Bonjour,
Désolée encore pour l'attente. Allez on ne perd pas de temps, c'est parti pour le chapitre QUE VOUS ATTENDIEZ !
Bonne lecture ;)
Maximus marchait d'un pas décidé, sa longue cape noire voletant derrière lui, d'une manière qui aurait pu rendre jaloux le Professeur Rogue. Il jetait de petits coups d'œil de droite à gauche à chaque coin de rue, comme pour s'assurer que le petit groupe n'était pas suivi. Hermione et Ginny marchaient côte à côte, leurs mains se balançant à chaque pas, se frôlant presque mais sans jamais se toucher. Hermione repensait au mouvement qu'avait fait Ginny juste avant que Maximus ne les interrompe pour leur dire de se hâter pour être à l'heure à la réception et se demanda ce qu'il se serait passé si elle avait pu aller au bout de son geste. Se seraient-elles embrassées, auraient-elle pu aller jusqu'à finir sur le lit ? Les joues d'Hermione s'embrasèrent alors que de douces images se bousculaient dans son esprit.
- Tu devrais penser à Jones, murmura alors Ginny à son oreille.
- Jones ? s'étonna-t-elle, ses joues reprenant immédiatement leur couleur naturelle.
- Quand j'ai l'esprit qui surchauffe, comme ça avait l'air d'être ton cas il y a quelques secondes, je pense à quelque chose de bien froid. Et ça aide.
Hermione rougit à nouveau face à son incapacité à cacher ses émotions, mais le sourire en coin de Ginny la rassura instantanément. Rapidement, le groupe arriva devant un immense building vitré et Maximus s'avança vers une porte latérale, ressemblant à une entrée de service, qu'il poussa au niveau d'un symbole gravé dans le métal. La porte se transforma doucement en un rideau de velours noir, encadré par des barres de métal dorées, rappelant l'entrée moldue de l'immeuble. Maximus écarta le rideau et agita sa baguette pour les protéger de la vue des moldus, puis laissa entrer Hermione et Ginny qui se faufilèrent derrière le rideau. Elles arrivèrent alors dans un immense hall décoré dans le style du début du vingtième siècle, bordé de larges colonnes en marbre rose ouvragé, entre lesquelles étaient tendues de lourdes draperies en velours sombre. Au plafond étaient suspendus d'immenses lustres de cristal illuminant le hall d'un éclat blanc qui se reflétait sur les dorures encadrant les fenêtres donnant sur la rue animée. L'escalier de marbre blanc qui montait dans les étages était recouvert d'un tapis de velours rouge qui absorbait le bruit des chaussures sur le sol, rendant l'atmosphère sonore feutrée, comme si l'on pouvait hurler dans que cela ne s'entende. Ginny avait les yeux grands ouverts en découvrant l'espace qui s'offrait à elle, et Hermione constata à quel point elle pouvait avoir l'air de l'enfant qu'elle avait connue il y avait si longtemps, à s'émerveiller devant le spectacle qui s'offrait à elle.
- C'est magnifique, finit-elle par dire en reportant son attention sur Hermione.
- N'est-ce pas ? répondit Maximus qui les avait rejointes. Venez, Madame La Présidente vous attend.
Effectivement, en haut des marches, dominant la petite foule de sorcières et sorciers discutant dans le hall, était postée Emily Taylor, en grande discussion avec Romanov. Elles semblaient se disputer discrètement, mais même si elles essayaient de le cacher, Hermione le remarqua assez facilement.
- Il y a de l'eau dans le gaz entre ces deux-là, chuchota Ginny à l'oreille d'Hermione.
- On est d'accord, répondit-elle. Pour quelle raison à ton avis ?
- Petite crise de jalousie ?
Hermione lui jeta un regard interrogateur alors qu'elles commençaient à grimper les marches pour rejoindre Taylor et Romanov.
- Hermione, continua Ginny. Ne me dis pas que tu n'as pas remarqué ! Elles sont ensemble c'est évident !
Hermione braqua ses yeux sur les deux femmes en haut des marches qui avaient de plus en plus de mal à cacher leur dispute.
- Comment tu le sais ? demanda-t-elle à Ginny le plus discrètement possible.
- Enfin Hermione ça crève les yeux ! Il n'y a que toi pour ne pas voir ce genre de choses.
- Mais comment…
- Madame La Présidente ? annonça Maximus alors qu'elles étaient arrivées en haut des marches.
- Madame La Ministre ! s'exclama Taylor en affichant un large sourire. Quel plaisir de vous voir parmi nous ce soir, vous êtes absolument resplendissante !
- Je vous retourne le compliment, répondit simplement Hermione en se postant à côté d'elle.
Profitant de ce moment pour jeter un coup d'œil à Romanov, Hermione constata à quel point elle avait l'air de mauvaise humeur et sa tenue n'arrangeait rien. Elle portait un costume trois pièces noir, sa chemise boutonnée jusqu'au cou. Elle aurait très bien pu se rendre à un enterrement que ça tenue n'aurait pas été plus sinistre. A côté d'elle, le tailleur vert sombre de Ginny faisaient ressortir le feu de ses cheveux et de ses yeux. Romanov semblait totalement effacée du décor, mais Hermione se demanda si ce n'était pas son attirance de plus en plus viscérale pour Ginny qui lui donnait cette sensation.
- Mesdames et Messieurs, lança alors Taylor à l'assemblée qui se tenait devant elle. Bienvenue à notre gala de charité annuel. Merci à toutes et à tous d'être présents ce soir. Nous avons l'immense plaisir d'accueillir ce soir la Ministre de la Magie d'Angleterre.
Taylor se tourna légèrement vers Hermione et afficha un large sourire, accompagné par les applaudissements de la foule. Hermione sourit à son tour et s'inclina légèrement pour remercier l'assemblée.
- En effet, Madame Granger est venue à notre rencontre accompagnée de Madame Weasley ici présente, pour statuer sur les dernières incertitudes quant à l'attribution du prochain pays organisateur de la coupe du monde de Quidditch. Nous espérons que vous leur ferez un excellent accueil ce soir.
A nouveau l'assemblée applaudit les paroles de Taylor qui se tourna cette fois ci vers Ginny pour la saluer. Hermione jeta un rapide coup d'œil à Romanov qui, légèrement en retrait par rapport à Ginny, semblait bouilloner de l'intérieur. Ginny avait-elle eu raison quand elle avait parlé de crise de jalousie ? Et comment pouvait-elle assurer que cela crevait les yeux que Taylor et Romanov entretenaient une liaison ? Certes, les deux femmes avaient l'air plutôt proches mais de là à être en couple…
- Madame La Ministre ?
Hermione revint à la réception et constata que Taylor et Ginny la regardaient avec insistance.
- Oui ? Pardon.
- Un petit mot sur votre voyage ? insista Taylor sans cesser de sourire.
- Oui bien sûr, répondit Hermione en se tournant vers l'assemblée de sorciers et sorcières qui avaient les yeux braqués sur elle. Et bien je tenais tout d'abord à vous remercier pour le chaleureux accueil que nous avons reçu depuis notre arrivée. Je regrette déjà de ne pas avoir pu venir plus tôt depuis le début de mon mandat. Sachez que ce voyage n'est pour nous qu'une formalité en ce qui concerne la coupe du monde de Quidditch et que notre venue est davantage consacrée à la rencontre avec nos homologues américains. Nous sommes particulièrement enchantées de découvrir ce pays si riche en culture et histoire magique.
L'assemblée applaudit à nouveau puis laissa Taylor reprendre la parole.
- Merci à vous Madame La Ministre. Mes amis, je vous invite à vous rendre dans la grande salle pour le diner. Excellente soirée à toutes et tous !
Taylor s'approcha d'Hermione et de Ginny qu'elle encadra à l'aide de ses bras pour les diriger vers la porte derrière elles. Hermione sentit la main de Taylor se poser dans son dos et s'y appuyer pour l'inciter à avancer. Le sentiment de malaise ressentit depuis le début de la soirée s'intensifia alors soudainement, la faisant faire un pas en avant un peu rapide pour se détacher de Taylor. Celle-ci ne remarqua pas l'attitude étrange d'Hermione et pénétra juste après elle dans la salle où aurait lieu le diner. Une multitude de tables rondes étaient installées au centre de la pièce, recouvertes de nappes en tissus blanc et de couverts en argents. Des verres en cristal attendaient sagement d'être remplis, tout comme une armée de serveurs et serveuses attendaient les invités pour les servir. Taylor indiqua à Hermione et Ginny qu'elles pouvaient s'installer à la table centrale, et les suivit pour s'y assoir également. Aussitôt, deux serveurs s'approchèrent pour leur proposer à boire, proposition qu'Hermione déclina pour l'instant. Peu après, un homme en costume gris s'installa à l'une des trois places restantes, bientôt rejoint par une femme en robe bordeaux, et d'un autre homme en complet bleu.
- Madame La Ministre, commença Taylor avec un large sourire. Vous vous souvenez de Monsieur Anderson, Directeur de la Justice magique que nous avons rencontré tout à l'heure. Mais laissez-moi vous présenter Madame Dorothy Williams, Directrice du département de régulation des créatures magiques, et Monsieur Andrew MacFirman, Directeur de la Coordination Magique internationale.
- Enchantée, répondit Hermione avec un petit signe de tête.
- Dorothy, Andrew, voici Madame Ginny Weasley, représentante de la délégation d'attribution de l'organisation de la coupe du monde de Quidditch, et de la Fédération Nationale Anglaise.
- Enchantés, répondirent en cœur Williams et MacFirman.
- Bien, maintenant que les présentations sont faites, je vous propose de trinquer à l'entente entre nos deux pays.
Les serveurs accoururent avec une bouteille de champagne qu'ils servirent grâce à leurs baguettes. Bientôt, malgré les réticences d'Hermione quant au fait de boire, elle se retrouva à trinquer avec les autres convives. Ginny trinqua également avec un large sourire aux lèvres, ravie de pouvoir siroter du champagne hors de prix. Une heure plus tard, la discussion s'était dirigée vers les différences de politique entre l'Angleterre et les États-Unis depuis la fin de la guerre.
- Certes, approuva MacFirman. Nos deux pays avaient des politiques relativement similaires avant la guerre, notamment en ce qui concerne les créatures magiques et les moldus, mais depuis, vous vous êtes radicalement différenciés.
- Vous pensez que notre pays a adopté une politique trop laxiste envers les créatures magiques ? demanda Ginny en posant ses coudes sur la table, les mains remontées au niveau de son menton.
Elle ressemblait à une psychologue qui interroge un patient particulièrement intéressant. Hermione ne put s'empêcher de sourire face à cette comparaison hasardeuse et dû rapidement reporter son attention sur la conversation pour ne pas avoir à rougir à nouveau. Pour la première fois depuis le début du repas, elle remarqua que derrière Dorothy Williams était assise Romanov qui semblait toujours bouillonner de colère. Elle fixait Taylor avec un regard lançant presque des éclairs et Hermione pouvait sentir la rage qui émanait d'elle depuis sa place. Elle se demanda bien ce qu'il avait pu se passer entre les deux femmes pour que leur relation, encore si fusionnelle quelques heures plus tôt, se transforme en un orage menaçant.
- Je ne peux pas vous laisser dire ça, lança alors Ginny d'un ton énergique. Nous avons en Angleterre, principalement depuis l'arrivée d'Hermione au pouvoir, une capacité à vivre en harmonie avec les créatures non sorcières, que de nombreux pays dans le monde pourraient nous envier.
- Vous voulez parler notamment de vos rapports avec les Géants ? répondit Williams avec un petit sourire en coin.
- Cette crise est derrière nous, intervint Hermione qui sentait que Ginny allait répondre de manière un peu trop virulente. Nous avons pu compter sur une équipe extrêmement douée au sein du ministère pour rattraper nos erreurs du passé. Les géants ont accepté nos propositions et nous avons renouvelé notre accord pour les dix prochaines années.
- Pensez-vous réellement les géants capables de respecter cet accord ? demanda MacFirman en levant un sourcil.
- Je pense oui, répondit Hermione avec fermeté. Depuis des siècles nous considérons les créatures magiques non sorcières comme inférieures. Dois-je vous rappeler le nom du département en charge de leur gestion au sein de votre gouvernement ? Le « département de régulation des créatures magiques ». Oh ne pensez pas que je vous reproche quoi que ce soit. Nous avions il y a peu un département similaire au sein du Ministère. Cependant je ne pense pas que nous ayons un quelconque droit de contrôle ou de régulation envers quelque créature que ce soit. Vous considérez les crimes de Voldemort ou Grindelwald comme odieux, inhumains et immoraux ? Posez-vous la question et remplacez le mot « créature magique » par « moldu » dans l'intitulé de votre département, et vous verrez le problème. Pour la première fois depuis des siècles donc, les géants ont été considérés comme les égaux des sorciers. Et je pense qu'ils s'en souviendront. Nous avons bien remarqué la méfiance avec laquelle les différentes délégations ont été accueillies chez eux. Ils ne croyaient pas à notre bonne foi. Cependant, si nous les considérons comme des égaux à nous, cette méfiance était parfaitement légitime. Donc pour répondre à votre question, Monsieur MacFirman, oui. Je pense réellement les géants capables de respecter cet accord.
Lorsqu'Hermione eut terminé sa tirade, plus personne ne parlait dans la salle. Visiblement, toutes les conversations avaient été stoppées pour l'écouter, si bien que tous les regards étaient à présent tournés vers elle. Hermione tourna la tête vers Ginny qui la regardait avec toute l'admiration dont elle était possible, puis vers Taylor qui elle, par contre, semblait extrêmement vexée par ses paroles. Derrière elle, Romanov regardait Hermione avec de grands yeux ronds et toute colère semblait s'être évanouie de son esprit.
- Quel bel esprit ! s'exclama alors Taylor en applaudissant Hermione.
L'assemblée entière se joignit à la Présidente pour applaudir à son tour, obligeant Hermione à s'incliner légèrement pour remercier le public. De plus en plus mal à l'aise, elle voulut se lever pour quitter la salle mais dû se retenir de toutes ses forces pour ne pas le faire. Ginny l'observait avec tendresse, visiblement sans se rendre compte de ce qu'il se passait dans l'esprit d'Hermione. Une fois les applaudissements évanouis, Taylor baissa la voix et se pencha légèrement vers elle.
- Vous savez parler à la foule ma chère.
- Merci, répondit Hermione avec un petit sourire protocolaire.
- Ecoutez, ajouta Taylor cette fois ci sans le moindre sourire. Ce que vous faites de votre politique ne me regarde absolument pas, mais je vous prierai de ne pas enfumer mon pays de vos théories farfelues. A l'avenir je souhaite que ce sujet ne soit plus abordé.
Hermione resta impassible face à Taylor qui la gratifia d'un sourire sans joie. Cette fois ci, elle en était certaine. Ce malaise ressentit depuis le début de la journée était justifié. Taylor n'était pas de son côté.
- Juste une question Madame La Présidente, répondit-elle finalement en se penchant à son tour vers Taylor. Puis-je savoir la raison de ma présence ici ce soir si vous ne souhaitez pas que je parle de politique avec vos ouailles ?
- Je pensais que vous étiez intelligente Madame La Ministre, lâcha Taylor en levant un sourcil.
- Je suis votre token de bien-pensance. Je l'ai bien compris ne vous en faites pas.
Pour toute réponse, Taylor la gratifia d'un clin d'œil, puis repris sa position normale. Autour de la table, tout le monde semblait faire un effort démesuré pour ne pas faire attention à ce qu'il venait de se passer sous leurs yeux mais Hermione n'était pas dupe, elle savait que tous avaient entendu leur conversation. Le repas ne s'éternisa pas et vers vingt-trois heures, les premiers invités commencèrent à quitter le gala. Hermione en profita pour glisser à Ginny son envie de s'éclipser également, ce qu'elle approuva d'un petit signe de tête.
- Madame la Présidente, je pense que notre présence ici n'est pas davantage nécessaire et nous avons un voyage à préparer. Si cela n'est pas offensant, nous souhaiterions nous retirer.
- Je vous en prie, répondit Taylor avec un sourire faux. J'ai été plus que ravie de vous voir ici ce soir et le peuple américain sera enchanté de voir que nos deux pays peuvent compter l'un sur l'autre.
- Absolument, merci encore pour votre accueil.
Hermione se leva, rapidement suivie de Taylor, Williams et MacFirman qui s'inclinèrent légèrement pour la saluer. Ginny se leva à son tour et suivit Hermione qui avait déjà pris la direction de la sortie. Maximus, qui était resté en surveillance toute la soirée, lui emboita le pas.
- Madame La Ministre, dit-il une fois arrivée à sa hauteur. J'ai pour mission de vous protéger ce soir, laissez-moi vous escorter jusqu'à votre hôtel.
- Je pense que vous avez d'autres personnalité plus importantes à protéger ce soir, répondit Hermione d'un ton sec. De plus, j'ai échappé pendant plus d'un an à Voldemort et ses sbires. Vous pensez bien que je sais me dissimuler aux regards ennemis ?
- Comme vous voudrez, lâcha-t-il en s'arrêtant. Rentrez bien.
- Allons-y, ajouta Hermione à Ginny qui marchait à côté d'elle en souriant face à la situation.
- Madame La Ministre !
Hermione et Ginny se retournèrent d'un seul mouvement pour voir Romanov accourir vers elles en trottinant.
- Vous partez déjà ? demanda-t-elle finalement en arrivant à leur hauteur.
- Et bien voyez-vous, répondit Hermione en croisant ses bras devant elle. Je déteste qu'on me prenne pour une idiote.
- Ecoutez, je suis sincèrement désolée de ce qu'il s'est passé ce soir. Je n'étais pas d'accord avec Emily connaissant son avis sur vos positions politique, je savais pertinemment que ce genre de désaccord risquait d'arriver. J'avais initialement émis l'idée de placer à votre table des convives plus en accord avec vos idées, mais Emily a refusé. Encore une fois, je suis désolée.
- Vous n'y êtes pour rien, répondit sincèrement Hermione. Je me suis faite avoir, c'est tout. Je n'ai pas suffisamment préparé ce voyage et me voilà reléguée au rang de bête de foire.
- J'espère que cela ne remettra pas en cause la suite de votre voyage, notamment à Seattle.
- Non, répondit Ginny à la place d'Hermione. Nous irons à Seattle. Simplement, nous serons peut-être moins enclines à passer outre certaines faiblesses dans votre plan d'accueil de la prochaine coupe du monde.
- Je comprends. Cela ne sera peut-être qu'une maigre consolation, mais sachez que si vous avez besoin de quoi que ce soit, je serai là. De même, je tiens à vous accompagner à Seattle personnellement.
- Avec plaisir, accepta Hermione. Il est prévu que nous partions lundi matin.
- Je ferai venir une escorte à votre hôtel. Nous prendrons un portoloin.
- Merci, bonne soirée à vous et à lundi.
Hermione et Ginny descendirent les escaliers de marbre et sortirent dans la rue.
- Sortilège de désillusion ? proposa Ginny en restant en retrait contre le mur.
- Tu penses vraiment que c'est nécessaire ?
- On ne sait jamais.
Elle pointa sa baguette sur Hermione qui sentit comme un liquide glacé lui recouvrir le corps. Très rapidement, elle vit les yeux de Ginny commencer à la chercher et compris que son sortilège avait fonctionné. A son tour, elle dirigea sa baguette vers le visage de Ginny et lui lança le sortilège. En quelques secondes, le corps de Ginny disparu au profil de la rue derrière elle.
- C'est bon, lança Hermione dans le vide. On transplanne. Où es-tu ?
- Ici !
Elle sentit la main de Ginny se poser sur son bras, et une seconde plus tard, les ténèbres l'aspirèrent. Au moment où elle commença à ne plus pouvoir respirer, elle sentit son thorax se libérer et elle atterrit sur un sol dur. En ouvrant les yeux, elle constata qu'elles étaient arrivées devant l'immeuble de leur hôtel. Elles annulèrent les sortilèges et remontèrent discrètement jusqu'à leur chambre. Une fois la porte refermée derrière elles, Ginny balança ses chaussures dans un coin et s'allongea lourdement sur le lit.
- Je suis vannée ! lâcha-t-elle dans un souffle.
- Je comprends, approuva Hermione en retirant à son tour ses escarpins. Cette soirée était bien inutile.
- Je ne suis pas d'accord, répondit Ginny. On a appris plein de choses.
- Si tu parles de Taylor, je pense qu'on aurait pu s'en passer.
Hermione passa de son côté de la chambre et entrepris de défaire sa robe pour enfiler une tenue plus confortable. Mais au moment où elle passa ses bras dans son dos, elle sentit les mains de Ginny s'y glisser à sa place.
- Je ne parle pas de Taylor mais de toi, glissa-t-elle à son oreille.
Hermione sentit un frisson lui parcourir le cou, et descendre dans son dos. Incapable de se retourner, sentant les mains de Ginny remonter vers la fermeture de sa robe, elle ferma les yeux pour se concentrer sur son cœur et ne pas le laisser s'emballer.
- De moi ? réussit-elle à demander.
- Et bien, continua Ginny en murmurant presque. Je savais à quel point tu étais attirante…
Elle avait à présent les doigts posés sur la languette de la fermeture éclair de sa robe et commença à la descendre.
- Mais quand tu défends ton point de vue, c'est une torture absolue de ne pas pouvoir te sauter dessus.
La fermeture éclair était à présent totalement ouverte, laissant le dos d'Hermione totalement nu.
- Je peux ? demanda Ginny en glissant une main sous le tissu, au niveau de ses reins.
Incapable de prononcer le moindre son, Hermione hocha doucement la tête et laissa les mains de Ginny lui caresser le dos. Chaque mouvement de ses doigts sur sa peau lui donnait davantage de frissons et bientôt, elle sentit tous ses poils hérissés sur ses bras. Les mains de Ginny remontèrent jusqu'aux bretelles de sa robe, derniers fils qui la maintenaient habillée, et tout doucement, les décalèrent sur ses épaules. Prise à nouveau de frisson, Hermione ne put s'empêcher de les crisper ce qui arrêta Ginny dans son mouvement. Elle posa alors sa bouche dans son cou et commença à l'embrasser. Sentir les lèvres de Ginny contre elle était ce qu'il fallait à Hermione pour qu'enfin tout son désir se libère. Elle se retourna d'un mouvement délicat, plongea ses yeux dans le regard flamboyant de Ginny et l'embrassa à pleine bouche. Leurs corps se rapprochèrent et une seconde plus tard, il n'y avait plus un espace de vide entre elles. Hermione poussa doucement Ginny vers le lit qui recula tout en la serrant contre elle, profitant de chaque instant où elle pouvait la sentir. Sans cesser de s'embrasser, les deux femmes s'allongèrent sur le lit et cette fois ci, Hermione se laissa déshabiller mais la pudeur prit rapidement le dessus et lorsque Ginny la regarda, elle ne put s'empêcher de se cacher avec ses bras.
- Ne te cache pas s'il te plait, murmura Ginny en l'embrassant de plus belle.
A son tour, Ginny se déshabilla d'un mouvement de baguette et s'allongea sur le lit. Leurs deux corps nus entrelacés, les deux femmes ne cessaient de s'embrasser tout en se caressant doucement les bras, le dos, le vendre. Enivrée par cette sensation de renaissance, Hermione ne réfléchit pas une seconde et glissa délicatement sa main entre les jambes de Ginny qui les écarta pour lui laisser toute liberté de mouvement. Alors qu'elle lui embrassait les seins, les mains de Ginny griffaient le dos d'Hermione à chaque mouvement de sa main, un peu plus précis à chaque seconde qui passaient. Ne semblant plus pouvoir attendre, Ginny descendit ses lèvres sur le vendre d'Hermione qui frissonna de plus belle mais se concentra sur les mouvements de sa main sous lesquels Ginny gémissait doucement. Au moment où les lèvres de Ginny touchèrent son entre-jambe, Hermione bascula la tête en arrière en lâchant un soupire de plaisir. Elle se laissa bercer par les mouvements de sa langue qui bougeait au rythme de ses doigts. Petit à petit, les deux femmes accélérèrent le rythme, et les battements de leurs cœurs suivirent. Leurs respirations et leurs gémissements se firent de plus en plus sonores, mais au moment où Hermione sentit sa poitrine se serrer et le plaisir remonter le long de son ventre, Ginny s'arrêta.
- Hé ! protesta-t-elle essoufflée. Pourquoi tu t'arrêtes ?
- Parce que je n'ai justement pas envie que ça s'arrête, répondit Ginny en relevant les yeux vers elle.
Elle lui embrassa alors le ventre, puis le bout des seins, puis le coup et vint s'allonger sur elle. Elle n'était pas lourde mais Hermione sentait le poids de tout le désir qu'elle éprouvait, peser sur son corps. Le cœur de Ginny raisonnait dans la poitrine d'Hermione qui bascula de nouveau la tête en arrière que les doigts de Ginny se glissèrent entre leurs corps pour venir lui pincer délicatement les tétons.
- Qu'est-ce que tu es sensible… commenta-t-elle. C'est un vrai plaisir à voir.
Hermione releva la tête et fronça les sourcils.
- Arrête de te moquer et embrasse-moi.
Elle lui saisit le visage des deux mains et l'approcha du sien pour l'embrasser. Elle ferma les yeux et se laissa emporter par le plaisir de l'instant, mais incapable de résister plus longtemps, elle laissa les mains de Ginny se glisser à nouveau entre ses jambes. Mais cette fois ci, sa main ne resta pas. Elle lui écarta une jambe pour glisser la sienne à la place et commença à faire des mouvements du bassin. Hermione se laissa emporter par les gestes précis de Ginny qui gémissait également à chaque aller-retour. Les mains plaquées contre la poitrine d'Hermione, Ginny faisait à chaque geste des hanches une petite pression sur les tétons d'Hermione qui ne résista pas plus longtemps au plaisir qui montait de plus en plus. Elle se laissa finalement emporter par un orgasme puissant qui la fit se contracter de toutes part. Excitée par le plaisir d'Hermione, Ginny l'accompagna dans un cri de plaisir et s'affala sur elle dans un long soupir de soulagement.
Les deux femmes restèrent ainsi quelques minutes à reprendre leur souffle, ne portant aucune importance à la sueur qui perlait sur leurs peaux nues. Les yeux toujours clos, Hermione posa ses mains dans les cheveux de Ginny qui avait toujours la tête posée sur son torse et qui à chaque respiration envoyait un souffle d'air frai sur ses seins. Elle entreprit alors de lui remettre les cheveux en ordre et en profita pour lui dégager le visage. Quelle ne fut pas sa surprise quand elle vit que Ginny ne souriait pas. Elle ne semblait pas heureuse, ni satisfaite, mais au contraire, on pouvait nettement voir une expression d'angoisse affichée sur son visage.
A suivre...
Vous avez chaud ? Alors imaginez ce que ça a été de l'écrire ce chapitre.
Vivi.
