Bonjour à celles et ceux qui auront le courage de me lire sans perdre la tête ^^
Je tiens à préciser que cette histoire est partie d'un jeu de mon imagination (ou pas ? Si ça se trouve ça existe déjà et je ne savais pas ? Haha ^^')
J'ai demandé à une amie de me donner des mots au hasard pour commencer à écrire une petite histoire. Vous verrez donc 4 mots à chaque début de chapitre et vous les retrouverez dans cet ordre au fil de l'histoire car, pour résumé, le jeu est le suivant : prendre des mots au hasard et les replacer dans le texte en essayant d'en faire une histoire cohérente (à peu près).
Et donc, c'est le pauvre Kid qui a été tiré au sort pour subir ce jeu ! On verra bien si ça lui réussira ou non... *rire diabolique*
Bonne lecture ! En espérant ne pas avoir oublié trop de PHOTE DORTOGRAFE.
Misprints.
Chien, Poubelle, Camion, Botte de paille.
14h30.
Kid observait patiemment son patron en train de détailler les plans d'action pour la création d'un nouveau parc de loisirs de 82 hectares. Il était fier. Fier de lui. Fier de son idée. Fier de sa présentation. Fier de ses arguments. « Encore un plan qui nécessite de détruire les maisons de pauvres gens qui n'ont rien demandé. Il n'y a pas de quoi être fier. » pensa-t-il.
18h45.
Le patron a terminé d'exposer son diaporama. Il rouvre les volets pour plus de luminosité. Kid ferme les yeux et étouffe un râle, ébloui par le soleil après 4 heures dans le noir. Le ciel est magnifiquement bleu.
« Quelqu'un a des propositions à faire ? »
Tout le monde baisse la tête pour relire ou corriger leurs notes prises à la va-vite pendant l'exposé. Une main se lève timidement autour de la table ronde. Une femme ose prendre la parole. Elle déblatère des arguments et des chiffres faramineux pour améliorer les stands du secteur 5 mais Kid ne l'écoute pas. Il observe ses longs cheveux noirs et lisses. « Quelle chance… » Kid a toujours rêvé d'avoir des cheveux comme les siens. Dès son plus jeune âge, il ne savait quoi faire de sa masse de cheveux rouges hirsutes. Il avait bien essayé de les discipliner, de les lisser, de les friser mais rien à faire. Il pouffe légèrement sans s'en rendre compte en repensant aux fois où sa mère l'emmenait chez le coiffeur en espérant désespérément coiffer son fils. Elle s'était vite rendu compte que ça ne servait à rien.
« Monsieur Eustass Kid ? Quelque chose vous fait rire ?
- Non Monsieur.
- Avez-vous pris des notes intéressantes ? »
Ses notes ? Il en manquait encore la moitié, comme d'habitude. Il n'a jamais vraiment pris son travail au sérieux, il trouvait ces réunions chiantes à en crever.
« Bien. Merci Monsieur, vous êtes toujours d'une grande aide pour cette entreprise. »
Son patron avait craché ça avec mépris, ce qui déclencha des rires moqueurs de ses collègues. Kid baissa simplement la tête vers son cahier de notes et se demanda soudain à quel moment sa vie avait pris un tel tournant. Lui qui était si impulsif auparavant, il aurait sûrement envoyé paître son patron dix ans plus tôt.
Étant petit, il avait du caractère, des ambitions ! Il voulait faire le tour du monde ! Aujourd'hui, il a presque 30 ans et il se retrouve dans des bureaux à aider des entreprises à polluer et détruire la planète. Qu'avait-il fait pour en arriver là ?
19h.
« Monsieur Eustass Kid, j'espère que vous reconnecterez votre cerveau avant la prochaine réunion. J'attends vos propositions pour le secteur n°4 du MargaParc. Pour les autres, je vous remercie de votre attention. Un mail vous sera envoyé à tous pour la prochaine réunion. Bonne journée. »
Certains salariés restèrent travailler encore jusqu'à 20h. Kid, lui, prit simplement la peine de balancer négligemment son cahier sur son bureau avant de partir en emportant son porte-document. Même là il ne savait comment il en était venu à acheter ce sac d'homme d'affaires qu'il trouve si ridicule…
19h10.
« Une autre journée en enfer qui se termine » pensait-il en soufflant.
Malgré le quartier délabré dans lequel il habitait, il était pressé de rentrer chez lui.
« C'est vieux et sale mais ici les gens ne sont pas des snobinards imbus de leur personne. »
Il détacha sa cravate et ouvrit sa chemise pour enfin prendre une grande inspiration.
Le ciel commençait seulement à s'assombrir.
19h12.
Quelque chose lui tomba sur la tête alors qu'il marchait toujours dans la rue. « Un chien en peluche. » Il le ramassa et un enfant cria du 1er étage de l'immeuble à côté duquel il se trouvait.
« Hey toi ! C'est ma peluche ! Rends-la moi ! »
Il devait avoir 10-11 ans. Comment avait-il réussi à jeter sa peluche par la fenêtre ? « Encore un enfant turbulent ?… » Kid observa la peluche rouge. Rouge comme ses cheveux. Mais il aimait bien cette couleur.
« Hey connard tu t'es endormi debout ? »
Le rouquin releva les yeux vers l'enfant. Il avait bien entendu ? Ce morveux venait de l'insulter ?
« Lance-moi ma peluche ou je te crache dessus ! »
Il avait bien entendu. Il s'avança alors jusqu'à une poubelle sur le trottoir d'en face et y jeta le chien avant de souffler un « Petit merdeux. » en s'en allant. Le gosse se mit à chialer mais tant pis.
Kid n'aimait pas les enfants et encore moins les enfants irrespectueux.
Quelques secondes plus tard, un homme sortit en furie de l'immeuble et rattrapa Kid par le col.
« Ca 'va pas d'mettre la p'luche de mon gnome à la poubelle ?!
- Votre 'gnome' est insolent. Il n'a qu'à prendre ça comme une leçon.
- Y'a qu'moi qui donne des leçons à mon gnome OK ?!
- Ouais vas-y papa ! Donne-lui une bonne leçon ! criait le petit garçon de sa fenêtre.
- T'sais pas qui on est hein ?! Viens par là j'vais t'expliquer ! »
Il fallait qu'il réagisse, qu'il se défende ! Pourtant… il se laissa entraîner par le père dans une ruelle sombre. Pourquoi ? Pour une fois qu'il pouvait avoir un peu d'action dans sa vie monotone, il était même prêt à se faire tabasser pour pimenter son quotidien. Est-ce qu'il devenait fou ?
19h16.
Il se battait à égalité contre le père jusqu'à ce que deux hommes les rejoignent.
« Alors frérot, c'est lui qu'a fait pleurer Arthur ?!
- Ouais !
- Il te donne du fil à retordre ?
- On va t'aider ! Il va connaître la colère des frères Arkno ! »
Il encaissa les premiers coups en restant debout mais le père réussit à le faire tomber. C'était terminé. Il était maintenant impossible pour lui de se relever. Les frères ne lui laissaient aucun moment de répit. Les coups de poing pleuvaient, suivis de coups de pied et même de coups de batte. Les trois frères le portèrent pour le jeter à l'arrière d'un petit camion.
« Mais qu'est-ce qui m'a pris… À quel moment ma vie est-elle devenue aussi merdique ? »
Il se réveilla peu de temps avant d'être jeté du camion en cours de route. Il atterrit sur une montagne de bottes de paille. « Il fait nuit. » se dit-il simplement avant de fermer les yeux…
