Bien le bonjour !
J'espère que vous êtes prêt·es pour le réveil du dragon ? Ou de la dragonne plutôt. Fait pas bon être membre de l'assemblée participative aujourd'hui, c'est moi qui vous le dit. Mais avant ça, les réponses aux Reviews.
XDrayXMioneX : OMG je VEUX ta théorie je la veux je la veux ! Si tu ne veux pas l'écrire en review, envoie moi un message privé mais je VEUX SAVOIIIIIIR !
brigitte26 : ça vieeeeeeeeeent ! Si c'est trop facile l'histoire est moins cool ! Il faut savoir s'armer de patience dans la vie ;) Merci pour ta review !
MadyLP : MERCIIIIII T_T c'est trop choupichou. Héhé j'en étais sure que tu allais pas kiffer ce chapitre, mais celui-ci peut-être un peu plus ;)
Bonne lecture à tou·te·s
Un silence pesant s'était abattu sur l'assemblée figée dans une atmosphère glaciale. Les regards fuyants des membres présents cherchaient désespérément un détail auquel s'accrocher pour ne surtout pas avoir à se poser sur Hermione qui était toujours debout derrière son pupitre. Elle voyait Dolosa également debout à côté d'elle, les yeux vitreux et le teint blafard, ses bras pendant lamentablement de chaque côté de son corps. Malgré la gravité du moment, Hermione s'attarda sur la clavicule de Dolosa qui s'était légèrement découverte au moment où elle s'était levée, et aperçu l'extrémité de la chaine qui semblait s'entourer autour de son os. Quelqu'un toussa dans la salle, ramenant Hermione à la réalité. Elle voyait devant elle cette assemblée de sorcières et sorciers tous plus lâches les uns que les autres, ne pensant qu'à la politique et aux rumeurs lancées par cette harpie de Embit. Sentant une vague de colère monter en elle, elle souffla pour se calmer, posa ses mains de chaque côté du pupitre et releva le menton.
- Madame Veruca Blight, commença-t-elle d'une voix forte mais posée. J'imagine que cette demande d'éviction fait suite aux différents articles parus à mon sujet dans la Gazette du Sorcier. Ai-je besoin de vous rappeler qu'une demande d'éviction ne peut être déposée que dans un cadre précis ? Ignorez-vous donc la loi à ce point pour que je doive vous expliquer que la situation actuelle ne répond en aucun cas aux différents critères que prévoit le cadre légal ?
Jusqu'à présent, Blight avait adopté une attitude extrêmement fière, mais plus Hermione regagnait en courage et en force dans ses paroles, plus la posture de la petite sorcière s'affaissait sur son siège. Et au moment où Hermione repris la parole après une pause de quelques secondes, on pouvait croire qu'elle avait totalement disparu derrière le sorcier assis devant elle.
- A toutes les personnes ayant validé cette demande avant la tenue de cette assemblée, repris Hermione en balayant la salle du regard. Je vous invite à relire la loi. Pour qu'une demande d'éviction soit valide, il faut d'abord une faute grave de la part de la Ministre, ce que je n'ai pas fait. Il faut ensuite une preuve de la compromission ou du risque de compromission du secret magique dû aux actions de la Ministre, ce que vous n'avez pas. Et enfin, il faut une preuve de l'incapacité de la Ministre à réparer les actions incriminantes, ce que vous n'avez pas non plus. Par contre, et là je souhaiterai en discuter plus en détail, je constate que deux simples articles sans aucun fondement, écrits par une inconnue dans un journal qui a maintes et maintes fois prouvé son incapacité à retranscrire la vérité, suffisent à vous faire douter de ma capacité à gérer le monde magique. Non pas que je doute de votre libre arbitre et de votre capacité à faire la part des choses, mais je suis extrêmement inquiète quand à votre influençabilité. Qui me prouve aujourd'hui que vous tous, qui venez ouvertement de montrer votre méconnaissance totale de la loi magique, êtes capable de prendre une décision réfléchie et rationnelle sur les propositions des géants ?
L'ensemble des sorciers et sorcières présentes la regardaient à présent droit dans les yeux et ne cherchaient plus à la fuir du regard. Ils devaient sentir qu'Hermione ne plaisantait pas et que contrairement à elle, ils risquaient gros.
- Alors que fait-on ? continua-t-elle. Vous souhaitez poursuivre votre demande ? Une commission d'enquête prouvera que cette demande était abusive, et moi je me ferai une joie de faire une demande de dissolution de cette assemblée et de réorganiser des élections, même si croyez-moi, j'ai autre chose à faire. Sinon, nous pouvons poursuivre cette séance, et analyser les propositions des Géants pour que cette crise soit réglée d'ici jeudi. Vous pourrez à ce moment-là avoir tout le loisir de me casser du sucre sur le dos. Mais il est absolument hors de question que je mette en péril tout le travail effectué par mes équipes sur cette négociation à cause de trois commères qui n'ont rien d'autre à faire de leurs journées. Alors votons. Qui souhaite poursuivre la demande d'éviction ?
Il y eut quelques échanges de regards entre les membres de l'assemblée mais personne, ni même Blight ou son minuscule voisin, ne leva la main. Hermione sentait le regard admiratif de Dolosa qui lui brûlait le côté du visage tellement elle l'observait avec intensité mais n'y prêta pas plus d'attention, et repris la parole.
- Bien. Maintenant que ce sujet est réglé, nous pouvons commencer. Dolosa ? Je t'en prie, peux-tu nous présenter la première proposition ?
- Avec grand plaisir, répondit cette dernière en lui adressant un immense sourire.
Elle se tourna vers l'assemblée et commença à exposer la première proposition et les arguments en faveur de son adoption. Un quart d'heure avant midi, Hermione proposa de faire une pause et de reprendre après le déjeuner, ce que tout le monde approuva. Un vacarme s'éleva dans la salle quand les sorcières et sorciers se levèrent pour sortir, et Hermione en profita pour se tourner vers Dolosa qui était en train de trier des papiers éparpillés devant elle.
- Nous avons bien avancé ! se félicita-t-elle. Je pense que nous aurons terminé cet après-midi.
- Je suis d'accord, acquiesça Dolosa. Nous avons validé les trois quarts des propositions et je pense que ton petit discours d'ouverture nous a bien aidé.
- Comment ça ?
- Et bien j'imagine que tu leur as bien fichu la trouille et qu'ils n'ont plus très envie de te contrarier maintenant. Alors ils sont un peu forcés d'aller dans notre sens.
- Ce n'était pas mon but, se justifia Hermione.
- Je sais, mais c'est quand même l'effet que ça a eu. Allez, viens, on va manger.
- Je ne peux pas, je donne une interview au Chicaneur.
- Ah c'est ce midi ? Ok, on se voit à quatorze heures alors.
Elle la gratifia d'une sourire en lui faisant un petit signe de la main et quitta à son tour la salle, laissant Hermione enfin seule. Celle-ci s'affala sur son siège, ravie d'avoir quelques minutes de calme avant de retourner à son bureau où il avait été prévu de donner l'interview.
- Tu es encore là ! fit une voix masculine à l'entrée de la salle. Je voulais te voir.
Hermione tourna la tête et vit Harry traverser la salle pour la rejoindre.
- Tu vas bien ? demanda-t-elle en se redressant.
- Ça va, répondit-il simplement. On a des nouvelles pour Jones.
- Vous l'avez retrouvé ?
- Non, mais on a une piste. On a détecté des traces de magie dans un hôtel moldu sur Walworth Road, près d'Elephant and Castle.
- Qu'est-ce qui vous a mené jusque là-bas ?
- On a retrouvé une note dans son appartement qu'on a fouillé à nouveau hier. Et il y avait le nom de cet hôtel, le Safestay.
- Super ! Et qu'avez-vous trouvé à l'hôtel ?
- Pour l'instant rien, mais la gérante, une moldue, a subi un sortilège d'amnésie. On va continuer à chercher et voir si on ne peut pas annuler le sortilège.
- Tu me tiendras au courant ?
- Bien sûr. Comment ça se passe l'assemblée ? J'ai cru comprendre que ça avait été mouvementé ?
- Les nouvelles vont vite ! s'étonna Hermione. Je te raconterai ça. Je dois filer, j'ai un rendez-vous.
- Ok, bon courage.
Hermione le regarda quitter la salle sans un mot de plus à son égard. Elle n'était pas dupe. La cordialité extrême de son échange avec son meilleur ami cachait quelque chose dont il ne voulait pas parler. Laissant cela pour plus tard, elle quitta à son tour la salle de l'assemblée participative pour remonter à son bureau devant lequel l'attendait un jeune homme vêtu d'une longue robe verte olive, tenant son chapeau sous le bras. Quand il la vit arrivée, il se redressa de toute sa hauteur et lui tendit une main chaleureuse.
- Madame La Ministre bonjour ! lança-t-il en s'avançant vers elle la main tendue devant lui. Je suis honoré de vous rencontrer.
- Bonjour, répondit Hermione en lui serrant la main. Je suppose que vous êtes là pour l'interview.
- Oh oui ! Je suis Titus DeWit, journaliste au Chicaneur.
- DeWit ? Excusez-moi mais, votre nom m'évoque quelque chose.
- Ce n'est pas surprenant, j'étais en première année à Poudlard quand vous avez fini vos études. Vous avez surement entendu mon nom là-bas.
- Fort bien ! Entrez, nous serons au calme dans mon bureau.
Hermione le laissa entrer et lui indiqua de s'installer dans le petit salon où elle le rejoignit quelques secondes plus tard.
- Bien, dit-il une fois installé. Je vous propose de commencer ? Si j'ai bien compris, vous souhaitez publier une interview expliquant la situation avec les géants et remettant les choses au clair sur les rumeurs qui courent à votre sujet ?
- Le but n'est pas de faire taire les rumeurs mais de clarifier les éléments déjà diffusés dans la presse. En ce qui me concerne, je n'ai que faire de ce que la Gazette a pu dire sur moi, et nous ne parlerons pas de ma vie personnelle.
- Bien entendu, confirma DeWit en souriant. Je tiens à vous confier toute l'aversion que je porte pour la Gazette qui pour moi n'est un torchon à sensation sans le moindre intérêt. Notamment depuis l'arrivée de sa nouvelle rédactrice en cheffe.
- Que savez-vous d'elle ? Vous la connaissiez avant ?
- Très peu. La seule chose que je peux vous dire c'est qu'elle vient d'une famille de moldus. Mais de là à vous dire qui sont ses parents, ce qu'elle faisait avant d'arriver à la Gazette et surtout comment elle est arrivée là, il y a un gap.
- Ce n'est pas grave. Pouvons-nous commencer ? Je dois reprendre le travail à quatorze heure et je ne peux pas me permettre d'être en retard.
- Absolument ! lança-t-il en se redressant sur son fauteuil.
Il agita sa baguette et fit apparaitre un calepin et une plume rouge vif. Le calepin se déplia et s'immobilisa à quelques centimètres au-dessus de la table, avec la plume lévitant juste au-dessus, prête à prendre des notes de tout ce qu'il se dirait dans ce bureau.
- Madame La Ministre, commença-t-il. Pouvez-vous me rappeler rapidement pourquoi nous vivons aujourd'hui une crise avec les géants de Scafell Pikes ?
Hermione entrepris alors de rappeler les évènements ayant menés à la situation dans laquelle le monde magique se trouvait aujourd'hui, sans omettre le moindre détail et en insistant bien sur les erreurs commises par Jones, mais sans divulguer son nom. La plume rouge voletait au-dessus du calepin, notant les informations à la va-vite, mais ne déformant en aucun cas les propos d'Hermione.
- Donc aujourd'hui, vous m'affirmez sans crainte que cette crise est due à l'erreur d'un homme de vos équipes ?
- Je ne dis pas que je n'ai fait aucune erreur dans la gestion de cette renégociation. Il est vrai que j'ai tendance à faire confiance à mes équipes et à leur laisser de nouvelles chances si elles commettent des erreurs. Si ne pas surveiller à la loupe chacune de leurs actions et prises de décision est une erreur de dirigeante, alors oui, j'ai commis des erreurs.
- Ne pensez-vous pas que vous devez vous assurer de la loyauté des sorciers et sorcières qui travaillent pour vous ?
- Les sorciers et sorcières du ministère ne travaillent pas pour moi. Ils travaillent pour le monde magique. Pour que nous vivions tous et toutes en paix avec les créatures magiques et les moldus, sans que personne n'ait à souffrir de discriminations. Si des membres du ministère ont un autre but qu'œuvrer dans ce sens, alors effectivement, je dois m'assurer qu'ils ne participent pas au sabotage de nos efforts.
- Comment comptez-vous éviter que ce genre de choses se reproduisent à l'avenir ?
- Je ne peux pas garantir que ça ne se reproduira pas. Simplement il est clair que je demanderai à mes directeurs et directrices de département d'être plus vigilantes quant à d'éventuels comportements suspects.
- Vous voulez dire que Dolosa Havoc n'a pas fait suffisamment attention à l'attitude du sorcier qui a échoué avec les géants ?
- Je ne souhaite en aucun cas remettre les torts sur Dolosa. J'ai toute confiance en elle et sur ce point je tiens à être claire. Je demandais jusqu'à présent aux directeurs et directrices de département de faire confiance à leurs équipes comme je leur fait confiance. Je verrai avec eux comment conserver cette dynamique qui fonctionne, tout en nous assurant de la bonne tenue de nos objectifs.
- Et concernant la crise avec les Géants. Où en sommes-nous aujourd'hui ?
- Aujourd'hui se tient une assemblée participative où les membres votent l'approbation, ou non, des propositions faites par les géants dans le cadre de la renégociation de l'accord. Nous pourrons donc comme convenu avec eux jeudi dernier, renvoyer une délégation à Scafell Pikes pour leur exposer notre décision et si tout va bien, signer le renouvellement de l'accord.
- Et si tout ne va pas bien ?
- Ça ne sera l'affaire que de quelques jours. La seule chose qui pourrait faire obstacle à une signature jeudi, c'est que nous refusions une de leur proposition, et qu'ils ne soient pas d'accord avec ce refus. Auquel cas, la délégation aura la charge de trouver un compromis pour que nous puissions signer l'accord.
- Donc nous pouvons espérer une signature au plus tard en fin de semaine prochaine ?
- Absolument ! Et j'espère fortement que Dolosa Havoc rentrera jeudi soir avec un accord signé. Comprenez bien qu'aujourd'hui, même si nous sommes en situation de force, notre but est d'obtenir une relation saine avec les géants, sans dynamique de domination. La seule raison qui les a empêchés jusqu'à présent de nous déclarer une guerre ouverte, c'est leur infériorité numérique. Je veux qu'ils sachent à partir de maintenant qu'ils peuvent compter sur nous comme alliés et non plus comme ennemis.
- Vous menez depuis le début de votre mandat une politique d'ouverture vis-à-vis des créatures magiques. Ne pensez-vous pas que c'est un risque pour le secret magique ?
- Absolument pas, au contraire. Bien que je reconnaisse nombre de leurs qualités, mes prédécesseurs ont toujours eu une vision paternaliste et méprisante envers les créatures magiques. Nous devons cesser de nous considérer supérieurs à elles, et les voir comme nos égales. Je tiens à rappeler que sans le mépris de la classe des sorciers, nombre de créatures ne se seraient pas rangés du côté des forces du mal lors de la dernière guerre des sorciers. Nous devons adopter une posture plus humble pour ne pas engendrer de nouveaux conflits, et c'est mon but aujourd'hui avec cette renégociation.
- Merci Madame La Ministre, répondit DeWit pour clore l'interview.
- Merci à vous, je compte sur vous et sur votre intégrité de journaliste pour retranscrire à la lettre ce que je viens de vous dire ?
- Bien sûr ! assura-t-il en se levant. Souhaitez-vous que je vous fasse parvenir une édition exclusive demain matin pour avoir votre accord avant la diffusion du journal ?
- Non, je fais confiance à votre chef pour s'assurer que rien ne soit modifié.
- Oh, Xenophilius est très à cheval sur l'expression de la vérité.
Hermione le remercia une nouvelle fois et lui indiqua la sortie en lui serrant une nouvelle fois la main. Une fois seule, elle se réinstalla dans le canapé et réfléchi à ce qu'elle avait répondu. Elle était vraiment satisfaite de ses réponses qui étaient claires et précises. Sans être larmoyante ou s'apitoyer sur son sort, elle avait su être rassurante pour les lecteurs et lectrices inquiètes. C'est donc l'esprit léger qu'elle retourna vers quatorze heures en salle d'assemblée pour terminer le vote des propositions des géants. Sans surprise, la plupart furent acceptées et en fin d'après-midi, Hermione leva la séance en remerciant tous les membres de l'assemblée pour leur participation. Nombre d'entre eux s'était nettement détendus par rapport au matin, et Dolosa émit l'hypothèse que Blight et le petit sorcier avaient surement forcé la main aux autres pour qu'ils valident la demande d'éviction.
- Après que tu ais brillamment écarté le sujet, les autres ont du se désolidarisé des deux dissidents. C'est d'ailleurs surement pour ça qu'ils étaient aussi bougons cet après-midi.
Hermione rigola en repensant aux deux qui avaient effectivement tiré une tête de six pieds de long pendant toute la deuxième partie de la séance. Elle remercia Dolosa et lui indiqua qu'elle pouvait rentrer chez elle pour se reposer.
- Nous nous verrons demain pour préparer la délégation que tu mèneras jeudi à Scafell Pikes. Merci encore pour tout ton travail.
Elle remonta ensuite jusqu'à son bureau pour souffler un peu, puis entrepris de signer des documents que Nathalie avait laissés sur son bureau avec une petite note « à valider ». Elle enchaîna sur une réunion avec le bureau de liaison avec les Gobelins, et vers dix-neuf heures, décida de rentrer chez elle. Arrivée dans son salon, elle s'effondra sur le canapé et agita sa baguette pour activer la bouilloire remplie d'eau. Un bon thé pour se détendre, rien de tel. Pendant que l'eau chauffait, elle pensa au livre de Ginny qu'elle avait abandonné sur sa table de chevet et se pris d'une envie de lecture.
- Accio livre ! lança-t-elle en pointant sa baguette vers la chambre.
Une seconde plus tard, le livre traversa l'appartement pour atterrir juste devant elle. Elle retira ses chaussures, s'allongea sur le canapé et commença à lire. Elle savait très bien où elle s'était arrêtée. Nathanaëlle venait d'annoncer à Jeanne qu'elle ne souhaitait pas continuer leur histoire car cela lui semblait trop compliqué à gérer. Mais Jeanne refusait de l'entendre et mettait Nathanaëlle face à ses contradictions. Les yeux d'Hermione survolaient les mots, engloutissant les lignes de texte comme si sa vie en dépendait. Cette histoire lesbienne était tellement passionnante qu'elle voulait absolument savoir la fin. Quelques pages plus loin, Jeanne finissait par avouer ses sentiments à Nathanaëlle qui, incapable de lui résister tant elle la désirait, lui avouait qu'elle aussi l'aimait. Nouvelle scène de sexe.
Le soir tombait dans le petit appartement et il commençait à faire si sombre qu'Hermione n'arrivait plus à lire sans lumière. Elle agita sa baguette pour allumer les lampes du salon et continua à lire. Les deux héroïnes de son roman étaient dans un hall d'immeuble, incapable de se résister, elles s'embrassaient contre le mur, dans les escaliers, devant la porte. Elles se caressaient sans faire attention à être discrètes, entraient dans l'appartement, s'allongeaient sur le sol en se déshabillant tout en continuant de s'embrasser. Hermione sentit une chaleur lui remonter jusqu'aux joues. Pourquoi les scènes de sexes entre deux femmes lui faisaient autant d'effet ? Un des gros problèmes que posait le livre était le manque de description des personnages, si bien qu'Hermione avait un mal fou à visualiser leur physique. Mais incapable de faire autrement, elle imagina quand même la scène des deux femmes allongées sur le sol, se couvrant de baisers et de caresses.
D'un coup, elle ferma le livre et le repoussa d'un geste brusque. Qu'est-ce qu'il lui arrivait ? Etait-elle folle ? Comment pouvait-elle penser à cela. Elle se redressa d'un mouvement sec et se pris la tête entre les mains. Non… Ce n'était pas possible. L'image qu'elle avait eu en tête quelques secondes avant lui repassa devant les yeux. Elle tenta de les fermer pour la faire disparaitre mais le désir était trop fort. Elle voyait l'entrée d'un appartement, des murs recouverts de tapis accrochés de travers, une bibliothèque qui courrait le long du mur, et deux femmes allongées sur le sol. L'une lui ressemblait comme deux gouttes d'eau, et l'autre avait les cheveux longs, tombant en cascade le long de son visage, d'un roux flamboyant.
A suivre...
ALOOOOOOOORS ? :D :D :D
Laissez moi un petit commentaire ;)
Vivi.
