Disclaimer : Les personnages appartiennent à Gaston Leroux et les chansons à Andrew Lloyd Weber pour la plupart.

J'ai laissé les paroles des chansons en français, mais si vous souhaitez être transportés, je vous conseille les versions originales. Personnellement, je me suis collée énormément au film (2004). Autant sur les physiques que costumes, décors.

Pour toutes chansons au cours de cette fiction qui ne serait pas présente dans film/comédie musicale de base, vous trouverez les références à la fin du chapitre.

Bonne lecture !

R0mancière.


Chapitre 7. Disappointment

Disparaitre, elle souhaitait de toute son âme disparaître tandis que son Ange la fixait avec un regard empli de haine.

« Ange de la Musique… »

Il plaça un bras entre eux, comme si ce simple geste le protégerait d'elle. Elle venait de lui briser le cœur, elle le savait. Mais n'était-il pas le coupable de l'histoire ? Il avait tué Buquet, il était le seul fautif de ce qu'il se déroulait désormais…

L'Ange s'avança vers la rose se trouvant au sol et la ramassa entre ses doigts. La jeune femme restait dans l'encadrement de la porte, son regard noisette fixant le Fantôme. Toute crainte avait disparu, seulement la pitié brillait dans ses prunelles sombres.

Il ne voulait nullement de sa pitié.

L'Ange contempla la fleur un instant. Avant que sa voix ne s'élève en un murmure mélodieux de désespoir…

« Je t'ai offert ma musique…
Modelé ta voix…
Et toi, qu'as-tu fait pour moi ?
Sinon me tromper… Impie…
»

Les mots étaient durs, assassins, mais Christine ne les réfuta pas. Ils étaient vrais. L'Ange avait tout fait pour elle, mais elle, qu'avait-elle fait pour lui ?

La jeune femme regardait le sol, telle une enfant venant d'être prise en pleine bêtise, tandis que l'Ange, lui, la fixait enfin. Son regard gelé sur elle vint lui arracher un frisson douloureux… Elle était si désolée… Son cœur était partagé entre deux hommes… Mais l'un l'aimait plus que l'autre.

« Dès que tu as chanté,
Il était condamné à t'aimer,
Christine…
»

L'homme face à elle commença à pleurer, à genou, dans la neige, il pleurait. Christine laissa alors son cœur la guider et s'avança vers cet homme, mi-Fantôme, mi-Ange. Lentement, elle posa ses mains contre ses joues. Dans son regard régnait le désespoir, la culpabilité.

Comment pouvait-elle lui faire comprendre que son cœur était partagé entre lui et Raoul ?

Les mots ne pouvaient sortir de sa gorge, et tandis que l'Ange pleurait face à elle, son cœur vint se briser un peu plus. Qu'avait-elle fait ?

Leurs visages n'étaient qu'à quelques centimètres l'un de l'autre, leurs yeux se happèrent… Christine supplia d'un regard…

« Pardonnez-moi, je vous en prie. »

Mais alors que la jeune Soprane demandait implorait du regard, le regard de l'Ange passa du désespoir à la cruauté. Cette lumière ardente qui vous glaçait le sang et brisait l'âme.

Elle lui demandait pardon après l'avoir trahi !

Violemment, l'homme se leva, poussant la jeune femme au passage et disparu dans un hurlement fracassant digne du ténor qu'il était.

« Vous maudirez ce jour,
Où vous avez croisé le Fantôme de l'Opéra.
»


Note :

Pas de panique ! je sais que ce chapitre est très court ! le second arrive tout de suite ;p