Bien le bonjour à toutes et à tous,
Je suis sincèrement désolée pour ce délais EXTRÊMEMENT long depuis le dernier chapitre, j'ai eu beaucoup de mal à trouver du temps pour écrire mais voili voilou ! Il est là il est beau il est chaud.
J'espère qu'il vous plaira, n'oubliez pas de me dire ce que vous en aurez pensé 3
Bonne lecture !
Ron dormait encore quand Hermione se leva discrètement le lendemain matin pour se préparer un thé dans la cuisine. Suite à une nuit difficile, elle voulait profiter de son réveil à l'aube pour se poser tranquillement avant de partir travailler. Elle se fit donc chauffer de l'eau, y déposa un sachet de thé et quitta la cuisine pour le salon où elle s'installa dans le canapé. Du coin de l'œil, elle vit le livre abandonné la veille au soir sur le coin de la table basse. Ce livre qu'elle avait refermé d'un geste brusque quand Ron était rentré, incapable d'assumer qu'elle s'était imaginée avec Ginny à la place des deux héroïnes. Cette pensée l'avait hantée toute la soirée et une bonne partie de la nuit, si bien qu'elle n'avait quasiment pas dormi. Ron n'avait bien sur rien remarqué, trop occupé à lui raconter à quel point la nouvelle collection de produits pour jeunes enfants se vendait à merveille au magasin. Elle détourna le regard du livre et approcha la tasse de ses lèvres mais s'arrêta avant de pouvoir boire, interrompue par un petit tapotement contre la fenêtre du salon. Une immense chouette grise se tenait de l'autre côté de la vitre, tenant dans son bec une lettre visiblement adressée à Hermione. Celle-ci se leva, ouvrit la fenêtre pour attraper la lettre avant que la chouette ne s'envole, puis la referma et lu l'inscription sur l'enveloppe.
« Mrs Granger et M Weasley, dans le centre de Londres. CONFIDENTIEL ».
Ne souhaitant ni attendre que Ron se lève, ni le réveiller, Hermione décacheta la lettre et commença à lire.
« Mrs Granger, M Weasley,
Suite à votre venue lundi, nous avons terminé les examens et les analyses des prises de sangs et de sortilèges effectués à Sainte Mangouste.
Je suis au regret de vous annoncer Mrs Granger que vous présentez tous les signe d'une infertilité incurable. Il semble que ce soit votre système reproducteur au complet qui soit affecté et ne fonctionne pas. Nous avons fait plusieurs tests pour nous assurer de l'inefficacité des potions et sorts que nous utilisons habituellement, et comme nous le pensions, les résultats ne sont pas concluants. Quant à vous M Weasley, les résultats de vos tests sont bons et ne remontent aucune anomalie particulière.
Nous vous proposons donc Mrs Granger de revenir faire des examens complémentaires pour tester une méthode moldue qui consiste à implanter un ovule étranger et le féconder artificiellement. Nous utiliserons bien entendu toutes nos connaissances et compétences magiques pour que ce processus soit le plus rapide et indolore possible. Nous ne pouvons cependant pas vous garantir le bon résultat de cette méthode.
Comme vous devez le comprendre, nous n'avons aujourd'hui aucune certitude de pouvoir trouver une solution, magique ou non, pour que vous puissiez mettre au monde un enfant. Je vous invite donc à vous rapprocher d'un organisme d'adoption au plus tôt, pour ne pas perdre plus de temps, le processus pouvant être long.
Je suis encore sincèrement désolé de vous apprendre cette nouvelle par écrit. Je suis disponible si vous avez des questions et vous attends à l'hôpital pour la suite du processus.
Salutations distinguées,
Professeur Carl Innanis, Médicomage Référent Gynécologie. »
Hermione n'avait pas remarqué qu'elle s'était assise sur le canapé en lisant, et quand elle releva les yeux sur sa tasse de thé, elle constata que l'eau ne fumait plus. Combien de temps était-elle restée dans cette position ? Elle l'ignorait. Mais quelques secondes plus tard elle entendit Ron se lever et traverser le couloir pour la rejoindre. Sans surprise, il lui jeta un regard étrange et s'approcha d'elle pour lui demander ce qu'il se passait. Elle lui tendit la lettre et le laissa lire à son tour, devenant de plus en plus pâle au fur et à mesure que ses yeux parcouraient les mots fatals. Sans un regard pour elle, il reposa la lettre sur la table du salon et se pris la tête entre les mains.
- Et voilà… murmura-t-il plus pour lui-même que pour elle.
- Et voilà quoi ?
Il se redressa et lui jeta un regard mêlant une profonde tristesse et une sorte de rage.
- Si on s'y était pris plus tôt pour faire ces examens, lâcha-t-il d'un air sombre. On aurait peut-être un enfant aujourd'hui.
- Pardon ? s'indigna Hermione en comprenant qu'il lui reprochait leur non parentalité.
- Oui tu m'as bien entendu Hermione ! Si tu t'étais décidée plus tôt à aller faire ces examens, on aurait pu se rendre compte il y a des mois que tu étais infertile, et entamer un processus d'adoption ! Mais non ! Il a fallu que MADAME La Ministre fasse passer d'abord sa carrière !
Hermione se leva d'un bond et lui fit face.
- Dis-moi que je rêve !? Comment veux-tu que je me projette avec un enfant si tu es incapable d'exprimer tes sentiments ou de me parler plus de cinq seconde d'autre chose que de ton magasin ?! On ne fait plus rien ensemble ! Avant ce week-end, c'était quand la dernière fois que tu m'as dit que tu m'aimais ? C'était quand la dernière fois que tu as eu un geste tendre envers moi ? Que tu as voulu faire l'amour avec moi juste pour faire l'amour et pas dans l'optique d'avoir un enfant ? J'ai l'impression… non. Je suis convaincue que tu n'es encore avec moi plus que pour avoir un enfant !
- Comment peux-tu dire ça ? demanda Ron d'une voix faible, commençant à rougir des oreilles.
- Ton corps te trahis ! Je peux le dire car je le sais. Mais si tu veux juste un enfant, tu peux le faire avec n'importe qui ! Pourquoi faire semblant de m'aimer, de me supporter, de prendre du plaisir avec moi si tu peux avoir ce que tu veux avec n'importe quelle femme ?
- Ce n'est pas ça…
- Alors quoi ? Explique-toi ! C'est le moment !
- Je ne pense pas que tu sois en capacité d'entendre ce que j'ai à te dire de toute façon, se défila Ron en se levant à son tour pour contourner Hermione et se diriger vers la chambre.
- C'est ça, cracha Hermione en le suivant du regard. Fuis, encore une fois.
D'un coup de baguette, elle attira jusqu'à elle des vêtements, un nécessaire de toilette et sa cape de voyage, puis se dirigea d'un pas décidé vers la pièce réservée au transport par cheminée. Elle attrapa une poignée de poudre, entra dans l'âtre et s'engouffra dans les ténèbres. Une fois arrivée à son bureau, elle activa quelques sortilèges et une petite salle de bain apparu dans un coin de la pièce. Elle verrouilla la porte derrière elle et se déshabilla pour prendre une douche et enfin se calmer. Faire redescendre la colère qui bouillonnait en elle était la plus grande des priorités. Une fois de plus, l'eau qui coula dans son dos la détendit immédiatement, comme un sortilège magique qui lui retirait toute angoisse du corps. Cette fois ci, elle ne pleura pas. La tristesse du deuil de sa relation amoureuse avait fait place à une saine colère et à une envie de ne pas se laisser abattre. Une fois sortie de la douche, elle s'habilla en vitesse, attrapa le premier dossier de la pile posée sur son bureau, et se mit au travail. Environ une heure plus tard, elle reçut une note de service lui indiquant que Dolosa ne pourrait venir la voir qu'à midi, car elle n'avait pas finalisé l'intégralité des éléments à lui présenter pour le départ de la délégation le lendemain. Hermione en profita donc pour finaliser quelques dossiers et recevoir la visite de différents directeurs et directrices de départements qui voulaient l'entretenir de sujets divers et variés. Vers onze heures, Drago entra dans le bureau, affichant comme à son habitude un air maussade.
- Hé bien, l'interpela Hermione alors qu'il s'installait dans le fauteuil du petit salon. Je pense que tu aurais grand besoin de prendre quelques jours de vacances.
- Le temps n'est pas à l'amusement Hermione, rétorqua-t-il en croisant ses jambes devant lui. Nous avons un fugitif introuvable, et une crise à régler. Tu dois pouvoir compter sur tes équipes sans t'inquiéter de te demander si l'un de nous est en vacances.
- Vu comme ça…
- Je suis venu t'apporter un exemplaire du Chicaneur avec ton interview. Bravo, vraiment. Je pense que tu vas faire sensation.
Hermione attrapa le journal que Drago venait de faire léviter jusqu'à elle et l'ouvrit pour découvrir une photo d'elle, pleine page, avec en face la retranscription exacte de ses mots.
- Bien, appuya-t-elle avec un sourire. Enfin une bonne nouvelle. Je vois que l'appel à témoin a été bien mis en avant également, avec ça nous devrions en apprendre un peu plus sur Jones.
- J'ai appris que tu partais aux Etats-Unis ? demanda soudainement Drago d'une voix glaciale.
- Comment… commença Hermione en relevant la tête pour le regarder. Comment sais-tu ?
- Les nouvelles circulent vite au ministère et je crois que ta grande amie de la Gazette est déjà au courant.
- Cette harpie ! cracha Hermione. Comment peut-elle être au courant si vite ? Il y a forcément quelqu'un du ministère qui lui transmet des informations !
- Je ne vois effectivement pas d'autre solution, commenta Drago. Tu veux que je mène ma petite enquête ?
Hermione hésita. L'aide de Drago était effectivement la bienvenue mais était-ce le moment de s'occuper de ça ? Il avait surement bien plus important à gérer.
- Non, répondit-elle finalement. Je m'en occuperai moi-même. Mais c'est gentil de te préoccuper de ma réputation.
- Alors tu vas vraiment partir aux Etats-Unis ? insista-t-il à nouveau.
- Ce n'est pas décidé. Disons que ça serait un bon moyen de nous assurer le soutien de la Fédération internationale de Quidditch.
- On s'en fiche de ça Hermione, lança alors Drago en se levant. Je te parle de ce que toi tu veux faire.
Face à l'air d'incompréhension qu'elle afficha, il s'avança en continuant.
- J'ai cru comprendre que ta relation avec Weasley était, comment dire, compliquée. Depuis des semaines, tu gères plusieurs crises perso et pro de front, avec en prime une espèce de cinglée qui t'en veut on ne sait pour quelle raison. Ne crois-tu pas que ce voyage te ferait du bien à toi ?
- Depuis quand es-tu devenu aussi prévenant ? répondit finalement Hermione en baissant les yeux avec le sourire.
- Depuis que j'ai besoin que la seule personne qui soit au courant que ma femme va mourir aille bien, comme ça elle sera là pour moi le jour où ça arrivera. Ce qui, et ne me joue pas l'amie attristée s'il te plait, ne saurait tarder.
Hermione resta silencieuse face à la réponse de Drago qui la touchait profondément et en même temps la plongeait dans un état de profonde tristesse.
- Je t'ai dit de ne pas être triste, ajouta-t-il en la voyant se décomposer. Alors, tu vas y aller ou pas ?
- Aux Etats-Unis ? Et bien…. Disons qu'il y a un autre problème.
Elle ne savait pas pourquoi elle avait dit ça, mais maintenant c'était trop tard. Il allait forcément demander de quoi il s'agissait et insister si elle refusait de lui dire. Après tout, elle était la seule à savoir que sa femme allait mourir, alors pourquoi ne pouvait-il pas être le seul à savoir pour elle ? Elle l'observa quelques secondes et constata à quel point son visage autrefois taillé s'était à présent adouci. Ses traits étaient moins anguleux, plus matures, et donnaient la sensation qu'on pouvait se fier à lui. Depuis maintenant plusieurs années qu'il travaillait pour elle, Hermione n'avait jamais eu à regretter de lui avoir fait confiance alors pourquoi aurait-elle à le faire cette fois ci.
- Il s'avère que… commença-t-elle hésitante alors qu'il se tenait toujours debout devant elle. Je ne sais pas si c'est une bonne idée d'y aller.
- Pourquoi ?
- Et bien il était prévu que j'y aille avec Ginny.
- Et alors ? Vous vous êtes disputées à cause de Weasley ?
- Non non, au contraire, elle pense que c'est une connerie de perdurer dans cette relation, et d'ailleurs, quand j'ai décidé de donner une dernière chance à Ron, elle l'a très mal pris et m'a demandé de ne plus venir avec elle.
- Donc vous vous êtes disputées à cause de Weasley.
- Ce n'est pas ça le problème, vu que c'est finalement fini avec Ron. Le problème vient plutôt de moi… vers elle.
Elle releva les yeux vers lui pour plonger son regard dans le sien et tenter de lui faire comprendre sans parler, ce qui sembla fonctionner car il ouvrit de grands yeux ronds et ouvrit la bouche d'un air ahuri.
- Non… ne me dit pas que…
- Ne me juge pas s'il te plait, le coupa-t-elle en détournant le regard. Je n'ai pas besoin de ça.
- Aucun jugement de ma part enfin. Juste de la surprise. Quel a été l'élément déclencheur ? Parce que si mes souvenirs sont bons, tu la connais depuis fort longtemps non ?
- C'est malin ! s'amusa Hermione. Je ne sais pas écoute… Ce que je sais c'est que maintenant je ne sais pas du tout quoi faire et que je suis dans une impasse. Je me vois difficilement lui avouer mon attirance sachant que je viens juste de rompre avec son frère ? Et que vont dire les gens ? Tu t'imagines les titres dans la Gazette ?!
- On s'en fout de ce que vont dire les gens Hermione ! Tu comptes passer à côté d'une histoire potentiellement géniale simplement parce que les gens vont dire quelque chose ?! J'espère que tu plaisantes ?
- Non. Je ne peux pas me permettre un nouveau scandale. Je risquerais ma place et l'avenir de tout le travail effectué jusqu'à présent.
- Je trouve ça d'une tristesse sans nom.
- Et bien c'est comme ça…
- Je peux ? lança alors une voix venant de l'entrée du bureau.
Hermione et Drago tournèrent la tête vers la porte et virent Dolosa dans l'ouverture, un lourd dossier calé sous son bras.
- Oui, entre, confirma Hermione finalement ravie d'avoir une excuse pour ne plus parler de Ginny. Nous avions terminé.
- Non clairement pas, rétorqua Drago en lui lançant un regard mauvais. Mais ce n'est pas grave. Nous continuerons cette conversation quand tu seras revenue de ton voyage.
- Tu pars en voyage ? s'interrogea Dolosa en posant lourdement le dossier sur la table de réunion.
- Oui, répondit Drago à la place d'Hermione. Elle part en mission diplomatique pour la délégation de la Fédération Nationale de Quidditch. Avec Ginny.
Hermione lui lança un regard noir qui n'échappa pas à Dolosa.
- Oh… répondit cette dernière en s'asseyant. Je ne savais pas que tu faisais partie du voyage.
- Aucune décision n'est prise, intervint Hermione. Pour l'instant il n'est pas du tout sûr que je parte.
- Si, insista Drago. Ça l'est.
Sans un mot de plus, il quitta le bureau et referma la porte derrière lui. Dolosa, qui l'avait suivi du regard, resta immobile quelques instants, les yeux posés sur la porte close. Hermione se leva pour la rejoindre et s'installa en face d'elle sur une chaise.
- Bon, tout est prêt pour demain ?
- Tu vas vraiment partir aux Etats-Unis ? demanda Dolosa d'une voix étrange.
- Non, je n'en sais encore rien, pourquoi ?
- Ce n'est pas vraiment le moment, si ?
- Si tout va bien, la crise avec les géants sera réglée d'ici demain soir et j'aurai l'esprit beaucoup plus léger. Je me disais qu'un voyage aux Etats-Unis me ferait peut-être du bien, mais encore faut-il que Ginny soit d'accord.
- Je te parle de ta relation avec Ron plutôt.
- Dolosa, répondit Hermione en fronçant les sourcils. Je ne pense pas que ma relation avec Ron te regarde au point de me donner des conseils sur comment la gérer. Ce que tu en sais vient de ce que j'ai bien voulu te dire ou de ce que tu as pu en lire dans la Gazette.
Dolosa baissa les yeux et commença à triturer le bout de sa baguette, visiblement gênée et déçue.
- Excuse-moi, dit-elle d'une voix faible. Je ne voulais pas être intrusive.
- C'est pardonné, répondit Hermione sincèrement. Peut-on se mettre au travail ?
Dolosa acquiesça d'un hochement de tête et toutes les deux se penchèrent sur le dossier finalisé. Deux heures plus tard, l'après-midi était déjà entamé quand les deux femmes refermèrent le dossier, satisfaites du travail accompli.
- Tu verras, assura Hermione d'une voix chaleureuse. Tout se passera bien demain. Au vue des propositions les plus importantes qui ont été acceptées, et des compromis que nous avons faits, je ne vois pas comment ils pourraient refuser de signer cet accord. C'est tout bénéfique pour eux.
- Je suis d'accord avec toi, mais peut-être pas aussi sereine.
- C'est normal, tu vas négocier en direct avec eux, mais je te fais entièrement confiance pour gérer cela comme une cheffe. Tu ne m'as jamais déçue Dolosa.
Celle-ci ne répondit rien et détourna le regard. Elle n'avait pas l'air enjoué et semblait sur le point de dire quelque chose mais se ravisa au dernier moment. D'un gracieux mouvement de baguette, elle rangea l'intégralité des parchemins étalés sur la table dans le dossier de papier et le cala de nouveau sous son bras avant de se lever et de prendre la direction de la porte.
- Ecoute Dolosa, commença Hermione en se levant à son tour pour l'accompagner. Je suis désolée pour tout à l'heure, je n'aurais pas dû être aussi sèche. C'est juste que… je ne veux pas que ma vie privée entache nos relations donc je préfère être claire sur le sujet.
- Je comprends, j'ai été un peu trop intrusive je suis d'accord.
- Disons que le sujet est aussi sensible, continua Hermione. Je… Je suis en train de me séparer de Ron et cette fois ci je pense que c'est définitif.
- Oh… s'étonna sincèrement Dolosa. Je suis désolée, je ne pensais pas que …
- Tu ne pouvais pas savoir, la coupa doucement Hermione. Allez, ne t'en fais pas ça ira.
- Ne t'inquiète pas pour demain ! lança alors Dolosa en relevant le menton. Je reviendrai avec cet accord signé !
- J'en suis sûre !
Dosola lui adressa un large sourire et quitta à son tour la pièce, laissant Hermione seule, mais pour quelques secondes seulement car on frappa bientôt à la porte.
- Oui ? demanda-t-elle en se retournant.
- C'est moi ! fit une voix.
Le cœur d'Hermione manqua de s'arrêter quand elle vit le visage de Ginny s'avancer vers elle et lui afficher à son tour un sourire éclatant. Sans qu'elle ne puisse réagir, elle sentit le corps de Ginny se coller au sien et ses bras l'entourer pour la serrer contre elle. Hermione sentit immédiatement ses joues rougir et les battements de son cœur s'accélérer alors qu'elle levait à son tour les mains pour les poser dans le dos de son amie.
- Je suis au courant, avoua alors Ginny en enfouissant son visage dans le cou d'Hermione qui ne savait plus où se mettre.
- De…
- De la lettre que tu as reçu ce matin et de la réaction de Ron.
- Comment…
- Ma mère ! répondit-elle avant qu'Hermione n'ait pu finir sa question.
Ginny se détacha d'elle pour lui faire face et lui pris doucement le visage entre ses mains. Le contact des doigts frais de Ginny contre sa peau lui fit l'effet de la plus chaude des douches, et elle sentit son cœur se calmer immédiatement.
- Elle m'a envoyé un hibou furieux pour me dire, et je cite, que vraiment je devrais revoir mes fréquentations.
- Comment ça ? s'interrogea Hermione alors que Ginny venait de lui lâcher le visage.
- Et bien, elle pense que tu es responsable de la situation (elle mima des guillemets avec ses doigts) désastreuse de son fils. Je peux te dire que je suis allée la voir directement pour en savoir plus. J'ai trouvé mon frère effondré sur la table de la cuisine avec ma mère au-dessus qui cherchait par tous les moyens à le consoler. Quel cinéma ! Elle m'a tendu une lettre qui vous était adressée, à toi et Ron, et j'ai su.
Les joues rosies d'Hermione perdirent toutes couleurs en quelques secondes, ce qui n'échappa pas à Ginny qui s'empressa de continuer son récit.
- Je lui ai hurlé dessus en lui disant qu'en aucun cas tu n'étais responsable de ton infertilité et que te remettre la faute dessus était vraiment preuve d'un manque total d'empathie, mais elle n'a rien voulu entendre. Mon crétin de frère sanglotait en disant que si vous vous y étiez pris avant ça aurait pu tout changer… Et ma mère acquiesçait en lui caressant le dos. Pffff !
Voir Ginny dans un tel était d'énervement était le meilleur des réconforts pour Hermione en cet instant. Elle aussi ressentait une profonde colère contre son ex compagnon et son ex belle-mère, et se sentir soutenue par un membre même de leur famille était la meilleure chose qu'il pouvait lui arriver. Face à cette pensée, elle ne put s'empêcher de sourire légèrement.
- Tu trouves ça drôle toi ? s'interrogea Ginny en levant un sourcil.
- C'est toi qui me fait rire, ne put s'empêcher d'ajouter Hermione. Merci pour ton soutien en tout cas.
- De rien. J'aimerai pouvoir faire plus mais à part transformer mon frère en scrout à pétard, je n'ai pas vraiment de solution.
Hermione lui jeta un regard en coin mais ne répondit rien, lui faisant comprendre que c'était une excellente idée. Ginny éclata d'un rire cristallin qui fut contagieux et bientôt, les deux amies rirent à gorges déployées dans le bureau. Quelques secondes plus tard, une fois calmées, Hermione vit Ginny la sonder du regard et se sentit à nouveau rougir.
- Qu'est-ce qu'il y a ? demanda alors Ginny, perspicace.
- Rien ?
- Si, tu es bizarre.
- Non, tout va bien, s'empressa de répondre Hermione pour gagner du temps. C'est… c'est la signature du décret de demain. Je suis un peu stréssée.
- Je suis sûre que tout ira bien, et Dolosa semble être une personne intelligente et intègre. Elle réussira sa mission.
- Oui, je lui fais confiance.
- Cela veut dire que… commença Ginny en faisant un pas de côté. Si tout va bien, demain soir, tu seras libérée d'un sacré poids ?
- Oh oui ! J'ai hâte d'y être !
- Tu pourras donc te concentrer sur d'autres projets non ?
- Effectivement, il me reste tant de choses à faire avant la fin de mon mandat.
- Comme par exemple… Venir avec moi aux Etats-Unis pour rencontrer la Fédération américaine ?
A suivre...
Alors ? Pensez vous que la négo avec les géants se passera bien ? Pensez vous que les deux pourront partir ensemble ? Pensez vous qu'il va se passer des choses qui devront rester aux USA ?
La suite au prochain épisode 3
Vivi.
