Lexa regardait par la fenêtre de sa chambre, couchée dans ce lit médicalisé, elle ne pensait à rien, comme vidée de toute réflexion. Cela faisait 4 jours qu'elle avait repris conscience. Depuis, elle laissait filer les heures sans bouger. Les infirmiers se succédaient, changeaient ses pansements, désinfectaient ses plaies douloureuses. Elle avait eu la visite de deux psychiatres qui avaient essayé de la faire parler sans succès. Elle ne voulait pas se livrer, ni entendre leur théorie sur son état.

La seule fois où elle ouvrit la bouche fut pour demander de voir Clarke, car bien qu'honteuse, elle ne désirait que prendre des nouvelles de la blonde. Cette simple requête lui fut refusée. Son état mental était trop fragile, pour accéder au saint graal, elle devrait se livrer. C'était la seule chose qui l'avait fait changer d'avis et accepter la visite d'un troisième thérapeute.

Elle lui dit ce qu'il avait envie d'entendre. Qu'elle avait crié à l'aide de cette manière, qu'elle n'avait jamais souhaité mourir, que tout cela était une erreur.

Au fond d'elle, Lexa n'y croyait pas. Au contraire elle hurlait de ne pas y être arrivée. De s'être réveillée ici et d'avoir entendu que Raven et Clarke l'avaient sauvée. Pourquoi la vie s'acharnait-elle ainsi? Elle avait fait sa part, avait prouvé que rien ne la retenait ici et qu'elle souhaitait être libérée de ce mal avec qui elle vivait depuis bien trop longtemps.

Elle ne voyait pas ce sauvetage comme une seconde chance, elle le voyait comme un fardeau supplémentaire à porter qui lui imposerait ces regards de pitié et cette fausse compatissance.

Un faible toquement contre la porte lui fit tourner la tête, elle aperçu le psychiatre entrer, il était suivit de près par Clarke dont les yeux bouffis étaient encore imbibés de larmes.

- Mademoiselle Wood, votre compagne est la pour vous voir. Dit-il avec un sourire empathique. Je vous laisse quelques minutes toutes les deux.

Il posa sa main sur l'épaule de Clarke en signe de soutien et quitta la chambre. La blonde resta debout sans bouger. Elle était perdue, bien qu'elle ait attendu ce moment depuis 4 jours, elle ne savait plus comment agir. Elle avait passé un quart d'heure à écouter le recommandations de l'équipe psychologique qui lui avait expliqué comment faire, quoi dire et surtout quel sujet ne pas aborder. Pourtant maintenant face à Lexa, elle ne se souvenait de rien.

Cette culpabilité qui la suivait depuis cette fameuse nuit était décuplée en cet instant et il ne faudrait pas grand chose pour qu'elle s'effondre.

Les deux femmes se regardèrent un instant. Lexa comprit la retenue de Clarke, elle aussi était passé par tant d'émotion, elle ne lui en voulait pas d'être perdue et d'avoir besoin d'un coup de pouce.

Naturellement, sans vraiment y réfléchir, Lexa lui tendit la main, comme pour l'inciter à s'approcher. Clarke gémit dans un sanglot et s'exécuta rapidement. Elle se saisit de sa main et la serra contre elle avant de s'asseoir sur le lit. Elle ne retenait pas ses larmes malgré qu'elle essaye de toutes ses forces. Le médecin l'avait mise en garde, elle ne devait pas se montrer aussi faible, malheureusement c'était peine perdue.

Lexa voulait parler, mais les mots lui manquaient, elle se contentait de tenir cette main frêle.

- Je suis...

- Chut. Coupa doucement Lexa. On aura le temps de parler, laisse moi juste profiter de cet instant.

Clarke hocha la tête et s'allongea à ses côtés, elle ferma un instant les yeux en se perdant dans l'instant. Elle qui avait tant angoissé ces derniers jours, respirait enfin.

- Je n'aurais jamais dû partir. Murmura Clarke.

Lexa ne répondit pas, évidemment que cela n'aurait rien changé, sa décision était prise. Elle aurait voulu la rassurer mais son état ne le lui permettait pas. Trop de chose étaient encore si nouvelles, il fallait que la réalité la rattraper gentiment.

- Tu n'aurais pas du venir Clarke. Répondit-elle maladroitement. Je ne le mérite pas. Tu devrais...

- Stop Lexa. Je ne veux pas t'entendre dire ce genre de chose. Je suis là si je le veux et je serai là à chaque seconde. Tu es ma vie et même si tu ne le vois pas ou si tu ne comprends pas ça m'est égal. Tu ne me forceras pas à te laisser.


Aujourd'hui

Le silence s'imposa dans le bureau d'Hanna. Comme un repos religieux. Clarke et Lexa étaient dans leurs pensées, les images des dernières semaines défilant devant leurs yeux. La psychologue les laissa faire sans briser ce recueillement. Elle regardait leur mains serrées. Lexa s'était un peu plus rapprochée de Clarke, comme pour la protéger. Bien sûr elle n'en était pas consciente mais ce simple mouvement traduisait son envie de réparer cette relation et ces moments difficiles. Lexa reprenait malgré elle son rôle de leader, celle qui conduisait le couple, qui le défendait.

- A ce moment là, tu avais compris que Clarke ne t'abandonnerait pas? Demanda Hanna finalement.

- Oui. Je le sentais. Ça me faisait du bien, même si à ce moment là je n'arrivais pas à accepter d'être encore en vie.

- Et maintenant ? Tu l'accepte ?

Lexa sourit tristement, elle jeta un coup d'œil à Clarke qui la fixait elle aussi, les yeux angoissés, incertaine de sa réponse.

- Je l'accepte oui. Je n'ai pas envie de perdre tout ça.

Elle avait prononcé ces mot en remettant une mèche de cheveux derrière l'oreille de la blonde.

- J'ai un long chemin à parcourir. Continua-t-elle. Il y a beaucoup de cicatrices en moi, des choses dont je n'ai jamais parlés, des épisodes qui m'ont amené à ne plus croire en la vie, au delà de la perte de mon père, je l'ai déjà dit, je porte ce poids depuis l'enfance. Mais je ne veux plus fuir.

- Clarke tu aimerais intervenir?

La blonde hésita avant de parler de sa voix frêle, encore bouleversée par ce récit.

- Lorsque tu es partie. A quoi est ce que tu pensais? Si pour toi il n'y avait pas d'espoir, pourquoi être venue ici?

La question était légitime. Au final, Lexa cherchait une solution pas une fin. La brune y réfléchit.

- Octavia n'a pas été tendre avec moi. Et je n'ai pas réfléchi... j'étais en autopilote, c'est mon corps qui m'a emmené jusqu'ici.


Deux semaines avant

Lexa avait signé une décharge. Malgré les demandes répétées de l'équipe de soin, elle avait refusé son internement en maison psy. Elle n'était pas folle, elle n'avait pas besoin de cela. Il fallait que les gens la laisse tranquille, qu'on la laisse accepter son sort: celui d'être en vie. Clarke avait essayé, tout comme Anya et Raven mais sa décision était prise. Elle rentrerait à la maison, prendrait quelques jours pour elle, afin de continuer à guérir ses cicatrices et reprendrait sa vie d'avant. Son plan avait l'air d'une simplicité enfantine, dans sa tête du moins. La réalité était pourtant plus compliquée.

A peine sortie de l'hôpital, un poids lui serra le cœur. Comme une impression d'insécurité. Elle n'imaginait pas les choses ainsi.

Anya ne la lâchait pas d'une semelle et ne cachait pas son hostilité envers Clarke. Comme si la blonde n'était pas capable de gérer le retour à la maison de sa compagne. Bien qu'elle essaye de garder ses réflexions discrètes, Lexa l'entendait souvent soupirer, dire qu'il était bien trop tôt pour ce retour et que si Clarke avait fait plus attention les choses seraient différentes. La brune ne supportait pas c'est élan de culpabilité qui frappait la peintre. Après tout, elle était une victime elle aussi, et jamais Lexa ne la rendrait responsable de cette situation.

Au fur et à mesure des jours, elle s'était renfermée de plus belle, elle ne sortait plus lorsqu'un membre de leur groupe arrivait à la maison. Elle laissait Clarke les mettre au courant de l'avancée de la situation sans jamais se montrer. Ses moments de liberté arrivaient le soir venu, lorsque Clarke était seule, à cet instant, elle faisait son apparition au rez-de-chaussée. Et bien qu'elle ne parle pas, elle aimait observer la blonde faire à manger ou simplement se reposer sur le canapé devant une série idiote.

C'est à cela que ressemblait leur quotidien, une bulle anxiogène qu'elles essayaient de ne pas percer.

Parfois, Clarke faisait la conversation. Elle parlait de l'actualité ou d'un potin de voisinage, mais jamais Lexa ne trouvait quoique ce soit à réponde. Elle n'était qu'un fantôme perdue dans ses souvenirs.

Ce matin là, Lexa entendit la sonnette de la porte. Elle paria seule sur la personne de corvée aujourd'hui. Leur amis se relayaient jours après jour afin de ne pas laisser Clarke seule. Hier, Anya et Harper avait passé la journée à cuisiner les repas de la semaine. Un gentille attention qui tourna au fiasco lorsqu'Anya ne pu retenir une énième remarque. Clarke avait eu le malheur de se défendre et les cris avaient fusés. La pâtissière était hors d'elle et reprochait tout ce qu'elle avait sur le cœur à sa belle sœur. Un acte horrible et déplacé qui poussa presque Lexa à sortir de la chambre. Elle ne pouvait pas laisser Clarke se faire insulter de la sorte. Pour son plus grand soulagement, Harper prit les devants et calma les ardeurs du dragon qu'était devenue Anya. Avec tact et dextérité elle lui conseilla de rentrer et de s'aérer les esprits. La blonde était restée avec Clarke jusqu'à tard dans la nuit, lui apportant le réconfort nécessaire.

Lexa entendit la voix d'Octavia s'élever. Elle avait gagné son paris, la meilleure amie de la blonde était donc de corvée aujourd'hui. De tous leur amis, Octavia était la plus froide dans ses propos. Alors que tous gardaient Lexa dans des draps de soies, elle, ne mâchait pas ses mots. Pour elle, il n'y avait qu'une solution, interner Lexa de force. Clarke ne pouvait pas gérer cela toute seule, elle n'avait pas à le faire.

Mais jamais la blonde n'accepterait une telle chose, elle comptait respecter le choix de sa bien aimée.

La matinée passa comme toutes les autres, Lexa écoutait les conversations des femmes, une maigre distraction après tout. La fatigue la poussa dans les bras de Morphée en début d'après-midi et elle perdit le fil des événement.

La tête embuée et la gorge sèche, elle se réveilla alors que le soleil était à son apogée. La brune tendit l'oreille mais ne perçu aucun bruits. Octavia et Clarke étaient certainement sorties pour promener le chien. Cette pensée soulagea Lexa qui se leva doucement du lit. Prise dans ses pensées, elle n'entendit pas l'eau de la douche couler. Clarke était encore ici, elle avait accepté de se laver et de laisser Octavia surveiller Lexa. Cette dernière n'allait pas tarder à s'en rendre compte.

Alors qu'elle arrivait dans la cuisine, elle entendit des bruits de pas. Un regard dans un des miroirs et elle réalisa qu'Octavia se trouvait dans le salon. La panique s'empara d'elle, la jeune femme n'était pas prête. Sa bouteille d'eau dans les mains, elle tenta discrètement de remonter à l'étage. La voix rauque de la photographe la stoppa dans son ascension.

- Tu ne vas pas pouvoir éviter les gens indéfiniment Lexa.

Cette dernière baissa la tête sans rien répondre, elle continua de monter les marches.

- Très bien, fuis c'est ce que tu fais le mieux et enferme toi dans ton malheur ça te réussi si bien.

Toujours pas de réponse, lexa était à présent en haut des escaliers, elle entendit alors le murmure d'Octavia

- Tu aurais mieux fais de ne pas te rater, au moins Clarke aurait pu passer à autre chose.

Cette phrase sanglante la fit s'arrêter. Les mots lui transpercèrent l'âme, la douleur était encore plus intense qu'avec la lame de rasoir. Lexa cacha ses larmes, elle les ravala jusqu'à la dernière mais ne pu chasser les paroles de la brune, comme un disque raillé, elles résonnaient encore et encore dans sa tête sans la quitter ne serait-ce qu'une seule seconde.

Ce soir là, elle attendit que Clarke s'endorme dans le canapé. La jeune femme était épuisée par tout cela et ne tenait plus très longtemps éveillée. Le moment où Lexa entendit un ronflements à peine audible, elle comprit que le moment était arrivé. A pas de loup, aussi discrètement que possible, elle monta a l'étage et attrapa le sac qu'elle avait méticuleusement préparé en fin de journée. Elle redescendit, embrassa le front de la blonde avant de lui murmurer.

- Je fais ça pour nous. Je te promets de revenir.

Et elle était partie. Sans un regard de plus. Un taxi la déposa à JFK, là où elle sortit son téléphone pour la dernière fois, de nombreux message de Clarke remplissait déjà son écran de notifications. La pauvre était déjà en panique. Lexa composa le numéro de cette petite carte donnée il y a plusieurs mois et sentit son cœur s'accélérer lorsque cette voix a peine familière décrocha.

- Bonsoir Hanna, je sais qu'il est tard mais... j'ai vraiment besoin d'aide.


Aujourd'hui

- Je sais que j'aurai du faire les choses différemment. Mais à ce moment là je ne réfléchissais pas correctement, je pensais simplement à régler la situation. A faire en sorte que les choses changent et que tu ne regrette pas que je sois encore sur cette terre.

Cette réponse était si honnête, franche comme rarement Lexa l'avait été dans sa vie.

La séance prit fin après quelques mots échangés. Hanna savait que les deux femmes étaient vidées, épuisées par ce déballage à cœur ouvert. Confiante d'être sur la bonne voie, elle clôtura le dialogue doucement. Les choses avaient été dites, livrées ainsi, son travail pouvait enfin commencer. Aider à cette reconstruction que voulait tant Lexa. Cette tâche ne pourrait commencer que le lendemain, il fallait que les choses se tassent, que leur esprit absorbent cette histoire. Hanna leur laisserait la journée et reprendrait le dialogue le lendemain avec sa nièce. Si cette dernière se sentait prête à cela.

Le reste de la journée défila rapidement. Ensemble, en famille, des liens se créaient. Clarke avait repris ses dessins avec Maddie, accompagnée de Lexa qui les regardait sans dire un mot, un léger sourire sur ses lèvres. Bien que timide, il n'était pas passé inaperçu aux yeux de Clarke qui sentit son cœur se réchauffer.

Un après-midi à la plage, un repas sur la terrasse pour profiter des derniers rayons du soleil et une soirée dans la joie devant un pictionary à rire aux éclats. Le couple était comme dans un autre monde, un monde où ces derniers mois ne les avaient pas entachés, ou la famille pouvait vous protéger de tout.

Il était plus de 23 heures lorsque Clarke suivit Lexa dans la chambre d'amis. Depuis la discussion avec Hanna, elles n'avaient pas encore été seules l'une avec l'autre. Elles ne s'étaient d'ailleurs pas encore adressé la parole. Des échanges de regard, des mains se frôlant mais pas de conversation. Lexa le savait, la glace devrait bien se briser tôt au tard, mais ce silence avait presque été apaisant durant cette journée.

Clarke soupira de fatigue et s'assit au bord du lit. Son corps lui disait tout son épuisement mais elle le combattait encore un peu, juste le temps de profiter de cet instant seule avec Lexa.

Cette dernière l'observa à l'entrée de la pièce. Elle trouvait Clarke si belle, bien que ses traits soient tirés et que de grandes cernes noires coloraient le dessous de ses yeux. Personne ne pouvait égaler cette beauté, l'amour qu'elle ressentait à cet instant était indescriptible. Cette femme avait pris sur ses épaules toutes ces souffrances, toutes les peines, elle avait été un roc, une muraille qui l'avait protégée tant bien que mal.

Lexa le réalisait complètement et son cœur se serra. Doucement, elle s'approcha de la blonde. Elle posa ses genoux à terre et lui pris les mains sans jamais perdre le contact de ses yeux.

- Il y a une chose que je ne t'ai pas dite pendant la séance. Expliqua-t-elle doucement.

Clarke la regardait, une vague de panique traversant ses yeux, qu'allait-elle apprendre de nouveau?

- Pas une seule fois je ne me suis excusée pour tout ça.

Une larme perla sur le visage de Lexa, la blonde voulu la couper mais elle continua.

- Si tu savais comme je suis désolée Clarke. Je t'ai fais vivre un enfer, j'ai été horrible avec toi. Tu essayais de m'aider et j'ai tout gâché. Ce n'est pas la vie que je voulais t'offrir. Et si tu me laisse une chance je te promets que...

- Il n'y a pas de chance à te donner Lexa. Te perdre ou t'en vouloir n'a jamais été dans mes projets.

- Tu devrais me détester.

- Te détester ? Pour être tombée plus bas que terre? Pour n'avoir pas réussi à gérer tout ce qui te tombait dessus?

- Pour me pas avoir su t'aimer correctement.

- Lexa...

- Je te demande pardon Clarke, si tu savais comme je m'en veux. Je suis désolée.

Elle continuait de s'excuser sans cesse. Les mots étaient répétés encore et encore et Clarke ne trouva comme solution pour la faire taire que de coller leurs lèvres les unes contre les autres dans un baiser appuyer. Il traduisait tout son amour, tout son désire. Il voulait dire à Lexa qu'il n'y avait pas besoin d'excuse, que la vie continuait, et que Clarke serait toujours à ses côtés. Leur amour était plus fort que toutes les peines qui les avaient frappées.

Clarke avait peur de dépasser les limites, elle ne voulait pas brusquer Lexa après tout ce déballage. Pourtant, elle n'arrivait à s'arrêter de l'embrasser, ses lèvres lui avaient tellement manquées. Elle fut d'ailleurs surprise de ne pas être repoussée, que Lexa lui rende son baiser et qu'elle le laisse évoluer. Leur langues dansaient l'une contre l'autre et leur souffle se faisaient plus court. Une bulle se formait autour d'elle et au fond, la blonde espérait que cet instant ne se termine jamais. De son côté, Lexa se laissait aller, elle avait renié son envie depuis des mois, ce sentiment était comme nouveau. Désirer Clarke comme au premier jour lui semblait surréaliste.

D'un naturel déconcertant, Lexa caressa la cuisse de Clarke faisant frissonner sa compagne. Cette dernière n'était pas sûr de sa réaction, devait-elle se reculer ou au contraire prolonger ce contact qui lui avait tellement manqué. Sans pouvoir y faire quoique ce soit, Clarke enlaça de ses deux bras le cou de Lexa afin de la rapprocher un peu plus de son corps et encercler sa taille de ses deux jambes.

Lexa soupira de plaisir, elle sentait son envie à son apogée, cela faisait tellement de bien de ressentir une telle chose. Elle se perdait dans cette étreinte et ne voulait que cela ne s'arrête jamais.

Avec un souffle court, la brune rompit leur baiser afin de se reculer de quelque centimètres. Clarke fut surprise de voir ses pupilles complètement dilatées trahissant son excitation. Qu'est-ce qu'elle aimait cela, rien que l'idée d'avoir une telle influence sur sa compagne la comblait de bonheur.

Clarke hésita à lui demander si tout allait bien, si ce rapprochement n'était pas trop rapide. Elle pouvait encore attendre, le temps ne leur était pas compté.

Comme si elle l'avait sentit, Lexa lui sourit tendrement et lui caressa les cheveux. Un "je t'aime" s'éleva dans les airs et elle l'embrassa à nouveau avant de tirer sur son t-shirt pour le lui enlever. Il lui fallut une seconde pour observer ce corps qu'elle connaissait par cœur. Du bout des doigts, elle carressa le haut de la poitrine de Clarke, dessinant les contours de son soutient-gorge. La blonde ferma les yeux et se laissa porter par cette tendresse. Lexa sourit de plus belle en voyant la peau sous sa main frissonner, elle avait toujours adoré ces réactions incontrôlables.

Un baiser, puis un second sur ce buste offert avant de dégrafer le sous-vêtement et de découvrir sa poitrine . Clarke n'était pas en reste, elle se balança en arrière et attira Lexa dans sa chute afin de la positionner au dessus d'elle. Leur corps enfin l'un contre l'autre, comme par habitude, elles se laissèrent aller à quelques vas et vient électrisants.

Bientôt l'envie répressive de se retrouver nue fut assouvie, dans un bal chorégraphié, leurs vêtement trouvèrent le chemin du sol et elle ne firent plus qu'une qu'une. Leur gestes étaient tendres, appliqués et amoureux. Elles se connaissaient si bien, savaient répondre à chaque désire. Lexa savait amener Clarke au point de non-retour et cette dernière ne se faisait pas prier pour faire de même en caressant d'une main habile ce corps emplis au désir.

Plusieurs gémissement de plaisir se firent entendre et qu'importe si elles n'étaient pas discrètes. Lexa enfouit sa tête dans le creux du cou de Clarke et se laissa exploser suivie rapidement par sa compagne qui ne manqua pas de creuser son dos à l'aide de ses ongles.

Leur respiration étaient saccadée, tout comme leurs tremblements. Alors que Lexa se laissait tomber aux côtés de Clarke, la blonde se serra contre elle, ne voulant pas perdre une miette de cette étreinte. L'une contre l'autre elle profitaient de moment, les pensées encore embuées. Clarke finit par prendre la parole d'une voix rauque.

- Je ne n'arriverai jamais à remercier assez Hanna. Grâce à elle je t'ai enfin retrouvée.

Lexa lui sourit et embrassa son front.

- Ce n'est pas encore fini, mais grâce à elle j'ai vu ce que j'étais entrain de perdre. Et je n'étais pas prête à ça.

- Est ce que tu penses qu'on retrouvera notre vie d'avant ?

- Je crois que je ne serai jamais la même personne. J'en ai appris beaucoup sur moi et je pense que j'ai encore beaucoup à découvrir. Mais je ne referai plus jamais les mêmes erreurs. Hanna à accepté de me suivre tout du long, même lorsqu'on sera rentrées à New-York.

"Rentrer", Clarke avait presque oublier que cette parenthèse n'était pas éternelle. Bientôt, il faudrait retrouver leur vie, faire face à ce qu'elle avaient fuit.

- Je ne sais pas combien de temps tu avais prévu de rester. Continua Lexa. Mais si tu dois rentrer je le comprendrai...

- Je ne repartirai pas sans toi. Cela prendra le temps qu'il faut mais je refuse de te laisser une nouvelle fois.

Lexa se sentit soulagée, elle ne voyait pas dire au revoir à Clarke.

- Je ne me sens pas encore prête. Je crois que j'ai encore besoin de quelques jours ici, histoire de pouvoir affronter le regard de tout le monde là bas.

- Personne ne te juge.

- Octavia à été assez virulente.

- Et elle s'en veut terriblement . Tu la connais c'est une vrai louve quand elle me sent menacée. Mais au fond, elle sait très bien que tu n'as jamais voulu me faire du mal.

La brune n'était pas certaine de cette explication, elle avait vu la haine à l'état pure lors de cette altercation. Mais pour Clarke elle passerait outre, elle trouverait le courage de l'affronter.

- Tu serai d'accord de rester encore une semaine?

la requête était à peine audible, emprise au doute. Clarke lui sourit avant de l'embrasser.

- Une semaine, un mois, une année, qu'importe tant que tu veux encore de moi.

- Je te veux encore, je te veux toi, toute entière et pour toujours Clarke. Je veux notre vie, notre maison, notre mariage, nos enfants, tout ce qu'on s'était juré, je le veux plus que tout au monde.


Il leur fallut au final deux semaines avant de retraverser le pays. Deux semaines durant lesquels Lexa s'était ouverte, elle avait travaillé sur ses angoisses et sur son passé plusieurs choses étaient revenues au fils de leur séances, Lexa avait trouvé le courage de revenir à New-York.

Ce jour là, elle arrivèrent vers 17 heures à l'aéroport, le taxi les emmena chez-elles et plus le paysage devenait connu, plus Lexa sentait son cœur se serrer. Elle ne pouvait plus faire marche arrière maintenant. Cette étape devait être franchie. Clarke remarqua son angoisse et se montra présente, elle était là pour la soutenir quoiqu'il advienne.

Leur maison était allumée, comme si elles avaient été attendues, et devant l'entrée, la voiture d'Anya et Raven. Évidemment sa sœur n'allait pas rater son retour. Une pointe de déception la traversa, elle aurait préféré revenir en douceur, redécouvrir les lieux avec Clarke comme simple accompagnatrice. Mais le geste de sa sœur partait d'une bonne intention et elle y ferait honneur.

Clarke paya le taxi pendant que Lexa sortait leurs affaires du coffre. Ses bras encore douloureux, elle laissa sa compagne les porter jusqu'à la porte. "Tout ira bien" lui murmura Clarke en ouvrant la porte dans un sourire rassurant.

Wheeler les accueillit, il explosa de joie lorsque Lexa passa la porte. On l'entendait aboyer de plaisir et lui sauter dessus. La brune le caressa en riant, elle avait presque oubliée le plaisir de ressentir l'amour d'un animal. Puis, ses yeux dérivèrent un peu plus loin. Elle vit Clarke saluer Anya et Raven et se sentit fébrile, Le moment était venu de les affronter. Ses traits se tirèrent en avançant, elle ne savait pas comment s'y prendre.

Tête baissée elle ne remarqua pas que sa sœur approchait elle aussi et fut surprise de sentir ses bras l'enlacer.

- C'est tellement bon de te revoir. Soupira Anya dans son oreille. Je te demande pardon pour ce qu'il s'est passé, je n'ai pas fais assez pour t'aider...

Clarke avait placé sa main derrière son dos pour la rassurer, elle savait exactement ce que Lexa allait répondre, et elle était consciente de la difficulté à sortir ces mots.

- Tu n'es responsable de rien. C'est moi qui ai fait les mauvais choix, et je ne blâme personne pour ce qui est arrivé.

Cette phrase, elle l'avait travaillée encore et encore avec Hanna, mais aujourd'hui, elle était capable de le dire, et de penser chaque mot.

Raven se tenait toujours en retrait, anxieuse, elle sautait d'une jambe à l'autre en attendant son tour. Lexa décida de s'approcher doucement en prenant une grande inspiration.

- Je ne sais pas quoi dire Raven. La seule chose qui me vient en tête c'est Merci. Merci d'avoir été là, merci de m'avoir sauvée, si toi et Clarke n'étiez pas revenues, si tu n'avais pas fait les premiers gestes de secours je ne serai plus là. Je ne voulais pas que ça se passe comme ça, je n'étais plus moi même et...

Elle n'eut pas le temps de finir sa phrase que Raven la serrait contre elle dans un élan d'amour incontrôlé. Ce n'était pas dans ses habitudes d'agir ainsi mais son cœur la portait. Lexa se détendit et retourna son étreinte. Raven était à l'amitié ce que Clarke était à l'amour: indescriptible et pure.

- Ne me refais plus jamais ça Lex! Prévint-elle les larmes aux yeux.

Lexa avait horreur de ce surnom, mais à cet instant qu'est-ce qu'il était bon de l'entendre!

- On a préparé un petit apéro pour votre retour. Indiqua Anya en ouvrant la marche en direction de la cuisine.

Clarke saisit la main de sa fiancée et l'embrassa du bout des lèvres.

- Je suis tellement fière de toi.

Il n'en fallut pas plus pour rassurer Lexa. Après tout elle y arriverait peut être au final?


Ce soir là, Lexa était plongée dans un dossier. Voilà une dizaine de jours qu'elle était revenue a Polis. Son emploi du temps n'était plus le même. Elle déléguait enfin et avait choisi de placer sa santé mentale au dessus de sa performance. Elle n'était au final pas irremplaçable dans cette entreprise, bon nombre de ses employés faisaient un travail admirable, elle devait simplement leur laisser la possibilité de s'exprimer. Evidemment avec Lexa, rien n'était facile. Il fallait faire ses preuvea et gagner sa confiance, mais deux collaborateurs tiraient petit a petit leur épingle du jeu. Elle ne venait plus tous les jours aux bureau et profitait donc d'après-midi de libre qu'elle utilisaient pour apprendre a vivre. Une chose quelle n'avait jamais fait auparavant. Tout avait été si réglé, compartimenté. Adieu les soirées à rallonge ou les meeting de dernière minutes, aujourd'hui, elle prenait soin d'elle.

Son retour avait été une grande étape qu'elle du préparer en amont. Deux crises d'angoisses la forcèrent à repousser la date de sa reprise, mais, à la sueur de son front, elle y arriva.

Évidemment, ses vieux travers réapparaissaient de temps à autre, et elle s'oubliait parfois, son esprit focalisé sur un contrat. Comme ce soir-là, sur les coups de 18 heures, Nyilah pénétra dans le bureau, elle toqua doucement à la porte et sourit à sa patronne.

- Mademoiselle Wood, il est temps de rentrer. Dit-elle encore peu habituée à renvoyer sa patronne a la maison.

Lexa releva la tête et jeta un œil sur sa montre avant d'écarquiller les yeux.

- Merde! laissa-t-elle échapper en rangeant ses dossiers.

Il lui fallut deux minutes pour tout organiser. Demain, elle ne revenait pas à Polis, elle laissait donc ses affaires classées pour qu'en cas de problème ses suppléants puissent trouver le nécessaire sans devoir la déranger. Encore une habitude à laquelle elle devait se faire.

Nyilah l'avait attendue patiemment, sans trop en faire, elle prenait soin de sa patronne à son échelle, comme le lui avait demandé Clarke. Ici à Polis l'assistante était une bouée de sauvetage, un rocher auquel Lexa pouvait se raccrocher en cas de problème. Elle était indispensable sans s'en rendre vraiment compte.

Garée devant le building, une voiture attendait Lexa qui, après avoir salué son assistante, monta a l'arrière tandis que Dylan ouvrait la portière. Il lui tendit une robe de cocktails verte-pin et un gilet assortis avant de monter à lavant.

Lexa ne prit pas la peine de fermer la séparation et entama de se déshabiller tout en parlant, elle savait que Dylan ne se rincerait pas l'œil.

- Quel est l'état du trafic ? Demanda-t-elle en enfilant le gilet qui lui permettait de cacher les cicatrices sur ses bras qu'elle était encore loin d'assumer.

- On devrait être a l'heure, ne vous inquiétez pas.

Rassurée, Lexa se détendit et tenta de se coiffer. Elle n'arriverait pas en retard, c'était une promesse qu'elle s'était faite. Plus jamais, elle ne ferait passer quoique ce soit avant ce qui lui était cher. Et ce soir, la soirée était d'une importance primordiale, elle devait, par sa présence, se racheter pour la dernière fois.

La berline mit une vingtaine de minutes a rejoindre SoHo, les routes ne bouchonnaient pas plus que d'habitude, tout se déroulait comme prévu. Enfin, Dylan arrêta le moteur et sortit pour ouvrir la portière arrière. Lexa remarqua la file en dehors du bâtiment, la soirée avait du succès, elle n'aurait pas pu être plus fière.

La jeune femme remercia son chauffeur et lui souhaita une bonne nuit, elle le reverrait lundi matin au bureau.

Le dos bien droit et la mine stricte, Lexs s'approcha de l'entrée. Le portier la reconnu et la fit passer devant tout le monde. Après tout elle était une VIP. Un sourire gêné aux personnes patientant encore dans l'humidité de cette nuit d'halloween et Lexa pénétra dans la gallérie.

Une musique de Jazz résonnait et couvrait le bruit des discussions aux alentours. Lexa regarda autour d'elle, un monde fou s'agglomérait devant les toiles pour apprécier le travail coloré de Clarke. La jeune femme avait mis toute son âme dans ses peintures, et Lexa trouvait que cette exposition était de loin la plus aboutie de toutes. Ses yeux passaient en revues les quatre coins de la salle à la recherche de la blonde, mais avec tous ces gens, il lui était impossible de la repérer. Sentant son angoisse monter, Lexa ferma un instant les yeux, il fallait qu'elle se calme, qu'elle respire et qu'elle se recentre. Ce n'était ni le moment, ni l'endroit pour craquer.

Elle sentit alors un bras entourer sa taille et a l'odeur sucrée de son interlocutrice, elle devina immédiatement que Clarke l'avait trouvée. Ses yeux s'ouvrirent afin de contempler la femme qu'elle aimait. Clarke était sublime dans sa robe saumon, son sourire illuminait cette pièce, comme a chaque fois que Lexa l'observait. Les deux femmes s'embrassèrent tendrement pour se saluer et Clarke se pencha à son oreille.

- Tout ira bien. Encouragea-t-elle, consciente de l'effort que réalisait Lexa.

La brune lui sourit, comme pour lui dire qu'elle se contenait. Rien ne se passera ce soir. C'était la soirée de Clarke et rien ne gâcherait ce moment.

Peut être avait elle réfléchit un peu trop vite se dit-elle en apercevant à l'autre bout de la salle, Octavia et Lincoln. Depuis qu'elle était revenue a New York, elle avait fuit ce moment, remettant toujours à plus tard cette confrontation. Que pouvait elle dire à la meilleure amie de sa fiancée après tout cela? Un simple pardon n'était pas suffisant. Hanna lui avait bien dit qu'elle ne pourrait pas se cacher éternellement, pourtant jusqu'à ce soir, cette technique avait été plutôt concluante.

La voix de Marcus s'éleva et la ramena à la réalité. Il demandait à Clarke de le rejoindre, visiblement un homme semblait vouloir la rencontrer. Lexa remarqua que sa compagne hésitait et d'un geste, elle lui caressa le bras.

- Vas-y, on te réclame. Je vais m'en sortir. Promis-t-elle.

- S'il y a quoique ce soit...

- Tu n'es pas loin, je sais.

Clarke l'embrassa encore une fois avant de rejoindre Marcus. Lexa prit finalement son courage à deux mains et s'approcha d'Octavia, sa mine froide ne l'a rassurait pas, pourtant elle tenta un sourire forcé avant de baisser les yeux.

- Bonsoir Octavia. Murmura-t-elle dans un soupire .

- Lexa.

Son ton était solennelle, presque distant. La photographe ne savait pas non plus comment agir bien qu'elle ait imaginé ce moment des centaines de fois. Lincoln la poussa à avancer, il fallait qu'elle aussi fasse un effort, cette distance avait trop duré. Le ventre de Lexa se contracta, elle allait être malade, il fallait briser cette glace épaisse.

- J'aurai du venir te voir plus tôt. Commença Lexa, après tout ce qui s'est passé.

Octavia secoua la tête, son visage s'était adouci, elle presque l'air honteuse.

- Je t'ai dit des choses horribles, j'en suis vraiment désolée

- Tu avais tes raisons et je le comprends, tu voulais me faire réagir.

- Je t'en voulais tellement, je ne comprenais pas comme on en était arrivé là.

Lexa haussa les épaules, elle ne pouvait pas répondre à cette question, elle même ne pouvait pas l'expliquer.

- Clarke m'a expliqué ce qui s'est passé à Los Angels, ta thérapie et les engagements que tu as pris. Elle te fait confiance.

- Tu peux avoir confiance toi aussi, je te promets de ne plus la faire souffrir comme j'ai pu le faire.

Octavia semblait hésiter, elle ne pourrait jamais la croire totalement, ce genre de descente aux enfers ne se prévoyait pas. Elle pensa ensuite à Clarke, à ce qu'elle souhaitait au plus profond, puis le visage de son fils se dessina dans son esprit, Lexa s'était toujours rendue disponible pour lui, sans jamais rien demander en retour, juste par plaisir de le voir grandir. Pour lui, pour sa meilleure amie, elle était prête à aller de l'avant.

Doucement, elle lui tendit la main, elle n'était pas prête pour les grandes accolades. Lexa serra cette main tendue et lui sourit timidement avant de sentir Lincoln s'approcher. Il passa un bras autour de son cou pour la saluer.

- Content de te voir Lexa. Tu es superbe.

- Tu vas t'attirer les foudres de la demoiselle à ta droite.

Cette réflexion décrocha un rire à Octavia , Lincoln l'embrassa avant de faire un clin d'œil à la femme d'affaire.

Clarke choisit ce moment pour réapparaître, voir ainsi sa fiancée et sa meilleure amie rire ensemble, sans arrière pensée ni mots blessant était un soulagement. Elle prit une seconde pour observer ce qu'elle avait accomplit: Un travail colossal à la galerie, rassembler ses amis les plus proche ici, faire sortir Lexa de sa zone de confort et l'avoir à ses côtés pour cette soirée si spécial.

Au loin, Raven croisa son regard et leva sa coupe de champagne en l'air en signe de salutation. Anya était à ses côtés plongée dans une conversation animée avec Harper blottie dans les bras de Bellamy. Plus loin, près du bar, ses parents parlaient fièrement avec Marcus. Tous ce dont elle avait toujours rêvé se réalisait enfin. Elle pouvait enfin toucher au bonheur, et ce soir là, dans les bras de sa fiancée, elle était invisible. Le ciel pouvait bien leur tomber sur la tête, elles étaient prêtes à tout affronter. Ensemble, en équipe, rien ne pouvait les arrêter.

- Un tour privé avec l'artiste ? demanda Clarke dans un mouvement de sourcils.

- Évidemment! A quoi cela servirait-il d'être fiancée à la dite artiste si non! Plaisanta Lexa en retour.

Clarke pouffa et l'entraina plus loin. Son cœur avait bondit, c'était la première fois depuis sa demande en mariage que Lexa utilisait le terme fiancée. Un mot si beau, un mot si important qui rappelait à la blonde que leur histoire ne faisait que commencer.


Un petit aparté pour vous remercier encore de vos commentaires et de votre lecture!

Cette fiction touche à sa fin, encore un petit chapitre pour la conclure que je publierai certainement la semaine prochaine!

En attendant: Un grand merci ! :)