Bonjour à toutes et tous !
On avance on avance ! On s'approche surtout doucement de la fin de cette FF incroyable !
RAR :
brigitte26 : Nous verrons bien si elle a pris la bonne décision. Je vais pas spoiler alors : bonne lecture !
MadyLP : merci pour ton soutieeeeeeen keur keur keur !
! TRIGGER WARNING !
Attention, à la fin de ce chapitre, il y a quelques paragraphes avec des scènes de violence physique. Rien de très grave mais cela peut choquer les "âmes sensibles" (je mets entre guillemets car même moi ça m'a trigger en l'écrivant). J'ai mis des *** juste avant les paragraphes concernés, préservez vous si vous ne voulez pas les lire. Je mettrai un rapide résumé de la fin de ce chapitre au début du chapitre suivant pour que tout le monde puisse comprendre.
Le claquement métallique d'une horloge raisonna dans l'esprit endormi d'Hermione qui se retourna dans son lit, mais au lieu d'atterrir sur l'oreiller, sa main heurta quelque chose de dur. Elle ouvrit un œil et vit Dolosa qui dormait à côté d'elle, la couette descendue au niveau de son ventre. Ses seins nus se soulevaient au rythme de sa respiration lente et régulière. Hermione détourna le regard mais les souvenir de la nuit lui revinrent immédiatement en mémoire. Le retour à l'appartement, les arrêts réguliers entre la porte d'entrée de l'immeuble et de l'appartement pour s'embrasser, les habits jetés un peu partout dans l'appartement au fur et à mesures qu'elles se déshabillaient mutuellement, et ces caresses… Ces caresses qui avaient duré une bonne partie de la nuit et qui malgré la fatigue les avaient tenues éveillées car incapables de s'arrêter. Hermione sourit sous les couvertures en repensant aux mains de Dolosa sur son corps et à ce réveil à ses côtés. La douceur de ce matin de Noël était certainement le meilleur remède à ses pensées négatives. Dolosa marmonna dans son sommeil et se retourna en se collant à Hermione, la serrant contre elle. Quel était le mal à rester un peu au lit ? Après tout, elle ne faisait rien de mal et elle pouvait bien profiter de ces instants de plaisir. Elle reposa ses yeux sur Dolosa endormie et glissa doucement sa main sur ses hanches, avant de se rendormir elle aussi. Une heure plus tard, ce sont les doigts de Dolosa qui la révéillèrent. Elle les sentit se glisser délicatement le long de son bras, la caressant doucement, mais suffisament pour la sortir de son sommeil. En ouvrant les yeux, elle constata que Dolosa l'observait avec un petit sourire attendrissant.
- Bonjour, murmura-t-elle alors.
- Bonjour, répondit Hermione en souriant à son tour.
- Bien dormi ?
Hermione acquiesça d'un signe de tête et vint se blottir un peu plus contre Dolosa qui referma ses bras autour d'elle. Elle pouvait sentir son cœur battre contre ses côtes, et ne put à cet instant ignorer que le rythme des battements s'accélérait petit à petit.
- Je peux ? demanda Dolosa en glissant ses doigts en bas du dos d'Hermione.
- Tu dois, chuchota cette dernière avec un plaisir non dissimulé.
Lorsqu'Hermione rentra chez elle le soir même, elle avait l'impression de flotter sur un petit nuage. Elle avait quitté Dolosa sans le moindre malaise entre elles et c'était quelque chose de merveilleux pour elle. Elle pourrait ainsi la revoir au travail sans que leur aventure n'entache leur relation et donc, leur travail. En arrivant dans son salon, elle appela Pattenrond qui accouru au petit trot. Mais au moment où elle voulut le prendre dans ses bras pour lui faire un câlin, celui-ci eut un mouvement de recul et cracha en sa direction.
- Et bien ! Qu'est-ce qu'il t'arrive ?
Elle s'accroupit devant lui et tendit la main vers le chat qui s'approcha avec méfiance. Il lui renifla le bout des doigts et feula de nouveau.
- Bon et bien ! Si tu es de mauvaise humeur comme ça, file ! Je ne veux plus te voir.
Pattenrond lui jeta un regard en coin et s'échappa par la fenêtre ouverte du salon sous le regard exaspéré d'Hermione qui se releva pour aller s'assoir dans le canapé. Elle déposa le livre offert par Dolosa sur la table basse, à côté de celui que Ginny lui avait prêté. Ginny. Pour la première fois depuis la veille, elle se rappela qu'elle avait demandé à Harry de lui parler. L'avait-il fait ? Et qu'avait-elle dit ? Elle se demanda alors si elle n'avait pas fait une énorme erreur en couchant avec Dolosa sans avoir le retour de Harry, mais le souvenir magique de la nuit et du matin précédent modéra ses angoisses. Finalement, elle décida d'aller se coucher et d'attendre de voir Harry au bureau le lendemain.
Hermione marchait à présent dans un couloir sombre, bordé de murs de pierres moisies par l'humidité. Un pas après l'autre, ne distinguant à peine qu'un mètre devant elle, elle avançait prudemment, cherchant une porte ou une fenêtre, mais ne trouvant au fil de son avancée que des pierres noircies. Un murmure s'éleva de l'obscurité devant elle, semblable au souffle du vent, mais plus aigu et sec. Elle s'arrêta de marcher et tendit l'oreille, mais ne put distinguer autre chose qu'un souffle strident. En reprenant sa marche, elle remarqua qu'il était de plus en plus difficile de distinguer ce qui se trouvait devant elle et bientôt elle ne vit plus rien. Elle s'arrêta donc pour tendre la main sur sa droite et trouver le mur pour se guider, mais à sa grande surprise, elle ne toucha pas de la pierre dure et froide mais une substance gluante et chaude. Elle rapprocha sa main de son visage pour tenter de voir ce qu'elle avait sur ses doigts et eu un mouvement de recul en s'apercevant que le long de ses phalanges coulait du sang rougeâtre. En reculant d'un pas, elle cogna quelque chose et se retourna d'un geste vif. Devant elle se tenait Embit, en pleine lumière, éclairée par un feu puissant qui brûlait tout autour d'elle.
- TOI ! hurla Hermione en reculant à nouveau.
Une nouvelle fois, elle heurta quelque chose qui cette fois ci la repoussa en avant. Elle manqua de tomber mais se rattrapa au dernier moment et se retourna, la baguette levée devant elle. Ginny se tenait face à Embit, le visage grave et la baguette pointée sur Hermione, prête à attaquer.
- Ginny ? Que …
Une troisième apparition entra alors dans le cercle de feu, coupant Hermione dans sa question. En voyant la femme s'avancer vers elle, les yeux noirs et le teint pâle, Hermione secoua la tête et hurla si fort qu'elle se réveilla en s'entendant crier.
- DOLOSA !
Des gouttes de sueur perlait sur son front. Assise sur son lit, elle pouvait sentir son cœur tambouriner contre ses côtes au rythme de son souffle saccadé.
- Quel cauchemar … murmura-t-elle en se prenant la tête dans les mains alors que Pattenrond sautait sur le lit pour venir se blottir contre elle.
Hermione soupira en s'allongeant pour se calmer et repensa au rêve qu'elle venait de faire, mais elle n'eut pas le temps de l'analyser car la fatigue remporta le combat et elle s'endormit quelques minutes plus tard. Le lendemain matin, elle se réveilla avec un mal de crâne qu'elle atténua à l'aide d'une potion antidouleur. Mais le cauchemar de la nuit n'avait pas quitté son esprit pour autant. Elle se leva donc avec difficulté tout en se demandant ce que Embit pouvait bien avoir à faire avec Ginny et Dolosa dans ses rêves. Après avoir pris une douche et un café, elle grimpa dans l'âtre de sa cheminée et prit la direction du ministère, le principal avantage de ce moyen de transport étant qu'elle arrivait directement dans son bureau et donc qu'elle n'aurait pas à croiser le moindre membre du ministère un peu trop bavard pour l'heure matinale. Une fois ses affaires déposées à son bureau, elle sorti pour dire bonjour à Nathalie qui la gratifia d'un enthousiaste « Joyeux Noël » auquel elle répondit par un simple « Joyeux Noël Nathalie » avant de refermer la porte derrière elle.
La première chose à faire en cette journée qui s'annonçait plutôt calme était de convier Harry à une petite réunion privée. Elle s'affaira donc à lui envoyer une note mais avant de pouvoir l'ensorceler avec sa baguette, on frappa à la porte.
- Oui entrez ! lança-t-elle en déposant la note sur son bureau.
- Joyeux Noël ! lança Harry en entrant.
- Joyeux Noël Harry, répondit Hermione avec un large sourire.
Harry s'avança vers elle pour la prendre dans ses bras et la serra contre lui.
- Comment s'est passé ton réveillon ? demanda-t-il après quelques secondes d'étreinte.
- Bien… marmonna Hermione en cherchant à paraître la plus naturelle possible.
Mais c'était sans compter sur Harry qui la connaissait vraiment par cœur et lui jeta un regard intrigué auquel elle ne répondit pas.
- OOOOOOH ! s'exclama-t-il après une seconde de réflexion. Alors je vois qu'on n'a pas attendu mon retour hein. Finalement, la tentation était peut-être trop forte.
- Harry s'il te plait ! As-tu pu parler avec Ginny ?
Il la toisa d'un air étrange puis se détourna d'elle pour aller s'assoir dans le canapé. Sachant pertinemment qu'il la faisait mariner, Hermione s'approcha à son tour et s'installa sur le fauteuil pour lui faire face, en croisant les bras en signe d'attente.
- Il s'avère que oui, j'ai pu parler à Ginny, finit-il par lâcher après quelques secondes interminables.
- Et ?
- Et je pense qu'il aurait été de bon ton de lui parler d'Embit si tu avais voulu qu'elle comprenne ton comportement.
- Quoi ? s'interrogea Hermione qui ne comprenait pas ce que Embit avait à voir là-dedans.
- Tu lui as déjà parlé de Embit ? répéta Harry en croisant à son tour ses bras devant lui.
- Et bien… oui bien sûr !
- Bien sûr ? Alors comment ça se fait qu'elle a découvert hier que tu es harcelée par la rédactrice en cheffe de la Gazette depuis des mois ?
Hermione ne comprenait plus rien. Bien sûr qu'elle avait parlé de Embit à Ginny !
- Mais bien sûr qu'on en a parlé. Et puis Ginny lit bien la Gazette donc elle a dû s'en rendre compte toute seule non ?
- Ginny ne lit pas la Gazette Hermione, répondit Harry en levant les yeux au ciel. Elle a arrêté de lire ce torchon il y a des années, après un article paru sur elle et son jeu soit disant catastrophique lors d'une des dernières coupes du monde de Quidditch.
- Ah bon ? s'exclama Hermione interloquée. Mais… Comment…
- Je lui ai appris hier que tu subissais les assauts de Embit depuis des mois et qu'elle ne te laissait aucun répit. J'ai bien entendu omis de lui raconter qu'on la soupçonne d'avoir un complice proche de toi. Et donc forcément, vu qu'elle n'était pas au courant, elle n'a pas du tout compris ton comportement à Seattle.
Maintenant qu'elle y réfléchissait, Hermione se rendit compte que depuis le retour de Ginny de France, les quelques fois où elles avaient eu l'occasion de parler de la Gazette et de Embit, elles avaient toujours été interrompues.
- Par Merlin… lâcha-t-elle dans un soupir. Je comprends mieux maintenant.
- Il y a cependant un problème, admit Harry à demi voix.
- Quoi ?
- Et bien… hésita-t-il. Elle t'en veut toujours beaucoup…
- J'imagine, répondit Hermione sans attendre la suite. Mais je vais lui envoyer un hibou. Il faut qu'on parle toutes les deux.
- En fait… elle est repartie en France ce matin.
- QUOI ? s'exclama Hermione en se levant d'un bond.
- Elle ne voulait pas que je te parle avant son départ. Je suis désolé Hermione…
- Oh Harry…
Elle s'écroula dans le canapé et plongea son visage dans ses mains.
- Elle ne veut plus me parler c'est ça ? murmura-t-elle sans lever les yeux vers Harry.
- Je pense qu'elle a besoin de temps. Elle reviendra, c'est sûr.
Finalement, Hermione releva les yeux vers Harry qui l'observait avec inquiétude, et détourna le regard pour le poser sur son bureau. D'un coup, toute sa vie, son travail, son investissement pour le monde magique, ses histoires avec Dolosa, sa rupture avec Ron, tout se bouscula dans sa tête. Elle vit défiler les derniers mois devant ses yeux et se demanda comment elle avait bien pu à trente ans passés, en arriver à un point aussi médiocre.
Elle se leva et retourna s'assoir derrière son bureau sous le regard insistant de Harry qui semblait hésiter entre la laisser seule ou appeler du secours.
- Ne t'inquiète pas pour moi Harry, lâcha-t-elle dans un souffle en commençant à trier les parchemins posés sur son bureau. Tu peux y aller.
Sans un mot de plus, il se leva et quitta la pièce. Mais avant de refermer la porte derrière lui, il lui jeta un coup d'œil, comme si ce simple regard allait suffire à la faire se sentir mieux. Mais Harry ignorait qu'un trou béant s'était formé dans la poitrine de sa meilleure amie au moment même où il lui avait appris le départ définitif de Ginny pour la France. Certes, ce n'était pas bien loin, mais elle ignorait où Ginny était partie, ou pour combien de temps. La France, c'est grand. Et une vie, c'est long.
Les semaines qui suivirent l'annonce du départ de Ginny furent les plus monotones et grises qu'Hermione eut à vivre depuis la fin de la guerre. La présence de Dolosa ne parvenait pas vraiment à améliorer son humeur, si bien qu'elle déclina son invitation à venir fêter la nouvelle année chez elle. Malgré tout, Dolosa avait cet avantage certain de ne pas chercher absolument à côtoyer Hermione à tout moment de la journée, ce qui permettait à cette dernière de profiter des moments qu'elle choisissait de passer avec elle. Ainsi, petit à petit, elles reprirent leur habitude d'aller passer des soirées dans différents pubs de Londres, Dolosa faisant son possible pour ne pas demander à Hermione les raisons de son changement d'humeur après Noël. Mais c'est au cours du mois de février que Dolosa finit par cracher le morceau. Elle avait saisi sa pinte de bière et en observait la surface en silence depuis quelques minutes quand elle redressa la tête et demanda :
- Qu'est-ce qu'il s'est passé à Noël ?
- Pardon ? s'interrogea Hermione qui ne comprenait pas sa question.
- Le soir de Noël, quand tu as quitté mon appartement, tu étais joyeuse et visiblement contente du moment que tu avais passé avec moi.
- Oui c'est vrai, acquiesça-t-elle.
- Alors pourquoi je t'ai retrouvée le lendemain complètement effondrée, un état que tu peine à quitter depuis un mois et demi ?
- Tu ne te poses la question que maintenant ? demanda Hermione en levant un sourcil.
- Bien sûr que non ! Mais j'ai la décence de ne pas t'imposer de me parler de choses que tu veux garder pour toi.
- Alors pourquoi tu me demande ce soir ? La décence n'existe plus ?
Son ton était froid et sec, mais elle s'en fichait. Elle n'avait pas envie d'expliquer à Dolosa pourquoi elle déprimait du départ de Ginny, point.
- C'est juste que je m'inquiète pour toi et que j'aimerai pouvoir t'aider. Je t'ai dit que je n'attendais rien de nous, et que je serai patiente, mais te voir ainsi me fait de la peine.
- Cela passera, je te l'assure. Et puis comme je te l'ai dit aussi, tu n'as pas à patienter. Il n'y aura rien de plus entre nous que ce qui existe déjà.
*** TW ***
L'attitude de Dolosa changea alors brusquement. Son air inquiet fit soudainement place à un sourire et de petits yeux malicieux. Elle se leva et contourna la table haute autour de laquelle les deux femmes étaient assises et vint de poster juste à côté d'Hermione. Elle posa sa main sur le dossier de sa chaise et se rapprocha de son visage.
- Je n'y crois pas une seule seconde, murmura-t-elle en s'avançant doucement.
- Pourquoi ? bafouilla Hermione en reculant.
- Car tu m'as déjà dit ça, et il s'avère que c'était le plus gros mensonge du siècle.
Sans prévenir, Dolosa réduit l'espace entre leurs deux bouches à néant et l'embrassa avec fougue. Surprise, Hermione n'eut pas le temps de réagir et se laissa faire, mais après quelques secondes, elle plaqua sa main sur la poitrine de Dolosa pour la repousser, mais celle-ci lui attrapa la main.
- Pardon, j'aurais dû demander, dit-elle en se détachant d'Hermione.
- Oui, effectivement, marmonna cette dernière en fronçant les sourcils.
*** Fin du TW ***
Mais elle devait se rendre à l'évidence, le contact avec les lèvres de Dolosa lui remémora la torride nuit passée avec elle quelques semaines plus tôt. Elle leva les yeux vers elle et lui fit comprendre en un regard qu'elle avait à présent son accord pour recommencer. Dolosa ne se laissa pas prier et l'embrassa à nouveau, glissant ses mains dans sa nuque pour maintenir Hermione contre elle. Celle-ci fit courir ses doigts le long du pull de Dolosa et le souleva doucement pour passer une main en dessous. Hermione ne fit pas attention au sortilège de dissimulation que Dolosa appliqua sur elles pour les cacher aux regards des autres clients du pub, préférant se concentrer sur la peau douce de son amante qu'elle serrait à présent contre elle.
- Partons d'ici, murmura-t-elle en se détachant de Dolosa.
- Ok, on va chez moi ?
- Oui !
Le souffle de Dolosa dans le cou nu d'Hermione lui arracha un soupir de plaisir. Elle sentait ses mains parcourir son corps allongé sur le nit et ne pouvait plus nier l'évidence, elle avait terriblement envie d'elle. Peut-être était-ce le remède à la morosité de ce début d'année ? Peut-être aurait-elle du passer toutes ses nuits ici pour ne plus penser à Ginny. Dolosa glissa deux doigts entre ses jambes tout en léchant habilement ses seins. Hermione dû se concentrer pour ne pas s'abandonner au plaisir et laisser Dolosa faire tout le travail, mais elle n'avait visiblement pas envie de la laisser faire et redoubla d'effort. Alors que son index et son majeur tournaient doucement autour du clitoris d'Hermione, la faisant basculer la tête en arrière à chaque passage, elle y plaça son pouce pour glisser ses deux doigts à l'intérieur, achevant la résistance d'Hermione qui laissa retomber ses mains sur la couette en se cambrant sous les mouvements du poignet de son amante. Imperturbable, Dolosa usait de toute la dextérité de sa langue et de ses lèvres pour jouer avec les tétons d'Hermione qui lui griffa le dos. Pour la punir, Dolosa glissa son téton entre ses dents et tira dessus d'un petit coup sec, au rythme de ses mouvements de doigts. Incapable de résister, Hermione sentit une chaleur monter en elle et après encore quelques mouvements de pouces et de dents, elle se cambra une dernière fois dans un râle de plaisir.
Après avoir repris son souffle, elle posa une main sur le dos de Dolosa allongée sur sa poitrine, mais celle-ci se dégagea et se leva du lit en direction de la salle de bain, sans un regard pour elle.
- Tout va bien ? demanda Hermione en se redressant sur ses coudes.
- Oui ça va, répondit Dolosa depuis la salle de bain attenante à la chambre.
Doutant fortement de la véracité de cette information, Hermione se leva à son tour pour jeter un œil dans la salle de bain, et vit Dolosa assise sur la cuvette fermée des toilettes, le visage entre ses mains.
- Qu'est-ce qu'il se passe ? demanda-t-elle en s'accroupissant devant Dolosa. J'ai fait quelque chose qui ne fallait pas ?
- Je suis désolée. En fait je t'ai menti.
- Pardon ?
- Je… hésita-t-elle en relevant les yeux. Je t'ai dit que je serais patiente et que j'attendrais que tu sois disponible pour moi, mais je crois que je n'ai plus la patience.
- Qu'est-ce que tu veux dire ? s'interrogea Hermione en sentant son cœur se serrer.
- Je veux dire que je veux qu'on sorte ensemble Hermione ! Je veux être avec toi, pas simplement pour coucher ensemble ou boire des bières.
- Dolosa… murmura Hermione en se reculant.
- Honnêtement Hermione, tu n'es pas bien avec moi ?
- Si bien sûr…
- Alors ? Il y a quelqu'un d'autre ?
- Non, il n'y a personne d'autre.
En entendant ces mots sortir de sa propre bouche, Hermione se rendit compte qu'effectivement, il n'y avait personne d'autre. Ginny l'avait bel et bien sortie de sa vie, quand à Ron, n'en parlons pas. Elle était seule alors pourquoi s'obstinait-elle à attendre ?
- Alors qu'est-ce que tu attends ? demanda finalement Dolosa en s'avançant un peu plus vers elle.
- Je n'en sais rien.
Les deux femmes restèrent quelques minutes immobiles, sous la lumière froide de la salle de bain, nues et pathétiques. Finalement Dolosa se leva, contourna Hermione et attrapa un large t-shirt qu'elle enfila d'un geste.
*** TW ***
- Sors avec moi Hermione, répéta-t-elle d'un ton désormais autoritaire.
- Ce n'est pas en répétant ça que…
Elle n'eut pas le temps de finir sa phrase que Dolosa la plaquait contre le mur de la salle de bain et l'embrassa de nouveau. Cette fois-ci, Hermione réagit immédiatement et la repoussa d'un geste vif. Dolosa fut projetée en arrière et manqua de se cogner contre le mur opposé mais Hermione la rattrapa au dernier moment et la tira vers elle si fort qu'elle se retrouva de nouveau plaquée entre le mur et Dolosa.
- Il faudrait savoir… chuchota alors Dolosa avec un petit rictus.
- Arrête de m'embrasser sans demander ! contesta Hermione en tentant de s'extirper.
Mais Dolosa la pressait toujours contre le mur, sa poitrine plaquée contre elle et le regard plongé dans le sien.
- D'accord, pardon.
- Laisse-moi partir s'il te plait, murmura Hermione.
- Tu n'en as pas envie, ça se voit.
Hermione ne répondit rien. Elle ne comprenait pas ce qu'il lui arrivait. Résister à Dolosa et refuser de se faire imposer sa volonté avait été jusqu'à présent chose aisée. Mais depuis le début de la soirée, elle en éprouvait de plus en plus de difficulté. Avait-elle vraiment envie de partir ? Ou était-ce les bribes de son histoire avec Ginny qui l'empêchaient d'aller plus loin ?
- Si je te dis que si, j'ai envie que tu me laisses partir, tu vas le faire ?
Dolosa s'écarta alors pour la libérer et lui lança un regard en biais.
- Bien sûr, pour qui me prend tu ?
*** Fin du TW ***
Une heure plus tard, Hermione entendit dans son sommeil le bruit d'une sonnerie électronique, mais en se réveillant, le bruit avait disparu. Elle se retourna sous la couverture et laissa Dolosa se blottir contre elle, puis se rendormit. Les jours suivants se déroulèrent sans incident notoire, si ce n'est qu'elle remarqua à plusieurs reprises que son cœur avait tendance à s'emballer en présence de Dolosa. Mettant ça sur les souvenir de ses nuits agitées avec elle, Hermione repoussa l'inévitable moment où elle dû admettre qu'elle avait développé des sentiments pour elle. Leurs ébats amoureux se firent rapidement de plus en plus fréquents, et à la fin du mois de février, il était bien rare qu'Hermione dorme chez elle. Elle avait bien voulu proposer à Pattenrond de venir passer du temps chez Dolosa, mais le chat s'était montré aux abonnés absents les quelques fois qu'elle était rentrée chez elle.
Un matin, Hermione se dirigea vers la cheminée de transport de l'appartement de Dolosa et, comme elles en avaient pris l'habitude, se rendit au ministère une dizaine de minutes avant elle. En arrivant dans son bureau, quelle ne fut pas sa surprise d'y trouver Harry et Drago, tous deux installés dans le petit salon, fixant la cheminée d'un air sévère.
- AH ! s'exclama Drago. Enfin ! Depuis quand tu arrives si tard ?
- Alors bonjour déjà ! pesta Hermione face à l'accueil glacial qu'il lui réservait. Qu'est-ce que vous faites là de si bonne heure ?
- On sait comment Embit a déjoué notre surveillance, répondit Harry en se levant d'un air grave.
- Ah super ! s'exclama Hermione en posant ses affaires. Et alors ? Comment ?
- Elle utilise un téléphone portable.
A suivre...
Est ce que le système de prévision des zone TW est bien ? Dites moi si il faut que je change.
A bientôt !
