Bien le bonjour !

Quelle productivité mes ami·es ! On ne m'arrête plus XD

RAR :

XDrayXMioneX : Ouhouh excellente question ! En même temps... qui en doutait ?

brigitte26 : Alors je n'arrive pas trop à savoir si ta review est un commentaire sur ma façon d'écrire ou sur ce qu'il se passe dans l'histoire ^^ En effet comme l'histoire est écrite du point de vue d'Hermione, elle a l'impression que tout lui retombe dessus, et c'est d'ailleurs bien pour ça qu'elle s'énerve autant (on la comprend). En ce qui concerne l'adoption, effectivement c'est une solution, mais s'il n'y avait pas de problèmes, il n'y aurait pas d'histoire XD ! J'espère que la suite te plaira :)

MadyLP : héhé on aime le gaz, surtout s'il peut faire dégager Ron qui est un sal con XD ! Une histoire entre Hermione et Dolosa hein ? héhé et bien tu verras ! Je ne spoile pas ;) J'espère que la suite te plaira !

Bonne lecture à toutes et tous !


Les yeux rouges, Hermione baissa la tête pour traverser l'Atrium dans l'objectif d'éviter d'être interpelée par des sorcières et sorciers qu'elle croiserait. Mais en ce milieu d'après-midi, l'immense hall d'entrée du Ministère était relativement vide. C'est donc sans difficulté qu'elle atteignit l'étage où se trouvait son bureau, mais arrivée au milieu du couloir, elle tomba sur Ginny qui l'appela d'un ton joyeux.

- Hermione ! Tu es là, je te cherchais !

L'intéressée leva des yeux douloureux vers son amie qui compris immédiatement que quelque chose n'allait pas.

- Oula… murmura Ginny en s'approchant d'Hermione. Allez viens, tu vas me raconter.

Toutes les deux entrèrent dans le bureau et s'installèrent côte à côte sur le canapé du petit salon. Au moment où Ginny posa sa main dans le dos d'Hermione pour la soutenir, celle-ci fondit en larme.

- Qu'est-ce qu'il se passe ma chérie ? demanda Ginny d'une voix douce.

- C'est Ron, répondit Hermione dans un sanglot. On… Je crois que…

- Vous vous êtes disputés ?

Hermione hocha la tête, incapable de parler davantage à cause du nœud qui s'était formé dans sa gorge.

- Quel abrutit ! cracha Ginny en détournant le regard.

- En fait, parvint finalement à prononcer Hermione entre deux sanglots. Cela fait environ deux ans qu'on essaye d'avoir un enfant, et on n'y arrive pas. Mais à cause de mon travail, je n'ai pas eu le temps d'enclencher des démarches pour faire des analyses et comprendre d'où vient le problème. Donc hier il a fini par prendre rendez-vous à Sainte Mangouste, et c'était ce midi la consultation. Mais ça s'est mal passé.

Ginny ne répondit rien, sachant très bien qu'Hermione avait pour l'instant besoin de vider son sac, et de rien d'autre.

- Le médicomage était odieux, continua Hermione. Alors je me suis énervée et je suis partie, mais Ron n'a pas compris pourquoi et je me suis sentie plus seule que jamais. Tu te rends compte ? Il me reproche de ne pas vouloir d'enfant avec lui !

Ginny serra un peu plus Hermione contre elle, la laissant poser sa tête sur l'épaule qu'elle lui tendait. Sentir pour la première fois depuis des semaines un corps contre elle, même s'il s'agissait de celui de Ginny, donnait enfin l'impression à Hermione de ne pas être abandonnée de tous. Elle s'autorisa à se détendre un peu, serra à son tour Ginny dans ses bras, et cessa de pleurer.

- Je suis désolée, finit par dire Ginny en sentant Hermione se calmer un peu.

- Tu n'y es pour rien.

- Certes, mais ça n'empêche pas que cela me rende triste pour toi. Sachant qu'en plus je ne peux pas t'aider, c'est d'autant plus rageant !

Hermione rigola face à l'attitude protectrice de son amie. Se sentant déjà un peu mieux, elle se détacha de Ginny et plongea son regard dans ses yeux verts.

- Merci d'être toujours là pour moi… murmura-t-elle.

- Mais de rien ! répondit Ginny en la gratifiant d'un clin d'œil. Comment pourrais-je laisser l'amour de ma vie dans une telle détresse ?

Hermione éclata de rire en plaquant ses mains sur ses côtes. Depuis que Ginny avait fait son coming-out lesbien, elle avait adopté un langage pour parler de ses relations amicales avec les femmes qui pouvait, si on ne la connaissait pas, porter à confusion sur ses réels sentiments. Mais même si Hermione savait qu'elle parlait d'amour au sens amical du terme, cela la faisait toujours rire d'entendre Ginny parler d'elle comme du « grand amour de sa vie ». Il faut dire que les deux femmes étaient devenues au fil des années aussi complices qu'on pouvait l'être. Elle se voyaient très régulièrement pour discuter de tout et de rien, Hermione partageant sa vie de couple et Ginny racontant ses déboires avec ses multiples conquêtes. Elles venaient chacune chercher chez l'autre le réconfort et les conseils qu'elles ne pouvaient et ne voulaient trouver nulle part ailleurs. Hermione avait été la première parmi les proches de Ginny à être au courant de son homosexualité, et d'ailleurs avait été la première à qui Ginny s'était confiée quand elle avait commencé à se poser des questions. En repensant à cela, Hermione se senti honteuse, au point de vouloir se cacher au fond d'une grotte pour le restant de ses jours, de ne pas avoir parlé à Ginny de ses désirs d'enfants avec Ron, et surtout de leur incapacité à en avoir. Elle leva donc ses yeux gonflés vers son amie et lui lança un regard implorant.

- J'espère que tu ne m'en veux pas de ne pas t'en avoir parlé avant…

- Oh et bien je t'en voulais atrocement jusqu'à ce que tu me regardes avec ces yeux-là !

Hermione rigola à nouveau et pensa que pour rien au monde elle ne voudrait être ailleurs. C'était bien Ginny qui arrivait le mieux à lui remonter le moral quand elle était au plus bas. Elle aurait voulu encore serrer Ginny dans ses bras mais fut interrompue par trois petits coups frappés à la porte.

- Entrez ! dit-elle en levant les yeux au ciel, agacée de ne pas pouvoir être tranquille cinq minutes d'affilée.

- Hermione, lança alors son assistante en passant la tête derrière la porte. Harry et Dolosa sont rentrés.

En entendant la nouvelle, Hermione se leva d'un bond et lança à Ginny un regard excité.

- Bien ! Merci Nathalie ! Peux-tu leur dire de venir s'il te plait ? Ils doivent avoir des choses à nous raconter.

- Pas de problème, je leur fais parvenir une note !

Nathalie quitta la pièce en refermant la porte derrière elle, laissant à Hermione un sentiment agréable d'avoir quelque chose à faire et à penser. Ginny se leva à son tour pour dire à Hermione qu'elle allait la laisser et refusa sa proposition de rester pour écouter le compte rendu de Dolosa et Harry.

- J'ai du travail, lui dit-elle en ouvrant la porte pour sortir. Mais si tu veux, on peut se voir ce week-end ?

- Avec grand plaisir, répondit Hermione en se réjouissant d'avance de passer du temps avec Ginny. Je t'enverrai un hibou.

- Non, moi je t'enverrai un hibou !

- Non, moi ! s'amusa Hermione en fronçant les sourcils.

- Bon d'accord ! abdiqua Ginny en lui lançant un clin d'œil complice. Allez je file ! Bon après-midi !

- A toi aussi.

Hermione n'eut pas le temps de retourner s'assoir à son bureau après le départ de Ginny, que Harry et Dolosa frappaient déjà à la porte pour lui faire leur compte rendu. Elle les invita à entrer et sans plus attendre, leur demanda comment les négociations s'étaient passées, et au vue des airs réjouis affichés sur leurs visages, elle ne mit pas longtemps à se douter de leur réponse.

- A merveille ! répondit Harry, affichant un large sourire. Dolosa est une incroyable négociatrice ! Tu aurais dû voir ça de tes propres yeux Hermione, c'était du grand art.

- Oh, n'exagère pas, minimisa Dolosa en rougissant. Je n'ai fait que mon travail c'est tout.

- Alors raconte ? insista Hermione en s'asseyant sur le rebord de son bureau.

- Et bien je pense que nous pourrons avoir un accord d'ici la fin de la semaine prochaine ! annonça fièrement Dolosa en redressant le menton.

Ce petit air supérieur amusa Hermione qui voyait très bien ce que pouvait ressentir Dolosa en cet instant, car elle-même avait souvent expérimenté la satisfaction du travail accompli et de la tâche réussie. Elle croisa donc les bras devant elle et s'inclina légèrement devant Dolosa pour lui signifier son entière satisfaction quant à ses efforts pour gérer cette crise.

- Je ne peux que te remercier pour tout ce que tu as fait pour le Ministère et le monde magique. Grâce à toi, nous allons bientôt tous pouvoir dormir sur nos deux oreilles.

- Ce n'est pas encore réglé, modéra Dolosa en penchant la tête sur le côté. Je ne serai totalement soulagée que quand l'accord sera signé.

- Tu as raison, ne crions pas victoire trop vite. La prochaine étape sera donc de leur faire signer un accord, ou y a-t-il encore des clauses à négocier avant ?

- Nous leur avons pour l'instant exposé les clauses que nous souhaitions conserver, et celles que nous souhaitions alléger. Ils nous ont présenté leurs réticences que je t'ai compilées dans un compte rendu que voici.

Dolosa tendit un parchemin cacheté à Hermione qui s'en saisit avant de le dérouler et de le parcourir rapidement.

- Nous leur avons demandé de réfléchir à nos propositions pendant que nous réfléchissons aux leurs, continua Dolosa. Nous sommes tombés d'accord sur un délai de réflexion d'une semaine. Nous reviendrons donc pour les échanges finaux et la signature du nouvel accord jeudi prochain.

- Excellente nouvelle ! s'exclama Hermione. Harry, des nouvelles de Jones ?

- Non aucune. Nous pensons qu'il a quitté le pays car il n'a pas remis les pieds chez lui et nous n'avons eu aucun signe de sa présence autour de Scafell Pike.

- Tant mieux ! Mais nous ne devons pas relâcher notre vigilance pour autant. Je me demande si nous ne devrions pas demander aux différents journaux sorciers de publier un appel à témoin.

- Je me suis posé la même question, confirma Harry. Et j'en suis arrivé à la conclusion qu'il faudrait quelque chose de discret, qui ne soit pas diabolisant.

- Quel intérêt d'avoir quelque chose de discret si nous voulons que ça soit vu par le plus grand nombre ? interrogea intelligemment Dolosa.

- J'aimerai éviter des rumeurs et une panique générale, répondit Hermione. Je ne veux pas qu'on pense que c'est un dangereux criminel.

- Je peux demander à Drago de faire rédiger un communiqué rapide ? proposa Harry. Quelque chose de simple qui invite quiconque ayant des informations sur Jones à se manifester car il est porté disparu, par exemple ?

- Va pour ça, approuva Hermione. Par contre je préfèrerai que ça soit Dolosa qui s'en charge.

- Pourquoi moi ?

- Parce que je connais l'incapacité totale qu'ont Harry et Drago de communiquer autrement que comme deux scrout à pétard énervés, donc si c'est toi qui lui demande, au moins ça sera vite et bien fait.

Dolosa jeta un regard en coin à Harry qui observait Hermione d'un air outré, et éclata de rire face à son collègue visiblement choqué d'avoir été comparé à une créature si peu ragoutante.

- MOI ? s'indigna-t-il en plaquant sa main sur son torse avec un mouvement de recul. MOI ? UN SCROUT A PÉTARD ÉNERVÉ ?

- Oui toi, répondit Hermione d'un air blasé. Maintenant file avant que je ne t'envoie manger des salades chez Hagrid !

Dolosa s'esclaffa de plus belle sous le regard amusé d'Hermione qui les invita tous les deux à retourner à leurs bureaux respectifs.

- Ah Dolosa, lança-t-elle au moment où celle-ci passait la porte. Tu te charges d'organiser les réunions pour discuter des propositions des géants ?

- Sans soucis, j'enverrai une note à tous les directeurs et directrices de départements. Je pense qu'on aura besoin de tout le monde sur ce coup-là, qu'en penses-tu ?

- Je suis d'accord ! Merci beaucoup !

Hermione passa le reste de l'après-midi à lire des directives sans intérêt et à signer des propositions de lois qui seraient débattues lors des prochaines assemblées participatives. Ce n'est que vers dix-neuf-heures qu'elle fut sortie de sa bulle par une note qui arriva sur son bureau. Elle s'en saisit et la parcouru rapidement. Une fois finie, elle saisi sa baguette, rangea rapidement tous les papiers qui trainaient sur son bureau dans l'armoire, attrapa sa cape et quitta son bureau en trombe. Quelques minutes plus tard, elle était debout dans le couloir de son appartement, le souffle court, elle observait la porte entrouverte de la chambre, incapable de faire un pas de plus, de peur de ce qu'elle allait y trouver.

- Ron ? appela-t-elle d'une voix à peine audible.

Silence. Elle s'avança d'un pas, puis d'un autre, et fini après ce qui lui sembla une éternité par arriver dans l'entrée de sa chambre. Elle poussa la porte et vit avec horreur la partie du placard qui contenait jusqu'à présent les affaire de Ron, entièrement vide.

- Il est parti… murmura-t-elle pour elle-même.

Ron était parti. Il n'avait même pas cherché à lui parlé. Il n'avait pas pris le temps de comprendre. Il était parti. Hermione s'avança encore un peu et s'effondra sur le lit, incapable de penser, incapable de pleurer, incapable de ressentir.

- Hermione ?

Une voix l'appelait. Elle ne savait pas d'où elle venait, ni de qui, mais elle savait qu'on venait de l'appeler.

- Hermione tu es là ?

Encore. La voix était un peu plus forte et un peu plus nette. C'était une voix de femme.

- Hermione !

Cette fois-ci, elle sentit des mains lui saisir les épaules et la tirer en arrière. Des mains puissantes et rassurantes.

- Ron c'est toi ? demanda Hermione qui n'arrivait pas à ordonner ses pensées.

- Hermione, c'est moi Ginny !

Ginny. Qu'est-ce qu'elle faisait là ? Comment pouvait-elle déjà être au courant ?

- Oh… Hermione…

Ginny la serrait à présent dans ses bras, telle une poupée grandeur nature qu'elle cherchait à réconforter pour un chagrin imaginaire.

- Qu'est-ce que tu fais là ? parvint à demander Hermione qui reprenait quelque peu ses esprits.

- J'étais chez mes parents quand Ron a débarqué avec ses affaires, je n'ai pas tout de suite compris pourquoi mais quand il a dit à mes parents après un lourd interrogatoire, qu'il risquait de rester un peu. Il a ensuite écrit une note et j'ai vu par-dessus son épaule qu'il t'écrivait pour te dire que tu pouvais désormais rentrer quand bon te semblait. J'ai compris et je suis directement venue te voir.

- Il est chez tes parents ?

- Alors, hésita Ginny en fuyant le regard implorant d'Hermione. Oui, mais pas certaine qu'il soit disponible pour te parler tout de suite.

- Pourquoi ?

- Et bien… il est possible qu'en comprenant qu'il était parti de chez vous, je lui ai jeté un sortilège cuisant. Il va avoir du mal à parler pendant quelques jours !

Ginny reposa son regard sur Hermione, accompagné d'un large sourire d'excuse. Hermione soupira en se redressant. A présent assise sur le rebord du lit, elle enfoui sa tête dans ses mains pour réfléchir.

- J'ai besoin d'une douche, finit-elle par lâcher après quelques minutes de silence.

- Je t'en prie. Tu veux que je t'attende dans le salon ?

Hermione hésita un moment puis se dit qu'elle n'avait absolument pas envie d'être seule, alors elle hocha la tête, avant de se lever pour aller se déshabiller. Ginny quitta doucement la pièce en refermant la porte derrière elle, laissant Hermione quelques minutes pour réfléchir. L'eau chaude qui coula dans son dos fit un bien fou à Hermione qui pencha la tête en arrière pour se recouvrir également le visage. Elle sentit sa peau rougir sous l'effet de la chaleur, et se concentra sur chaque petite goutte d'eau qui l'atteignait et coulait sur ses joues. Les larmes se mêlèrent à l'eau de la douche, et s'évaporèrent bientôt pour remplir la chambre d'une vapeur épaisse. Après un gros quart d'heure, elle sorti de la douche et enfila une robe légère avant de retrouver Ginny dans le salon. Celle-ci était allongée sur le canapé, les jambes relevées sur un accoudoir, un verre de vin posé sur son ventre. Hermione pouvait voir le verre se lever et se baisser au rythme de la respiration de Ginny qui tourna la tête quand elle l'entendit entrer.

- Je me suis servie, dit-elle en prenant son verre d'une main. Tu en veux ?

Hermione hocha la tête et vint d'installer sur le fauteuil qui faisait face au canapé, avant de prendre le verre que Ginny lui tendait.

- J'ai l'étrange impression que son départ ne me surprend pas… dit-elle après avoir bu une gorgée de vin.

- Comment ça ?

- Et bien, ajouta-t-elle en relevant les yeux vers son amie. Je m'attendais à être au fond du gouffre, à ne pas comprendre, à vouloir aller le retrouver comme je sais qu'il est chez tes parents. Mais en fait, je crois qu'au fond de moi, je m'attendais à ce que ça arrive un jour ou l'autre.

Ginny eut un mouvement de recul et observa Hermione d'un air étrange.

- Tu veux dire que…

- Je ne veux rien dire, la coupa Hermione. Je constate simplement que je m'attendais à être dévastée. Sauf qu'après une douche, je dois me rendre à l'évidence. Je ne le suis pas.

- Tu es sûre que tu aimes Ron au moins ? s'interrogea Ginny d'un ton un peu hésitant.

- Bien sûr ! Quelle question !

- Non, je demandais ça comme ça. Tu sais pourquoi tu n'es pas « dévastée » comme tu dis ?

- Absolument pas, et il est clair qu'il est bien trop tôt pour le dire.

- Qu'est-ce que tu veux faire ? demanda Ginny en buvant une nouvelle gorgée de vin.

- Ce soir ? Rien, discuter avec toi.

- Et demain ?

- Il faudra bien que je lui parle un jour ou l'autre… Je lui enverrai un hibou pour lui proposer qu'on se voit.

- Hermione, j'ai comme l'impression que malgré vos dix ans de couple, tu ne connais pas si bien mon frère que ça. Tu crois vraiment qu'il va accepter de te voir alors qu'il vient de quitter votre appartement ? Actuellement il doit être en train de rager tout seul dans son coin avec ma mère qui doit lui dire qu'il n'y est pour rien et que c'est lui la victime dans l'histoire.

Ginny leva la main pour imiter une bouche qui s'ouvre et qui se ferme frénétiquement, ce qui ne manqua pas d'amuser Hermione qui rigola en buvant un peu de vin.

- Tu as raison, mais je ne veux pas attendre qu'il se décide à me contacter. On n'a plus quatorze ans et s'il veut me faire la tête, grand bien lui fasse. Mais moi j'ai un pays à diriger.

- Bien dit ! On mange quoi ?

- Oh euh… bafouilla Hermione en se tournant vers les placards de sa cuisine. Je n'ai pas très envie de cuisiner je t'avoue…

- Oh ! Et si on faisait comme l'an dernier ?

- Commander à manger dans un restaurant moldu ?

- Oh oui ! C'était si bon et ça change non ?

- Pourquoi pas, en plus j'ai de l'argent moldu qui me reste de mes dernières vacances chez mes parents.

- Allez ! C'est moi qui choisit.

Le lendemain matin, Hermione se réveilla avec une étrange sensation. Elle avait l'impression de sentir un poids en moins dans sa poitrine, comme si elle s'était débarrassée d'un organe malade. Cependant, elle n'en comprit pas immédiatement l'origine et mis ça sur le dos de sa surconsommation de vin de la veille. Un grognement se fit alors entendre à côté d'elle, suivi d'une plainte plus sonore.

- Nooooon, Pattenrond ! Descend… Tu me fais mal…

Hermione tourna la tête pour voir que son chat était en train de s'installer sur la poitrine de Ginny, qui avait la plus grande difficulté à s'en débarrasser. Avec un petit sourire, Hermione attrapa le chat pour le serrer contre elle.

- Méfie-toi d'elle, dit-elle en regardant le chat qui avait l'air déçu. Sinon, toi aussi tu ne pourras pas parler pendant plusieurs jours.

- Ma parole, tu fais de l'humour ! lança Ginny en ouvrant les yeux. On dirait que cette petite soirée t'a fait le plus grand bien.

- Merci beaucoup Ginny, tu m'as en effet été d'une grande aide.

- De rien, répondit-elle en se redressant en position assise. Je crois que le vin rouge a bien aidé aussi !

- Bon, il faut que je file, j'ai une réunion avec Dolosa pour discuter des demandes des géants.

- Je t'accompagne, je dois passer au Ministère voir ma cheffe pour organiser notre voyage aux Etats-Unis !

Toutes les deux se levèrent et s'habillèrent en vitesse, avant de foncer en direction du ministère où elles se séparèrent au niveau de l'Atrium, Hermione devant repasser à son bureau. Arrivée au niveau du bureau de son assistante, elle vit cette dernière faire les cents pas en long et en large du couloir.

- Nathalie ? Qu'est-ce qu'il se passe ?

- Ah Hermione ! Tu es là ! Ecoute je ne sais pas comment elle a su, ni si c'est vrai, mais je n'ai rien pu faire.

- De quoi tu parles ?

Pour toute réponse, Nathalie lui tendit l'édition de la Gazette datée du jour même, et qui titrait en grosses lettres noires : « ENTRE CRISES POLITIQUES OU CRISES PERSONNELLES, LES INCOMPETENCES DE LA MINISTRE GRANGER »


Vous avez le droit de dire "oh la connasse" en pensant à Embit ! La question est : comment peut-elle déjà être au courant ?

Réponse (peut-être) au prochain chapitre !

Vivi.