du doigt), vous n'êtes pas dans le coup, vous ne...
- Attends, qu'est ce que tu racontes ! s'insurgea Ava. Je viens avec toi !
- Il n'en est pas question, Avalon !
- C'est mon parrain aussi, Harry ! J'ai vu ce que tu as vu, alors ne crois pas que je vais tranquillement rester ici à me tourner les pouces pendant que tu vas le sauver ! C'est mon combat aussi.
- Non, c'est à cause de moi qu'il a pris Sirius. C'est à moi d'y aller.
- Nous sommes une famille, Harry. Et même si je n'en ai aucun souvenir, j'étais dans cette maison moi aussi, quand il est venu tuer nos parents. Je sais que, comme pour moi, tout cela est nouveau pour toi et qu'il t'est difficile de composer avec le fait que tu as une famille autre que Sirius. Mais je suis là maintenant et je viens avec toi, FIN DE LA DISCUSSION !
Son coup d'éclat avait cloué le bec à tout le monde, et même Neville et Luna, qui ne devaient pas comprendre de quoi elle parlait, ne mouftaient pas. Harry frotta sa cicatrice dans un geste distrait et se redressa en semblant avoir une idée de génie.
- Bon, d'accord, dit-il. Ron et moi, on va prendre ces deux-là et partir tout de suite. Hermione restera avec vous pour en attirer d'autres.
- Je refuse de rester derrière ! protesta Hermione, furieuse, parlant au nom de Avalon.
- Ce ne sera pas nécessaire, assura Luna avec un sourire, regardez, il y en a encore qui arrivent... Vous devez vraiment sentir très fort, tous les deux...
Harry pivota et sembla voir quelque chose qui le renfrogna.
- Très bien, dit-il, les mâchoires serrées. Prenez-en un chacun et allons-y.
Note de l'auteure : et voilà le chapitre 9 des aventures de Avalon !
Je tiens à préciser que ce qui est écrit en italique vient tout droit de Harry Potter et l'Ordre du Phénix et ne m'appartient donc pas.
J'espère que vous êtes toujours là et que vous serez présents pour la suite !
Je vous dis à très vite !
Bye
