Disclaimer : Les personnages appartiennent à Gaston Leroux et les chansons à Andrew Lloyd Weber pour la plupart.
J'ai laissé les paroles des chansons en français, mais si vous souhaitez être transportés, je vous conseille les versions originales. Personnellement, je me suis collée énormément au film (2004). Autant sur les physiques que costumes, décors.
Pour toutes chansons au cours de cette fiction qui ne serait pas présente dans film/comédie musicale de base, vous trouverez les références à la fin du chapitre.
Bonne lecture !
R0mancière.
Chapitre 2. Raoul
Ses doigts glissèrent le long du ruban. Une rose… entourée d'un ruban noir…
Une rose…
Fleur de l'amour, de la passion… Mais entouré d'un ruban noir. Cette personne devait-être plongé dans un désespoir infini. Mais que cela signifiait-il ? Qui pouvait bien l'aimer au point d'en souffrir ? Et comment pouvait-il connaître Madame Giry ?
Les questions tournaient dans son esprit tandis qu'elle s'asseyait à sa coiffeuse tout en fixant cette fleur symbole d'un amour sincère.
La porte s'ouvrit doucement, grinçant à peine, mais Christine n'y fit pas attention, trop absorbée dans la contemplation de la fleur.
« La petite Lotte errait dans ses pensées. »
Toujours absorbée par la contemplation de sa rose, Christine ne put empêcher un sourire de venir naître sur ses lèvres.
« Où va ma préférence ? aux poupées ? aux lutins ? Aux souliers ? …
- Raoul… »
La jeune Soprane posa la fleur sur sa coiffeuse et se tourna vers son ami d'enfance qui l'avait reconnu…
« …Aux énigmes ? aux robes ?...
- …Aux piques niques au grenier…
- … ou aux chocolats ?
- Père jouait du violet…
- … Tandis qu'on se lisait de sombres contes nordiques. »
Il était désormais à genou, face à elle, et Christine se pencha, comme lorsqu'ils étaient enfant. Son air malicieux collé au visage tandis que Raoul la fixait avec une tendresse qui réchauffe le cœur.
« Non… Ce que je préfère, dit la petite Lotte, c'est quand, endormie dans mon lit, l'ange de la musique chante dans ma tête… L'ange de la musique chante dans ma tête… »
Les bras de Raoul vinrent entourer Christine qui répondit à son étreinte avec chaleur. Raoul… Il était la seule personne qui la rattachait à sa vie d'avant, à la vie avec son père. Elle se souvenait encore de chaque instant, lorsqu'ils patinaient sur le lac gelé, lorsqu'ils lisaient des contes ou chantaient au rythme du violon. Oui, elle se souvenait de tout.
Son cœur vint se serrer avec violence dans sa poitrine, un sentiment qu'elle ne connaissait pas la faisait presque suffoquée tandis qu'elle respirait le parfum de Raoul.
« Tu as chanté comme un ange ce soir. »
Tandis qu'il relâchait la jeune femme, il plongea son regard d'un grisâtre dans celui noisette de Christine. Il était son meilleur ami d'enfance, même son amour d'enfance ! Était-ce cela qui enserrait son cœur avec force ? L'amour ? La Nostalgie ?
Une odeur de rose vint légèrement embaumer l'air. Son Ange était-il là ? Bien sûr qu'il était là, il émerveillait ses pensées à chaque instant, il était toujours là… Veillant sur elle… Doucement, Christine continua son histoire avec un enthousiasme qu'elle avait du mal à cacher.
« Père m'a dit : Quand je serai au paradis, je t'enverrai l'ange de la musique. Père est mort, Raoul. Et l'Ange de la musique est venu !
- Je n'en ai aucun doute ma Petite Lotte. Maintenant, allons souper !
- Non Raoul ! »
Une pointe d'angoisse se fit entendre dans la voix de Christine tandis que Raoul se dirigeait vers la porte de la loge. Il se retourna face à elle, curieux de connaître la raison de ce refus.
« L'Ange de la musique est très strict.
- On ne rentrera pas tard.
- Raoul, non. »
Le jeune homme éclata de rire avant de se retourner et de contempler la jeune femme. Il n'avait aucunement changé, son regard à la fois espiègle et rieur était toujours là. Le cœur de Christine se serra à nouveau… La tendresse empli son visage… Non, il n'avait pas changé. Et cela la comblait de joie… En Raoul, elle retrouverait un fragment de sa vie d'avant.
« Tu dois te changer. J'appelle ma voiture, je reviens dans deux minutes. »
Et sans un mot de plus, l'homme disparu. Christine se leva alors. Une boule d'angoisse venant se loger dans sa gorge. Non, elle n'irait pas, elle allait se préparer et aller se coucher. La soirée avait été éprouvante et l'Ange ne lui pardonnerait pas une nuit de frivolité alors qu'elle devait récupérer pour être au meilleur de sa forme pour chanter. Il était strict, mais juste.
Son regard se perdit un instant dans l'espace de la chambre et un léger bruit venant de la porte la fit sursauter. Quelqu'un avait dû s'appuyer sur celle-ci la faisant grincer.
Christine alla derrière le paravent et lentement, elle ôta cette robe de princesse qui l'avait tant fait rêver. Peut-être un jour la remettrait-elle ? Puis, la jeune Soprane vint revêtir une chemise de nuit fabriquée avec une fine dentelle magnifique. C'était un cadeau de Madame Giry qu'elle lui avait fait il y a de cela un an déjà. Jamais encore Christine n'avait osé la mettre, mais ce soir, elle était la Prima-Dona… Alors, elle pouvait se le permettre, non ?
Un sourire enfantin se glissa sur son visage tandis qu'elle faisait glisser des bas blancs à ses jambes et qu'elle posait sur ses épaules une robe de chambre faites dans la même dentelle que sa chemise de nuit. Elle vint ensuite détacher sa chevelure et la brossa longuement tandis qu'elle attendait le retour de Raoul pour lui dire, haut et fort, que : non, elle ne sortirait pas.
Son regard se perdit alors une nouvelle fois sur sa coiffeuse et elle prit entre ses doigts la rose d'un rouge passion. Qui était donc cet admirateur secret ?
Note :
Petit chapitre ce soir !
Désolée ! Mais le prochain sera plus long ! promis.
En espérant que cela vous ait plu !
N'hésitez pas à laisser une review.
À bientôt.
