Hello, je suis de retour pour de nouveaux chapitres. je suis désolée de l'attente entre les chapitres, ce n'est pas par manque de temps, j'ai juste des difficultés à mettre mes idées en forme sur une feuille. j'ai beaucoup d'idées pour cette histoire et pour d'autres, et peut-être que c'est là le problème. je n'arrive pas à toutes les organiser, comment les formuler, les articuler en phrase et dans le temps, l'espace. Alors pour les quelques lecteurs qui jettent parfois quelques coup d'oeil voir si j'ai mis à jour, veuillez être patient avec moi. je compte bien terminer cette histoire.

Je vous souhaite bonne lecture.

Mots: 6153

Avertissement: je ne possède pas vampire diaries ou les personnages de la série.


Another love

Chapiter 27: Elena (1)

Maison Gilbert,

Elena se pince l'avant-bras. Ce qu'elle pense arriver ne vient pas. Le décor de la pièce reste le même. Pire, chaque micro détails de sa chambre est identique à ses plus lointain souvenirs comme dans toutes les pièces de sa maison. Alors pour quoi sent-elle un si grand malaise, assise sur son lit.

La jolie brune se lève, marche se frottant les bras décide de s'installer quelque s'instant à sa fenêtre. Confortablement posée contre le mur, les jambes pliées vers sa poitrine, elle jette un coup d'œil à la vue de l'extérieur. Puis ses yeux de biches explorent sa chambre d'enfance.

Un frisson la parcours. Être de retour à Mystic-Falls lui laisse au fil des jours un goût plus amer que doux. Elle devrait pourtant commencer à se recomposer, se sentir un peu plus sereine et elle-même ou entrevoir le début d'un recommencement.

Hélas, elle ne sent rien de cela. La frustration, le remords, la trahison et la colère la mange vivante. Elena déteste être une telle boule de nerfs, n'avoir qu'en tête des pensées négatives et n'avoir au final rien sur lequel se raccrocher.

Tout dans cette chambre, même les moments qu'elle a vécu avec Damon lui paraissent soudainement trop lointain, très surestimé. Ils ont perdu de leur chaleur, de leur passion parce que d'une part il n'est plus dans elle ; d'autre part…

Elena s'éloigne du rebord intérieur de sa fenêtre. Elle fouette inlassablement avec ses orbes chaque élément de sa pièce favorite de sa maison allant des livres de sa bibliothèque jusqu'à sa table de chevet. Elle s'immobilise, tourne sur elle-même, tombe sur son immense miroir. Elle marche un peu.

Elena contemple son reflet. Elle lui sourit, se trouve toujours aussi belle même avec ses cheveux court, les sourcils plus épais et un maquillage nude. Elle s'avance un peu plus. Regarde l'état de sa coupe de cheveux et de ses vêtements. Il est là le deuxième problème. Elle arrête de tirer sur sa chemise à carreau.

Elle a beau dire qu'elle n'a pas changé, cependant son corps, son look l'ont fait. C'est pour cela qu'elle se sent aussi en décalage en demeurant ici ou passant du temps au grill ; chez Matt, Caroline. Tout lui semble familier, vieux et intact mais en réalité c'est quelque peu différent, parce Matt est toujours le même avec quelques kilos, des années de plus, des envies différentes, mais il reste toujours le même vieux Matt. Il est encore cet adolescent pour lequel elle est tombée amoureuse.

C'est une sensation étrange qu'elle ressent aussi au fond d'elle. Il subsiste quatre-vingt pourcent de l'adolescente de 15 ans qu'elle était, au fond elle. Même si parfois, elle a l'impression d'être cette jeune fille apeurée et désireuse d'être aimé, dorlotée, surtout attacher à quelqu'un qui ne la quitte jamais à 100%.

Elena rit.

La vie l'a malmené. L'amour la fait prendre des chemins plus larges plus luxuriant. Et au final, il l'a emmené dans des impasses sombres, très douloureuses. Aujourd'hui, c'est si tentant de le rebrousser. Mais, le réemprunter du sens inverse est loin d'être si facile. C'est moins s'y excitant qu'elle l'aurait cru.

Atteindre Damon, l'approcher même attirer son attention est compliqué et doublement, épuisant. Tout lui rappelle constamment qu'il a arrêté de la choisir et pire de l'aimer. Il y a cet espace immense entre eux. Elle le voit comme un mur qu'il a érigé uniquement pour ne plus être blessé par elle.

Elena est d'avis de pouvoir un jour exploser ce mur. Il pourrait ainsi lui faire à nouveau confiance. Damon s'autoriserait à lui donner accès à son cœur. Cependant, cette croyance est vraie uniquement lorsqu'il est en contacte de Stefan et de ses employés. C'est tout autre chose quand Bonnie rôde tout près. D'un seul coup, il est inatteignable pire inaccessible.

Elle le sait pour la petite poignée de fois où elle a été en présence du couple vampire-sorcière. Durant ces nanosecondes où elle les a vu au magasin, au Salvateur ou dans la rue ont été interminable. Elle avait l'impression d'assister à leur parade nuptiale.

D'ailleurs, elle ne se remet pas tout à fait de les avoir vu sortir du magasin. Ils se chamaillaient en marchant vers la Camaro pour la charger. Au parking, Damon, à donner une fesser à Bonnie. Bonnie à couinée puis lui a donner quelque mots, Damon pareil en se rapprochant d'elle dangereusement tout en la faisant rire. Bonnie sourit et accueille le baiser langoureux de Damon.

Elena ferme les yeux en secouant la tête.

Ils ont cet aura atour d'eux qui rend difficile à quiconque de détourner des yeux. Ils ressemblent à un couple de divinité. Ils dégagent d'eux la puissance, la magnificence, du magnétisme et la passion, le désir qui les animent l'un pour l'autre.

C'est trop intense que son cocktail de sorcière n'est pas assez puissant pour attirer Damon dans sa toile d'araignée.

Elena a laissé tomber son joint personnel. Le double n'avouera pas qu'il y a d'autres raisons pour lesquelles elle a rangé ses herbes dans une boite à chaussure au grenier.

C'est assez stressant de ne pas réveiller leur lien grâce à la magie. C'est d'autant pire de ne pas pouvoir se calmer à coup de son pétard ensorcelé. Elle est tellement sur les nerfs ces derniers temps.

Son téléphone vibre.

Elle roule des yeux, expire. Elle sort son smartphone de la poche arrière de son jeans. En voyant qui tente de la joindre, elle sert ses molaires fort puis le jette sur son lit.

Elle n'a pas la tête à répondre à Lazzaro. L'attrait d'aller au barbecue est passé. Elle se sent incapable de gérer la présence du couple le plus improbable de l'univers surtout sans ses médicaments. Ces derniers temps, elle sent espacé comme en Italie, cette voix au fond d'elle lui dit d'arrêter. Elle ne le veut pas.

Elle a beaucoup trop donner, abandonner, fait des choses pour sa relation avec Damon qu'elle va tout faire pour avoir sa fin heureuse avec lui. Ils se doivent d'essayer. Cependant, elle va ignorer cet appel comme les quinze autres ainsi que ces textos. Il n'est pas la personne dont elle veut au bout du fil. Elle veut avoir Juliana. Elle attend avec impatience sa mise-à-jour. La dernière fois qu'elles se sont parler, elle cherchait un vol pour la virginie. Elle a grand besoin de sa seule et unique meilleure amie.

Qu'Elena soit bourrée ou sobre, Élevée ou abstinente, Juliana sait comment l'a raisonnée. Elle doit être ici au plus vite. Elle lui donnerait pleines d'idées pour reconquérir Damon. Le double ne se sentirait pas le besoin alors d'accepter la proposition de Zacharie.

Le vampire sosie de Chris Zylka ressemble de plus en plus à la seule véritable option parce que la pilule qui veut lui donner est tentante. Elle est si rougeoyante, si luxuriante, facile, désirable qu'elle sauterait pied joint dans son navire.

Non, c'est trop risquer. Elle peut toujours utiliser Lazzaro. Il faut juste qu'elle soit bien plus calme et recentrée afin de pensée correctement. Elle pourra obtenir habilement certaines informations de lui sur Damon et Bonnie. Dans une heure ou deux espère-t-elle l'appeler, convenir d'un…

Toc-toc

Elena se retourne au son puis se déplace rapidement vers la fenêtre. Elle regarde vers le bas, écarquille les yeux. Jo est à sa porte.

Elena est surprise de la visite, d'autant plus qu'elles sont quittées sur un désaccord. Josette en fait des caisses avec la prophétie des doubles. Jo est trop mère nourricière avec elle. Josette l'étouffe. Elena ne veut pas apprendre plus qu'elle ne sait déjà aujourd'hui.

Elle a une éternité pour le découvrir. Il est hors de question qu'elle laisse un bout de papier prophétique dicter le reste de sa vie.

Alors, c'est avec un pas lent qu'elle quitte sa chambre. Elle descend même l'escalier marche par marche ensuite ouvre la porte espère qu'elle venue pour autre chose. Mais les feuilles qu'elle lui tend sans lui adresser un bonjour, les premières lignes qu'elle lit, lui disent qu'elle n'y échapperait pas au cours d'histoire de Josette Saltzmann.


Another Love


L'atmosphère du salon Gilbert est à l'image de sa propriétaire. Il est douloureusement silencieux pour l'autre occupant de la maison. Il est même plus que ça. L'attente, l'absence de son est longue, lente presque sinistre. Et pour cause, Elena à l'impression que les recherches de Josette lui ont arrachées le cœur alors qu'il pompait farouchement dans sa poitrine encore plein de rêves et d'espoirs.

Maintenant, elle se sent vide, déboussolée, troublée, amer. A chaque fois que Jo ajoute un clou après l'autre dans son cercueil, sa rage triple. Enfin, c'est une façon de parler. Elle n'a pas vraiment d'existence. Elle n'était pas censée voir le jour, n'est-ce pas ?

Aujourd'hui, on lui annonce que quelqu'un a prophétisée que sa présence sur cette Terre servirait aussi à maintenir un certain équilibre. De ce fait, elle ne va jamais mourir, elle ne donnera jamais naissance. La nature lui offre une immortalité remplie à la fois de solitude et de colère.

Elle se met à éclater de rire au plus grand ahurissement de Josette. Sous les yeux marrons de la femme d'Alaric, Elena se rend compte que sa phrase fait écho à la vie de fuite de son aïeule. Cette ancêtre dont elle a mainte fois tenté de limiter leur ressemblance qu'au physique. Embrasser les traits de Katherine, ses pas ainsi que ses luttes, ses coups de cœurs étaient alors inévitables. C'est difficile de se dire qu'elle a réprimer ses désirs, ses choix a été tristement inutiles.

Cette réalisation la fait d'autant plus bouillir de l'intérieur. Elle a l'impression d'imploser. Une multitude de sentiments la traverse en même temps que sa petite voix intérieure lui murmure vérités dures et crues. La dernière doppleganger est en train de perdre pied. Elle a besoin que tout s'arrête.

Elena inspire, expire plusieurs fois pour faire le vide. Cela ne fonctionne pas, alors elle se frotte son visage les bras, ses cuisses, espérant se ressaisir. Quand cette méthode échoue, mécaniquement elle se lève marche quelques pas. Alors que ses bras serpentent son buste, elle commence à déambuler dans la pièce, se pliant en deux, se cachant le visage. Elle s'empêche de s'écrouler en larme. Hélas, la désolation la gagne.

Ses plus anciens et plus profonds démons refont surface. Elle la sent comme la dernière fois. Elle ne comprend pas pourquoi. Elle n'a rien pris depuis trois jours. Elena ne veut pas qu'elle vienne. Elle ne veut pas dire certaine chose devant Jo. Elle n'est pas prête à assumer certaines choses.

Elena veut rester dans le déni. C'est bien plus sécurisant, n'est-ce pas ? Et puis comme dirait Damon, les règles sont faites pour être transgresser. Les prophéties ont été surement donc écrites pour pouvoir changer le destin. Ouais, Elena laisse quelques larmes couler, renifle. Ils l'ont déjà fait.

-Hé ! Elena entend Josette attirer son attention. Expire, d'accord. Essaye de reprendre ta respiration. Au bout de quelques minutes où son corps ne tremble presque plus, Josette lui dit avec regret. J'aurais dû t'écouter. Tu n'étais pas prête à apprendre quoique ce soit sur la prophétie et quel impacte elle aurait sur toi. J'ai été stupide ! Jo frotte ces propres joues rougies plusieurs fois. Tu avais tellement de projets et rien de tout cela n'est réalisable. Lena. Jo se lève et réessaye de la toucher, mais Elena l'évite. Elena, s'il te plait. Elle veut attraper son poignet, Elena recule brusquement et méchamment.

-Ok ! Jo replace ces mains le long de son corps puis expire. Je te demande juste de m'écouter. Mais, elle ne peut pas entendre plus. C'est au-dessus de ses forces et ce même si, elle est consciente que Jo fait la bonne chose. Celle qui elle est, refuse d'être contente que Jo est allée à l'encontre de son choix. Non, elle veut hurler pour qu'on la laisse en paix et être heureuse. Pourtant ses lèvres bougent toutes seules, même ses autres membres.

-Non répond-elle en essuyant son nez avec son poignet. Je devais l'entendre. Ça me réconforte un peu de savoir que Damon n'est pas responsable de ma vie merdique.

Une nouvelle vague de larmes lui monte aux yeux au même moment qu'une crise de rire.

-Non-Non, je dis n'importe quoi, explose-t-elle en essayant de reprendre le contrôle, en vain. Combien même il n'est pas le seul à avoir déchirer mon avenir brillant, il a été néfaste pour mon équilibre.

Jo fronce les sourcils.

-Tu te demandes, pourquoi Jo. Eh bien, il est la raison pour laquelle j'étais sur cette route. Je n'aurais jamais dû revenir à Mystic-Falls, découvrir qu'il avait vraiment tourner la page en s'installant avec ma meilleure amie sorcière. Qui sait si j'aurais gagné du temps juste pour avoir un enfant, porter mon enfant ! Je suis putain en colère d'avoir gaspiller mon temps, ma vie humaine pour quelqu'un avec qui je n'étais pas destiner à être. Elena se lève en faisant un bon en avant et expulse en hurlant : NON !

-Quoi ? Jo se lève aussi ne comprenant plus rien. Qu'est-ce qu'il se passe Elena. Tu commences vraiment à me faire peur. Elena le sait. Elle a peur d'elle-même, sa tête, ses émotions déraillent. Elle se sent comme dans un mauvais trip ou un vieux train hanté.

-Non, je ne voulais pas dire ça. Je ne me souci pas de la prophétie. J'ai la magie pour moi. Damon et moi avons toujours tout contourner alors pourquoi pas ça. Je refuse cette putain de prophétie. Je me battrais contre tout même contre moi-même pour donner du sens à tout ça. Je veux Damon.

-Hé Hé cris Jo très inquiète tandis qu'elle a pu enfin rentrée dans son espace personnelle. Elena regarde Jo la prendre dans ces bras et fixer ses yeux comme si elle l'examine. Dis-moi combien as-tu pris de joins aujourd'hui ?

-Aucun

-Impossible, Tu présentes tous les signes de quelqu'un d'élevé. Mer-de ! C'est tellement plus grave que je le pensais. Tu dois arrêter de consommer cette cochonnerie. Elena regarde Jo passer ses doigts dans ces longs cheveux châtains. Tu dois… Lena. Elle joint ses deux mains en signe de prière contre ses lèvres. Tu ne me donnes pas le choix. Remets-moi toutes tes réserves. Vas-y ! Il faut que je regarde ce que tu fumes, parce que rien de ce que tu dis n'a de sens.

-NON

-Elena.

-J'ai dit non ! s'écrit la brune aux yeux de Biche en se rapprochant de Josette dangereusement. Rapidement, elle encercle ces poignées avec ses mains, l'air totalement désespéré prête à tout pour qu'elle la croit. Je n'ai rien pris depuis des jours ! Ce n'est rien d'accord. Les nouvelles sont terribles et quelques soit les chemins que j'aurai pris finalement ma vie suce quand même. Laisse-moi juste l'espace de tout encaisser !

-E-le-na ! Jo grogne entre ces dents, tu dois me lâcher. J'ai mal. Tes ongles sont enfoncés dans mon bras. Instinctivement, elle baisse les yeux, remarque le sang sur la peau de Jo. Brusquement, elle recule fébrile.

- Ce n'était pas dans mon intention. Je suis stressée. Quand c'est le cas, je… Elena bégaie, se lèche les lèvres à plusieurs reprises. Ma tête est en désordre, je n'arrive pas à penser clairement, ok.

Elle fait un pas en arrière tout en fixant Jo.

-O-ok, j'aurais besoin. Aurais-tu des compresses, d'un désinfectant, aussi d'un pansement à me donner ?

Aussitôt demandé aussitôt exécuter. Elena revient avec tout ce que Jo a besoin pour se soigner.

-Alors… euh pendant que tu fais ça, je vais préparer une collation. Ça nous donnera le temps de se regrouper chacun de notre côté. On en a besoin.

-Je suis bien d'accord.

Elena expire, recule, ne lâchant pas son regard sur son amie, alors que cette dernière déchire le paquet de coton et ouvre le flacon d'alcool.

-Encore une fois, je suis désolée.

-Je le sais…. Enfin je te crois dit-elle en évitant son regard, mais lui offre un faux sourire,

-Merci. Reconnaissante, Elena se précipite et serre fort Jo dans ses bras. Durant quelque seconde, elle est dans l'attente que son amie enroule à son tour ses bras autour d'elle, rien ne se passe. Alors, Elena s'éclipse en ressentant un vide et un froid au creux de son ventre qui n'a jamais exister auparavant.

Arrivée dans la cuisine, Elena entend du bruit provenant du salon, comme un bruit lourd et sourd. Elle détourne la tête, elle imagine déjà Jo qui s'est laisser tomber sur une chaise tellement elle est dépassée par ce qui lui arrive. Elle se fiche de comment Jo supporte les choses. Elle a juste besoin décompresser et en douceur, réfléchit-elle en serrant très fort le rebord de son évier jusqu'à le briser.

-Fille stupide se maudit-elle en regardant les débris entre ses mains. Elle secoue la tête, laissant les morceaux tomber de ses doigts. Elle attrape la balayette et le petit balai et nettoie. Quand c'est fait, elle exhale un grand coup, regarde partout. Elle ne sait pas comment agir, quoi faire pour éviter que son train déraille. Elle se doit de trouver quelle attitude, avec quelle autre excuse pourrait-elle donner pour expliquer son baragouinage.

Un blanc, un silence, un trou béant, nada. Il faut peut-être qu'elle bouge. Elle se rappelle soudain pour quelle raison elle se trouve ici. Elle lève les yeux, regarde les placards du dessus. Elle fouille et en sort deux maigres petites assiettes, deux grands verres. Elle se fera un thé glacé. Un basique pour la femme de Rick et un spécial pour elle.

Ouais et instinctivement Elena s'accroupie, ouvre un placard du bas, sort un petit sachet dans une boite de sachet de lessive ménager. Elle s'était promis de plus y toucher. Ces comprimés lui donnent mal à la tête et parfois elle dort beaucoup trop. Il lui arrive aussi de plus se souvenir des trois quatre derniers heures. Mais si elle prend une moitié d'un Xanax et le dilué dans son thé. Il prendra du temps pour faire effet. Il agira comme il se doit, juste atténuer ses angoisses. C'est tout ce dont elle a besoin pour endurer encore cette discussion au sujet de la prophétie.

Alors sans aucune hésitation, elle sort un couteau puis attrape un des petits comprimés blancs. Elle le dépose sur la table et l'écrase. Elle ne récupère qu'un peu de la poudre blanche et la verse dans son verre. Quelques citrons coupés et pressées plus tard mélangés dans trois litres d'eau plus tard, ensuite distribuer dans les deux verres ; elle revient avec un plateau chargée.

Elle s'avance vers Jo, dépose le goûter sur la table basse. Elle se relève doucement, replace sa mèche derrière son oreille et place l'assiette de scone vers Jo puis un verre de citronnade à côté. Avant de s'asseoir, elle lui sourit, prend ensuite son propre verre tout en croisant ses jambes.

-Alors la réalisation de la prophétie des doubles Petrova met fin à ma lignée. Elle rend éternelle le dernier double, à l'occurrence moi. Est-ce que Stefan est lui-même concerné. Devra-t-il rester à tout jamais vampire ? questionne Elena en buvant sa première gorgée de thé. Et rien qu'à la pensée que l'antidépresseur rentre petit à petit dans ses veines, la pression commence à se dissiper.

-D'où vient cette question Elena ? les sourcils de Josette se froncent. Je pensais que tout était clair et fini entre vous.

-Il n'y a rien à déchiffrer dans ma demande Jo. Lui et moi étions ensemble dans ce truc fou. Et autant que je me souvienne Stefan avait son rêve de redevenir humain, se marier avoir des enfants une maison avec une clôture blanche. Ce qui a été mon rêve, avoue Elena en déglutissant douloureusement. Ses tempes la martèlent durement la faisant fermer les yeux parce qu'au pire elle se mettrait à hurler sa rage, son désespoir. Elle est trop acculée à bout de force. C'est là qu'elle réalise n'avoir pas assez de Xanax dans son système. Elle boit d'un coup sec son verre puis expire. Elle aurait dû en mettre plus. C'est maintenant qu'elle veut se sentir engourdit, planer, se soucier de rien, rire. Elle veut être heureuse et même joyeuse uniquement de la beauté de quelque chose d'insignifiant.

-Elena l'appelle Jo tandis qu'elle regarde dans le vide. Son amie la voit surement devenir une bombe. Elle doit en ce moment compter lentement le décompte avant son explosion. Jo n'a pas tort d'être inquiète. Elle lutte constamment pour garder ses idées claires. Elena ne veut pas dire une autre connerie que sa bonne conscience voudrait cracher pour se sentir soulager. Mais ce n'est pas ce genre de soulagement qu'elle désire ressentir. Elena ne veut plus sentir son propre chaos la ravager. Elle désire du calme et être approuvée, voulue.

Bien que ses pores transpirent tout cela, Jo ne se rend pas compte qu'elle la rejette. Ces doutes le font. Le fait qu'elle marche sur des œufs depuis plusieurs minutes, l'ébranle et l'agace. Elle ne veut perdre aucun de ses soldats, surtout ceux qui ont avec elle un ennemi commun. Alors elle se force d'être l'Elena qu'elle veut qu'elle soit.

Elle inspire, stimule son corps en se balançant légèrement puis expire. Elena essaye d'être plus dévastée, affligée.

-Je ne peux pas. Je ne veux pas y croire. Je ne serais jamais maman. Je n'éprouverai jamais le plaisir de savoir ce qu'on ressent sur le chemin de la grossesse et la maternité s'écrit-elle avec une peine feinte, larmoyante en plus.

-Oh Lena, je suis tellement désolée.

-Tu ne devrais pas l'être. Tu n'as rien avoir avec ça. Elle finit par se racler la gorge, car elle ne doit pas uniquement s'assurer de jouer son propre rôle, elle devait aussi comprendre. Il faut qu'elle maîtrise sur le bout des doigts sa prophétie. Elle lève l'indexe faussement fébrile en direction du bout de papier.

-Il ne concerne que ma lignée. Jo retient ses propres larmes tout en s'éclaircissant la voix.

-Oui d'une part parce que tes ancêtres ont toujours été utilisés pour faire partie d'un sort qui a changé l'équilibre.

-Ouais, Elena rit cyniquement séchant l'humidité en dessous de son nez. Il faut toujours garder l'équilibre préétablie, continue Elena à la place de Josette.

-Ce n'est pas le cas de Stefan. Tous les double de Silas ne proviennent pas de sa lignée.

-Stefan est juste un Salvatore qui porte le visage de Silas.

-Exacte chérie, dit Jo en essuyant une larme coincée dans son œil gauche puis renifle un peu. Et ton sang a permis de créer des vampires, a été utilisé pour créer le sort pour l'immortalité. Tu es en quelque sorte à la merci de la nature. Je suppose que la nature aura toujours besoin de toi, de ton sang. Tu es en quelque sort un ingrédient très convoité pour la magie élémentaire et l'Expression, donc elles te rendent plus forte, conservable.

-Comment ? questionne Elena sentant les molécules du Xanax enfin faire effets, sa carotide contre son cou bat moins fort, ses nerfs se relâches doucement. Elle est maintenant d'une légèreté presque effrayante et détachée. Je ne vois pas de similitudes qu'au vampirisme. Je cours et me déplace vite. J'ai une régénération cellulaire impressionnante, mes sens sont très développés.

-Tu as des pouvoirs, dans la prophétie il n'est pas littéralement écrit, mais tu as des capacités spéciales.

Elena rit. Elle le fait parce qu'elle se sent vraiment blasée. Et les mots suivants sortis de sa bouche elle les pense vraiment tellement que ses cils papillonnent et ses yeux picotent.

-Je ne veux pas être spéciale. J'en ai marre d'être utilisé et tout ça à cause de sorcières qui ont le complexe de Dieu dit-elle avec une émotion telle que ses narines se gonflent. Cependant elle se garde de trop en dire. Josette ne doit pas songer que sa frustration, sa colère converge lentement vers une seule et même personne.

C'est la faute des ancêtres à Bonnie. Ce sont elles qui ont pris en otage la vie d'Amara, qui ont forcés Katherine à vivre 500 ans de solitude, de guerre, de lutte. Maintenant, Bonnie leur descendante à tout ce qu'elle, Elena Gilbert, celles avant elle, ont toujours voulu : un compagnon, un enfant, une belle maison, un groupe d'amis très soudé, une belle vie.

Et Elena, qu'est-ce qu'elle a ? Ses lèvres tremblent, une vague d'émotion sombre l'envahit alors, la réponse est : Non. Et c'est douloureux de le reconnaître alors que quelqu'un en avait déjà esquisser les contours de la misère de son existence.

Comme l'a dit Zacharie pour la blesser, elle est une anomalie de la nature. C'est effroyable de se dire qu'elle n'aurait jamais dû exister. Bonnie n'a pas volé sa vie. Une autre larme coule sur la joue de Josette quant à Elena, elle tâche de mettre en bouteille son ouragan. Depuis longtemps elle a abandonné son verre et donc son indexe a rencontré la peau de son autre poignée. Elle le gratte nerveusement depuis. Ses ongles sont devenus tachés de sang séché et frais. Quand toutes les deux le remarquent, Elena arrête et croise les bras contre sa poitrine, feint à nouveau un sourire parce que malgré tout ça, Elena est là. La prophétie parle d'elle. Elle sait qu'elle a un rôle à jouer dans ce merdier.

Et tant qu'elle peut manœuvrer la situation à son avantage elle le fera. Elle ne perdra pas espoir. Elle peut encore avoir ce qu'elle désire tant que Damon est en vie. Elle renifle, sèche son nez, ses yeux. Ce n'est quand elle le fait qu'elle remarque Jo est à ses côtés. Elle lève les yeux parce qu'elle hésite à faire un geste, même à la toucher.

-Jo…. Est-ce que ça va ?

-Je te retourne la même question disait la mère de famille en frottant ses paumes moites sur ses cuisses.

-Je ne sais pas.

-Moi aussi.

Toutes les deux assises l'une à côté de l'autre pourtant si proche sentent comme une tension plus importante s'enkyster. Elena voit des doutes chez Jo et cette dernière sent une aura épaisse, forte même opaque venant d'Elena. C'est la première fois qu'elle ne peut pas la lire. Tout ce qu'Elena a essayé de faire ressentir à Jo, sympathie, empathie, tristesse ne sont pas si palpable, perceptible que d'habitude.

Elena le lit très vite sur la gestuelle de Jo. Alors elle ne pas lui dire ce qu'elle pense. Elle taira son besoin de redresser les torts, donner à sa lignée une justice, se donner une fin heureuse. Les Petrova en ont besoin, elles le méritent, elle le mérite.

-Tu sais je ne suis pas Damon. Je ne veux pas faire ressentir aux autres ma souffrance. Je ne vais pas détruire tout sur mon passage, car mon destin est tout tracé. Elena poursuit en se tournant vers Jo N'est pas peur de moi. Je ne vais blesser personne tout en se gardant d'ajouter « pas aujourd'hui ».

Jo rit nerveusement avec quelque trémolo dans la voix

-je suis s'y inquiète pour toi. Toute cette prophétie t'anéantie et te fait mal. Et comme nous ne connaissons pas tes capacités, tu dois rester sous contrôle, Lena. Je sais que tu ne voudrais blesser personne volontairement disait -elle avec difficulté. Tu pourrais le faire sans le savoir parce que tes émotions réprimées peuvent s'échapper et rendre tes pouvoirs dangereux.

Bien sûr qu'elle aimerait ça. Elle veut blesser son ancienne meilleure amie. Elle veut la briser si mal que c'est jouissif.

-Ne t'inquiète pas Josette. Je ferai attention à moi d'autant plus qu'il y a une arme qui peut vraiment me neutraliser.

-Ne rigole pas avec ça. J'espère vraiment que tu ne feras rien de fous ou de stupides. Tout ceci est même trop grand pour nous qui avons tant de fois sauver la ville des vrais méchants.

Elena sourit mollement tout en hochant la tête après un soupire lâche et sérieux.

-J'en suis consciente et c'est pour cela je veux que tu continues tes recherches. Aide-moi à comprendre mes cadeaux. Je ne le montre peut-être pas assez mais ça me terrifie tout cela.

Elle lui demande en prenant la main de Jo dans la sienne. Les secondes s'écoulent, elle la voit la fixer, l'analyse. Elle devine que le cœur de la femme d'Alaric est lourd. Il ne reste plus qu'à faire de gestes désespérés pour des situations désespérées. Elle se précipite sur Jo et l'enlace, lui donne un baiser dans le cou.

-Ne m'abandonne pas, s'il te plait. Elle déteste ça, jouer la fille en détresse alors qu'elle se sent si invincible.

Juste son contact avec quelque larmes versées, Josette se ramollie. Lentement et surement, Jo noue ses bras autour d'elle.

-D'a- d'accord, je ne vais pas te lâcher dit-elle en mettant un peu de pression dans leur étreinte avant de se retirer. Je— Elle se racle la gorge l'air désorienté. Elle se tourne et se retourne. Elle la voit chercher ses affaires. Elle enfile d'abord sa veste, puis son foulard et enfin son sac à main. On va commencer dans quelques jours. Je viens juste de me rappeler que j'ai deux trois analyses à lire pour mes prochains rendez-vous de demain.

-Ok, je ne vais pas te retenir plus longtemps. Jo lui retourne un sourire serré.

-Merci. Elle la raccompagne jusqu'à la porte d'entrée avec les papiers de la prophétie. Alors, on se rappelle d'ici deux jours, j'en saurais plus. Et tu peux garder les feuilles, lit les pour t'en imprégner. Si tu as besoin de quoique ce soit, appelle-moi ou viens à la maison.

Elena sourit et ouvre la porte.

-je n'y manquerais pas. Embrasse les filles et Rick pour moi.

Jo l'embrasse une dernière fois.

-C'est la première chose que je ferai en rentrant, bye.

Elena la salue à son tour avec la main tout en s'appuyant contre l'encadrement de sa porte. Elle n'a quitté son porche uniquement quand Jo n'est plus dans son allée. Mais à peine, entrée, elle capte une sonnerie de téléphone, et ce n'est pas le sien. Elle pivote, regarde partout dans le salon, le signale semble lointain. Ce n'est quand elle entend la voix de Jo, elle comprit. Elle sait que ses sens n'ont pas quitté Josette.

-Hey Jessica, c'est Josette. Je me demandais si tu es encore à l'hôpital.

-J'étais sous le point de partir. As-tu besoin que je fasse quelque chose pour toi en urgence ?

Elena l'entend soupirer

-Ce n'est rien d'important. En fait, je suis déjà en route. Peux-tu juste me laisser sur mon bureau les codes pour que je puisse faire quelque recherche sur la bande donnée des patients ?

-Attends-là tu m'intrigues. Quel patient occupe tes pensées quand tu n'as plus la blouse blanche ?

-il y a juste ce patient qui n'a pas été très franc avec moi sur son passé médical. Je veux juste vérifier ces antécédents et ajuster le traitement, rien de plus.

-Ne m'en dis pas plus. Je vais coller le post-it sur les dernières analyses que tu m'as demandé de faire en urgences.

-Merci, infiniment.

-C'est mon travail.

-Dans ce cas, je vais te laisser rentrer chez toi.

-Attends ! Pendant que je t'ai au téléphone, tu dois savoir que j'ai reçu les autres examens que j'ai demandé…. A propos de mademoiselle Gilbert.

-Pourquoi ? Elena peut sentir une certaine angoisse.

-Son rétablissement était assez rapide et je voulais savoir si elle n'allait pas subir trop de séquelles.

-Alors ? Jo fronce les sourcils

-Aucune séquelle. Je lui conseillerai quand même d'aller consulter un spécialiste de la fertilité. L'échographie qu'on lui a faite, montrerai qu'elle est atteinte d'une anomalie des trompes de Fallope.

-Oh

-Ouais, quoi qu'il puisse se passer pour elle, son corps ne lui permettrait pas de tomber enceinte. Il semblerait qu'elle a une malformation tubaire de naissance.

Autant que Josette, un silence l'engouffre toute entière.

-Jo tu es encore là

-Oui, désolée dit Jo en reprenant contenance. As-tu fais d'autres tests ?

-Désolée, j'ai outre passé mon devoir.

-Non tu as bien fait. Donc, il te reste des échantillons de son sang.

-Bien sûre. Tu trouveras ces références dans son dossier au cas où tu recherches les flacons.

-Merci. On se voit demain, je te payerai un café.

-O-K Bye, Bye.

-Bye

Le sourire qui s'est dessiner sur le visage meurt quand ses pieds arrêtent de fonctionner au milieu de sa cuisine. Les doigts de Jo se resserre autour de son téléphone, les paupières closes ; alors que les siens tremblent. Elena a du mal à attraper quoique ce soit, bien trop fébrile. De rage, ses doigts s'enroulent en poings puis écrase tout sur son passage. La vaisselle sur le plan de travail allant sur la déco minimaliste installé au centre de l'ilot centrale s'écrasent au sol.


Another love


La cuisine est un carnage, Elena reprend difficilement son rythme respiratoire habituel.

Damon n'est pour rien, sa seconde mort non plus. Elle n'a encore moins perdu du temps, pense Elena en balançant les chaises hautes au sol l'une après l'autre jusqu'à ce qu'elle remarque la porte de derrière est ouverte. Qu'importe les scénarios débiles que son cerveau puisse produire, elle n'aurait jamais pu porter l'enfant de Damon ou de quiconque se dit-elle en s'avançant pour fermer la porte. Comme elle a craint, c'était écrit, elle serait le dernier double Petrova. Ils l'ont créé avec un système reproducteur dysfonctionnelle.

Elle doit en rire. Elle le fait de pleure, la mâchoire si serrée qu'elle a mal au visage. Elle est piégée, peut-être il serait temps de sortir du dénie, sortir de l'obscurité et affronter la vérité. Elle se fait du mal pour rien s'encourage-t-elle se retourne. Mais quand elle le fait, ses yeux de biche croisent son faiseur de vœux, Zacharie. Ses yeux de nature si marron deviennent aussi rouges que le sang, en ce moment elle n'a pas besoin de fausses promesses, d'espoir alors qu'elle est condamnée à finir seule jusqu'à la fin des temps. Enragée que le sort se moque d'elle, elle s'apprête à ravagée.

Toutefois, elle n'a pas eu le temps de foncer sur lui. il la coince contre la porte en premier la jalonnant avec la dague de voyageur. La dernière chose dont elle se souvienne c'est sa voix avant de s'évanouir.

-Bonnie veut que je vienne après elle alors je le ferai. Mais votre amoureux en commun va poser un gros problème pour mon entreprise. Donc toi aussi tu pourrais devenir un problème. Réglons ça après ta petite sieste.


Note d'auteur:

je suis désolée pour les fautes d'orthographe, de grammaire ou de conjugaison. j'ai une flemme immense pour me tourner vers un correteur sur le net. j'espère que cela ne pas déranger votre lecture. Et si vous avez un peu de temps à m'accorder laissez un commentaire. Témoignez de ce que ce chapitre vous a laisser comme impression, émotions. dites-moi ce que vous attendez de savoir ou voir dans les prochains chapitres.

xoxo merci encore de m'avoir lu