Confinement, prison, girafe, shampooing

Sa tête…

Pourquoi quelqu'un jouait du tambour dans sa tête ?...

C'était la première question que Kid s'était posée en se réveillant.

Il se demanda ensuite où il était ? Son regard fit rapidement le tour. Une pièce vide et froide. Des murs en béton et un sol en terre battue. Aucun meuble.

Sa troisième question l'angoissa plus encore puisqu'il était seul : où était Law ?

Et, il s'aperçut ENFIN qu'il était attaché. Menotté à des chaînes fixées à terre pour être plus exact.

Kid : C'est quoi ce bordel ?

Il commença alors à s'agiter, mais les menottes lui serraient bien trop les poignets, cela ne servait à rien à part lui entailler la chair.

La porte s'ouvrit d'un coup et frappa dans le mur.

Homme : Enfin réveillé ?

Kid : Où est mon ami ?! hurla-t-il directement.

Homme : On va dire qu'il est… entre des mains expertes, sourit-il.

Le grand brun qui venait d'entrer, s'arrêta devant Kid. Ce dernier fut partagé entre amusement et dégoût devant son kidnappeur, mais il éclata finalement de rire.

Homme : Qu'est-ce qui te fait rire ?

Kid : T'as un morceau de jambon collé sur la joue ! Comment ça peut tenir comme ça ? C'est incroyable, se moqua-t-il.

L'homme retira lentement la tranche de viande tandis qu'une veine gonflait sur son front. Le rouquin se reçut le jambon en plein visage.

Kid : Hey, mais ça va pas nan ?! C'est carrément dégueulasse de faire ça ! Enlève-moi ça ! Rah berk c'est chaud en plus ! C'est dégueu-

Et BAM !

Homme : Est-ce que mon poing te paraît chaud lui aussi ? Ne t'inquiète pas, tu auras le temps de me répondre plus tard.

Kid grogna en remuant légèrement le nez et la mâchoire. Et dire que son nez se remettait à peine de ses mésaventures précédentes, il espérait réellement ne pas l'avoir cassé une nouvelle fois.

Kid : Où sommes-nous ? Où est mon ami !? Libère-moi ou je te jure que tu vas le regretter !

Homme : Pff… toujours la même rengaine.

Kid : Qu'est-ce que tu nous veux ?!

Homme : Moi personnellement ? Rien. Mais mon maître veut des réponses.

Kid : Ton maître ? On est où là ? Revenu au 18e siècle ?

Homme : …

Kid : Ok ! Qui est ton "maître" ?

Homme : Ne t'inquiète pas, tu vas bientôt le savoir. Ne bouge pas.

L'homme s'approcha des chaînes pour les décrocher du sol. Kid en profita pour se débattre, mais se reçut un violent coup de boule dans le nez à la suite duquel son crâne cogna dans le mur. Le choc lui fit perdre connaissance.

Kid fut réveillé par un grand seau d'eau froide. Ce qui eut pour mérite de le réveiller assez rapidement...

Kid : Haaan-qu'est-ce que-Qu'est-ce qu'y s'passe ?!

Homme : La belle au bois dormant est réveillée.

Kid : Ah c'est toi Tronche de jambon, grogna-t-il en soufflant l'eau qui ruisselait sur son visage.

Homme : Tronche de jambon ?! répéta-t-il.

Celui-ci s'indigna et lui attrapa aussitôt les cheveux pour lui redresser la tête.

Homme : Appelle-moi encore une fois comme ça et tu peux dire adieu à tes dents, sale morveux.

Kid pouffa.

Kid : Après m'avoir pété le nez tu veux me péter les dents ? Pourquoi tant d'agressivité ? C'est parce que je suis plus beau que toi ? C'est d'la jalousie en fait ? On ne t'a jamais dit que la jalousie est un vilain défaut ?... Tronche de jambon.

L'homme leva son poing mais une voix grave l'arrêta.

Doflamingo : Vergo, ça suffit. Ce sera plus facile de le comprendre s'il garde toutes ses dents.

Kid : Ah alors j'imagine que c'est lui ton "maître".

Le-dit Vergo, baissa le poing.

Kid : Gentil toutou, Tronche de jambon, rajouta-t-il vicieusement.

Doflamingo : Tu peux viser le corps Vergo.

Le sourire de Kid s'effaça lentement tandis que celui de Vergo s'agrandit dangereusement.

Quelques minutes plus tard.

Kid était toujours ligoté sur sa chaise. Aucun moyen de s'échapper. Doflamingo l'interrogeait, tranquillement assis sur son trône. Vergo, lui, se contentait de frapper lorsque les réponses ne convenaient pas. Autant dire qu'il s'en donnait à coeur joie. Ses poings avaient même commencé à rougir sous la violence des coups, il s'était donc arrêté pour se mettre des protections. Kid profita de cette petite pause pour souffler un peu.

Doflamingo : Allez, sois gentil et on vous laissera peut-être partir.

Kid : ...

Doflamingo : Qui êtes-vous ? C'est la mafia japonaise qui vous envoie ?

Kid : On ressemble à des japonais peut-être ? Blaireaux, souffla-t-il.

Vergo, qui avait enfin pris toutes les précautions pour préserver la peau de ses mains, lui asséna un coup dans la mâchoire.

Doflamingo : Vergo, on a dit pas le visage.

Vergo : Pardon, mais il vous a insulté.

Doflamingo : Hm, j'ai entendu. Dis-moi pourquoi ton ami a parlé de la mafia japonaise.

Kid : Je 'sais pas… Pour s'amuser peut-être, sourit-il.

Encore une fois, Vergo frappa. Doflamingo rigola.

Doflamingo : Tant d'insolence alors que tu es en si mauvaise posture, sourit-il. Tu es si confiant. Tu dois être très courageux. Ou complètement con.

C'est vrai. Depuis quand Kid était-il redevenu cet ado rebelle et insolent ? Cherchait-il encore inconsciemment de l'action ? Ou peut-être était-il, en effet, complètement con ?...

Non, ce n'était pas ça. Kid n'était pas du tout confiant ni même courageux à ce moment-là. Il n'était pas serein. C'était même tout l'inverse. Il angoissait, il ne savait pas où était Law, il ne savait même pas où il se trouvait lui-même et il ne savait pas non plus comment sortir de ce merdier.

Son arrogance était simplement une illusion pour masquer sa peur. C'était un automatisme qui venait de se réveiller. Lorsqu'il était jeune, cela lui avait permis d'échapper à la bagarre de nombreuses fois. Une chance pour lui, en plus de ce jeu d'acteur, sa corpulence déstabilisait déjà ses rivaux.

Malheureusement pour Kid ce jour-là, son adversaire n'avait rien à envier à sa musculature et ses provocations perdaient de leurs effets… sûrement à cause de sa ressemblance avec un saucisson ficelé sur sa chaise.

Doflamingo : Bon, Vergo, va chercher le deuxième.

Vergo : Oui.

Tronche de jambon revint en traînant un Law qui était bien plus qu'amoché. Son corps tomba lourdement au sol. Sa chemise blanche n'avait plus grand chose de blanche puisqu'elle était quasiment recouverte de sang.

Kid : Law ! Tu m'entends ? LAW !

Aucune réponse. Law ouvrit simplement un œil pour jeter un regard à son camarade.

Kid : Qu'est-ce que vous lui avez fait ?!

Doflamingo : Oh, quelques trucs, rien de bien agréable. Il a simplement perdu connaissance après un petit excès de torture.

Kid : Espèce d'enfoirés !

Doflamingo : Vergo, ordonna-t-il d'un geste.

Le larbin frappa Kid plusieurs fois.

Doflamingo : Je pense que tu es quelqu'un de très résistant. Je suis sûr qu'on pourrait continuer à te frapper et te torturer pendant des journées entières...

Kid cracha le sang qui était dans sa bouche. Mingo s'arrêta de parler, observant son prisonnier avec un sourire malsain avant de reprendre :

Doflamingo : … mais je ne suis pas patient. Et heureusement, je suis quasi certain de pouvoir te faire parler. Tu sais pourquoi ?

Le blond daigna se lever pour la première fois depuis le début de l'interrogatoire. Kid attendait la suite avec un mauvais pressentiment.

Doflamingo : Parce que tu as le regard de ce genre de personne. Tu sais, celles qui feraient tout pour épargner un proche.

Il s'approcha et s'accroupit près de Law. Le changement d'humeur de Kid était déjà visible.

Doflamingo : Et là vient notre coup de chance : nous avons quelqu'un à qui tu tiens. Je dirais même que c'est quelqu'un à qui tu tiens beaucoup, sourit-il vicieusement.

Il écarta quelques mèches collées par le sang sur le visage du brun.

Doflamingo : …visiblement je ne me trompe pas. Tu viens de crisper les mâchoires et tu me fusilles du regard pour la première fois depuis le début de cette séance alors que ça fait bien une heure que j'ordonne à Vergo de te frapper.

Kid serrait tellement les mâchoires que ça lui faisait mal. Il tenta de garder son calme, mais c'était sans compter sur le sadisme de Doflamingo.

Doflamingo : Bon. Je n'aime pas me salir les mains, mais si tu m'y obliges.

Kid : Ne le touches pas.

Il plaça une main autour du cou de Law.

Kid : Arrête.

Doflamingo : Pourquoi ? Tu as des choses à me dire ?

Kid : Oui je vais vous dire…

Doflamingo était suspendu à ses lèvres et…

Kid : ...vous êtes des connards, sourit-il.

Law eut un petit sursaut, signe que la répartie de son camarade l'amusait. Cela rassura Kid mais ce n'était pas du goût de Doflamingo ! Celui-ci commença à serrer sa prise, étranglant ainsi le brun déjà en mauvais état qui grogna presque imperceptiblement. "il n'ira pas jusqu'au bout" pensa Kid. Puis, après quelques secondes, Law ne semblait plus réagir.

Kid : Arrête ! OK, je sais une chose !

Doflamingo : Ah ! Enfin. Je t'écoute.

Kid : Ton manteau est grave horrible.

Doflamingo s'énerva et devint rouge pivoine. Il traversa la pièce pour coller une droite au rouquin qui continua ses provocations.

Kid : Attends pourquoi tu portes un truc aussi moche si tu supportes pas la critique ?

Doflamingo continua à frapper et ne se limita pas au corps, il attaqua le visage, cognant de ses poings les joues de Kid. Lorsque Doflamingo arrêta, Kid vit flou quelques secondes, les chocs venaient de le sonner assez brutalement. Il n'entendit pas exactement la première question que lui posa le rose.

Doflamingo : Réponds ! s'énervait-il.

Kid : Pas compris la question, souffla-t-il.

Doflamingo : Bon. Si vous n'êtes pas sensible à la torture physique, peut-être aimerez vous nos autres programmes. Vergo, emmène-les en salle de confinement.

Kid secoua légèrement la tête, n'oubliant pas d'arborer son fidèle sourire provocateur.

Kid : C'est la salle que tu utilises pour cacher tous tes manteaux dégueulasses ?

Kid avait trouvé le point sensible. Ce fut la provocation de trop. Doflamingo le tabassa jusqu'à ce qu'il perde connaissance.

A son réveil Kid fit d'abord craquer sa mâchoire douloureuse. Son nez sifflait atrocement. Il voulut le toucher mais il était à nouveau menotté, sur une chaise longue cette fois. "une chaise de dentiste ? Bon… Pas rassurant mais c'est un peu plus confortable déjà" pensa-t-il.

Pour son nez, de toute façon, il était sûrement cassé, il devrait encore avoir le droit à une opération…

La "salle de confinement" ressemblait plus à une cellule de prison ou une chambre d'hôpital psychiatrique qu'autre chose. Les murs étaient grisâtres de la couleur du béton. Sur tout un coin inférieur de mur, près de la porte, apparaissait des marques de griffures.. Kid frissonna en imaginant ce que cela pouvait être et préféra éviter de regarder ce coin.

Le tapis blanc au milieu de la pièce semblait neuf, il amenait un petit côté "pièce-saine-et-accueillante-mais-pas-trop".

La porte s'entre-ouvrit doucement et contre toute attente, c'est Corazon qui passa la tête.

Kid le fusilla du regard.

Corazon : Ne me regarde pas comme ça…

Kid : Désolé mais je te trouvais sympa avant que tu nous fasses prisonniers et tabasser par ton frère, j'ai le droit de t'en vouloir !

Corazon : Ça va je sais ! Et je le regrette. C'est pour ça que je suis là et on a pas beaucoup de temps !

Kid : De temps pour quoi ?

Corazon poussa entièrement la porte et entra avec Law sur son dos.

Kid : Qu'est-ce que tu lui as fait ?!

Corazon : Calme-toi, je viens de le sauver d'une nouvelle séance de torture. Et je viens t'éviter pareil.

Kid : Tu me fais une blague ?

Corazon : Non ! Je vous aime bien. Et j'en ai marre d'obéir à mon frère. Il perd la tête. J'ai prévenu les autorités.

Kid manqua de s'étouffer. Il dévisagea le blond mais celui-ci était imperturbable, il semblait avoir mûrement réfléchi. Kid n'osa pas imaginer quel genre de tordu était Doflamingo ni même ce qu'il avait dû faire subir à son frère pour que celui-ci le dénonce sans regrets.

Corazon détacha les liens de la chaise.

Corazon : Tu peux marcher seul ?

Kid : Je pense que ça va aller..

Corazon : Tant mieux parce que je ne peux pas vous porter tous les deux. Tu peux quand même t'appuyer sur moi si tu veux.

Kid : Est-ce que Law va s'en sortir ? s'inquiéta-t-il.

Corazon : Oui, je lui ai fait les soins nécessaires, pour l'instant il dort. Allez viens, on a pas de temps à perdre.

A peine passé la porte, Corazon trébucha. C'est Kid qui le rattrapa par le bras.

Corazon : Merci.

Kid : Fais attention à Law ! T'as deux pieds gauche ou quoi ?

Corazon : Je suis un peu maladroit, sourit-il.

Corazon : Ça va aller ? Nous y sommes presque.

Kid s'appuya contre le mur quelques secondes. Les coups des deux cinglés l'avaient plus amoché qu'il ne laissait paraître. Il leva un pouce pour rassurer son compagnon.

Kid : Dis-moi Corazon, pourquoi ton frère a l'air d'en vouloir autant à la mafia japonaise ? C'est pourtant lui qui a récupéré leur bague…

Corazon : Leur bague ?

Kid : Celle qui doit sceller l'alliance des mafias russes et japonaises.

Corazon réfléchit quelques secondes avant de comprendre.

Corazon : Attends, t'es en train de me dire que la bague que mon frère a trouvé l'autre jour, c'est celle qui doit unir les deux plus grands clans mafieux ?

Kid hocha la tête.

Corazon : Merde, lâcha-t-il simplement.

Kid : Tu m'expliques ?

Corazon : En fait Doffy n'avait aucune idée de la valeur de cette bague, lorsqu'il l'a trouvé elle était dans une petite boîte avec un papier mais la boîte était abîmée, de l'eau s'était infiltrée dedans donc ça a rendu le papier illisible…

Kid : Sérieux ? Vous l'avez mise où alors ?

Corazon : Doffy veut la vendre en fin de semaine à un gros client.

Kid : On doit la récupérer.

Corazon : Ouais je comprends bien l'enjeu, mais il la garde dans son coffre et-

Kid : Si on ne la récupère pas, on risque une guerre de mafia.

Les deux hommes se fixèrent un moment en silence puis Corazon accepta.

Corazon : Suis moi.

Sur le chemin :

Kid : Et du coup, c'est quoi son problème avec la mafia ?

Corazon : Doffy a volé une girafe à la mafia japonaise et depuis il flippe de voir les asiat' débarquer chez nous pour un "remboursement".

Kid : Voler une girafe ? Je veux plus de détails, sourit-il.

Corazon : Quand nous serons sortis, promis.

Ils arrivèrent dans le bureau de Doflamingo. Corazon allongea délicatement Law sur le canapé en cuir et alla retirer un tableau du mur pour y trouver le coffre.

"Oh le cliché du coffre derrière le tableau" remarqua Kid en levant les yeux au ciel. Corazon sourit à cette remarque avant de s'atteler au crochetage.

Kid : Tu ne connais pas la combinaison ?

Corazon : Non, il l'a changé parce qu'il met ses bonbons dedans et il ne veut pas que je lui vole.

Kid : Sérieux…

C'est quelques minutes plus tard qu'ils récupérèrent la petite boîte et s'en allèrent.

Soudain, la porte du bout du couloir s'ouvrit bruyamment et c'est Doflamingo qui en sortit, suivit de Vergo. Ces deux-là s'arrêtèrent en apercevant les prisonniers devant eux.

Doflamingo arqua un sourcil.

Doflamingo : On peut savoir ce que tu fais avec les prisonniers Cora ?

Corazon : Euh… Je… voulais les changer de pièce…

Doflamingo : Pourquoi ?

Corazon : Et bien je voulais les mettre dans la salle de torture directement pour avoir tous les outils à proximité… S'ils font vraiment partie des yakuzas alors on aura du mal à les faire parler même en salle d'isolement.

Doflamingo : Je n'en ai pas donné l'ordre. Et pourquoi le rouquin n'est pas attaché ? Tu te fous de ma gueule ?

Corazon hésita un moment avant de continuer. Son frère n'était pas bête, il avait compris sa trahison. Corazon évalua rapidement la situation. Il fit descendre lentement Law de son dos tout en continuant de fixer son frère à l'autre bout du couloir.

Corazon : Attend Doffy c'est pas ce que tu crois, dit-il avant de murmurer à Kid, prend la clé dans ma main. À mon signal, tu retournes le plus vite possible dans le bureau de mon frère et tu fermes la porte derrière vous. Il y a un passage derrière la bibliothèque.

Kid : Et toi ?

Corazon : Je vous rejoindrais.

Kid se prépara en attrapant doucement Law. Quelques mètres seulement les séparaient du bureau.

La tension était palpable. C'est finalement Vergo qui bougea le premier.

"MAINTENANT !"

Tout alla très vite. Kid sprinta jusqu'au bureau, regarda une dernière fois Corazon qui retenait Vergo, avant de fermer la porte derrière lui. Il ne perdit pas de temps pour bloquer la porte avec le canapé et d'autres petits meubles. L'adrénaline le dopait tellement qu'il ne sentait même plus ses blessures. Il trouva le passage secret mais, juste avant de s'y engouffrer, un coup de feu le fit sursauter. "Ca vient du couloir !" Il allait faire demi-tour quand Law grogna faiblement : "Trop tard Kid. Avance."

Le rouquin serra les poings et obéit.

Une fois à la surface, il continua à courir pendant plusieurs minutes, jusqu'à la route. Il ne tenta même pas de faire du stop, il se planta simplement en plein milieu de la route en espérant que la Toyota verte qui arrivait en face s'arrêterait à temps.

Les freins crissèrent, mais la voiture s'arrêta à temps.

C'est un homme assez costaud qui sortit du véhicule. Son visage n'affichait aucune colère, simplement de l'inquiétude face à l'état pitoyable des deux hommes devant lui. Il n'hésita pas et se précipita pour les installer à l'arrière de sa voiture.

Kid souffla seulement "Pas l'hôpital… S'il vous plaît… " avant de perdre connaissance à bout de force.

L'homme lança rapidement un regard vers le rouquin et marmonna : "Et merde… Je peux dire adieu à mon shampooing chez la coiffeuse…"