Hello ! :)

Le chapitre arrive en avance car je ne pourrai pas publier vendredi. :)

CW : Ce chapitre comprend une scène de harcèlement mais aussi d'agression sexuelle.

Bonne lecture.


CHAPITRE 30 – Partir ou rester

Au réveil, Violet se sentit plus fatiguée qu'au moment où elle s'était couchée. Elle mettait cela sur le compte qu'elle était encore assez joyeuse avant de s'endormir pour penser à son sommeil. Pourtant, elle était persuadée que l'agitation d'Erine dans la nuit y était aussi pour beaucoup. Elle avait bien pensé à retrouver son lit pour être dans une position bien plus confortable, mais sa meilleure amie avait eu besoin d'elle et elle aurait été incapable de l'abandonner.

Elle se releva légèrement et constata que le dortoir était toujours complet. Emily ne dormait plus tout comme Anna mais les deux amis attendaient Sara qui était maintenue par Morphée. Violet reposa sa tête sur l'oreiller, sa conversation avec Erine devrait encore attendre un peu.

En attendant, elle en profita pour réfléchir à ce qui avait bien pu contrarier Erine au point de la faire pleurer. Contrairement à elle, Erine était moins émotive. Il lui fallait soit une situation critique ou une accumulation d'émotions. Ce Louis Marcel avait dû être sacrément ennuyeux et avec la fatigue elle ne l'avait pas supporté. Non. Violet n'y croyait pas. Il y avait forcément autre chose mais elle ne parvenait pas à avoir la moindre idée.

Erine se tourna vers elle et Violet ne put que découvrir les yeux gonflés de sa meilleure amie. La nuit avait vraiment dû être mauvaise pour celle-ci. Il était temps d'essayer de désamorcer la situation sans trop en faire :

«-Bien dormi, vous avez ?, demanda Violet en imitant la voix de ce cher Maître Yoda.

-Connu mieux j'ai. », se força à sourire Erine.

Violet ressentit un poids en moins de constater qu'Erine était capable de plaisanter ne serait-ce qu'un minimum même si sa voix la trahissait. Elles restèrent plusieurs minutes à discuter de leurs cours jusqu'à ce que leurs trois camarades de dortoir finissent par le quitter.

Le visage d'Erine se figea aussitôt sachant qu'elle n'échapperait pas plus longtemps aux interrogations de sa meilleure amie. Elle avait bien espéré pouvoir esquiver cette discussion, simplement car elle voulait ne plus penser au souvenir d'hier soir. Elle souhaitait juste se focaliser sur l'avant et l'après mais pas sur ce moment.

Rien que cette pensée lui tordait l'estomac alors l'évoquer à Violet ne ferait qu'empirer cette situation. Cela remuerait chaque sentiment et chaque remise en question. D'une déglutition, elle parvint à ravaler les larmes qui montaient petit à petit. Il fallait qu'elle se ressaisisse car Violet ne resterait pas sans réponse car elle-même savait qu'elle ne se serait pas contentée de la laisser ainsi.

«-Qu'est-ce qu'il s'est passé hier ? »

La voix de Violet résonna dans toute sa tête et dans tout son corps. Elle sentit la vibration de chaque son sur toute sa peau. Qu'est-ce qu'il s'est passé hier ? Elle-même ne savait pas exactement ce qu'il s'était passé. Elle y avait pensé toute la nuit et elle ne savait pas. Elle ne savait pas car même si c'était réel, c'était pour elle inimaginable. Alors elle essaya. Elle tenta de mentir à Violet alors même qu'elle se doutait que cela ne fonctionnerait pas.

«-Rien., comme elle l'avait dit quelques heures plus tôt à George., Louis était juste méga ennuyeux.

-Erine Zoey Green, tu ne me la feras pas. »

Des larmes se nichèrent dans ses yeux et elle vit l'air soucieux sur le visage de Violet. Sa meilleure amie la prit immédiatement dans ses bras et Erine s'accrocha à elle. Elle laissa ses larmes s'écouler, elle était incapable de les retenir.

«-Eh..., murmura Violet., Désolée... Si tu ne veux pas en parler, ce n'est pas grave. On peut attendre. »

Oui, elle aurait préféré attendre. Ou plutôt, elle aurait aimé ne jamais en parler. Garder tout cela pour elle jusqu'à ce que ce souvenir s'enfonce dans sa mémoire, jusqu'à ne plus exister. Mais, Violet ne la laisserait pas aller aussi mal.

Surtout, ils se retrouveraient tous les cinq dans quelques heures. Elle était quasiment certaine que des piaillements feraient le tour de l'école et ses amis l'interrogeraient. Elle devait en parler à Violet car sinon elle ne tiendrait pas les questions. Elle devait en parler à Violet car les garçons ne devaient pas savoir.

«-Louis était en effet assommant, il n'a pas arrêté avec Beauxbâtons. Je lui ai dit que je préférais passer la soirée seule. »

Au ton de son amie, Violet regretta réellement de ne pas avoir fait le moindre effort pour se trouver un cavalier. Ainsi, George aurait demandé à Erine de l'accompagner et sa soirée aurait été bien meilleure. Mais elle était loin d'imaginer le reste.


Quelques heures plus tôt au bal de Noël

Jusqu'alors, Erine passait un très bon bal de Noël. Elle se plaisait dans sa tenue. Violet avait un sourire aux lèvres en compagnie de George. Fred et Angelina partageaient une complicité incroyable. Lee et Alicia ne cessaient de rire. Et Louis était plutôt sympathique.

Malgré les commentaires de Louis et Mathieu sur Poudlard, ils avaient passé un bon repas. Ils avaient fini par discuter de différentes villes de France et Erine se rendit compte qu'elle avait encore beaucoup d'endroits à visiter. Puis, ils étaient allés danser. Louis avait été galant et très bon danseur.

Cependant, ses réflexions sur la vie et la culture anglaises avaient repris. Erine avait bien tenté d'y faire abstraction, après tout elle n'était pas très fan de la littérature française et ne le cachait pas. La différence était qu'elle ne martelait pas ses propos et ne cherchait pas à rabaisser les français pour autant. Au contraire, Louis semblait avoir cette ambition.

Et alors qu'elle voyait tous ses amis s'amuser, Erine était prête à retourner au dortoir. Pourtant, elle n'en avait aucune envie. Mais la suprématie française l'agaçait. Il fallait qu'elle réagisse, elle devait passer une bonne soirée. Poliment, elle avait demandé à Louis de la suivre dans le Hall d'entrée. Il avait été compréhensif quand elle lui avait expliqué qu'elle souhaitait profiter de la soirée avec ses amis. Il lui avait souhaité une bonne nuit et avait rejoint ses camarades de Beauxbâtons.

Débarrassée de cet embarras, elle avait été décidée à retourner dans la Grande Salle. Elle aurait rejoint ses amis et aurait dansé jusqu'à minuit avec eux.

Un cavalier, c'était surfait. Des amis, c'était tout ce qui comptait.

Son sourire aux lèvres et prête à reprendre le cours de la soirée, une voix l'avait retenue. Luke Taylor. Depuis leur rupture, ils ne s'étaient échangés que des banalités mais il avait l'air heureux de la voir.

Elle l'avait donc rejoint. Elle le trouva très beau dans sa robe de sorcier. Il était même très élégant. Ses cheveux blonds avaient sûrement été coiffés à l'aide d'un sortilège car aucune trace de gel n'était à remarquer. Les yeux bleus du garçon étaient fixés sur elle et elle lui sourit.

«-Amanda est déjà partie se coucher., lui expliqua-t-il., Je t'ai vu renvoyer ton cavalier. On pourrait peut-être passer le reste de la soirée ensemble, non ?

-Pourquoi pas., sourit-elle à nouveau après tout Luke avait toujours été gentil.

-Tu veux prendre l'air avant ? »

Sans hésitation, elle accepta. Un bon bol d'air frais avant de retourner dans l'ambiance frénétique du bal ne pouvait pas être refusé. Ils sortirent dans la cour centrale où certains élèves avaient eu la même idée qu'eux. Ils avancèrent côte à côte jusqu'à trouver un endroit plus calme. Erine s'adossa au mur et il lui fit face, à un pas d'elle.

«-On n'a pas vraiment eu l'occasion de reparler de notre séparation., introduit Luke ce qui surprit Erine.

-Sûrement parce qu'il n'y avait pas grand-chose à dire., répondit-elle., Je n'ai pas envie de passer moins de temps avec mes amis et tu ne les apprécies pas. Je ne voyais pas d'autres issues.

-J'y ai réfléchi. Je pourrai peut-être essayer de faire des efforts, si tu es d'accord bien sûr ? »

La voix de Luke était si rassurante qu'Erine en fut presque convaincue. Elle avait passé de très bons moments avec lui l'année dernière. Il était calme et très intéressant. De plus, il revenait vers elle donc il tenait forcément à elle.

Il ne lui laissa pas le temps de répondre et son visage s'approcha du sien jusqu'à ce que ses lèvres touchent les siennes. Surprise, elle ne ferma pas les yeux immédiatement et son corps se figea. Mais ce n'était qu'un baiser et elle le connaissait.

Alors, elle le laissa faire. Après tout, cela pouvait marcher entre eux. Il suffirait qu'elle fasse un peu d'efforts et lui aussi. Ce n'était rien. Elle s'impliqua un peu plus quand la langue de Luke se fraya un passage entre ses lèvres. Ses yeux se fermèrent et malgré la boule dans sa gorge, elle se laissa faire.

C'était rassurant d'embrasser un garçon qu'elle connaissait déjà. Cet été, elle en avait bien rencontré un : Ian. Ils s'étaient embrassés deux trois fois mais rien de très sérieux. Un amour de vacances comme un autre. Il s'agissait du deuxième garçon qu'elle embrassait et cela avait été différent. Pas moins bien. Mais différent. Là, maintenant, c'était rassurant de pouvoir embrasser Luke. Elle savait à quoi s'attendre.

La main de Luke trouva la sienne et ses doigts s'entremêlèrent aux siens. Il lui serra si fort qu'elle en grimaça. Sa deuxième main passa le long de son bras puis sur son épaule dénudé pour trouver sa nuque. Ses doigts se faufilèrent dans ses cheveux qu'il rassembla d'un même côté.

Les lèvres de Luke choisirent une nouvelle place et il l'embrassa dans le creux de son cou. Cela, il ne l'avait jamais fait. Elle commença à se sentir mal à l'aise, ses yeux se rouvrirent et elle prit conscience qu'elle ne voulait pas cela.

Le froid de l'hiver semblait être d'accord avec elle car un vent glacial lui fouetta le visage. C'était son échappatoire, elle n'en avait plus envie, elle voulait rentrer. Elle trembla de froid et repoussa légèrement Luke.

«-On peut rentrer, s'il te plaît ? J'ai froid.

-Allez encore deux minutes. », murmura Luke dans son cou.

Mais elle ne voulait pas deux minutes supplémentaires. Elle tenta de se dégager mais Luke lui serra encore plus fort la main. Si fort qu'il lui semblait qu'il lui brisait les os de sa main. Elle se sentit trembler à nouveau mais cette fois-ci, cela n'avait rien à voir avec le froid.

«-Tu me fais mal. », murmura-t-elle mais il semblait ne pas l'entendre.

Sans détacher sa poigne, Luke retrouva ses lèvres. Elle n'en avait plus envie. Son cœur battait fort, lui aussi voulait partir. Aucune partie de son corps ne souhaitait rester. Elle avait froid. Elle tourna la tête pour échapper à ce baiser non désiré mais Luke insista et elle ne put que le laisser faire. Tous ses muscles se crispèrent et elle retint son souffle.

Il avait dit deux minutes. Deux minutes ce n'était pas si long. Elle pouvait accepter deux minutes, il la laisserait après cela.

Les yeux ouverts, imaginant la joie dans la Grande Salle, elle subit chaque seconde de ce moment.


Pleine de colère, Violet avait envie de claquer la porte du dortoir pour trouver Luke. Comment un garçon aussi gentil et intelligent, pouvait-il faire ça à une fille ? A Erine. A sa meilleure amie. Aucun doute, le prochain cognard était pour lui.

Mais elle refréna chaque pulsion de colère en elle. Pour le moment, Erine avait besoin d'elle. Alors, elle la serra un peu plus dans ses bras. C'était tout ce qu'elle pouvait faire.

«-Tu n'es pas obligée de continuer. », lui proposa-t-elle mais Erine semblait avoir le besoin d'extérioriser.


Pendant qu'elle comptait chaque seconde, des secondes interminables, elle sentait Luke se rapprocher un peu plus d'elle. Les yeux fixés sur les portes du Hall d'entrée qui lui semblait à des kilomètres, elle reprit une inspiration par le nez. Elle ne pouvait que respirer ainsi. Les yeux fixés sur les portes du Hall, de nombreuses questions parcoururent son esprit.

Est-ce qu'Olivier aurait agi ainsi avec Violet ? Non, bien sûr que non. Est-ce que Fred aurait agi ainsi avec Angelina ? Non plus. Est-ce que George aurait agi comme cela avec une fille ? Certainement pas. Est-ce que Lee en aurait été capable ? Non plus. Pourquoi ?

Avait-il déjà agi ainsi lorsqu'ils étaient ensemble ? Jamais. Alors, pourquoi ? Et pourquoi était-elle incapable de bouger ?

Ce n'était qu'un baiser. Il restait encore soixante-dix secondes. Ce n'était qu'un baiser. Dans soixante secondes, il la laisserait.

Elle sursauta quand la main de Luke se posa sur sa poitrine. Elle fut soudainement paralysée. Luke était son basilic, elle se trouvait une nouvelle fois pétrifiée. Mais cette fois-ci, elle pouvait tout ressentir. Elle avait conscience de sa peur.

Une larme coula le long de sa joue. Elle ne voulait pas qu'il la touche. Elle abandonna les portes du château et ferma fortement ses yeux. Deux nouvelles larmes s'échappèrent. Elle avait mal aux paupières tant elle les ferma avec acharnement. Elle était toujours incapable de bouger pourtant cela, elle en avait envie.

Mais... Combien de secondes restait-il ? Elle avait oublié de continuer de compter. Combien en restait-il ? Cinquante ? Trente ? Dix ? Est-ce que les cent vingt secondes étaient passées ? La panique l'envahit, il avait dit deux minutes.

La main de Luke se desserra légèrement de la sienne. Elle sentit un mince espoir la parcourir. Les deux minutes devaient être finies et il s'en souvenait. Elle allait pouvoir retrouver ses amis.

Il n'en fut rien. Elle sentait tout simplement qu'il déplaçait leurs deux mains. Il essaya de décrisper ses doigts à elle, mais il n'y arrivait pas. De ses doigts, elle sentit qu'il avait posé sa main sur un tissu, un tissu dur. Elle parvint à rouvrir les yeux, elle devait voir. Ses yeux s'écarquillèrent et la panique l'engloutit. Il avait posé sa main sur son pantalon, sur...

Une décharge électrique traversa tout son corps. Non. Elle ne pouvait pas. Une décharge électrique la traversa et la sauva. Elle ne sut pas comment elle réussit à se défaire de la force de Luke. Elle ne sut pas mais elle avait réussi.

Elle fit un pas en avant et il lui attrapa le poignet. Pas encore. Elle ne réfléchit pas et son autre main claqua dans un bruit sonore sur la joue du garçon. Il la lâcha. Elle en fut soulagée.

«-Je m'excuse Erine., l'entendit-elle dire., Je m'excuse, je voulais pas... »

Il la suivait tout en s'excusant mais elle ne se retournerait pas. Elle ne voulait plus le voir. Elle essuya ses larmes, hésitant entre l'envie de se cacher sous sa couette ou l'envie de retrouver ses amis. Son choix fut vite fait.

Dans la Grande Salle, Luke ne pourrait pas la suivre.


Dans le dortoir des sixième année de Serdaigle, l'atmosphère n'avait jamais été aussi étouffante. Violet sentait son pyjama humidifié par les larmes d'Erine. Elle-même en avait versé quelques une, touchée par la détresse de sa meilleure amie. Mais aussi touchée par la culpabilité, Erine aurait dû être avec George. Avec George, tout cela n'aurait jamais eu lieu.

«-Tu sais qu'il s'est excusé., sanglota Erine., Je ne pense pas qu'il voulait me faire du mal.

-Il l'a fait., déclara sèchement Violet résistant à son envie de proposer au Professeur Maugrey de tester le sortilège Doloris sur Luke.

-Il est gentil, Violet. Il a juste pensé à aller plus loin. Je suis juste vexée mais ce n'est pas grave.

-Erine... »

Mais Violet ne put continuer sa phrase. Elle ne savait pas ce qu'elle était censée lui dire. Elle ne savait pas ce qu'elle avait ressenti et ce qu'elle ressentait encore maintenant. Elle n'avait aucune idée des bons mots à employer. Elle se contenta de caresser les cheveux noirs de sa meilleure amie, comme son père le faisait pour la consoler.

«-J'ai honte aussi. »

Subitement, elle arrêta chacun de ses gestes. Erine avait honte ? Là, elle n'était plus capable de se taire. Il était hors de question que sa meilleure amie pense cela.

«-C'est lui qui devrait avoir honte !, s'exclama-t-elle en essayant de garder une voix douce et non celle agressive qui cherchait à la dominer., Je me moque qu'il soit gentil habituellement et qu'il le soit toujours. Il n'avait pas à te faire cela ! Tu ne voudrais pas en parler à Flitwick ? Il doit...

-NON SURTOUT PAS !, la coupa Erine d'un cri aigu., Je ne veux pas. Ni à Fred. Ni à George. Et pas à un mot à Olivier ! Pas un mot !

-Mais..., essaya Violet totalement impuissante.

-Non. C'est entre toi et moi. S'il te plaît, Violet. »

La manière dont Erine lui demandait la suppliait de se taire, Violet n'avait pas le choix mais elle se sentait inutile. Elle voulait l'aider mais Erine comptait sur elle. Car elle-même ne savait pas comment elle aurait réagi, elle se devait de respecter le choix de sa meilleure amie. Tout ce qu'elle pouvait faire était d'être présente pour elle.

«-D'accord., accepta-t-elle à contre-coeur., Mais que je ne le voie pas t'approcher, une seule fois. Je n'apprécierai pas, ne serait-ce qu'un mot ! »

Le compromis sembla convenir à Erine car cette dernière hocha la tête. Étrangement, bien que Violet ne supporterait pas une quelconque approche de Luke, elle espéra qu'il agisse. Ainsi, elle pourrait s'en prendre à lui. Mais pour Erine, elle devait garder son calme et elle avait une dernière chose à lui dire.

«-Je suis désolée, Erine. J'aurais aimé intervenir si je l'avais pu.

-Je sais, Vio. »

Erine dégagea son visage de Violet. Elle ne doutait pas qu'elle devait avoir une mine affreuse. Elle aurait aimé pouvoir passer la journée dans le dortoir mais elles devaient se préparer. Avec ses quatre amis, elle oublierait peut-être ce désagréable moment. Elle croisa le regard peiné de Violet, et il fallait qu'elle sache que la veille n'avait pas été mauvaise tout le long. Alors d'un sourire sincère, elle lui avoua :

«-Je suis contente que George soit venu me voir. Ma soirée aura été mille fois plus belle grâce à lui. »


Après avoir passé la matinée dans le dortoir des Serdaigle, Erine et Violet retrouvèrent Fred et George près du Saule Cogneur. Ils s'étaient donné rendez-vous à l'heure du repas afin d'éviter un maximum d'élèves dans le parc. Ils contemplèrent avec intrigue le gigantesque arbre qui les menaçait de s'approcher.

«-Tu sûre de ce que tu fais ?, demanda Fred.

-Je sais ce que je dois faire en tout cas. », répondit Violet aussi peu rassurée que ses trois amis.

Elle détailla les racines de l'arbre puis elle en désigna une en forme de nœud à la base du tronc. Sirius lui avait expliqué comment procéder, il fallait juste qu'elle trouve... Ah ! Elle sortit sa baguette magique de sa cape et prononça distinctement « Wingardium Leviosa ». Elle souleva un petit rocher et se concentra jusqu'à le déposer sur le nœud.

«-Et voilà ! », annonça-t-elle fièrement alors que le Saule Cogneur s'immobilisait.

Les quatre amis se tapèrent dans la main, impatients de retrouver le cinquième membre de leur groupe. Chacun leur tour, ils glissèrent à travers le passage pour trouver un tunnel qui les mènerait à la Cabane Hurlante.

Habitués des passages secrets sinueux, les jumeaux prirent la tête de leur groupe. Ils se retournaient de temps en temps afin de s'assurer que leurs amies les suivaient bien. George, plus que Fred. Il avait bien vu qu'Erine n'était toujours pas dans sa meilleure forme mais Violet lui avait demandé de se taire d'un regard.

Derrière eux, Erine avançait tête baissée. Tout d'abord, elle devait être attentive à où elle mettait les pieds si elle ne voulait pas s'écraser au sol. Deuxièmement, elle craignait que l'un de ses amis ne la pousse à bout jusqu'à ce qu'elle parle. Elle voyait bien que Violet les menaçait du regard mais elle redoutait que ce ne soit pas suffisant.

Les images mais surtout les sensations de la veille défilaient toujours dans sa tête. Elle ne parvenait pas à s'en défaire. Elle ne pouvait qu'espérer que ses meilleurs amis soient capables de la distraire. Elle sentit le bras de Violet se poser autour de sa taille.

«-Ca va aller ? », murmura-t-elle.

Elle acquiesça d'un hochement tête. Oui, avec eux, cela irait. Toujours.

Ils traversèrent les couloirs et pièces de la Cabane Hurlante totalement délabrée. Les regards de ses amis se tournèrent vers Violet et elle comprenait. Son père avait mis, involontairement certes, un sacré désordre dans ce lieu.

Ils montèrent les escaliers qui menaçaient de s'écrouler à chaque pas. Violet ne put qu'espérer que Dobby ait pu mettre en ordre la pièce dont lui avait parlé Harry. Elle ne lui en voudrait pas si ce n'était pas le cas mais ce serait tout de même plus agréable pour un petit repas de Noël amical.

Arrivés en haut de l'escalier, les jumeaux ouvrirent la porte qui devait les mener à une chambre. Il semblait qu'ils étaient au bon endroit car les deux frères s'écrièrent de « ah capitaine ! » dès qu'ils passèrent le pas de la porte.

Violet et Erine se regardèrent avec complicité, ils allaient être réunis pendant toute une après-midi. Qu'eux cinq. Personne d'autre. Juste un moment entre eux.

Quand elle vit Olivier, Erine sentit qu'elle avait besoin de l'étreinte de son meilleur ami. Elle le sentit au plus profond d'elle. Égoïstement, elle se dépêcha de le trouver avant même que Violet n'ait pu faire un pas. Elle l'encercla de ses bras et elle sentit des larmes couler. Et mince. Elle fut rassurée quand les mains d'Olivier passèrent dans son dos. Elle se rendit compte à quel point il manquait à leur groupe toute l'année, ils étaient cinq ou rien.

«-Je suis tellement contente qu'on soit tous ensemble ! », dit-elle d'une voix tremblante.

Les yeux des jumeaux et d'Olivier passèrent sur Violet en l'attente d'une quelconque réponse à l'attitude d'Erine. Elle ne doutait pas qu'ils pensaient que les rôles avaient été inversés. Elle sourit avec crispation et s'approcha de son petit-ami. Elle posa une main sur sa joue pour l'inviter à tourner la tête. Pas question qu'il lâche Erine tant qu'elle en avait besoin. Elle se mit sur la pointe des pieds pour l'embrasser.

«-La fatigue d'hier soir. », expliqua ensuite Violet en observant Erine.

Personne n'avait l'air convaincu mais c'était la seule réponse qu'elle avait le droit de leur offrir. Elle détourna les yeux pour observer les lieux. Elle fut ravie de constater que la chambre était en parfait état. Harry lui avait parlé d'un lieu poussiéreux et d'un lit à baldaquin cassé. Mais il n'en était rien. Le lit était en parfait état et la chambre était tout ce qu'il y avait de plus propre.

Une longue nappe dorée avait été déposée au sol pour qu'ils puissent s'y poser. Ce Dobby avait fait un sacré travail pour qu'ils y soient bien. Quand Erine se détacha d'Olivier tous les regards posés sur elle, Violet estima que c'était le moment de détourner l'attention.

«-On appelle à manger ? », énonça-t-elle d'un grand sourire.

Le gargouillis provenant de l'estomac des jumeaux fut la réponse la plus précise que Violet n'eut jamais eu. Ils s'assirent en rond autour de la nappe et elle fit ce que Harry lui avait expliqué. Elle appela d'une petite voix Dobby.

Dans la seconde qui suivit un petit Elfe de Maison les observa timidement de ses grands yeux verts. Il avait un nez en forme de crayon, des oreilles semblables à celles d'une chauve-souris. Ce qui les étonna fut l'appariement de l'Elfe de Maison. Il était habillé de vêtements qui n'allaient certainement pas ensemble. Il triturait sa cravate ornée de fers à cheval en l'attente d'un mot de leur part.

«-Bonjour Dobby. », dit Violet avec un petit sourire.

L'Elfe se tourna d'un sursaut vers elle surpris qu'on puisse s'adresser à lui d'un telle façon. Il les salua alors chacun leur tour en baissant la tête. Bien que Dobby était fier d'être libre, il gardait quelques politesses de sa condition d'Elfe.

«-Merci d'avoir tout nettoyé., poursuivit Violet., Harry nous a dit que tu étais d'accord pour nous apporter à manger.

-Oui Miss., répondit Dobby d'une voix qui ressemblait à des couinements., Harry Potter a demandé à Dobby si Dobby pouvait faire tout cela pour ses amis. Les amis de Harry Potter sont les amis de Dobby. Dobby est heureux de faire plaisir aux amis de Harry Potter. »

La manière de s'exprimer de l'Elfe amusa les cinq personnes autour de lui. Aucun d'eux n'était habitué à croiser des Elfes de Maison, seuls les aristocrates ou les familles fortunées en avaient. Bien que les Dubois soient loin d'être pauvres, ils estimaient ne pas en avoir besoin.

D'un claquement de doigts, Dobby fit apparaître des délices qui avaient tout l'air d'un vrai festin de Noël de Poudlard. Entrées, plats et desserts avaient été servis en même temps mais tout cela était parfait. Alors que les garçons restaient silencieux, les deux adolescentes sortirent de leur cape des petits paquets qu'elles tendirent à Dobby.

«-Tiens, Dobby., expliqua Violet., C'est un cadeau pour toi et les Elfes qui le désirent. Pour vous remercier.

-Oh oh., couina l'Elfe de Maison., Dobby ne peut pas accepter un tel présent.

-On insiste Dobby., continua Erine., Cela nous fait très plaisir.

-Dobby vous remercie Miss. Dobby vous apprécie beaucoup. »

L'Elfe de Maison repartit presque aussitôt pour retrouver les cuisines de Poudlard. Les cinq amis commencèrent à déguster tous les plats qui s'offraient à eux. Ils avaient vraiment eu une bonne idée à se retrouver ainsi.

«-Je n'aurais jamais cru que nos Serdaigle enfreignent autant les règles., ricana Fred.

-D'après Sirius tant qu'on ne se fait pas prendre, les règles n'ont pas été enfreintes., répondit Violet en croquant dans une cuisse de poulet.

-J'aime beaucoup ce Sirius., dirent les jumeaux en chœur.

-Et ton père est au courant ?, se moqua Olivier ayant déjà la réponse à la question.

-Oh non ! Certainement pas !, s'exclama-t-elle., Il l'apprendra quand il sera trop tard pour lui d'agir. »

Des éclats de rire résonnèrent dans la Cabane Hurlante. Violet était prête à dépasser les limites mais il valait mieux que son père ne soit pas au courant. Elle comptait bien lui dire, de toute façon elle savait qu'elle finirait par faire une gaffe, mais cela pouvait attendre.

Dans le silence, ils finirent le repas. Aucun d'eux n'avait déjeuné le matin et la faim commençait clairement à se faire ressentir. Quand ils eurent terminé, Dobby revint pour débarrasser la nappe et ils purent s'installer plus confortablement.

Erine et les jumeaux s'installèrent au bord du lit. Assis à côté d'elle, Erine estima qu'il était temps qu'elle remercie George pour la veille. Jamais, elle n'aurait pensé qu'il puisse autant prendre soin d'elle. Ils leur arrivaient d'être attentionnés mais il avait réellement paru inquiet pour elle.

«-Merci Georgie pour hier., se contenta d'elle de dire mais sa voix prouvait que c'était bien plus qu'un simple merci.

-C'est normal, Aigle Amateur. », lui sourit-il.

Elle posa sa tête sur son épaule et étrangement, il l'accepta sans même penser à cesser le contact. Il regarda Olivier qui leur faisait face les jambes tendues vers eux puis il dirigea son regard sur Violet qui installait sa tête sur les jambes de celui-ci. Quand elle le vit, elle échappa un petit sourire et il était certain qu'il lui était adressé.

Puis, ils commencèrent à raconter le bal de Noël à Olivier. Violet lui tendit les photos que Holly avait prises juste avant le début du repas. Il ressentit une boule dans son estomac, il regrettait d'avoir manqué cela. Non pas que les bals l'intéressaient mais Violet était tout simplement magnifique. Il était déçu de ne pas avoir pu en profiter.

Il écouta leur récit dans les moindres détails et fut plus qu'heureux qu'ils aient pu passer un tel moment ensemble. Il ne doutait pas que les souvenirs de cette soirée resteraient longuement gravés en eux. Seule l'impasse sur l'absence d'Erine l'inquiéta. Mais cette dernière n'en dit rien.

«-Certains t'ont vu dans le Hall avec Taylor. », remarqua Fred.

Violet remarqua qu'Erine n'avait toujours pas quitté l'épaule de George et il semblait qu'elle ne comptait pas le faire. Elle paraissait éviter tout regard. Ses yeux onyx étaient posés sur elle, elle crut y lire de ne pas réagir. Sa bouche s'ouvrit et elle donna la réponse la plus succincte possible :

«-Il m'a demandé pourquoi je n'étais pas avec mon cavalier, c'est tout. »

Ce sujet se clôtura immédiatement tant la voix d'Erine laissait entendre qu'elle ne dirait rien d'autre. Violet leva les yeux et ne fut pas surprise de voir les yeux marron foncé d'Olivier posés sur elle. Il cherchait à la faire parler mais elle ne dirait rien. Pour ne pas trahir sa meilleure amie, elle ferma les yeux et haussa les épaules. Les yeux fermés, il ne pouvait pas voir qu'elle mentait. Puis, elle lui demanda comment son Noël s'était passé.

«-Beaucoup moins passionnant que vous., avoua-t-il., Mais pas si terrible. C'était calme, il n'y avait que ma tante et mon oncle.

-Bien sûr !, s'exclama Violet., C'est nous qui nous coltinons Diane !

-Ca t'habitue aux prochains repas de famille., se moqua Fred.

-C'est bien la seule chose dont je me passerai. », bougonna-t-elle.

Le sourire désolé qu'Olivier lui adressa parlait pour lui. Il était tout simplement désolé d'avoir ce type de famille mais cela Violet s'en moquait. Ce n'était pas pour le peu qu'ils les côtoieraient que cela allait l'impacter. D'autant plus que c'était Olivier qui l'intéressait, pas eux.

Elle en profita pour lui raconter que Diane avait eu pour cavalier Miles Bletchey et avant même qu'Olivier ne puisse commenter. George enchaîna sur le dialogue qu'ils avaient eu avec eux. L'anecdote ne manqua pas de faire rire Olivier, s'ils avaient réussi à faire taire sa cousine et le gardien de Serpentard c'était parfait à ses yeux.

Ils passèrent le reste de l'après-midi à parler Quidditch et de la vie d'un professionnel de Quidditch. Ils plaisantèrent beaucoup et rirent beaucoup, entre Batailles Explosives et Uno. Erine adorait ces moments et elle regrettait qu'ils soient moins nombreux.

Elle adorait voir Violet et Olivier aussi amoureux l'un de l'autre. Elle adorait voir Fred et George aussi complices. Elle adorait avoir un lien particulier avec chacun d'eux. Mais le soleil se couchait et elle réalisait qu'ils devraient bientôt se séparer. Pourtant, elle aurait aimé rester encore et encore avec eux.

Partir ou rester.

Elle avait eu le même dilemme un jour plus tôt. La veille, elle était restée alors qu'elle voulait partir, fuir le plus loin possible. Aujourd'hui, elle devait partir alors qu'elle voulait juste arrêter le temps. A défaut de l'arrêter, elle pouvait le figer.

Elle rejoignit Violet et Olivier au sol et invita les jumeaux à faire de même. Elle saisit son appareil photo et tendit tant bien que mal son bras pour essayer de tous les avoir sur un même cliché.

A sa grande surprise la photo fut parfaite. A son goût.

Au centre on y voyait Olivier qui avait passé ses bras autour du cou de Violet, cette dernière posait ses mains sur les avant bras qui l'entourait. Le mouvement de la photo montra Olivier en train de l'embrasser sur la tempe et le sourire de Violet se fit plus grand encore.

Juste à côté de la tête de Violet, il y avait la sienne. Malgré la situation, son sourire était aussi étincelant qu'on ne lui disait. Au fil de la photo, on voyait la tête de George qui s'approchait d'elle avec une magnifique grimace, tout en passant son bras sur les épaules d'Olivier. De l'autre côté, Fred faisait de même.

La photo était prise de si près qu'il s'agissait de gros plans de leur visage. Mais cela lui convenait.

Cette année, ils s'étaient dit pas de cadeau. Mais ce cliché était le plus beau cadeau qu'ils puissent avoir.


Au moment de partir, Violet observa Olivier qui s'approchait d'Erine. Au visage de son amie, elle se douta de la question qu'il venait de lui poser. Il s'assurait qu'elle allait bien et elle ne put qu'avouer que le sourire d'Erine était convaincant pour tous ceux qui ne savaient pas ce qu'il s'était passé.

Elle se retourna pour récupérer son écharpe posée sur une chaise contre un mur. Elle l'avait à peine mise que ses amis passaient la porte et elle crut comprendre « on vous laisse vous dire au revoir ». Elle se tourna et vit qu'Olivier s'approchait d'elle. Ils n'étaient que tous les deux.

Dos au mur, elle leva la tête pour qu'il puisse facilement poser son front contre le sien. Ses mains se posèrent autour de sa taille et son cœur battit de plus en plus fort. Il s'emballait, son cœur s'emballait clairement.

«-Tu me manques., murmura-t-elle en regardant les lèvres qui l'appelaient.

-Tu me manques aussi ma Violet., répondit-il aussi doucement qu'elle., Plus qu'un an et demi. »

Un an et demi. Mais ils pouvaient toujours profiter de ce moment. Ils n'étaient qu'à deux. Ils pouvaient entendre les voix de leurs amis en bas des escaliers, mais ils n'étaient qu'à deux dans cette pièce.

Violet ne résista plus et posa à son tour ses mains sur la taille d'Olivier. Enfin, leurs lèvres s'approchèrent jusqu'à ce qu'elles puissent se toucher. Et ils n'entendirent plus rien. Il n'y avait plus qu'eux.

Leur baiser se fut plus prolongé jusqu'à se faire plus avide. Ils avaient près de quatre mois d'amour à rattraper. Quatre mois. Les petits échanges étaient agréables mais pas suffisants comparés à cette passion.

Les mains d'Olivier se faufilèrent sous la chemise de Violet. Elle était capable de les sentir parcourir sa taille puis son dos, elle le sentait croiser ses bras jusqu'à ce que ses mains touchent son ventre. Il explorait toute sa peau et elle en était ravie.

Elle se colla au mur et serra ses mains autour de sa taille pour le rapprocher encore plus. Il resserra l'étreinte autour d'elle, son torse touchait désormais sa poitrine. Ils s'embrassèrent encore plus fort, tant de temps à récupérer.

Olivier aurait aimé pouvoir partager ce moment encore plus longtemps. Ils auraient pu rester ici tous les deux voire même passer la nuit dans la Cabane Hurlante. Mais là, Violet aurait eu de sacrés ennuis. Il devait profiter de chaque seconde et il était sûr qu'elles passaient à une vitesse inimaginable.

Il caressait sa peau douce appréciant ses mains froides qui passaient elles aussi sous sa chemise. Ils se retrouvaient comme un an plus tôt dans le dortoir des Serdaigle, comme quelques mois plus tôt dans sa chambre. C'était beaucoup moins confortable mais tout aussi plaisant. Beaucoup trop plaisant s'il écoutait le reste de son corps.

C'était à lui de mettre fin à ce plaisir qu'il aurait préféré ne jamais terminer. C'était à lui de le faire, Violet réfléchissait beaucoup mais n'était jamais raisonnable une fois qu'elle commençait quelque chose. Alors avec regret, il murmura entre ses lèvres :

«-Tu devrais y aller., il n'arrêta pourtant pas le baiser c'était trop difficile.

-Je devrai y aller. », susurra-t-elle à son tour.

Avec peine, ils se détachèrent lentement. Tout d'abord leurs lèvres, puis leurs mains glissèrent pour s'échapper du vêtement enfin Olivier fit un pas en arrière. Il sourit quand il vit ses joues rouges, leurs amis ne manqueraient pas de lui faire remarquer.

Pendant qu'elle remettait correctement sa chemise dans sa jupe, il lui apporta sa cape pour la poser sur ses épaules. Il en profita pour déposer un nouveau baiser sur sa joue.

«-On se voit à la sortie de Pré-au-Lard en janvier ?, demanda-t-elle.

-Je suis libre donc oui. Envoie-moi les prochaines dates. »

Elle acquiesça et passa ses bras autour de son cou afin de déposer un dernier baiser sur ses lèvres. Ce dernier fut doux, point trop n'en fallait s'ils ne voulaient pas se laisser faiblir à nouveau. Puis avant de rejoindre leurs amis, Violet lui adressa un dernier sourire. Ce sourire pour lequel il ferait toujours tout.


Et voilà !

Ce chapitre vous a-t-il plu ? Qui veut aussi lancer un Doloris à Luke ? Qui veut faire un gros câlin à Erine ? Ce petit moment dans la Cabane Hurlante vous a-t-il plu ?

Au prochain chapitre "Des Gallions et des cadeaux" : La deuxième tâche, De l'ennui, Des cadeaux spéciaux, Des Oscars, Une bourse pleine de Gallions, Le jour où Remus est devenu parrain, Une photo d'une mini poursuiveuse, Un tas de livres.

Je vous souhaite de passer de très belles fêtes de fin d'année ! :) Et bonnes vacances à celleux qui en ont ! :D

Blue.