Bien le bonjour !

Allez, je réponds aux reviews et ensuite zébardi !

MadyLP : Comment je fais pour quoi ? :D Pour écrire si bien ? ba écouuuuteuuuu je sais paaaas moiiiii XD haha ! Je plaisante. Merci beaucoup pour ta review et tes retours sur ma façon d'écrire. Oui, on sent que Dolosa a un passé trouble... On se demande bien en quoi ça va impacter notre histoire ;)

brigitte26 : AH ! Bonne remarque ! Peut-être parce que pour l'instant elle n'en sait pas assez sur ce que l'autre harpie lui reproche, et pourquoi elle lui en veut autant ! Et sur les pas, Hermione est bien naïve effectivement, de croire que ce n'était que le fruit de son imagination ;)

J'espère que la suite vous plaira !

Bonne lecture à tou·te·s !


Le sol était dur, les murs noirs, et l'atmosphère humide de la petite pièce envahissait chaque pore de la peau d'Hermione. Malgré sa robe, elle sentit la fraicheur de l'air glisser le long de ses jambes et la faire frissonner. Elle se hâta donc de traverser la pièce pour entrer dans l'appartement, bien plus chaleureux. Cela faisait plusieurs mois qu'elle n'était pas venue chez Ginny, car à chaque fois qu'elles se voyaient, c'était chez Ron et elle, en compagnie de Ron. Le fait que Ginny l'ait cette fois ci invitée signifiait beaucoup pour Hermione, notamment par rapport à l'état désastreux de sa relation avec Ron. Ginny avait bien compris que son appartement serait source de neutralité pour Hermione, et que s'il fallait trouver un endroit où elle se sentirait bien pour la soirée, c'était bien ici. Elle poussa donc la petite porte pour se retrouver dans un vestibule aux couleurs chaleureuses, et à l'atmosphère bien plus agréable que la pièce réservée au transport. Les murs étaient recouverts d'un papier peint aux motifs complexes mais pas agressifs, mêlant des nuances de rouge, ocre et vert pâle. On pouvait voir ici et là des tableaux d'art abstrait, qui évoquaient à Hermione des scènes de chamaillerie entre des enfants. Elle s'avança un peu plus et frappa à une porte qu'elle savait mener sur un grand salon, qui servait également de salle à manger.

- Entre ! fit la voix de Ginny derrière la porte. J'arrive !

Hermione s'exécuta et pénétra dans le salon. Une odeur d'encens lui sauta immédiatement aux narines, la plongeant dans un état de calme et bien-être absolu. Elle s'avança pour voir les changements que Ginny avait opérés dans son salon depuis la dernière fois qu'elle était venue. On voyait en quelques endroits la couleur bleu clair des murs, principalement cachée par de grands tissus colorés accrochés de travers, ou d'immenses tableaux représentant cette fois ci des scènes diverses, comme des sorcières penchées sur un chaudron, ou alors des enfants courant après de petits vifs d'or. Les personnages des tableaux stoppèrent leurs activités pour saluer Hermione qui leur répondit avec un petit sourire. Dans un coin du salon, sous une grande fenêtre qui donnait sur une rue passante, un grand canapé d'angle gris clair n'attendait plus qu'on vienne s'assoir dessus. Une petite table basse en bois tressé était placée devant, portant des plantes en pots qui s'étalaient gracieusement sur le plateau de la table. De l'autre côté, une grande table entourée de chaise était recouverte de papiers entassés en piles qui penchaient dangereusement, de matériel pour entretenir un balai, de plumes usagées et de vieux journaux. Au fond, on pouvait voir la porte ouverte qui donnait sur la cuisine. Le regard d'Hermione fut attiré par une grande bibliothèque qui courait le long du mur derrière elle, rempli de livres dont elle se mit à détailler les inscriptions sur les tranches. La plupart parlaient de Quidditch, de sortilèges ou d'histoire, mais elle constata qu'il y avait également une belle collection de romans moldus. Elle en saisit un au hasard et lu la quatrième de couverture.

« Rédactrice de guides touristiques, Nathanaëlle se rend en Ecosse pour préparer son second ouvrage. Elle n'est sur place que depuis quelques jours lorsque Juliette, une fillette de six ans séjournant dans le même hôtel qu'elle, disparaît brusquement. La police est immédiatement alertée. Le commandant Marc Favereau et le Lieutenant Laure Guérin du commissariat d'Aberdeen, sont chargés de l'affaire. Parmi les enquêteurs, Nathanaëlle identifie avec surprise Laure, une ancienne camarade de Lycée qu'elle avait perdue de vue. Au cœur d'une région bercée de mythes et de légendes, les dessous de l'enquête semblent plus que jamais indéchiffrables pour Nathanaëlle et Laure… »

- Tu t'intéresses aux romans lesbiens toi ? l'interrompît Ginny qui venait d'entrer dans le salon.

- Oh, euh… Pas particulièrement. J'ai pris un livre au hasard.

- Tiens, répondit Ginny en lui tendant un verre de vin blanc. Je te le prête si tu veux. Il n'est pas mal du tout.

- Merci !

Les deux amies allèrent s'assoir dans le canapé et burent une gorgée de vin en silence.

- Qu'est-ce que c'est que tout ça ? demanda finalement Hermione en montrant du doigt la table à manger.

- Je prépare mon voyage aux Etats-Unis ! répondit Ginny avec un enthousiasme non dissimulé. J'ai étudié les différents éléments à prendre en compte dans la prise de décision, et c'est vrai qu'il y a beaucoup de choses à voir. Ce voyage sera vraiment intéressant ! J'ai hâte.

- Oui effectivement ça va être super pour toi, et puis ça te changera du bureau.

- Il faut vraiment que tu viennes avec moi, ajouta-t-elle en posant sa main sur le genoux d'Hermione. Le Macusa sera ravi de voir que tu prends ce sujet à cœur et d'autant plus enclin à accepter nos requêtes pour l'attribution de la prochaine coupe du monde.

Au contact de la main de Ginny sur son genoux, Hermione sentit un petit frisson lui parcourir la jambe. Ne laissant rien paraître, elle se demanda ce qu'il lui arrivait en ce moment pour être troublée à chaque fois que quelqu'un la touchait, en particulier quand c'était Ginny et Dolosa. Elle repensa à son étreinte avec Harry l'après-midi même, et constata que cela ne lui avait absolument pas fait le même effet. Laissant cette pensée pour plus tard, elle observa Ginny d'un air tendre.

- Je vais y réfléchir, j'ai beaucoup de travail sur la crise avec les Géants et je pense que c'est plus important que je reste ici pour l'instant.

- On n'est pas obligées de partir tout de suite, renchéri Ginny en retirant sa main. Je peux m'arranger pour repousser le départ à une date ultérieure, pour te laisser le temps de gérer ça comme une cheffe !

- Comme une cheffe, tu parles… marmonna Hermione en repensant à l'article de la Gazette.

- Pourquoi tu dis ça ?

- Non, pour rien.

Hermione n'avait absolument pas envie de parler de Embit et préférait entendre les louanges que Ginny pouvait faire sur son travail. Elle but une gorgée de vin et s'adossa contre le canapé.

- Qu'est-ce qu'il s'est passé avec Melissa ? demanda-t-elle pour changer de sujet.

- C'est fini…

- Oh mince ! Je… Je suis désolée.

- Ce n'est pas la peine, répondit Ginny dans un sourire. Je ne l'aimais pas, et elle commençait à m'énerver de toute façon.

- C'est elle qui a rompu ? osa Hermione d'une petite voix.

- Oui. Elle trouvait que « j'avais trop la tête ailleurs et pas assez dans notre relation », précisa-t-elle en mimant des guillemets avec ses doigts. Tu m'étonnes !

- Pourquoi tu n'attends pas de tomber amoureuse de quelqu'un pour sortir avec elle ? Ça pourrait t'éviter ce genre de soucis non ?

- C'est facile de dire ça quand on s'appelle Hermione Granger et qu'on est amoureuse de la même personne depuis quinze ans.

Hermione ne répondit rien. Elle n'en voulait pas à Ginny qui avait dit ça sur le ton de la moquerie amicale, mais savait toute de même qu'elle était tombée juste. Depuis quinze ans, Hermione ne s'était pas posé la moindre question sur ce qu'elle devait faire de son amour pour Ron. Il était là, et elle l'aimait. Il s'était avéré qu'il l'avait aimée en retour, tout avait coulé de source depuis lors.

- Tu penses que c'est totalement fini entre moi et Ron ? demanda Hermione en regardant le fond de son verre.

- Tu me permets d'être honnête ?

Hermione hésita une seconde puis acquiesça, certaine que les paroles de son amie seraient douloureuses mais bénéfiques.

- Je pense que tu n'es pas heureuse avec Ron, commença Ginny d'un ton brut. Tu l'as été, c'est indéniable, mais tu n'as toujours connu que lui et je suis sûre que tu es tombée amoureuse de lui car il était là mais pas pour ce qu'il t'a apporté. Après la fin de la guerre je vous ai vu vous installer ensemble, et nous montrer votre bonheur mais soyons honnêtes, votre relation n'a pas beaucoup évolué depuis. Au moment où tu t'es présentée pour devenir Ministre, j'ai su que ce n'était qu'une question de mois avant que votre relation ne se termine, et je pense que c'est pour le mieux.

Elle marqua une pause pour s'assurer qu'Hermione l'autorisait à continuer, et voyant que cette dernière ne répondait pas, elle enchaîna pour sortir tout ce qu'elle semblait avoir sur le cœur depuis des années.

- Regarde toi aujourd'hui, tu es incapable de te projeter dans une vie familiale avec lui, tu refuses carrément de voir un médicomage qui pourrait vous aider à comprendre ce qui ne va pas. Si ce n'est pas un signe évident de ton refus de continuer avec lui, je ne sais pas ce que c'est. Je veux dire par là que si moi je voulais absolument un enfant avec ma compagne et que je n'y arrivais pas, je ferais tout pour que ça marche et ma carrière serait le cadet de mes soucis. Hermione… Tu m'as dit toi-même que ça fait deux ans que vous essayez d'avoir un enfant non ? Rappelle-moi quand es-tu devenue ministre de la magie ?

- Il y a quatre ans ?

- Voilà. Et je suppose que vous n'avez pas décidé d'avoir un enfant du jour au lendemain. J'en déduit que tu as présenté ta candidature pour être ministre au moment où vous avez commencé à parler d'enfant. Je comprends que Ron ait pu se sentir mis de côté et qu'il ait compris, comme moi, que ce poste était l'occasion parfaite pour reporter la fondation de votre famille.

Les paroles de Ginny recouvrirent Hermione comme une immense vague de chagrin. Elle avait raison sur tout, et cela faisait d'autant plus mal que cette situation durait depuis des années. Des années qu'Hermione se voilait la face sur cette relation morne et sans avenir, qui perdurait simplement parce qu'aucun des deux n'avait eu le courage d'y mettre fin. Elle but une nouvelle gorgée de vin et posa enfin ses yeux sur Ginny qui l'observait avec une tendresse qu'elle n'avait jamais vue dans le regard de son amie.

- Pourquoi tu ne m'as rien dit avant ? demanda Hermione.

- Pourquoi toi tu ne m'as rien dit ? Je n'étais même pas au courant que vous essayiez d'avoir un enfant.

- Je suis désolée.

- Ce n'est pas la peine encore une fois. C'est pour toi que je dis ça. Moi ça ne m'impacte pas vraiment.

- C'est ton frère quand même.

- C'est surtout un crétin.

Hermione rigola franchement face à l'attitude de Ginny vis-à-vis de son frère.

- Quoi ? s'étonna cette dernière. C'est vrai non ? Je l'ai toujours dit !

- Tu as raison ! confirma Hermione en se remplissant de nouveau son verre vide. Tu en veux ?

- Avec plaisir.

Deux heures plus tard, deux bouteilles vides étaient posées sur le sol, à côté du pied de la table basse, pour ne pas que quiconque puisse se prendre les pieds dedans en se levant. Les deux femmes étaient à présent allongées sur le canapé, leurs deux corps formant un angle, suivant la forme du canapé. Les pieds de Ginny touchaient la taille d'Hermione qui regardait le plafond.

- Pfff… soupira-t-elle.

- Quoi encore ? s'amusa Ginny en appuyant sur ses hanches avec le bout de ses orteils.

- Je pense à cette crise avec les géants, et à ce crétin de Jones qu'on n'a toujours pas retrouvé, et…

- Allez ! arrête de penser au travail ! Que dirais tu de jouer à un jeu ?

- Quel jeu ?

- On raconte une anecdote, et l'autre doit deviner si c'est vrai ou pas.

- Mmmmm… réfléchit Hermione. Je ne suis pas sûre que ça soit très pertinent. On se connait par cœur.

- Alleeeez ! insista Ginny avec une voix enfantine. On essaye au moins !

Elle se redressa pour s'assoir accroupie sur ses genoux et secoua l'épaule d'Hermione, manquant de lui déboiter.

- Bon d'accord ! finit par céder Hermione, amusée par la conduite puérile de son amie. Mais tu commences.

- Ok ! Et si tu te trompes, tu bois.

Hermione leva les yeux au ciel. Les jeux à boire n'étaient pas son fort et elle avait l'impression d'avoir passé l'âge, mais face aux yeux remplis d'espoir de Ginny, elle ne su résister et acquiesça d'un signe de tête.

- Super ! Alors… Un jour, j'étais dans la rue côté moldu, et j'entends crier mon nom. Je me retourne et je vois une femme courir vers moi en agitant les bras. Elle finit par arriver et me dit qu'elle veut un autographe. Moi je n'ai pas compris sur le moment donc je lui demande discrètement si elle est une sorcière, et elle me répond que oui et qu'elle est fan de moi. Donc je lui signe son autographe, et là elle veut qu'on aille boire un verre. Je sens bien qu'elle a envie de … tu vois quoi. Alors bon je ne pouvais pas sur le moment donc je lui ai proposé le lendemain. Et puis finalement, on n'est pas allées boire de verres parce qu'elle était tellement jolie que je lui ai proposé de venir directement ici.

Elle termina son histoire avec un large sourire malicieux affiché sur le visage. Hermione constata à quel point son regard était perçant, et se sentit sondée de toutes part. Hésitant entre être mal à l'aise et satisfaite de cette sensation, elle détourna le regard pour réfléchir à cette histoire invraisemblable.

- Je sais que tu es capable de coucher avec une femme que tu connais à peine, mais ça m'étonne de toi que tu l'ais invitée ici par contre. Je dirais que c'est faux.

- Roh ! lança Ginny étonnée. Bravo ! J'aurais dû dire qu'on était allées à l'hôtel.

- Tu as vraiment des fans qui te poursuivent dans la rue ?

- Hé ! Tu n'as pas affaire à n'importe qui, ma belle. Je suis Ginny Weasley, élue meilleure poursuiveuse du championnat cinq ans de suite !

Hermione éclata de rire devant une Ginny au menton relevé de fierté, assise bien droite sur le canapé, telle un paon faisant la roue avec ses plumes. Vexée, celle-ci lui sauta dessus et commença à la chatouiller du bout des doigts au niveau de la taille, rendant Hermione hilare et la suppliant d'arrêter.

- JE DETESTE LES CHATOUILLES !

- Tu l'as bien cherché ! répliqua Ginny en redoublant d'effort pour la torturer.

Hermione parvint à saisir Ginny par le col et la retourna sur le canapé d'un geste vif, mais celle-ci profita de son élan pour continuer à rouler et se retrouva finalement au-dessus, les mains crispées sur les poignets d'Hermione. Soudainement silencieuse, Ginny resta figée quelques secondes dans cette position, laissant Hermione reprendre son souffle. Celle-ci observa Ginny, dont les longs cheveux flamboyants tombaient en cascade de chaque côté de son visage, et se sentit une nouvelle fois troublée par son regard pénétrant. Finalement, Ginny la libéra de son étreinte et s'installa en position assise au bout du canapé avant d'agiter sa baguette pour faire venir à elle une nouvelle bouteille de vin.

- Encore ? demanda Hermione qui pensait avoir suffisamment bu pour les deux prochains mois.

- Tu ne m'as pas raconté d'anecdote sur toi ! On continue à jouer non ?

- D'accord, céda Hermione en souriant, finalement ravie de prolonger le jeu. Alors… Quand j'étais en quatrième année, j'ai eu des sentiments pour une fille. Je ne peux pas vraiment dire que j'étais attirée par elle physiquement car j'étais trop jeune pour ça, mais je pense que je peux dire que j'étais presque amoureuse d'elle.

La bouteille qui lévitait dans les airs pour servir un nouveau verre de vin s'écrasa sur le coin de la table dans un fracas. Ignorant totalement que l'entièreté de la bouteille était éclatée sur le sol, Ginny se tourna d'un geste brusque vers Hermione et ouvrit de grands yeux ronds.

- PARDON ?! lança-t-elle en se redressant de toute sa hauteur.

- Euh… tu ne veux pas nettoyer ça ? demanda Hermione en montrant d'un geste de la main le vin qui coulait sur le parquet.

- Recurvit !

D'un geste nonchalant, la baguette de Ginny produisit un sortilège qui nettoya le sol en une seconde et fit disparaitre les morceaux de verres brisés.

- Je crois qu'il en reste un peu ! la taquina Hermione en penchant la tête vers le coin de la pièce.

- Ne cherche pas à changer de sujet s'il te plait ! lança Ginny avec un large sourire. Tu as été amoureuse d'une FILLE ?

- Ça t'étonne ?

- Et bien… oui et non ! répondit-elle en se rasseyant sur le canapé. Oui parce que je pensais que tu étais bien trop attirée par les physiques masculins pour être amoureuse d'une fille. Et non parce que tu es bien trop intelligente pour passer à côté du plaisir que représentent les relations lesbiennes.

A son tour, Hermione la regarda avec des yeux ronds, ce qui eut pour effet de faire rire Ginny.

- Si tu expérimentais, ajouta Ginny en riant. Tu verrais que tu ne pourrais plus t'en passer ! Et que les relations hétéros sont bien trop plan-plan pour durer !

Elle la gratifia d'un clin d'œil tout en faisant apparaître une quatrième bouteille.

- Bon, à toi maintenant.

- Non non non ! protesta Ginny. Tu ne crois pas que tu vas t'en tirer comme ça ! C'était qui ? La fille.

- Oh euh… hésita Hermione.

- Allez ! Sinon je te mets du veritaserum dans ton verre !

- Tu vas te moquer.

- Mais noooon ! Alleeeez !

Ginny trépignait sur place, sautillant sur ses genoux pour inciter Hermione à lui révéler le nom de cet amour de jeunesse oublié. Face à l'excitation de son amie, elle décida de jouer davantage avec elle.

- Et bien devine tiens ! lança-t-elle à une Ginny qui se décomposa.

- Oh non allez dis moi !

- Non ! Si tu trouves, je n'aurai pas le droit de mentir.

- Bon d'accord, dit-elle en approchant soudainement son visage de celui d'Hermione.

- Qu'est-ce que tu fais ? s'inquiéta cette dernière en ayant un mouvement de recul.

- Je te sonde ! Si j'arrive à lire dans ton esprit je trouverai plus rapidement. Moi !

- Quoi « toi » ?

- Et bien la fille ! C'était moi ?

Hermione éclata de rire devant l'absurdité de la proposition.

- Non ! Voyons.

- Oh hé ! Ne fais pas comme si c'était impossible hein. J'étais déjà extrêmement séduisante à cette époque.

- Certes, approuva Hermione sans réfléchir. Mais ce n'était pas toi.

- Bon, alors… En quatrième année ? C'était le tournois des Trois Sorciers… C'était une fille de Poudlard ?

- Non… avoua Hermione à demi-mot, de plus en plus gênée par la proximité du visage de Ginny avec le sien.

- Oh non… lâcha cette dernière en se rasseyant sur ses pieds. Ne me dis pas que…

- J'ai bien peur que si…

- FLEUR DELACOURT ? s'indigna Ginny en levant les bras derrière sa tête. Comment c'est possible ?

- Je ne sais pas ! tenta de se justifier Hermione. Elle était si puissante, si belle, si intelligente et si féroce. J'avais envie de lui ressembler et en même temps elle me semblait inaccessible.

- Mais je ne comprends pas, tu es sortie avec Krum en quatrième année.

- Oui mais disons que mes sentiments d'adolescente étaient très confus.

- Effectivement, confirma Ginny. Je n'y crois pas… Tu as été amoureuse de Fleurk !

- Tu avais promis de ne pas te moquer…

- Oooooh ! Excuse moiiiii ! lança Ginny en sautant à nouveau sur Hermione pour la serrer dans ses bras. Mais avoue que c'est drôle quand même.

Assise sur le canapé, Hermione baissa les yeux pour voir Ginny à moitié allongée sur elle, l'entourant de ses bras puissants, et la regardant avec des yeux malicieux, mêlant moquerie et tendresse. Incapable de résister à cette vision, Hermione bascula la tête en arrière.

- Bon d'accord, j'avoue que c'est drôle.

Ginny éclata à nouveau de rire et en profita pour libérer Hermione de son étreinte, qui ne savait si c'était sous l'effet du vin, ou de ces souvenir de romances passées, mais se sentait de plus en plus étrange à côté de son amie.

- Je… murmura-t-elle après quelques minutes de silence. Je ne pensais pas qu'une soirée post-rupture pouvait être si amusante.

- Ça, répondit Ginny du tac au tac. C'est parce que un : mon frère est un crétin, c'est donc plus facile que si c'était l'homme parfait ; et deux : parce que je suis une femme merveilleuse au contact de laquelle tous les soucis s'évanouissent !

- Ça doit être ça… répondit Hermione avec un petit sourire triste.

- Ecoute, je ne peux pas te promettre que ça sera facile et sans douleur. Mais je suis sûre que ça finira par passer. Une rupture, ce n'est jamais agréable, d'autant plus quand c'est avec quelqu'un qu'on a aimé autant que tu as aimé Ron. Mais je suis convaincue que c'est le mieux pour toi, et que tu finiras par voir le positif dans cette tristesse que tu dois ressentir.

Face à la perspicacité de son amie, Hermione ressentit une bouffée d'empathie pour elle.

- Tu sais quoi ? lança-t-elle en relevant les yeux vers Ginny.

- Non, mais je sens que tu vas me le dire.

- Je vais venir avec toi aux Etats-Unis. Et on part vendredi prochain !

A suivre...


Chaleur chaleur !

A tou·te·s celle·ux qui me diraient qu'on ne peut pas être attirée par une personne qu'on connait depuis super longtemps, je réponds FAUX.

Voilà c'est tout pour moi, bisous.

Vivi.