La Tesla roulait à pleine vitesse dans ces routes sinueuses. Cela faisait si longtemps que Lexa n'avait pas reprit le volant, pourtant ses vieux reflexes n'avaient pas tardés à réapparaître. Elle aimait conduire, surtout dans la campagne où les embouteillages étaient inexistants. Ici, elle pouvait se lâcher sur l'accélérateur . En temps normal, c'est exactement ce qu'elle aurait fait. Mais pas aujourd'hui, pas avec Clarke à côté d'elle, elle ne risquerait pas un accident.
Les deux femmes ne s'adressaient pas la paroles. Aucunes n'osait engager la moindre conversation, Lexa bien trop stressée pour entamer des explications et Clarke encore trop sur la retenue. Elles ne perdaient pas de vue qu'il faudrait bien briser la glace à un moment donné mais pas tout de suite.
Lexa avait mis une playlist qui plairait forcément a Clarke, des artistes pop des années 2010 s'égosillaient dans les hauts parleurs. Clarke avait fini par succomber à la tentation et murmurait doucement les paroles, le visage tourné vers le paysage qui défilait. Il fallut à Lexa toute la retenue du monde pour ne pas lui prendre la main, elle s'efforçait de ne pas craquer, de ne pas arrêter la voiture tout de suite pour embrasser Clarke et essayer d'oublier cette mauvaise passe. Mais les choses ne devaient pas se passer ainsi.
Elles firent un arrêt dans une station service déserte, Clarke en profita pour aller aux toilettes tandis que Lexa faisait le plein de friandises. Elle était pleine d'attention, tout ces petits geste qui avaient tant manqués à Clarke ces derniers mois. La blonde n'avait pas besoin de grands gestes d'amour, le simple fait que Lexa lui achète ses bonbons préférés lui suffisait amplement.
Elles reprirent la route toujours en silence et traversèrent la campagne de Catskills. Clarke ne s'était jamais rendue ici et pourtant le décors était splendide. Les deux heures et demie qui les séparaient de ce coin de paradis en valaient réellement la peine. Des forêts à perte de vue, des lacs, de petits villages champêtres et bucoliques. Tout ici était fait pour vous apaiser, exactement ce dont avait besoin le couple.
Lexa bifurqua soudainement sur la gauche et emprunta une petite route enneigée, la circulation n'était pas facile, surtout avec ce type de voiture, un instant elle se maudit de ne pas avoir loué une Jeep. La neige était abondante ici et les pneus patinaient de plus en plus. Apres un bon quart d'heure de sueurs froide, Lexa parqua enfin la voiture devant un petit chalets perdu dans les bois.
L'endroit n'avait rien de luxueux, une simple cabane en bois de deux étages, sommaire et dans son jus. La bâtisse n'avait rien à voir avec ce que Lexa proposait habituellement, ici pas de fioritures.
La brune coupa le moteur et détacha sa ceinture, elle observa la cabane un instant, frappée par tous les souvenirs qu'elle avait ici. Elle finit par regarder Clarke qui fixait leur abrit, surprise certainement de se retrouver ici. La blonde tourna enfin la tête vers sa compagne
- Je n'ai même pas pris de vêtements...
- Une chance que tu aies une commode qui déborde chez moi alors. Répondit Lexa attendrie par la réflexion de sa passagère.
Elle sortit de la voiture et attrapa dans le coffre un sac de voyage qu'elle porta sur son épaule. Clarke se décida également à sortir de son nid chaud et douillet et de la rejoindre dans la neige.
D'ici elle voyait mieux la cabane, une épaisse fumée noire se dégageait du conduit de cheminée et embaumait l'espace. L'intérieur avait l'air d'être allumé et secrètement, Clarke espérait que personne n'allait les rejoindre au court de leur escapade. Bien que leur rapports soient compliqués, elle souhaitait réellement améliorer les choses avec Lexa.
Cette dernière lui fit signe de la suivre et l'entraîna a l'intérieur. La porte à peine ouverte, Clarke remarqua que la cheminée était allumée, tout comme les différentes lampes du salon. A l'instar de l'extérieur, l'intérieur de la cabane était simple. Un salon cosy composé d'un long canapé club en cuire, une table basse en bois posée sur un tapis aux poiles brun, le longs des murs, une immense bibliothèques bien fournie et la cheminée qui réchauffait la pièce. La cuisine, attenante n'était pas bien grande et aurait besoin d'un bon coup de jeune. Une petite cuisinière électrique, quelques placards en bois, le frigo dont le blanc virait maintenant au jaune et une table pour 4 personnes sur laquelle un chemin de table brodé avait été posé. Vraiment cet endroit ne ressemblait pas à Lexa et pourtant on s'y sentait merveilleusement bien.
- Où est-ce qu'on se trouve? Demanda enfin Clarke
- Ce chalets appartient à mon père, je n'y ai pas remis les pieds depuis des années mais rien n'a changé ici.
Des pas se firent entendre derrière elles et les deux femmes se retournèrent. S'approchant dans leur direction un homme d'une soixantaine d'année, il avait revêtu une chemise a carreaux Bordeau, visiblement, il ne craignait pas le froid. Une carrure imposante, une barbe fournie, il avait des allures de bucheron canadien stéréotypé. L'homme salua les deux femmes d'un mouvement de bras et monta les trois marches qui le séparaient du porche.
- Lexa. Dit-il de sa voix grave. C'est bon de te revoir, tu n'as pas changé!
Il lui tapa sur l'épaule et Lexa manqua de perdre l'équilibre, elle lui sourit amicalement avant de le saluer à son tour. Puis, elle se tourna face a Clarke.
- Phil s'occupe de la cabane pendant notre absence. Il a aussi un chalet, un peu plus bas dans la forêt. Et quand il a su que je venais ce week-end il a tout préparé pour notre arrivée.
- Ce n'est pas tous les jours que tu nous honores de ta présence ! Je devais bien marquer le coup, et visiblement tu es en bonne compagnie.
Clarke rougit malgré elle et baissa les yeux. Phil continua.
- Si tu as besoin de quoique ce soit, tu sais où me trouver. Tu verras l'eau chaude est un peu capricieuse, il faut attendre assez longtemps et seuls deux plaques de cuisson sur les 4 fonctionnent, mais mis à part ça tout es en ordre!
Lexa le remercia encore une fois et attendit qu'il soit partit pour fermer la porte du chalet. Elle sentit alors la panique s'immerger en elle. Voilà, elle y était, il faudrait affronter Clarke.
Sa bouche était sèche au contraire de ses mains qu'elle frottait contre son jeans nerveusement. Elle se déplaça doucement dans la cuisine pendant que Clarke retirait son manteau qu'elle déposa dans l'entrée .
- Tu aimerais quelque chose à boire? Je peux faire du thé. Demanda Lexa
Clarke regardait encore autour d'elle, l'incompréhension fixée sur son visage. Elle décida de prendre la parole.
- Lexa qu'est-ce qu'on fait ici? Depuis le temps que cette question lui trottait dans la tête, elle la posait enfin.
Lexa soupira, elle pensait pouvoir encore éviter cette conversation, mais Clarke en avait décidé autrement.
- L'autre jour, tu m'as reproché de ne pas passer assez de temps avec toi alors j'ai pensé que ...
- Me kidnapper et m'emmener dans un chalet perdu sans réseau serait une bonne idée ? Coupa Clarke avec un œil espiègle.
- Je ne t'ai pas kidnapper et... dans ma tête ça avait l'air d'être d'une bonne idée.
Clarke remarqua que la brune était légèrement vexée, elle y était allé un peu trop fort c'est vrai, lexa ne méritait pas autant d'agacement de sa part. Et bien qu'elle ne soit pas sérieuse en parlant de kidnapping, elle concevait que sa remarque était déplacée. Lexa essayait, il fallait lui laisser cela. Et le geste était romantique finalement, n'était-ce pas ce que demandait Clarke? Un peu d'attention, une coupure avec leurs vies éreintantes? Il fallait que la blonde se détende et laisse sa compagne prendre les choses en main. Elle s'approcha de lexa timidement et accepta la proposition, histoire de couper court à ce malaise.
- Je suis partante pour le thé.
Lexa s'exécuta. Elle fit bouillir de l'eau et sortit deux tasses de l'un des placard pendant que Clarke la regardait faire à l'autre bout de la cuisine. Elle aimait l'observer à longueur de temps, son corps parfait, ses gestes délicats, Clarke avait toujours apprécier ce spectacle. Aujourd'hui ne faisait pas exception malgré les derniers jours compliqués.
Une fois le thé prêt, Lexa entraina Clarke dans le salon, les deux femme prirent place sur le canapé et se regardèrent droit dans les yeux. Lexa prit la parole:
- Je te demande pardon. Annonça-t-elle le souffle court. J'ai été la pire des petite-amie. Et je n'ai jamais voulu que les choses se passe ainsi.
- Est-ce que tu parles de notre dispute, du fait que tu ne m'aies pas appelée pendant 3 jours ou de ton comportement depuis l'interview de Pike?
Cela faisait beaucoup, Lexa le réalisait et Clarke avait entièrement raison.
- Pour tout cela... j'imagine. Murmura Lexa en baissant les yeux.
- Lexa, Tu ne sais pas à quel point j'ai été seule ces derniers mois.
Clarke retenait ses sanglots et Lexa devinait que sa compagne avait vraiment souffert de cette situation sans même qu'elle s'en aperçoive. Clarke continua.
- Tu imagines que le jour de Noël je ne t'ai même pas eue au téléphone. J'étais chez mes parents à plus de 3000 kilomètres de toi et n'as pas appelé, tu n'as même pas répondu à mes messages... Elle marqua une pause. Tout ce qu'ai eu en rentrant c'est un déjeuner avec toi entre deux meeting ou tu m'a offert un collier hors de prix. Je n'en ai rien à faire des cadeaux Lexa, je ne suis pas quelqu'un qui s'intéresse à ça et je croyais que tu le savais. J'aurai juste voulu passer les fêtes de fin d'année avec la femme que j'aime.
- Je sais... je m'en excuse. Mais...
- Ton travail est prenant, tu remontes à peine la pente, je sais tout ça. Coupa Clarke. Mais j'ai l'impression de ne plus compter à tes yeux.
Clarke avait les pupilles remplie de larmes qu'elle essayait de ne pas faire couler. Elle était si fragile, si blessée par tout cela.
- J'ai l'impression que maintenant que tu m'as eue et bien... j'ai l'impression que tu t'es lassée.
- Jamais. Répondit Lexa d'un ton fort. Je ne me lasserai pas de toi, ni maintenant ni dans 10 ans Clarke. Je n'ai pas remarqué que je te faisais souffrir, ou plutôt, je n'ai pas voulu le voir. Mais tu aurai du me le dire plus tôt.
- J'ai tout gardé en mois, je savais que tu avais assez à faire de ton côté et je voulais être assez forte pour encaisser. Mais le soir de mon vernissage, c'était la goutte d'eau.
- Je te demande pardon. Répéta Lexa
Lexa n'arrivait pas à la regarder, elle était bien trop honteuse pour cela. Trop coupable pour affronter ces yeux bleus qui l'hypnotisaient depuis si longtemps maintenant. Clarke comprit qu'elle devait faire sa part des choses, elle s'approcha un peu plus de sa compagne et lui prit ses deux mains.
- J'ai besoin que tu me promette de ne plus me laisser de côté maintenant. J'ai besoin de toi, je peux te partager avec ton travail, je le comprends parfaitement, mais si tu as envie que ça marche, tu dois aussi me libérer une partie de ton temps.
Lexa hocha la tête, elle le savait, elle se rendait compte à présent de ses erreurs et elle s'en voulait tellement. Elle qui n'avait jamais eu à faire un choix, à libérer son temps pour quelqu'un d'autre. Elle avait toujours vécu dans ce monde, celui où le travail compte plus que le reste, celui qui forçait hommes et femmes à délaisser leur famille pour des dollars qui allaient et venaient. Jamais elle n'avait vu qu'autre chose pouvait exister et que ce qu'elle vivait n'était pas la normalité.
Clarke se rapprocha encore et combla les derniers centimètres qui la séparait des lèvres de Lexa. Cette dernière sursauta, surprise d'être tirée de ces réflexions. Elle se laissa alors aller à ce baiser si doux. C'était un pardon, une promesse.
- Je t'aime Clarke. Dit-elle tout bas.
- Moi aussi je t'aime.
Le baiser qui suivit fut plus appuyé, il dura de longues seconde et les fit décoller dans les étoile. C'était un moment si absorbant et tellement magique. Lexa approfondit le baiser en y insérant sa langue doucement, elle soupira de plaisir lorsqu'elle sentit Clarke y répondre. Cela faisait tellement de temps qu'elles ne s'étaient pas embrassées ainsi. La blonde posa délicatement sa main sur la joue de sa compagne et la caressa tendrement. Si Lexa avait pu mourir à cet instant, cela aurait été sa plus belle mort.
Clarke déposa son autre main sur la cuisse de Lexa et la remonta doucement avant que la brune ne mette fin à leur baiser. Ce n'est pas qu'elle ne voulait pas aller plus loin. Au contraire, elle en rêvait. Mais elle estimait que ce n'était pas le bon moment. Elles devaient se retrouver autrement avant de consommer leur réconciliation. Clarke ne se sentit pas repoussée, elle partageait la même vision des choses, elle se contenta d'embrasser le front de lexa et de se lover contre elle dans une étreinte romantique.
Ce moment calme se poursuivit pendant un long moment. Aucune des deux femmes ne souhaitait y mettre un terme. Elles se sentaient enfin bien, complètes. sur les coups de 13 heures pourtant, Lexa proposa une ballade. Elle avaient rapidement engloutit un sandwich dégoûtant acheté plus tôt à la station service. L'envie de cuisiner n'était pas là et elles avaient choisit la facilité. Mal leur en avait prit. Un pain sec, du jambon à l'allure suspecte, et un goût particulièrement infâme. Heureusement qu'elles n'avaient pas si faim. Clarke accepta la proposition d'aller mettre nez dehors, elle avait hâte de découvrir ce petit coin de paradis perdu. Et les décors d'hiver devaient être somptueux. Elle s'habilla chaudement, tandis que Lexa enfilait juste une veste par dessus son pull, elle ne s'était prévu ni bonnet, ni écharpe. Une vrai rebelle pensant en riant Clarke qui la regardait.
Alors qu'elles passaient devant la cheminée pour pouvoir quitter le chalet. Clarke s'arrêta pour observer les photos déposées au dessus. Elle voyait pour la première fois à quoi ressemblait Lexa enfant: une magnifique petite bouille malicieuse, une dentition sur laquelle il manquait une canine, une frange mal coiffée et du chocolat sur le visage. Elle semblait espiègle et pleine de vie. Clarke caressa délicatement ses contours avec son doigt avant de passer à la photo suivante. Lexa se trouvait sur les épaules de son père, un lapin bleu qu'elle tenait par les oreille, son pouce dans la bouche, elle avait les yeux fatigués et se tenait visiblement à peine réveillée. Puis les année passaient, sur le cliché elle devait avoir environ 10 ans, elle tenait un casque de moto à la main et posait fièrement en combinaison devant une motocross recouverte de boue, le pouce en l'air elle faisait un clin d'œil à l'objectif. Clarke reconnaissait bien le tempérament compétitif de sa compagne. Elle passa au cadre suivant: Lexa était adolescente, elle était assise devant un sapin dans cette même pièce, une jeune fille de son âge à ses côtés, elle avait la tête posée sur l'épaule de lexa et souriait à pleine dents. Clarke n'avait jamais vu cette fille de sa vie, elle se demanda alors si c'était une cousine, une amie, plus? Pourquoi était elle sur la cheminée familiale entourée de tout ces clichés? Enfin la dernière photo représentait Lexa et Gustus, à présent la femme était adulte, elle devait avoir 2 ou 3 ans de moins que maintenant. Elle était assise à une grande table ronde aux côté de son père tout deux en vêtement de soirée, ils souriaient de façon stricte à la caméra, au second plan Clarke devina le visage de Pike qui les observait froidement.
- C'est à cette soirée que mon père m'a annoncé qu'il me remettait les clés de Polis. Expliqua Lexa, le corps serré contre le dos de Clarke, elle la tenait par les hanches. Il l'a fait sans que je ne m'en doute, devant tous les actionnaires de la boîte. Il est monté sur scène, il a fait son discours et puis il m'a appelé à le rejoindre. Il a dit cela de but en blanc: je vous présente la nouvelle directrice de Polis, elle va prendre ma place et saura faire prospérer l'entreprise avec brio, ma fille alexandria wood...
Lexa avait dit cela en prenant une voix grave, comme l'avait son père. Elle continua:
- Je n'étais pas préparée à ça personne ne l'était. Ce n'est que le lendemain qu'il s'est décidé à m'expliquer ce qu'il se passait réellement.
Clarke l'écoutait religieusement, elle n'avait pas l'habitude que Lexa lui parle de sa vie. Au fur et à mesure des mois, Clarke avait arrêté de poser des questions, lacée de ne jamais avoir de réponse. Lexa répondait sans cesses "C'était il y a longtemps" ou "je m'en souviens plus" au final, la blonde ne connaissait absolument rien de l'enfance de sa compagne.
- Tu ne me parle jamais de ta vie, de tout ce qui s'est passé avant que je te rencontre. Indiqua Clarke pleine d'espoir d'en savoir enfin un peu plus.
Lexa rit nerveusement et attira Clarke Loin de la cheminée.
- Peut être parce qu'il n'y a pas grande chose à dire
Toujours cette même réponse, comme un disque rayé. Et comme a son habitude, Clarke ne répondit rien. Elle accepta de ne pas en connaitre davantage. Elle retentera peut être sa chance plus tard.
La neige leur arrivait jusqu'aux genoux et les empêchait d'avancer correctement. En proposant cette expédition, Lexa avait oublié qu'ici les sentiers n'était pas déneigés. Il fallait se créer son propre chemin dans cette épaisse masse blanche. La brune sentait déjà ses jambes se tétaniser à cause du froid. Elle allait tomber malade cela ne faisait aucun doute. Mais même si elle était frigorifiée, elle ne voulait en aucun cas mettre un terme à leur sortie.
Elles avaient marché jusqu'à arriver devant une grande pente. Lexa s'arrêta et sourit mélancoliquement.
- Mon père m'emmenait ici tout les lendemain de Noël. C'était une tradition, il disait que le 26 décembre était toujours déprimant car après la fête du 24, les cadeaux du 25... et bien c'était un jour où la pression retombait et où on avait forcément le cafard... alors il a décidé de créer le jour de la luge! Comme il aimait l'appeler
- C'est mignon. Commenta Clarke
- Je n'ai jamais eu à cœur de lui dire que je détestait ça!
Clarke explosa de rire suivie rapidement par Lexa qui se justifia.
- C'est vrai! On dévale des pistes et on fini la journée trempés et cloué au lit avec la grippe pour le reste de la semaine! Lexa avait expliqué cela avec une petite moue boudeuse que Clarke n'avait jamais vu depuis qu'elle la connaissait. Mais je le faisais pour lui. Continua Lexa
Clarke l'embrassa tendrement avant de dire:
- J'aime apprendre des choses sur toi, je pourrait t'écouter parler de ta vie pendant des heures.
Le couple continua son chemin, Clarke n'arrêtait pas de prendre des photos, le paysage est magnifique et si inspirant, elle ressentait ici tout son esprit se mettre en ébullition. Des images se créaient dans sa tête elle voyait déjà ses futures créations prendre vie. Clarke était une passionnée cela n'en faisait aucun doute mais Lexa n'avait pas imaginé qu'elle devrait l'attendre des heures durant pendant que son instinct d'artiste travaillait. En d'autres circonstances et surtout avec des condition météorologiques plus clémentes, cela n'aurait pas posé de problème mais aujourd'hui...- aujourd'hui, la brune était gelée !
Lexa commençait donc à s'impatienter, elle essaya de marcher plus vite mais Clarke ne remarquait rien et cela eut le don d'attendrir encore plus sa compagne.
Enfin elle réussit à ramener Clarke au chalet. La balade avait duré des heures et le soleil entamait doucement sa descente. Clarke était ravie, apaisée elle n'aurait pas rêvé mieux au contraire de Lexa, trempées, le nez rouge écarlate et grelottante de tout son corps, la blonde n'avait pas froid, ses vêtements chauds l'avaient sans doute protégée de tout cela.
Elles pénètrent à nouveau dans le chalet et Lexa retira ses chaussures glacées.
- Je vais aller prendre une douche pour essayer de me réchauffer. Dit elle en claquant des dents.
Clarke l'embrassa sur sa joue froide.
- Je t'avais dit de mettre des gants et un bonnet, tu n'écoutes jamais.
- Je me dépêche.
Lexa avait dit cela en montant les escaliers.
- Ne t'en fais pas je ne vais nulle part.
Clarke avait précisé cela en se rendant elle même dans la chambre. Bien qu'elle n'ait pas froid ses vêtements aussi étaient trempé, elle ferait bien de se changer avant d'attraper une pneumonie.
Elle fouilla dans le sac de voyage et en sorti un bas de pyjama ainsi qu'un sweet à capuche. Ce dernier appartenait à Lexa, une vielle relique qui avait perdu de sa couleur rouge au fil du temps. Le vêtement ne ressemblait plus à rien mais Clarke devait avouer qu'elle l'adorait. Après s'être brièvement habillée, elle traversa le couloirs pour rejoindre les escaliers, elle entendait la douche couler et hésita un instant à aller retrouver Lexa mais elle se ravisa, sa compagne avait besoin d'un moment en solitaire.
Elle descendit et se retrouva à nouveau dans le salon. Elle regarda un instant autour d'elle et partit à la découverte de la bibliothèque. Tous ces vieux livres la faisait rêver elle qui n'avait plus le temps d'ouvrir un bouquin. Elle ne se souvenait même plus la dernière fois qu'elle s'était plongée dans un roman.
L'un d'eux retint particulièrement son attention. Il était posé sur la table basse, comme laissé à l'abandon. Clarke le saisit délicatement tel un objet de collection. Elle l'ouvrir et fut surprise de découvrir une écriture manuscrite à l'intérieur. En haut des nombreuses page se trouvaient différentes date et Clarke réalisa qu'il s'agissait d'un journal. Elle le referma rapidement lorsqu'elle entendit les pas de lexa descendre les escaliers.
La brune était magnifique, décontractée dans son jogging ample, un autre sweet aux couleur des yankees sur le dos. Elle avait attaché ses cheveux mouillé dans une queue de cheval et sentait merveilleusement bon. Clarke adorait son gel douche, parfois lorsqu'elle dormait a l'appartement, elle faisait exprès de se laver avec celui de Lexa histoire de la garder avec elle un peu plus longtemps.
Lexa s'approcha de Clarke et la serra contre elle. Un baiser dans sa nuque, une tendre étreinte et c'était comme si rien ne s'était passé entre elles.
- Je suis tombée sur le journal de ton père. Avoua Clarke. Tiens, regarde.
Lexa ouvrit le livre et découvrit la première page.
Souvenir de ma Lexa.
Lexa rit doucement, elle ne savait pas que son père tenait ce genre de registre.
- Je ne voulait pas être indiscrète je te promets que je ne l'ai pas lu, c'est juste que je trouvais ça mignon. Se défendit Clarke.
Lexa s'en doutait bien, elle n'en voulait pas le moins du monde à Clarke d'avoir regardé dans les affaire de son père. Elle était ici comme chez elle.
La brune l'attira jusqu'au canapé, elle la fit s'asseoir et attrapa un plaid dans une petite caisse afin de les couvrir toute les deux. Clarke positionnée entre ses jambe tandis qu'elle s'appuyait elle-même contre l'accoudoir le cahier devant elles.
- Tu voulais connaître mon passé, je pense qu'on devrait trouver tout ce dont tu as besoin là dedans. Dit-elle a son oreille.
Clarke était touchée par cette attention. Enfin elle allait en apprendre plus sur la vie de sa compagne. Elle se lova un peu plus contre elle et attendit que la voix mélodieuse de Lexa ne commence sa lecture.
24 décembre 1999
Lexa était ravie de découvrir le chalet, je ne l'ai jamais vue aussi excitée, j'ai cru que sa mère allait l'étouffer avec l'oreiller, elle ne supportait déjà plus ses cris! Je ne suis pas sur que nous arriverons à survivre une semaine avec cette pile électrique. C'est drôle de la voir ainsi, elle qui est d'habitude si calme. Les vacances vont lui faire du bien, je n'aime pas qu'elle soit déjà aussi studieuse, elle a tellement de chose à découvrir du haut de ses 6 ans.
A l'heure qu'il est, elle est entrain de faire un bonhomme de neige devant le chalet et je n'ai jamais vu une enfant aussi appliquée, elle a commencé par faire un plan, une méthode avec chaque étape détaillé... avant qu'Anya lui déchire sa feuille et lui dise d'arrêter d'être aussi coincée. Il est rare de les voir s'amuser ensemble mais je ne pourrait pas être plus heureux.
26 décembre 1999
Première journée de la luge. J'ai réussi à entraîner Lexa et Anya dans la petite descente qui se trouve à deux pas du chalet de Phil. Leur mère a refusé catégoriquement de venir, elle préférait lire le bouquin que je lui ai acheté pour Noël. Anya à traîné les pieds tout le long du chemin, elle avait froid, c'était trop loin, une vrai pré-ado! Lexa quant à elle, était joyeuse comme à son habitude. Elle ne s'est pas plainte une seule fois et à fait au moins 15 descentes avec sa luge, bien que je sache que l'idée de dévaler une pente dans le froid ne l'a réjouisse pas forcément. Elle faisait un effort pour que nous passions tous du temps ensemble et elle était au final ravie de sa journée.
14 avril 2003
Cela fait 3 mois que je n'ai pas revu Lexa. Le divorce a été prononcé mais Charlène refuse toujours que je voie ma fille malgré mon droit de visite. Je ne sais pas pourquoi elle s'obstine à la garder pour elle, ce n'est pas comme si elle était une mère aimante, elle n'est jamais la, trop occupée à se chercher un nouveau mari à plumer.
je sais que Lexa doit se sentir seule, une nounou pour s'occuper d'elle, un prof à domicile pour ne pas qu'elle perde le fil de ses études, le basket, les cours de piano... je ne sais pas si elle trouve le temps d'être la petite fille de 10 ans qu'elle est sensée etre.
25 avril 2003
J'ai vu Anya aujourd'hui, du haut de ses 16 ans avec sa désinvolture légendaire elle a fait comme si elle ne me reconnaissait pas. Et puis je me suis approché, elle était avec ses amis et j'ai bien senti que la situation la gênait, mais je ne pouvait pas faire autrement, j'avais besoin de savoir comment allait Lexa. Anya avait l'air de m'en vouloir, je n'ai pas compris et puis lorsqu'elle m'a lancé en plein visage que si je voulait des nouvelles je n'avais qu'à appeler, j'ai compris que leur mère mentait depuis le début, elle me fait passer pour un père indigne qui ne voulait pas voir sa fille alors qu'elle m'en empêche. Elle ne répond jamais à mes appels, et n'ouvre pas la porte lorsque je sonne pour les voir. Anya me manque tout autant que Lexa même si elle n'est pas ma fille. J'ai passé plus de 12 ans à ses côtés, lorsque j'ai connue elle n'avait que 4 ans. Je ne peux pas oublier tous ces bon moments.
1er mai 2003
Enfin je l'ai vue, j'ai pris mon courage à deux mains et je suis allé la chercher à la sortie de son entraînement de basket. En 4 mois elle a tellement grandit. Je n'arrive pas à le croire. Lorsqu'elle m'a vu, elle s'est jetée dans mes bras comme si elle n'avait pas entendu toute ces horreur de la part de sa mère. Rien ne comptait à ce moment là. Nous étions enfin réunis.
J'ai du soudoyer sa nounou pour pouvoir emmener MA fille manger une glace. Mais cette petite heure, aussi courte qu'elle ait été, m'a fait tant de bien. Lexa est extraordinaire, elle est intelligente, futée et drôle. Elle rayonne autant que lorsqu'elle était toute petite.
Lexa passa rapidement quelque passages, elle prit soin d'ajouter sa petite anecdote à chaque récit. Sans oublier de rire lorsque Gustus parlait de ses bêtises. Elle sourit tendrement à l'évocation de leur moment ensemble. Pendant les cinq années qui ont suivirent, ils se voyaient régulièrement bien que sa mère soit contre. C'est à ce moment là que Lexa se forgea son caractère, dire non à sa mère n'était pas évident mais à force elle y était arrivée et avait décidé de passer chaque vacance avec son père. Sans exception. Elle privilégiait cette relation qui comptait tant à ses yeux.
20 juillet 2008
Lexa est arrivée en retard à notre rendez-vous à l'aéroport. Nous avons faillit manquer notre vol. Elle ne m'a donné aucune explication, d'ailleurs elle n'a pas ouvert la bouche du voyage. J'ai beau me dire que c'est une attitude d'adolescente, elle boude comme toute les jeune fille de 15 ans et n'est peut être pas aussi excitée qu'à l'époque de passer quinze jours avec son vieux père sur la plage de copa cabana ... mais au final, je sais bien que quelque chose lui pèse sur le cœur. Elle ne veut plus me parler de ses problèmes où de la façon dont les choses se passe depuis le mariage de sa mère. Elle n'arrive même plus à me parler d'Anya depuis qu'elle est partie à la fac. Je pense que Lexa se sent seule.
25 juillet 2008
J'ai essayé d'emmener lexa à la fête du club de l'hôtel ce soir. Il y avait un dj, des cocktails sans alcool et une grande piste de danse. Je m'était dis que cela devrait lui plaire, une belle jeune fille comme elle devait penser aux garçons à longueur de journée. Elle a soupiré et m'a dit "plutôt crever" je l'ai donc laissée tranquille pour la soirée, elle était plongée dans un bouquin et n'a même pas remarqué que je partais me coucher.
16 juillet 2008
C'était la première fois que je criais sur Lexa. Elle m'a poussé à bout aujourd'hui, elle ne veut plus rien faire, pas même aller à la piscine alors que je sais à quel point elle aime l'eau. Ce n'est pas évident de gérer une adolescente mais Lexa ne veut pas s'ouvrir. Alors j'ai crié et je crois qu'elle a été aussi surprise que moi. Elle n'a pas voulu m'adresser la parole de la journée. Et cela m'a fait si mal. J'aurai préféré qu'elle crie, qu'on se dispute une bonne fois pour toute mais qu'elle finisse enfin par me dire ce qui la dérangeait.
Un peu après le dîner je suis allé la retrouver sur la plage, elle trempait juste ses pieds et regardait l'horizon. J'ai réalisé à cet instant que mon bébé n'était plus là, Lexa était une belle jeune fille, bientôt une femme et je dois dire que j'étais nostalgique de la voir ainsi. La petite fille qui mangeait des glace au chocolat en s'en mettant partout me manquait.
17 juillet 2008
Elle a enfin accepté de me parler. C'est la naissance de son petit frère qui a tout changé. C'est lorsqu'elle m'a dit" pourquoi est-ce qu'elle lui porte de l'attention alors qu'elle n'en a jamais rien eu à faire d'Anya et moi?" C'était encore sa mère le problème, elle sera toujours le problème dans la vie de lexa qui manque cruellement d'amour. J'aimerai pouvoir combler ce vide. J'essaye de toute mes forces mais je ne pourrait jamais lui donner ce qu'elle chercher éperdument.
- On pas mal discuté ce soir là se rappela lexa. J'avais presque oublié ces vacances. C'est vrai que j'ai été horrible avec lui, alors qu'il n'y était pour rien.
- Ta mère n'a pas été des plus sympathique pendant ton enfance. Pourtant quand je l'ai vu à ce dîner et au mariage de ta sœur et Raven, vous aviez l'air de vous entendre... bien que ça soit froid.
Lexa soupira, rien que le fait de penser à sa mère la crispait.
- Tout est toujours dans l'apparence avec ma mère, on n'arrivera jamais à être sincère. Anya et moi on n'a jamais réussit à comprendre pourquoi elle ne nous aimait pas... du moins pas autant qu'Aiden. Quand il est né elle s'en est occupée, elle lui a donné le bain, elle jouait avec lui, l'emmenait partout. Alors que nous... on a été élevée par des nounous qui avaient comme consigne de ne pas trop nous donner d'affection. Avec Aiden c'était l'opposé, et on a été jalouse pendant longtemps, Anya plus que moi car elle n'avait vraiment personne, moi au moins, une fois qu'il a été au courant mon père a redoublé d'effort pour être présent... il a même essayer de prendre soins d Anya mais elle était à la fac et ce n'était pas vraiment évident. Et puis j'ai grandit et j'ai arrêté de me poser des questions. Ma mère est comme elle est, je l'aime à ma façon et je n'attends plus rien venant d'elle.
26 décembre 2010
Lexa m'a demandé si Costia pouvait venir faire de la luge avec nous aujourd'hui. J'étais étonné qu'elle veuille inclure quelqu'un d'autre à notre tradition mais je suis heureux qu'elle se fasse enfin des amis. Enfin elle connaît Costia depuis ses 6 ans.. elle est la fille de Phil et Lisa mais depuis aussi longtemps que je m'en rappelle, à chaque fois que Costia l'invitait à jouer, Lexa refusait. C'est donc assez surprenant de les voir collées l'une à l'autre depuis le début du week-end. Je sais qu'elle sont dans le même lycée je pense qu'elle ont du nouer des liens durant leur cours de débats politique. Déjà que Lexa à absolument tenu à inviter les forbes pour Noël, maintenant la luge, j'ai bien l'impression que nous risquons de ne plus être en tête à tête ces prochain mois
Lexa voulu louper quelques page, ce qui n'échappa pas à Clarke qui la regarda en fonçant les sourcils
- rien d'intéressant expliqua Lexa en rougissant
Clarke lui sourit et retourna les pages dans le sens inverse pour ne rien manquer. Lexa l'embrassa tendrement et reprit donc sa lecture après s'être gratté la gorge .
27 décembre 2010
Je ne sais pas si je dois dire à Lexa que je l'ai vu par la fenêtre avec Costia. Dire que j'ai été surpris serait un euphémisme. Je n'avais jamais vraiment réfléchi à cette éventualités pour moi Lexa se trouverai un petit ami à l'université, j'aurai probablement voulu arracher les yeux de ce pauvre garçon qui me prenait ma fille. Et puis j'aurai fini pas l'apprécier, on aurait été pêcher le dimanche matin et je les auraient invité à dîner une fois par semaine histoire de prendre des nouvelles. Un beau jour lexa m'aurait annoncé leur fiançailles et plus vite que je ne l'aurait imaginé, je l'aurai conduite devant l'autel. Une année après ou peut être deux, j'aurai eu le plaisir d'être grand père et la vie aurait suivit son court ... sauf que je n'imaginait pas que mon gendre idéal pourrait finalement être une autre fille. Ça ne m'avait pas traversé l'esprit une seule seconde. Et voilà que je l'avais vue sur le porche du chalet, enroulée dans une grande couverture, embrassant Costia sur la bouche... LA BOUCHE. Je devrais lui dire que je suis au courant, que cela ne me dérange pas, qu'elle peut être elle même sans crainte et pourtant je suis ici à écrire dans ce journal.
Elle est rentrée quelque minutes plus tôt, les joues en feu et je ne pense pas que cela soit à cause du froid, un sourire benêt sur le visage, elle est montée directement dans sa chambre sans un mot et je n'ai pas su quoi lui dire...
- Alors comme ça la grande Lexa Wood avait une petite chérie au lycée ?
Lexa sourit et baissa les yeux de façon nostalgique. avant d'expliquer.
- Elle a été la première. J'ai eu un faible toute mon enfance pour elle. A chaque fois qu'elle me parlait, je partais! Elle me prenait pour une folle jusqu'à ce qu'on commence a discuter durant notre cours de débats, c'était la seule qui osait me défier! Une chose en entrainant une autre on est sorties ensemble. Et puis à 20 ans elle m'a brisé le cœur. C'est normal en même temps, on ne reste pas avec son amour d'enfance toute sa vie, mais c'est arrivé au mauvais moment, je commençait à travailler pour mon père, j'essayais de me forger un statut sérieux pour qu'on ne me prenne pas pour la fille de... et puis Costia était à l'université, UCLA... on était loin l'une de l'autre, elle a rencontré d'autres personnes et puis la vie à fait son chemin.
- Après ça tu t'es dit que tu ne méritait plus l'amour et tu t'es renfermée? dit Clarke de façon mélodramatique
Lexa explosa de rire et secoua la tête.
- On est pas dans un film Clarke! Non après Costia j'ai décidé de profiter de la vie et petit à petit j'ai compris que je n'avais pas vraiment de plaisir à être en couple, ça me prenait du temps, c'était des problèmes pour pas grand chose, je voulait vraiment faire de mon mieux pour qu'il soit fière de moi.
- Tu la revue?
- Costia?
- Hum hum. Le détachement de Clarke montrait d'autant plus à Lexa que la blonde était jalouse.
- Quelques fois oui, je crois qu'elle est mariée maintenant, et qu'elle a un petit garçon.
- Des regrets ?
- Aucun Clarke. Répondit Lexa en plongeant son regard dans le sien. Toute ma vie m'a conduit à ce moment précis, ici avec toi, alors non je ne regrette rien
Encore quelque pages défilèrent, on y apprenait que Gustus avait une vrai tendresse pour Costia, la jeune femme était inclue dans toute leur sortie. Pendant des année il avait prit soin d'inviter sa belle-fille de la faire se sentir chez elle ou qu'ils aillent.
- Vous aviez fini par en discuter alors... du faite que tu aime les filles. Constata Clarke
Lexa étouffa un rire en se remémorant ce souvenir.
- Au retour de ce fameux week-end de Noël, mon père conduisait et il a fini par me dire : Tu sais Lexa, Costia est une chouette Gamine et puis les filles c'est bien aussi!
On n'a plus jamais abordé le sujet on était tous les deux trop mal à l'aise pour ça!
12 octobre 2013
Lexa est venue seule au chalet ce week-end, elle n'était pas dans son assiette. Je ne l'ai pas vue de la semaine car j'étais à Hong Kong pour signer un contrat. Je sais qu'elle n'a presque pas quitté les bureaux de New York et je pensais que ce Week end lui ferait du bien, se couper un peu de tout et se reposer après une semaine intense. Pourtant elle cherche sans cesse du réseau pour pouvoir travailler. Je lui ai demandé si Costia viendrait nous rejoindre mais elle m'a à peine répondu que non. Demain j'essayerai de l'emmener en ville, peut être qu'un film lui ferait du bien.
2 janvier 2015
Quand est ce qu'elle arrêtera enfin de courir les filles? Il doit bien y en avoir une qui lui corresponde. Je ne comprends pas ce besoin de collectionner les femmes. Elle ne semble même pas vouloir les connaître. J'ai beau essayer de lui en présenter mais ça ne fonctionne jamais. Lexa ne cesse de me dire qu'elle n'a pas le temps pour ça, qu'elle verra plus tard. Elle ne voit pas ce qu'elle rate.
17 juin 2015
Lexa à signé avec Farmer and CO, j'ai du mal à réaliser qu'elle ait réussi en quelque mois à obtenir un contrat que j'essaye de décrocher depuis des années. Elle est tellement passionnée par ce qu'elle fait. Je ne pensais pas qu'en l'engageant elle réussirai à ce point. J'ai toujours cru en elle la n'est pas la question mais quand elle est sortie du lycée et qu'elle m'a dit qu'en parallèle de la fac, elle aimerait travailler avec moi, je pensais qu'elle voudrait assister à quelque meeting pas qu'elle prendrait une telle importance dans la société. Je suis vraiment heureux de cela, si j'ai autant travaillé pour développer Polis c'était aussi pour la mettre à l'abri financièrement, savoir qu'elle perpétuera l'entreprise ne peut pas me rendre plus heureux, j'espère juste qu'elle saura mettre une limite aux sacrifices qu'elle est prête à faire. Je ne voudrait qu'elle se réveil un matin avec les regrets de ne pas avoir vécu réellement.
8 août 2017
Lexa m'a à nouveau remplacé sur le terrain, je n'étais pas prêt, et je ne me sentais pas bien
Je ne sais pas pourquoi j'ai autant de mal à me concentrer ces derniers temps. Je sens qu'elle est inquiète, elle me bassine avec ce rendez vous de médecin depuis l'incident du queens .
- L'incident du queens? Demanda Clarke.
- On l'a cherché pendant des heures, il était sensé avoir une réunion au siège mais il n'est jamais arrivé. Son chauffeur ne l'avait pas vu, personne n'avait aucune idée de l'endroit où il était. J'allais contacter les flics quand Pike m'a appelé, mon père était perdu en plein cœur du queens il ne savait même pas ce qu'il faisait là bas.
Peut être qu'elle a raison, peut etre que je suis un peu surmené ces dernier temps, mais il y a tellement à faire et je ne veux pas que tout repose sur ses épaules. Bien qu'elle en soit capable elle n'a que 24 ans après tout. Il faut qu'elle profite de sa jeunesse, qu'elle trouve enfin chaussure à son pieds, qu'elle fonde sa famille et qu'elle en profite avant d'être coincée dans ce boulot bien trop prenant.
5 janvier 2018
Ce soir je vais faire mon annonce. Ce soir Lexa deviendra la nouvelle directrice de Polis. Je ne lui ai encore rien dit de ma maladie, je ne voulais pas que cela se passe comme ça. Surtout maintenant que je la voie enfin prendre du temps pour elle. Ce week end, elle est partie à Seattle rejoindre cette Emma qu'elle a commencé à fréquenter. Je crois qu'elles se sont rencontrée à Rome il y a deux mois. Emma travaille pour le siège italien et je crois que le courant passe bien entre elles. Du moins c'est que j'imagine puisque Lexa décide de prendre du temps libre. Je ne sais pas quelle décision elle prendra après mon annonce, je ne veux pas qu'elle renonce à son histoire d'amour pour la société, j'espère qu'elle arrivera à trouver le juste milieu.
- Je ne savais pas que tu avais eu une relation sérieuse.
- Emma n'était pas vraiment sérieuse... on a tenté durant ce week à Seattle mais... je ne sais pas, il n'y avait pas vraiment d'étincelles de mon côté... je l'ai fait surtout pour que mon père me lâche un petit peu à ce sujet, mais je n'attendait pas grand chose d'elle.
29 juillet 2018
Lexa travaille trop... beaucoup trop, elle ne se rend même pas compte des mois qui défilent. Je l'ai vue se transformer ces derniers temps, j'ai perdu ma fille souriante, aimante et douce depuis mon annonce et je ne peux pas m'empêcher de penser que je suis le seul responsable. Elle était trop jeune pour assumer une telle responsabilité, elle pense, j'en suis sûr, qu'elle doit arrêter de vivre pour Polis, mais je suis bien placé pour savoir qu'il ne s'agit que d'une entreprise, la finance ce n'est pas la vraie vie et ce n'est surtout pas la vie que je veux pour elle. Lexa est devenue si strict, si renfermée. Elle ne rit plus, elle ne profite plus de rien. Toujours pressée, toujours en colère contre le monde entier. J'aimerai l'espace d'un instant retrouver cette petite pile électrique qu'elle était quand elle était petite, à ce moment la, elle croquait la vie à pleine dent. J'aimerai lui dire qu'elle n'a pas à faire cela, qu'elle n'a pas à développer autant l'entreprise, que même si elle se met en retrait, qu'elle partage les part ou qu'elle décide de vendre je ne serait pas en colère. Tout ce que je désire pour elle, c'est de vivre.
Lexa s'arrêta, tremblante. Gustus ne le lui avait jamais dit cela. Il lui avait certes fait des réflexions mais ils n'avaient jamais conversé intensément a ce sujet. Elle voyait enfin ce que tous le monde depuis des mois essayait de lui montrer, le travail ne devait pas régenter sa vie.
- c'est le dernier passage, commenta doucement Clarke.
1er décembre 2018
C'est la dernière fois que j'écris dans ce carnet. Alors Lexa si tu l'as trouvé et que tu le passe en revue, tu sais à présent tout l'importance que chaque moment passé avec toi avait dans ma vie. Tu sais que chaque rire, chaque sanglot, chaque grimace ont retenu mon attention. Tu sais à quel pont tu es importante pour moi, tu représente ma vie et je ne pourrai jamais te dire à quel point je suis fière d'avoir une fille telle que toi.
Tu sais aussi que je n'ai jamais vraiment été doué pour parler de mes sentiments et par ces quelques pages, j'espère avoir pu te les révéler un peu plus.
Demain tu viendras me chercher avec ton chauffeur pour m'emmener dans cette maison de retraite. Je suis terrorisé car je ne sais pas à quoi m'attendre, tu fais de ton mieux pour m'aider je le sais mais si seulement les choses avaient pu être différente.
Peut être que je perds la mémoire, peut être que bientôt je ne me souviendrai de rien, je ne pourrai peut être plus parler, ou manger, ou encore marcher... je suis prêt à tout cela, le docteur m'a déjà bien expliqué. Apparemment c'est un Alzheimer fulgurant qui me touche... je n'ai jamais fais les choses à moitié tu me dira!
Mais il y a une chose pour laquelle je ne suis pas prêt : t'oublier. Mon cerveau ne te reconnaîtra sûrement plus d'ici 2 ou 3 ans mais mon cœur saura toujours qui tu es. Et je t'écris ces mots, conscient de chaque phrase, sache une chose Lexa, tu es quelqu'un de magnifique, le monde n'est pas assez bien pour quelqu'un comme toi. Tu rayonne et j'aimerai que tu t'en rende compte. L'argent, l'entreprise, les actionnaires, tout ça ce n'est que pour l'apparence, ce n'est pas ce qui compte. Tu veux me rendre fière je le sais, mais ce n'est pas avec tes contrat à un million de dollars que tu le fera. L'amour, la famille, les amis... il n'y a que ça de vrai. Alors Lexa impressionne-moi, rends moi fière, ne te renferme pas sur toi même, aime, vis, fais des erreurs, mais ne te cache pas derrière ton poste.
Je t'aime ma fille et ça personne ne pourra me le faire oublier.
Lexa pleurait. Les mots la touchaient au plus profond de son âme. Clarke aussi fondit en larme. C'était exactement ce qu'elle essayait de lui montrer depuis si longtemps. Gustus avait transpercer leur âme sans même en avoir conscience. Il avait rendu les choses si claire dans la tête de Lexa.
Les deux femme restèrent ainsi un temps infini avant qu'un gros boom ne les fassent sursauter.
Lexa regarda alors sa montre et jura. Clakre ne comprenait pas ce qui se jouait devant elle, la blonde était encore bouleversée par leur lecture. Lexa se leva et attira Clarke à l'extérieur. Entourée dans leur plaid, elles virent devant leur yeux des explosions de couleur. Des feux d'artifice éclairait le ciel.
- C'est toi qui a fait ça? Demanda Clarke en fixant le spectacle.
- Techniquement c'est Phil. Ce ne sont pas les feux de time square, Phil n'est pas un professionnel, mais je voulais me rattraper pour le nouvel an qu'on a du passer séparément. C'est ma maigre contribution.
Clarke lui sourit et continua de regarder le ciel. Le déferlement de couleur dura encore 2 minutes avant qu'un silence s'installe dans la nuit. Lexa vint blottir sa tête contre le cou de Clarke et compta doucement.
- 10,9,8,7,6,5,4,3,2,1 bonne année mon amour.
Clarke se tourna et l'embrassa. Elle essayait de lui montrer tout son amour et toute sa reconnaissance. Ce moment était si spécial, cette nuit si magique. Leur dispute et les mauvais moments de ces derniers mois étaient complètement oublié. Seul leur amour comptait à ce moment précis.
Lexa prit délicatement la main de Clarke et l'entraîna a nouveau à l'intérieur. Elle voulait retrouver leur bulle, elle ne risquerait d'être dérangée pour rien au monde. La blonde se laissait faire, elle profitait de chaque seconde que lui apportait ce moment incroyable. Sa compagne avança près de la cheminée après avoir fermé la porte à clé, elle retrouva rapidement le chemin de ses lèvres et y déposa autant de baisers qu'elle le pouvait. Elle retira le plaid des épaules de Clarke et le déposa à terre devant cheminée qui crépitait. Ce dessin Ô combien romantique serra le cœur de Clarke qui ne pouvait plus décoller son corps de celui de sa compagne. Lexa les arrêta pourtant une seconde et fixa Clarke tendrement.
- Je te demande pardon pour tout ce qu'il s'est passé et je te fais la promesse de ne plus jamais laisser mon travail s'immiscer entre nous.
- Et je te promets d'être plus compréhensive dorénavant.
Elles se sourirent mutuellement avant de sceller ces promesses par un nouveau baiser. Lexa fit descendre Clarke sur les couverture posées au sol et embrassa chaque parcelle de son corps.
Ce soir, ce n'était pas la première fois qu'elles faisaient l'amour, loin de là. Mais ce soir tout était différent. Leurs caresses étaient plus tendres, leur baiser plus longs. Elles étaient en pleine communion, quelque chose d'intense se passait ce soir. Et aucune des deux ne pouvait l'explique. L'orgasme n'était pas leur but, elles cherchaient ce contact, cet amour de l'autre qu'elle se prouvait à travers ce moment de plaisir .
Non ce soir ce n'était pas la première fois qu'elles faisaient l'amour, mais ce soir scellait un nouveau chapitre dans leur histoire. Un chapitre qui leur offrirait enfin bonheur tant attendu.
Clarke se réveilla au petit matin. Toujours étendue sur le sol, son corps couvert par la couverture de la veille. Pendant leur nuit, elles s'était construit un fort, un sanctuaire à base de coussins. Elles n'avaient donc pas bougé de la nuit et n'avaient en somme pas beaucoup dormi. Trop occupée à consommer leur amour. Le dos encore engourdi, Clarke se releva difficilement. Elle chercha autour d'elle le signe de la présence de Lexa et remarqua des allée et venue dans la cuisine. Il lui fallut encore quelque secondes pour trouver le courage de se lever et enfiler rapidement ses vêtements de la veille. Elle se rendit ensuite dans la cuisine et retrouva sa Lexa occupée à constituer une montagne de pancakes. Il y en avait au moins pour dix personnes et Clarke espérait que sa compagne n'ait pas invité du monde. Elle voulait profiter des dernières heure qui leur restaient ici pour n'être que toutes les deux.
Lexa se tourna et accueillit la blonde de son plus beau sourire . la soirée avait été riche en émotions entre le journal de son père et le pardon de Clarke, elle n'avait pas arrêté de penser à tout cela sans pouvoir fermer l'œil. Elle avait donc laissé Clarke dormir et s'était affairée dans la cuisine. Peur être s'était elle un peu emportée sur la quantité de nourriture. Elles auraient des restes pour les quinze jours à venir, mais cela n'avait pas d'importance.
Elles prirent leur petit déjeuner ensemble et discutèrent longuement, le temps défilait sans même qu'elles le remarque. Ce week-end était reposant exactement ce dont elles avaient besoin. Mais il venait à son terme. Les deux heures et demies qui les séparaient de New York ne leur laissait pas le choix, il fallait rentrer. Bien que Clarke se dise qu'elle pouvait bien profiter encore un peu, qu'importe si elles rentraient de nuit, Lexa avait insisté. Clarke ne chercha pas plus loin, peut etre que Lexa n'aimait pas conduir une fois le soleil couché, peut être que la neige ne l'inspirait pas ou peut être que ses vieux travers revenaient et qu'elle avait un dossier qui l'attendait à la maison. La blonde essaya de chasser cette pensée et prépara ses affaires.
Une fois devant la voiture, elle chargea le sac dans le coffre pendant que Lexa fermait la cabane à clé. La brune descendit les trois marches du porche et trottina jusqu'à Clarke afin d'entourer sa taille de ses mains. Elle la câlina un instant respirant son parfum sucré et déposa une multitudes de baisers sur son cou découvert extirpant un rire sonore à Clarke.
- Tiens tiens, les rumeur étaient donc vrai, Lexa Wood est dans le coins!
Clarke releva la tête en sursautant et aperçu une jeune femme s'approcher d'elles le sourire aux lèvres. Elle connaissait ce visage et l'avait vu sur la cheminée la veille et elle savait maintenant de qui il s'agissait. Lexa se détacha de son corps et ouvrit la bouche plusieurs fois avant de la fermer. Puis, elle s'adressa à la jeune femme.
- Costia. Je me m'attendais pas à ça.
- Mon père m'a dit que tu avais passé le week end ici, j'avais envie de voir ça de mes propre yeux.
Clarke senti la jalousie monter en elle. Bien que tout cela soit dépassé elle n'arrivait pas à contrôler son cœur. C'était le premier amour de Lexa après tout et on n'oublie jamais cette première histoire. Lexa sentit la blonde se tendre et naturellement, elle posa l'une de ses main dans son dos.
- Je te présente Clarke, ma compagne. Dit-elle fièrement.
- Je suis ravie de te rencontrer.
Costia avait dit cela d'une voix douce et chantante, son sourire toujours fixé sur son visage. Clarke ne savait pas quoi répondre elle était comme paralysée.
- J'ai appris pour Gustus. Continua Costia. Je suis désolée j'espère que malgré tout il se porte bien
- Ça va oui, ce n'est pas évident tous les jours
- C'est bien en tout cas que tu aies quitté ton bureau pour venir ici, ça faisait longtemps que personne n'avait mis les pieds dans la cabane.
- Ton père s'en occupe bien en tout cas.
Un silence gêné s'installa, puis Lexa se racla la gorge et demanda enfin:
- Et toi?... qu'est ce que tu deviens
Costia semblait contente de cette question, elle aimait parler de sa vie.
- Leo vient d'avoir 2 ans, c'est une tornade! Mon père l'a emmené couper du bois histoire d'essayer de le fatiguer un peu! Et moi toujours pareil, géologue pour le GSA, toujours mariée avec Zoé, on fête bientôt nos 8 ans.
- C'est super, je suis contente pour toi.
- Moi aussi, c'est bon de te voir en bonne compagnie. Enfin quelqu'un qui a su dompter Lexa Wood!
- C'était pas gagné mais Clarke est spéciale.
Lexa avait dit cela sans décoller son regard de la blonde, tellement fière de l'avoir à ses côté. Clarke ne pouvait que se contenter de rougir. Les mots lui manquaient depuis le début de cette conversation.
- Elle doit vraiment l'être. confirma Costia en fixant Clarke. Tu as quand même réussi à entraîner Lexa loin de New York! Je te tire mon chapeau!
Clarke se détendit enfin et rit doucement.
- Je n'ai pas fait grand chose.
- Elle est modeste en plus! Tu as intérêt à ne pas la laisser filer celle la!
- Je fais de mon mieux.
- Je ne voulais pas faire irruption et gâcher votre moment. Annonça Costia après avoir regardé sa montre. Mais j'avoue que j'avais envie de voir à quoi ressemblait la future Madame Wood. Ma curiosité me perdra.
Lexa sourit timidement, la future Madame Wood, elle aimait cette idée.
Costia s'approcha de Lexa et la serra dans ses bras, Clarke la vit lui dire quelque chose à l'oreille mais n'arriva pas à capter quoique ce soit. Lexa en se recula, hocha la tête en guise d'acquiescement. Puis, son ex s'avança près de Clarke et lui tendit la main.
- J'ai été contente de faire ta connaissance. Accroche toi s'il te plaît, elle en vaut vraiment la peine.
Comment Clarke pouvait la détester ? Elle comprenait pourquoi Lexa avait craqué au lycée.
Costia continua sa route après un rapide signe de main. Le couple la regarda disparaître dans les bois comme un mirage.
- Bon... Commença Lexa. C'était étrange !
- Étrangement surprenant! Confira Clarke. Je dois m'attendre à voir débarquer une autre de tes ex pour me donnée sa bénédiction? Emma peut être?
Lexa la frappa gentiment sur le bras avant de rire. Clarke était la seule à pouvoir la taquiner ainsi.
- Aïe! La blonde avait crié cela entre deux fou-rire! Ce n'est pas bien de frapper la future Madame Wood!
Forcément cette phrase n'avait pas passé inaperçu aux oreilles de Clarke. Depuis son cœur s'était soulevé impatient à cette idée. Lexa secoua la tête et ouvrit la portière passager pour que sa compagne pénètre dans la voiture.
- Aller! Grimpe future Madame Wood! Dit elle en mimant ces derniers mots.
- Avec plaisir future Madame Griffin!
- Berk ! Quelle horreur ! Grimaça Lexa.
- Oh très bien je vois! Mon nom de famille n'est pas assez bien pour toi!
Faussement vexée, Clarke monta dans la voiture en lui tirant la langue. Lexa aurait tout donner pour ne jamais quitter cet endroit. Ici elles étaient elles-mêmes, naturelles, détendue. A New York tout était différent. Avec le stress de la ville, leur métier, tous les tracas du quotidien elles rentraient vers cette spirale infernal.
A contre cœur, la brune prit le volant et ensembles elles quittèrent ce coins de paradis.
Clarke avait somnolé pendant une bonne partie de la route. Elle était épuisée, Lexa ne pouvait pas lui en vouloir. Elle aimait ce calme reposant. Elle avait plusieurs fois tourné la tête en direction de la blonde, attendrie a chaque fois par cette petite bouille enfantine que Clarke avait lorsqu'elle dormait.
Soudain, Clarke ouvrit les yeux. Était-ce à cause de la conduite de Lexa qui ralentissait où à cause du changement de musique, personne ne le saurait.
Clarke regarda par le fenêtre et fronça les sourcils. De sa voix cassante elle demanda.
- Où est-ce ce qu'on est, je croyais qu'on rentrait à la maison?
- On y presque répondit lexa.
Mais le quartier n'avait rien à voir avec New York. Les buildings ne se dressaient pas devant elles. Il n'y avait pas ce monde dans les rue, et tout semblait si calme. Non elles n'étaient définitivement pas à New York. Clarke avait mille question en tête mais elle faisait confiance à Lexa et la laissa continuer sa route.
Elles avancèrent dans ce petit quartier tranquille pendant une dizaine de minutes. Lexa ralentissait devant chaque maison, cherchant visiblement quelque chose. Elle finit enfin par se garer dans l'allée d'une petite maison.
- Ou est ce qu'on est?
Lexa ne la regardait pas, elle fixait l'objet de sa visite devant elle. Une maison typique de banlieue américaine. Deux étages, un garage couvert, un porche, un petit jardin à l'avant et certainement un plus grand à l'arrière. Il n'y avait rien de trop luxueux ici, la bâtisse était en très bon état mais restait simple.
- Il y a deux semaines je suis tombée sur une annonce, c'était entre deux réunions, je n'avais pas vraiment la tête à ce que je faisais mais j'ai vu la photo de cette maison et je me suis mise sur pause. Tout était parfait, le jardin, la barrière en bois, le garage, les 3 chambres à l'étage. Je m'y voyais déjà. Lexa marqua une pause et regarda Clarke. Et puis je t'imaginais toi, rentrer du travail et te trouver la tête plongée dans les devoirs à hurler parce que tu ne comprenais pas un exercice de math de ce1!
Clarke rit à cette réflexion, cela lui correspondait tellement bien.
- Je ne sais pas pourquoi toutes ces images me sont venues en tête mais je savais une chose, vivre à New York au plein milieu des building ce n'était plus ce que je voulais. Je nous voulais toi, moi et tous les enfants que tu désirerai avoir ici, dans cette maison.
- Lexa...
-Je sais que les choses n'ont pas été idéales, je sais aussi que j'ai fais énormément d'erreurs, mais je te veux toi Clarke et comme dirai mon père je veux commencer à vivre.
- Tu as acheté une maison?
Lexa rit, le visage stupéfait de Clarke ne lui donnait pas le choix.
- Non! Je n'aurai pas fait ça sans t'en parler! Mais j'ai pris rendez vous pour une visite et si elle te plaît... si tu es prête à passer ce cape avec moi, je serais là plus heureuse de pouvoir vivre ici avec toi.
Clarke se jeta sur ses lèvres. Elle allait de surprise en surprise. Vivre ici serait un rêve. Cette maison leur correspondait si bien. Et ici elles pourraient réellement se poser, construire les fondations de leur vie à deux.
- Qu'est-ce qu'on attend pour visiter?
Clarke avait à peine prononcé cette phrase qu'elle était déjà en dehors de la voiture prête à découvrir son peut-être futur chez-elle.
Aujourd'hui
Lexa était toujours assise sur son banc face au café. Elle repensait a ce week-ends au chalet, a la visite de cette maison qui allait devenir la leur. Au sourire de Clarke en découvrant chaque pièce et en s'imaginant y vivre. Elle n'avait pas imaginé que la blonde serait autant emballée par l'idée d'emménager ici et pourtant il ne fallut pas a Clarke de contre visite pour accepter. Cette maison serait la leur cela ne faisait aucun doute.
Il faisait chaud a Los Angeles et le soleil tapait si fort. Lexa, pourtant, ne bougeait pas, elle n'arrivait pas à se décider à partir, comme si un poids l'empêchait de bouger.
Un voiture familiale s'arrêta soudainement devant elle, et lorsque la vitre coté conducteur s'ouvrit, Lexa remarqua Hanna complètement paniquée.
- Dieu merci tu es là ! Je te cherche partout! Ça fait plus de deux heures que tu es partie!
Lexa ne répondit pas. Elle trouva le courage de se lever et pénétra dans la voiture sans même regarder Hanna.
I mois
Lorsque les deux femmes retournèrent à leur voiture, leur décision était prise. Lexa ferait une offre dès le lendemain et vu ses contacts elles n'auraient aucune peine a décrocher la maison de leur rêve. A cet instant le couple était sur un petit nuage.
Avant de démarrer, Lexa regarda Clarke une seconde et a contre cœur se sentie obligée de lui dire ce qui la dérangeait.
- On va être obligées de rallumer nos téléphone.
Clarke couina mais elle savait que la réalité allait les rattraper un moment ou à un autre. La vie réelle reprenait son court. Elle saisit son portable et le ralluma. Instantanément, elle fut envahie de notifications. Chose surprenantes puisque tous leurs amis étaient au courant de ce voyage en amoureuses. Que le téléphone de Lexa sonne ne la surprenait pas mais qu'elle soit elle-même victime de cet harcèlement était inhabituelle.
Elle avait plusieurs appels manqués d'Octavia et de Lincoln. L'angoisse monta en elle et elle écouta le dernier message de son répondeur.
- Salut Clarke c'est Octavia ta meilleur amie qui essaye de te joindre depuis 16 heures de temps! C'était pour t'annoncer que ton filleul était né. Non mais sérieusement Clarke qu'est-ce que tu fiches tu m'avais promis d'être là! Tu es sensée être sa marraine bon sang!
Clarke avait les larmes aux yeux. Elle avait raté ce grand jour et sa meilleure amie la détestait. Lexa soupira, Octavia était injuste elle n'avait pas a parler ainsi. Elle remarqua qu'elle avait elle aussi un message de la brune sur son répondeur et l'écouta en mettant le haut parleur.
- Salut Lexa... c'est O... Clarke n'a plus de place sur sa messagerie en partie à cause de moi... j'espère que tu auras ce message avant qu'elle n'écoute les siens et comme tu es toujours collée à ton téléphone je pense que j'ai de grande chance d'être sauvée. Empêche-la d'écouter son répondeur, j'ai comme qui dirait péter les plomb. Après 16 heure de travail mes nerfs ont peut être lâché je l'avoue. Raven m'a dit pour la cabane, le week end romantique et tout le reste... j'ai pas assuré sur ce coup là... alors si tu peux juste l'emmener à l'hôpital histoire qu'elle rencontre son filleul ... enfin bref... dis lui que je l'embrasse et qu'elle me manque.
Lexa regarda Clarke un sourire sur ses lèvres. Octavia avait de quoi être excusée pour ce message incendiaire. Un accouchement, le stress, l'explosion de sentiments. Elles pouvaient bien lui pardonner ce craquage.
- Rassurée ? demanda Lexa alors que Clarke respirait enfin. La blonde hocha la tête. Et si on allait rencontrer ce petit mec?
aujourd'hui
Octavia se gara sur les places dépose-minutes de l'aéroport JFK. Elle avait roulé a travers le trafique New Yorkais alors qu'elle détestait cela pour y conduire Clarke. Pendant tout le trajet, la blonde n'avait eu de cesse de se ronger les ongles et de gigotter sur son son siège. Elle angoissait tellement.
Octavia sortit du véhicule et ouvrit le coffre pour en sortir une valise. Clarke prit une grande inspiration et sortit à son tour Elle ouvrit la porte arrière et déposa un énorme bisous sur la joue de Cillian qui lui sourit, avant de prendre octavia dans ses bras dans une étreinte interminable.
- Tu appelle quand tu es arrivée. Ordonna la brune.
- Promis
Encore un rongement d'ongle, Octavia allait devenir folle. Elle prit les deux mains de Clarke dans les siennes et essaya de la calmer.
- Arrête de te poser des questions. Tu fais exactement ce qu'il faut, va la retrouver et essaye d'arranger le merdier que j'ai mis dans votre vie.
- Tu sais très bien que tu n'y es pour rien
- si je n'avais pas dit ce que j'ai dis...
- On en a déjà parlé O. Coupa Clarke qui ne voulais pas y repenser. Je ne t'en veux pas, tu voulais la faire réagir. Tu es la seule à voir eu le courage de la bousculer, tu étais en colère et tu n'as pas utiliser les bon mots ça s'est sûr. Mais tu as fait ça pour moi. Je ne peux pas t'en vouloir. Quand c'est arrivé je crois que tu étais la seule de mon côté
Octavia la prit dans ses bras une nouvelle fois et la serra aussi fort que possible.
- Je serai toujours de ton côté Clarke. Aller file!
- Je t'aime. Dit Clarke à travers les larmes.
- Sors pas les violons Griffin, aller va chercher ta chérie!
Clarke lui fit un dernier signe de la main et se tourna. Elle avançait en direction de l'aéroport d'un pas incertain. Une boule se créa dans son ventre. Elle était face au doute. Ne sachant pas comment elle allait retrouver Lexa. Et si au lieu d'arranger les choses elle détruisait tout le travail que sa compagne avait déjà entreprit?
