Chapitre 7
La voie naturel
Scylla avait perdu connaissance. Après avoir était traîner sur plusieurs mètres dans le parc de fort-Salem sa tête avait fini par heurter violemment le marbre de la fontaine central.
Lorsqu'elle reprit connaissance elle ne put que constater qu'elle était bâillonnée, attachée et encapuchonnées d'un tissu noir. Elle était assise et d'après ce qu'elle pouvait ressentir elle était dans un véhicule en déplacement.
Combien de temps avait elle était inconsciente encore une fois. Elle se sentait nauséeuse et une douleur sourde à l'arrière du crane l'abrutissait un peu. Elle gémit lorsque le véhicule passa dans une ornière et la bouscula, sa tête déjà douloureuse tapant l'habitacle.
Son gémissement ne passa pas inaperçu car soudainement quelqu'un lui ôta le sac qui lui couvrait la tête.
Éblouie par la lumière d'une torche elle fermât ses yeux. En les rouvrant doucement elle constatât qu'elle était à l'arrière d'un camion militaire. L'homme assit en face d'elle la regarda d'un air sombre. Elle le reconnu à ses yeux cruel. C'était lui l'homme de la vision. Il la dévisageait et elle pu voir l'entièreté de son visage.
Il avait l'air plutôt banal, mais ses yeux et son sourire lui donnait froid dans le dos.
« Tien, tien, notre oisillon se réveille enfin. »
Scylla n'avait pas remarquer les 4 hommes assis à coté de lui, immobile et silencieux, totalement cagoulés.
A chaque mouvement brusque du camion la douleur à l'arrière de sa tête s'amplifiait. En sentant sa nuque trempé, elle pouvait vraisemblablement penser qu'elle saignait. Elle peinait à resté consciente, mais elle le devait. Si elle sombrait à nouveau dans l'inconscience il lui était fort probable qu'elle ne se réveillerai pas cette fois ci.
Elle se demandait d'ailleurs pourquoi elle était encore en vie. Cet homme la cherchait mais ne l'avait pas éliminer comme tout les autres Pegasus.
Il restait là à la regarder avec un sourire monstrueux. Il avait l'air de réfléchir à la manière de la faire souffrir.
« La dernière des Pegasus ! »
Il lui caressa doucement les genoux. Scylla essaya de le repousser, mais elle ne fit que se déséquilibrer et tomba sur le coté. Impossible pour elle de se relever. à bout de force, totalement sonné par la douleur, elle essaya de contenir des larmes de désespoir. C'était la première fois qu'une situation lui semblait perdu. Elle n'était pas paniqué comme à Fort-Salem dans les mains d'Alder, ni prête à affronter sa mort comme entre les mains de la camarilla à l'abattoir esquivent une pierre. Elle était épuisé physiquement et émotionnellement.
L'homme la redressa en riant.
« Tu es aussi pathétique que tes parents, je voulais qu'on fasse un peu connaissance avant de t'envoyer te décomposer sous terre comme eux. »
Scylla n'avait pas pu contenir ses larmes, son visage ruisselant de larme et de sang, elle s'était ressaisie, la colère à l'évocation de ses parents lui donna des forces pour ne pas sombrer.
« Tu as mal ? »
L'homme passa sa main à l'arrière de sa tête appuya fortement sur blessure et au passage lui arracha une mèche de cheveux. La douleur lui extorqua un hurlement à travers son bâillon.
Il rangeât la mèche dans sa poche et lui montra sa main couverte de sang et l'essuya sur sa jambe et sortie de sa poche une lingette et se nettoya minutieusement.
« Ton sang contre nature est en train de salir mon camion, par ta faute je vais devoir le brûler. »
Il jeta la lingette à ses pieds. Scylla ne le quittait pas des yeux.
« Oh ce regard, tu vois c'est ça, cette arrogance que vous avez vous les Pegasus qui me dégoutte le plus. Vous montrer fièrement votre pouvoir diabolique. C'est à cause de gens comme vous que nous sommes depuis toujours persécutés, brûlés, pendus, écartelés voir tout en même temps. »
L'homme semblait satisfait de lui même. Il regarda Scylla et lui cracha au visage.
« Vous me dégouttez ! Vois tu il existe 6 dons originels, les prophètes, les guérisseurs, les changeurs de temps, les bâtisseurs, les élémentaires, et les passeurs de mort. Chacun ont reçu ces dons afin de bâtir des sociétés. Leurs pouvoirs combinés sont totalement complémentaire et source de vie. Mais le don que tu as est une ignominie. Un outrage à notre nature de sorcier. Les volants sont arrogant, leurs pouvoir est égoïste et inutile. »
L'homme avait sorti un couteau de sa poche, il s'était mise à se curer un ongle avec celui ci. Puis le passa sur le visage de Scylla qui ne décrochait pas son regard de celui de l'homme qui la menaçait.
« Toi et ta petite blondasse de copine avait créer le chaos. Les gardiennes nous ont trahis, au lieu de nous protéger, elles ont fait entrer le loup dans la bergerie, elles ont transformé le monde en enfer. »
Il resta silencieux comme pour laisser Scylla parler. Mais celle ci toujours bâillonnée ne bougeât pas d'un cil. Elle soutenait son regard remplie de folie en faisant abstraction des douleurs de plus en plus présente dans son corps.
« Je suis là pour remettre de l'ordre. »
Il sortie d'une autre poche un petit flacon, il contenait un peu de poudre marron.
« Je l'appel sanctus cordyceps, il est fascinant. Il cherche les pouvoirs corrompu et les parasites. Malheureusement il est très fragile et ne peux pas survivre plus de quelques minutes en dehors de son hôte, il ne se propage pas aussi vite que prévu. »
Il fit tourner le flacon dans entre ses doigts.
« Mais tu sais qui est capable de propager instantanément quelques choses a travers le monde ? »
Il souriait. Scylla comprit à l'instant pourquoi elle était encore en vie. Elle était l'appât et Raelle la proie.
L'homme se redressa et s'adossa contre l'habitacle du camion, il croisa ses jambes et ses bras.
« Remettez lui le sac sur la tête. »
Avant qu'elle ne puisse réagir un des hommes à coté d'elle saisi le sac et elle se retrouva de nouveau plongé dans le noir.
Ce qu'elle avait redouté le plus était en train de se produire. Elle avait mit sa femme en danger. Raelle allait encore devenir une cible. Totalement entravé elle était même incapable de signer sa main pour contacter sa femme. Elle se laissa submerger par l'angoisse, épuisée elle ferma les yeux. Elle voulu à ce moment se laisser mourir tant la culpabilité la rongeait. Elle se sentait sombrer à nouveau dans l'inconscience quand un choc violent vint secouer le camion. Sa tête heurta le haut de l'habitacle. Le camion avait fait plusieurs tonneau. Les hommes à coté d'elle furent projeté à l'extérieur par la porte arrière qui s'était ouverte pendant le choc.
Scylla toujours attaché au banc eu l'impression d'être dans un manège infernal. Ses entraves l'avait empêché d'être expulser du véhicule.
Incapable de voir ce qui était en train de se passé, elle entendit des bruits de luttes, des windstrikes jeter à tout va, des bruits métalliques comme celle de barres de fer entrechoqués puis elle entendit des ordres, des sons étranges qui lui semblait familier. C'était des cris d'oiseaux.
Quelques choses avait attaqué le camion qui la retenait. Après quelques minutes le silence régna. Elle entendait des hommes parler et quelqu'un s'approchait d'elle.
« Je l'ai trouvé, elle est dans un sale état. »
Elle n'osa pas émettre un son. Peut être qu'en jouant la morte ceux ci la laisserai et elle pourrait avoir une chance de s'échapper. Mais les inconnus la saisir, la détachèrent du banc et la soulevèrent avec précaution.
« Vous êtes sure que c'est elle ? »
Une voix féminine s'était rapprocher d'elle, quelqu'un arracha le sac qui lui couvrait la tête. Scylla feignit d'être inconsciente ce qui était plutôt facile dans son état. On lui enleva aussi son bâillon. Une main toucha son visage avec douceur.
« C'est elle sans aucun doute, c'est Charles tout craché. »
