Bonjour tout le monde et désolée pour l'attente.

J'ai eu un petit soucis d'inspi. Juré je connais la suite et la fin de l'histoire, mais juste j'ai eu du mal à écrire ce chapitre. J'espère que je reprendrai l'écriture régulièrement.

Comme toujours, n'hésitez pas à me faire des petits commentaires, je vois beaucoup de gens qui lisent mais qui ne disent rien. Je propose du contenu divertissant gratuitement et j'ai besoin de vos retours pour me motiver à écrire car sans ça, je ne sais pas si ce que j'écris vous plait ou pas.

Merci à celles et ceux qui commentent, ça me fait très plaisir et c'est très motivant.

Bonne lecture !


- Ginny ? osa Hermione en glissant une main fébrile dans ses longs cheveux roux. Tout va bien ?

- Oui ça va ! répondit-elle en souriant, effaçant immédiatement cet air inquiet sur son visage.

Elle se redressa d'un geste vif et embrassa Hermione sur le nez, puis se leva du lit et attrapa un peignoir pendu à un porte manteau pour s'en couvrir. Elle se retourna alors vers Hermione et une nouvelle fois, cala ses poings sur ses hanches, telle une enseignante contrariée.

- Je me demandais, dit-elle en fronçant les sourcils. Ça fait combien de temps que tu résistes à me sauter dessus ?

Hermione détourna le regard pour se concentrer sur un long cheveu roux perdu sur le lit. Mais sentant le regard perçant de Ginny sur son visage, elle releva finalement les yeux vers elle.

- Je n'en sais rien… sûrement avant que je ne m'en rende compte.

- Diantre ! lâcha Ginny en affichant un large sourire de satisfaction. Si j'avais su.

- Si tu avais su quoi ?

- Figure toi que ce n'est pas quelque chose de simple de devoir dealer avec l'envie de coucher avec la compagne de son frère. Si j'avais su que c'était réciproque, je me serais moins torturée l'esprit.

Hermione ne put s'empêcher de rire face à l'air si tendre de Ginny.

- Si on pouvait arrêter d'évoquer le fait que tu es la sœur de ton frère, ça m'arrangerait, ajouta-t-elle en se levant à son tour.

- Il va pourtant falloir qu'on évoque le sujet à un moment où à un autre.

Ginny était retournée de son côté de la chambre, et désormais invisible aux yeux d'Hermione, elle continua sur sa lancée.

- Je vois difficilement comment on pourrait passer à côté de ce détail.

- C'est ça qui te tracasse hein ? demanda Hermione en passant la tête derrière la paroi qui la séparait de son amante.

- Rien ne me tracasse. Ne t'en fait pas.

Ne voulant pas pousser Ginny à lui parler si elle n'était pas prête, Hermione n'insista pas et décida d'aller prendre une douche. Quand elle en ressorti un quart d'heure plus tard, elle constata que Ginny dormait dans son lit. La couverture recouvrant à peine son corps étendu sur le lit, elle serrait un oreiller contre sa poitrine, un air soucieux affiché sur le visage. Hermione la contourna, remonta la couette sur ses épaules, et alla à son tour se coucher dans son propre lit. Elle aurait aimé dormir avec elle après ce tendre moment, mais sentait que si Ginny s'était couchée de son côté de la chambre, c'était pour une bonne raison. C'est donc l'esprit envahi de doux souvenir et d'anxieuses pensée qu'elle se glissa à son tour sous sa couverture, et s'endormit avec difficultés.

Le lendemain matin, c'est le bruit de la rue qui la réveilla. Elle fronça les sourcils en se demandant comment elle pouvait entendre les voitures comme si elle était sur le trottoir puis ouvrit les yeux pour constater que la fenêtre qui donnait sur la rue était ouverte. Pattenrond lui sauta sur le ventre avec délicatesse et se glissa sous son bras pour réclamer des caresses.

- Bonjour Madame La Ministre ! lança Ginny en passant la tête derrière la paroi.

- Salut !

- Allez debout ! On va visiter la ville aujourd'hui !

Une demi-heure plus tard, les deux femmes déambulaient dans les rues de Washington en admirant les immenses buildings qui s'élevaient au-dessus d'elles. Hermione éprouvait la plus grande difficulté à ne pas fixer Ginny qui elle semblait passer un très bon moment. Elle commentait ce qu'elle voyait en souriant et marchait d'un pas énergique sur les larges trottoirs qui s'étendaient devant elle. Elle s'arrêta à un moment devant un marchand de boissons chaudes et commanda un café allongé.

- Tu veux quelque chose ?

- Non merci, répondit Hermione qui n'avait absolument pas soif.

Ginny la dévisagea une seconde puis détourna le regard pour prendre le café que le vendeur lui tendait. Hermione en profita pour observer la rue qui s'animait sous ses yeux. Des dizaines de moldus arpentaient les trottoirs qui commençaient à chauffer sous le soleil de cette fin d'été. Il n'était pas dix heures du matin que la ville grouillait déjà d'Américains voulant profité de la presque fraicheur matinale avant de retourner s'enfermer dans leurs appartements pour affronter les chaleurs prévues dans l'après-midi. Hermione et Ginny s'en fichaient car elles pouvaient s'entourer d'un sort de protection qui leur procureraient une sensation de fraicheur malgré le soleil tapant. Voir ainsi les moldus s'activer autour d'elle donna à Hermione la sensation d'agitation qu'elle éprouvait à chaque fois qu'elle traversait le ministère. Elle repensa alors à Londres et à sa vie d'avant la nuit précédente, et se demanda si elle avait bien fait. En reposant ses yeux sur Ginny qui cherchaient dans son portefeuille en forme de patte de niffleur de quoi payer, Hermione senti son cœur se serrer si fort que c'en fut presque douloureux. Elle avait couché avec sa meilleure amie. Réalisant à peine la chose, elle eut l'impression qu'une vague de culpabilité la submergeait, que tous les passants la montraient soudainement du doigt, que le vendeur de boissons chaudes avait quitté son comptoir pour lui hurler qu'elle n'était qu'une horrible personne et que les immeubles qui encadraient la rue menaçaient de s'écrouler sur elle. Sa respiration se fit soudainement plus rapide, l'air ne parvenait plus à pénétrer dans ses poumons. Elle s'éloigna de quelques pas pour s'appuyer contre le mur et tenta de se calmer. Son état n'échappa cependant pas à Ginny qui au moment de se retourner après avoir payé, vit Hermione penchée en avant, la main appuyée sur le mur.

- Hermione ! s'écria-t-elle en lâchant son gobelet qui s'explosa au sol, recouvrant le trottoir de café.

- Tout va bien… parvint à articuler Hermione qui cherchait à retrouver un rythme de respiration normal.

- Non ça ne va pas ! Qu'est-ce qu'il t'arrive ?

Elle se concentra sur sa respiration et au moment où Ginny posa sa main sur son dos, d'un coup sa gorge se débloqua, laissant enfin passer l'air qui s'engouffra dans ses poumons. Hermione inspira d'un grand coup pour faire entrer le plus d'air possible et se calmer au plus vite, puis se redressa en évitant le regard de Ginny.

- Tu vas bien ? Qu'est ce qu'il s'est passé ?

- Ça va, ne t'inquiète pas…

- Hé, répondit Ginny en prenant le visage d'Hermione entre ses mains pour qu'elle la regarde. Qu'est-ce qu'il s'est passé ?

Hermione plongea son regard dans les yeux de Ginny qui pour une fois n'avaient pas ce feu en eux, mais plutôt une ombre d'inquiétude. Ne voulant pas partager ses angoisses pour l'instant, Hermione retira les mains de Ginny de son visage et détourna à nouveau le regard.

- Rien, surement le stress de la semaine qui nous attend.

- Mmm, marmonna Ginny, sceptique. Tu me le dirais si c'était autre chose hein ?

- Bien sûr ! s'exclama-t-elle avec un peu trop d'enthousiasme pour que ça soit naturel. Bon, ça va mieux. On y va ?

Ginny lui lança un regard en biais qu'elle évita à tout prix. Une crise de panique, c'était bien ce qu'il lui fallait. Elle qui avait depuis toujours su gérer les imprévus et les moments de stress dans le plus grand calme, il fallait qu'elle angoisse pour une situation amoureuse compliquée. Amoureuse ? se demanda Hermione alors qu'elle marchait silencieusement à côté d'une Ginny qui ne pouvait s'empêcher de lui jeter des coups d'œil inquiets. Était-elle vraiment tombée amoureuse de Ginny ? Au point d'en faire une crise d'angoisse ? Les questions continuèrent à se bousculer dans sa tête alors qu'elle faisait des efforts incommensurables pour ne pas laisser paraître son malaise auprès de Ginny qui n'était cependant pas dupe.

Après plusieurs heures à flâner dans la ville animée, à visiter les monuments moldus ou sorciers commémorant l'indépendance des Etats-Unis, l'abolition de l'esclavage, ou encore la fin de la guerre de sécession, toutes deux atterrirent en fin de journée dans un petit restaurant près du Capitole. Elles s'installèrent à une table et commandèrent des boissons avant de discuter de leur programme du lendemain.

- Romanov vient nous chercher à 9h, rappela Ginny. Ensuite nous n'aurons qu'à nous laisser guider.

- Je n'aime pas trop l'idée que la copine de Taylor nous suive à la trace pour le reste de la semaine. On ne va pas être libres de poser les questions nécessaires à une prise de décision impartiale.

- Romanov est de notre côté, elle sera là pour nous guider et personnellement je lui fais confiance.

- Tant mieux alors, parce que moi non.

Ginny dévisagea Hermione alors qu'elle sirotait sa limonade à la paille.

- Quoi ? demanda-t-elle en reposant son verre.

- Tu es de mauvaise humeur depuis ce matin, répondit Ginny en croisant ses bras devant elle. Je le sens, tu es sur la défensive. Dès que tu en as la possibilité, tu réponds par des monosyllabes et ça ne te ressemble pas. Et corne sur la licorne, tu as fait une crise d'angoisse. Ce qui ne t'es jamais arrivé à ma connaissance.

Hermione se maudit d'avoir une amie qui la connaissait si bien et reporta sa paille à sa bouche en détournant le regard.

- Tu peux me parler tu sais ? insista Ginny. C'est à cause d'hier soir ?

A l'évocation de la soirée de la veille, Hermione manqua de s'étouffer avec sa paille qu'elle repoussa d'un geste si brusque de la main que son verre se renversa sur la table. Par reflexe, elle saisit sa baguette qu'elle pointa sur la flaque et ouvrit la bouche. Mais au moment où elle allait prononcer la formule, elle sentit la main de Ginny se plaquer sur sa bouche pour l'empêcher de parler.

- Hermione enfin ! s'exclama-t-elle à voix basse. Pas ici devant les moldus.

Elle retira sa main et la regarda d'un air ahuri alors qu'Hermione baissait la tête pour replonger sa baguette dans sa poche. Que lui arrivait-elle ? Devenait-elle folle ?

- Je pense que nous devrions rentrer à l'hôtel pour discuter de ce qui ne va pas, ajouta Ginny en lui jetant un énième regard de travers.

Ce qui commençait à agacer Hermione d'ailleurs. Elle n'était pas une pestiférée, elle ne voulait simplement pas parler. Pourquoi ? Elle n'en savait rien.

- Non, finit-elle par répondre en levant les yeux vers Ginny. On va manger ici.

- Hermione, insista Ginny. Par Merlin je t'en supplie parle-moi.

- Je ne pense pas que parler changera quoi que ce soit. Maintenant si tu veux bien, j'aimerai manger.

A nouveaux, Ginny eut un mouvement de recul et lui jeta un regard ahuri mais n'insista pas. Elle appela le serveur pour commander à manger et resta silencieuse jusqu'à l'arrivée des plats. Pour la première fois de sa vie, Hermione vit Ginny fuir son regard. Elle se demanda si elle n'avait pas été trop loin, mais après quelques secondes de réflexion, arriva à la conclusion que si elle ne voulait pas parler, Ginny ne pouvait l'y obliger. Lorsque leurs plats arrivèrent sur la table, Hermione tenta tout de même de rouvrir le dialogue.

- Bon appétit, osa-t-elle dans un petit sourire.

- Toi aussi, répondit Ginny en la regardant à nouveau.

- Alors ? Comment sens-tu cette visite demain ?

Ginny sembla hésiter une seconde, mais en posant à nouveau ses yeux sur Hermione, elle soupira et entrepris de partager ses attentes vis-à-vis de leur visite du lieu d'accueil de la coupe du monde le lendemain. Rapidement, le ton de la conversation se détendit et les deux amies retrouvèrent leur relation de toujours. Alors que Ginny était en train de lui expliquer les tenants et aboutissant des règles internationales sur la sécurité liée au Quidditch, Hermione se demanda si elle n'avait pas fait la plus grande erreur de sa vie en quittant Londres le vendredi précédent. Mais le temps qu'elle appréciait passer avec Ginny était trop précieux pour le remettre en question. Elle décida qu'elle réfléchirait à tout ça plus tard, lorsqu'elle serait seule dans son lit. Son lit. L'idée de se retrouver seule dans une chambre avec Ginny sauta aux yeux d'Hermione. Comment allait-elle gérer leur retour à l'hôtel ? Comment allait-elle réagir s'il s'avérait que Ginny ait encore envie d'elle ? Que devait-elle répondre ? Que devait-elle faire ? C'est alors que l'image de Ron apparu devant ses yeux. Qu'avait-elle fait ?

- Hermione ? fit la voix de Ginny, lointaine. Tu m'entends ?

- Oui oui, excuse-moi.

- Je te demandais ce que tu en pensais ? Sur les sortilèges d'éloignement.

- Ah, euh… bafouilla-t-elle. Je suis d'accord avec toi.

- Ok…

Hermione se concentra davantage sur la suite du repas, ne voulant pas risquer de nouvelles questions de la part de Ginny. Elles discutèrent plus en détail de la sécurité autour du stade et une fois finis leurs plats, elles réglèrent l'addition avant de quitter le restaurant. Il faisait presque nuit quand elles sortirent dans la rue déjà éclairée par des lampadaires qui diffusaient une lumière jaune sur les trottoirs. De nombreux moldus déambulaient encore dans les rues en ce dimanche soir, profitant de nouveau de la fraîcheur de la nuit. Ginny proposa à Hermione de marcher un peu avant de rentrer, ce qu'elle accepta avec plaisir, voulant retarder au maximum leur retour à l'hôtel. Elles arrivèrent après quelques minutes de marche dans le parc du Capitole et flânèrent dans les allées silencieuses. La nuit était totalement tombée à présent, les deux femmes ayant atteint le bassin du mémorial Lincoln. Assises sur le rebord en pierre, elles observaient en silence l'immense bassin entouré d'arbres sombres et de lumières orangées. Hermione ne voulait pas parler et briser ce moment si doux par une parole vaine. Ce fut Ginny qui le fit.

- Hermione, j'ai envie de t'embrasser.

Le cœur d'Hermione se serra d'un coup si brusque qu'elle en ressentit une vive douleur. Evitant le regard de Ginny, elle chercha le meilleur moyen de refuser, mais quand elle sentit la main de son amante se poser sur sa joue pour lui tourner le visage vers elle, elle ne put résister plus longtemps. Elle était si belle dans la nuit claire, ses longs cheveux roux tombant en cascade dans son dos droit, ses jambes interminables et musclées croisées délicatement devant elle. Tout en Ginny appelait Hermione à la prendre dans ses bras et à l'embrasser de tout son soûl. Elle ferma les yeux en voyant les lèvres de Ginny s'approcher doucement d'elle, attendant un signe de sa part pour clore enfin l'espace qui les séparaient des siennes. Le temps s'arrêta quand elle senti la main de Ginny jusqu'alors posée sur sa joue, glisser dans son cou. Une vague de frissons lui parcourut le dos jusqu'au niveau de ses reins, l'obligeant à bouger légèrement les hanches. Le mouvement n'échappa pas à Ginny qui soupira de plaisir, son souffle atteignant presque instantanément les lèvres d'Hermione. Ne supportant plus d'attendre, celle-ci s'avança à peine d'un centimètre et embrassa Ginny de toute la passion qui la dévorait.

Elle sentit immédiatement la main dans son cou se resserrer et la plaquer contre les lèvres qui répondirent à son baiser, sa langue dévorant ses lèvres entrouvertes, venant chercher la sienne. Bientôt, les mains d'Hermione se glissèrent sous la chemise légère de Ginny qui soupira davantage alors que les doigts assurés lui effleuraient pour l'instant doucement le bout des seins. Les caresses étaient tendres, délicates et habiles. Le baiser était langoureux, profond et passionné. Les souffles à présent réunis en un seul se faisaient de plus en plus rapides et saccadés. D'un coup, Ginny s'écarta d'Hermione et lui empoigna le bras.

- On transplanne ! lança-t-elle sans demander la permission.

Elle sauta sur ses deux pieds et sans attendre qu'Hermione soit prête, pivota sur ses talons, les entraînant toutes les deux dans les ténèbres. Une seconde plus tard, elles se retrouvèrent dans la douche de leur chambre d'hôtel. Hermione manqua de tomber en arrière tant le voyage avait été brutal, mais Ginny la rattrapa au dernier moment, la plaquant contre elle à l'aide de ses bras puissants.

- Ta précision de visée laisse à désirer, railla Hermione en regardant autour d'elle.

- Qui te dit que c'est une erreur ?

Sans prévenir, Ginny saisit le bas du t-shirt d'Hermione et le tira vers le haut, la dénudant à moitié. Jalouse d'être la seule à se dévêtir, Hermione attrapa sa baguette et d'un geste habile, fit disparaître les vêtements de Ginny qui se retrouva alors totalement nue.

- Hé ! se plaignit-elle en baissant les yeux vers ses vêtements disparus.

- Je les ai mis sur ton lit, répondit Hermione en s'approchant délicatement de son amante.

- Alors à ton tour.

D'un mouvement délicat, Ginny commença à embrasser Hermione dans le cou tout en lui déboutonnant son pantalon. Rapidement, elle descendit ses lèvres au niveau de ses seins, puis de son nombril, tout en baissant le jean qui se retrouva bientôt échoué lamentablement sur le sol. La langue de Ginny se glissa délicatement entre les jambes d'Hermione qui ne put s'empêcher de soupirer de plaisir. Mais une fois nue à son tour, Hermione fut déçue de constater que Ginny remontait vers son visage.

- Ne fais pas cette tête, murmura Ginny en voyant l'air penaud affiché sur son visage. Je veux juste allumer la douche.

Elle se retourna doucement et actionna le robinet et laissa couler l'eau quelques secondes qui parurent à Hermione une éternité. Trop impatiente pour laisser le temps à l'eau de devenir chaude, elle glissa ses mains sur la taille de Ginny qui lui tournait le dos et colla son corps nu contre le siens.

- Te voilà bien impatiente pour quelqu'un qui ne voulait pas rentrer.

- Tait toi et embrasse-moi.

Ginny se retourna alors et entraîna Hermione sous le jet d'eau encore froid, lui faisant échapper un petit cri. Les deux femmes rirent alors aux éclats tout en s'embrassant sous l'eau qui leur recouvrait à présent le corps. Leurs mains se glissèrent dans les petits coins sensibles, leur faisant échapper des soupirs de plaisir. Les lèvres de Ginny reprirent alors le chemin du ventre d'Hermione pour finir de nouveau entre ses jambes qu'elle écarta d'une douce pression de la main. Hermione dû s'adosser contre la paroi glaciale pour ne pas glisser sous les coups de langues de Ginny, dont les doigts jouaient malicieusement avec ses tétons tendus en avant. L'eau qui coulait sur son ventre lui donnait une sensation de fraîcheur qui contrastait avec le feu qui brûlait en elle. Chaque passage de la langue de Ginny autour de son clitoris lui faisait l'effet d'un feu d'artifice dans le cœur. Rapidement, ses mouvements se firent plus réguliers et Hermione sentit le plaisir s'intensifier et remonter le long de son corps. Son bas ventre en fut bientôt rempli, puis son estomac et ses poumons. Au moment où l'onde de plaisir atteignit son cœur, Hermione laissa échapper un cri aigu, accompagné par les doigts de Ginny qui lui pressèrent les tétons pour une jouissance à son paroxysme.

Au moment où la tension retomba, Hermione sentit ses jambes se dérober sous elle, mais une nouvelle fois, les bras puissants de Ginny la rattrapèrent pour la maintenir debout.

- Je pense que nous avons gaspillé suffisamment d'eau pour ce soir, murmura cette dernière en lui lançant un regard de braise.

Les deux femmes sortirent rapidement de la douche et s'allongèrent ensemble sur le lit de Ginny, tout en continuant de s'embrasser le temps qu'Hermione retrouve ses forces. Mais rapidement, l'envie de faire plaisir également à Ginny prit le dessus et Hermione glissa l'une de ses jambes entre celle de son amante pour y faire un mouvement de va et vient. Leurs deux sexes se caressant l'un l'autre, elles se parcouraient le corps de leurs mains encore humides, pour s'attarder sur des zones sensibles.

- Je n'en peux plus…

La voix de Ginny raisonna à l'oreille d'Hermione qui descendit sa main entre ses jambes pour placer son pouce sous le clitoris de Ginny, et glisser son index et son majeur à l'intérieur. Elle pressa doucement son pouce tout en remontant ses doigts, arrachant délicieusement des soupirs incontrôlés à Ginny qui se tordait de plaisir sous ses mouvements délicats. Tout en embrassant ses seins, Hermione continua à bouger la main tout en accentuant la pression de ses doigts jusqu'à ce que les soupirs de Ginny se transforment en gémissement, puis en petit cris. Ne voulant pas aller trop vite, elle parcouru le corps brûlant de son amante de sa main libre, caressant chaque centimètre carré de son corps avec une douceur extrême.

- Continue je t'en supplie, lâcha Ginny dont le dos venait de se cambrer sous une pression du pouce d'Hermione.

Sans se presser, Hermione continua ses mouvements de la main, rythmés par sa langue qui entourait les tétons tendus de Ginny. Alors qu'elle sentait son amante atteindre l'orgasme, Hermione mordilla doucement son sein, arrachant finalement à Ginny un cri long et sonore, libérant tout le plaisir emmagasiné dans son corps brulant.

Une demi-heure plus tard, Hermione sortit de la douche en espérant intérieurement que Ginny ne dormait pas. Mais quand elle passa la paroi vitrée, elle la vit allongée sur le lit, les bras relevés, les mains calées derrière la tête. Pattenrond était installé en boule à côté d'elle, ressemblant à un petit coussin orangé.

- Tu dors avec moi cette nuit ? demanda-t-elle en caressant doucement le chat.

Hermione hésita. L'idée était tentante mais la vague de question qui ne l'avait pas quitté de la journée était revenue dès que ses doigts avaient quitté le corps de Ginny. Elle n'avait pas pu y poser de réponse en si peu de temps, mais elle savait que passer la nuit à côté d'elle n'allait pas l'aider.

- Ne t'en fais pas va, l'interrompit Ginny dans ses pensées. Dors dans ton lit. On aura tout le temps de se voir demain.

Préférant ne pas discuter pour éviter les questions, Hermione hocha la tête et passa de son côté de la chambre. Elle se glissa délicatement dans son lit et vit la lumière du côté de Ginny s'éteindre dans un clic.

- Bonne nuit, osa-t-elle en attendant une réponse qui tarda à venir.

- Bonne nuit, répondit finalement Ginny d'un ton qui se voulait neutre, mais qui en fait cachait une inquiétude certaine.

Hermione remonta la couverture jusqu'à son menton et garda les bras au chaud, les mains croisées sur son ventre encore sensible. Elle s'endormit assez rapidement, les questions dans sa tête s'effaçant sous la fatigue. Mais la nuit porte conseil, et le lendemain matin, elle se réveilla avec la certitude d'avoir pris la bonne décision. Ce qui se passerait aux Etats-Unis, resterait aux Etats-Unis.

A suivre...


Et voilà pour ce chapitre 15. Je pense qu'on en est à peu près aux deux tiers de la FF (peut-être la moitié, je ne sais pas trop visualiser).

J'espère que ça vous a plu !

A très vite,

Vivi.