Chapitre 1 - Le marché

S'il y a bien une chose qu'Hermione Granger pensait impossible c'était d'avoir des nouvelles de Draco. Mais bon, avant hier elle pensait aussi qu'elle ne se séparerait jamais de Ron, apparemment tout est possible.

Elle ne savait pas quoi penser de son message, le blond ne lui avait donné aucune nouvelle depuis son procès. Cependant, il avait attisé sa curiosité, alors elle répondit sur le même parchemin qu'elle serait présente et partit au Ministère.

Hermione était incapable de se concentrer sur ce qu'elle faisait. Il faut dire que sa rupture et le rendez-vous mystérieux que le Serpentard lui avait donné ne cessait de la détourner de son travail. Seulement, ce n'était pas le moment de se déconcentrer, en effet, rater une simple journée lui avait augmenter considérablement sa masse de travail.

A midi dix la brune abandonna tout ce qu'elle faisait pour se rendre sur le Chemin de Traverse où le blondinet l'attendait. Bien qu'elle arrivât un peu plus en avance que l'heure convenue sur le parchemin, cela lui fut agréable de voir que Draco était déjà présent. Ça lui changeait bien de Ron et de sa manie à toujours être un peu plus en retard que la dernière fois. Venait-elle vraiment de comparer son ennemi de toujours à la personne qu'elle aimait ? Décidément, un peu de repos ne pourrait pas lui faire de mal. Sa rupture commençait à la faire délirer.

Bien qu'il eût été innocenté lors de son procès grâce à son témoignage ainsi que celui d'Harry, plus Hermione avançait, plus elle se disait qu'elle partait à la rencontre d'un ancien adepte sans n'avoir prévenu personne. Il fallait vraiment qu'elle se ressaisisse. Ils étaient sur le Chemin de Traverse, entourés de monde, il ne tenterait jamais quoi que ce soit en plein jour, surtout pas à la meilleure amie du Survivant.

- Granger, la salua-t-il. Tu devrais un peu desserrer ta baguette, tu risques de te faire mal, dit-il avec son habituel ton moqueur.

Hermione, légèrement honteuse d'avoir montré qu'elle se méfiait, rangea sa baguette et le salua.

- Pourquoi m'avoir donné rendez-vous ?

- Si ça ne t'embête pas, j'aimerai que nous en discutions dans un endroit plus discret.

- Je veux d'abord savoir de quoi il s'agit. Ne compte pas sur moi pour te suivre à l'aveugle.

- Pour quelqu'un qui a aidé à m'innocenter je trouve que tu te méfies beaucoup. Mais soit, je dois te parler de quelque chose qui te concerne. Maintenant, soit tu me suis soit tu restes ici sans savoir ce que j'ai à te dire.

Il savait comment convaincre Hermione. Elle était d'une curiosité maladive et ne résisterait pas à l'envie de le suivre pour en savoir plus. Alors, il ne fut pas étonné de la voir le suivre en silence quand il partit. Il l'emmena dans un restaurant et ils prirent une table éloignée pour éviter les oreilles indiscrètes.

- Alors, je peux savoir ce qui me vaut de tes nouvelles ? demanda Hermione une fois que son plat fut arrivé. Je doute fort que tu souhaites me voir pour le simple plaisir de ma compagnie.

- Je ne sais pas si je qualifierais réellement ça de plaisir. Tu ne lis pas Sorcière Hebdo ?

- Tu veux me revoir après trois ans pour me parler de ce torchon ? Je ne lirai pas un magazine qui emploie Rita Skeeter. Et d'une manière générale, je ne lis plus réellement les journaux.

Sans dire un mot, Draco sortit le Sorcière Hebdo qu'il avait reçu aux aurores. Se disant que le magazine serait plus explicit que ses paroles.

La couverture du magazine déchira encore plus le cœur d'Hermione, si cela était possible. C'était une photo de Ron qui embrassait langoureusement une femme qu'elle ne connaissait pas. Il avait l'air plus amoureux sur un simple cliché qu'il n'avait paru l'être au cours de cette dernière année avec elle. Elle comprenait mieux les paroles du rouquin. « Ne t'en fais pas pour ma vie sentimentale – qui se porte très bien qui plus est ». Il la trompait. Depuis quand cette mascarade durait-elle ? Alors, enfin, elle fit attention au titre « De boue à diamant » et un peu en dessous « Tout sur sa nouvelle relation avec la magnifique Mia Hudson, page 3 et 4 ». Elle en avait assez vu et alors qu'elle sentait les larmes monter, elle se rappela que Draco était là et se ressaisit.

- Tu viens de me donner rendez-vous ici pour m'humilier un peu plus que je ne le suis déjà ? dit Hermione avec du dégoût dans la voix. Je ne doute pas que la vie d'un milliardaire sans emploi doit être bien ennuyante, mais tu ne crois pas que tu vas un peu loin ? On est plus au collège Malfoy. Maintenant, tu m'excuseras, j'ai mieux à f-.

- Granger, la coupa-t-il, tu penses vraiment que je me serais déplacé pour si peu ? Pour le plaisir de voir ton regard de chien battu ? Si je suis là, c'est parce que la femme en couverture était ma copine jusqu'à ce que je reçoive ce magazine ce matin.

- Et donc ? Que veux-tu que j'y fasse ? Tu veux qu'on parle autour d'un repas de comment on s'est bien fait avoir ? Qu'on lance peut-être un club de célibataire trahis ?

- Non, je suis là parce que je veux me venger. Elle vient de m'infliger une humiliation publique et tu devrais savoir que c'est la chose que je déteste le plus au monde.

- Je ne comprends toujours pas en quoi cela nécessite ma présence.

- Toi et moi, en collaborant ensemble, on peut atteindre notre objectif commun. Faire payer aux deux ce qu'ils nous ont fait.

- Qui te dit que j'ai envie de me venger ?

- Toi-même, en restant ici à écouter ce que j'ai à te dire. Ce n'est pas juste de la curiosité, tu as envie de savoir le fond de ma pensée.

Hermione réfléchit longuement. Elle n'avait jamais été le type de personne qui se vengeait des personnes qui l'avaient blessé… Mais Ron lui avait infligé une douleur qu'elle n'avait jamais connu auparavant. Il était parti c'est vrai et elle ne pouvait peut-être pas lui en vouloir pour cela. Mais il était parti sans se retourner, sans s'inquiéter, en emportant un bout d'elle avec lui. Et pour cela, elle ne lui pardonnerait jamais.

Puis il y avait ce magazine. Il avait osé donner une interview sur sa nouvelle relation avec cette femme le jour-même de sa rupture. Quel genre de personne faisait ça ?

La Gryffondor était totalement perdue.

- Ecoute Malfoy, dit-elle après un temps. Je ne doute pas de ton désir de vengeance. Seulement, je ne sais pas. Je ne me vois pas lui faire ça…

- Je ne pense pas qu'il se soit posé la question du mal qu'il te ferait quand il t'a trompé si je peux me permettre. Et encore moins de ce que tu pourrais ressentir quand tu le découvrirais.

Draco avait touché un point sensible, il le voyait à son regard. Son but premier n'était pas de blesser Hermione, mais s'il fallait en arriver à là pour la convaincre alors il passerait par là.

- Pourquoi je te ferais confiance ?

- Rien ne t'y force. Cela me surprendrait même de ta part que tu aies tout de suite en moi une confiance aveugle vu notre passé houleux. Mais je suis la seule personne qui te permettra une vengeance assez forte pour apaiser la peine que tu ressens.

Hermione hésitait. Sa raison lui disait de ne pas lui faire confiance, que ça ne ferait qu'empirer sa situation, mais une petite voix ne cessait de demander ce qu'elle avait à perdre en acceptant.

- Ecoute, j'ai besoin de temps.

- Tu ne veux même pas savoir de quoi il s'agit avant de prendre ta décision ?

- Non. Car si je refuse je ne veux pas savoir ce que tu prépares.

- Bien, quand tu auras accepté, viens à mon manoir. Je t'expliquerai.

A l'évocation du manoir des Malfoy, Hermione jeta un coup d'œil à son bras. Se laissant replonger aux souvenirs de la torture que Bellatrix lui avait infligé dans ce même manoir.

- Il a été détruit et reconstruit en entier, dit Draco en sachant pertinemment ce à quoi Hermione pensait. Je ne me voyais pas vivre dans un manoir empreint d'autant noirceur et de mauvais souvenirs.

Hermione le salua et lui dit qu'elle réfléchirait à sa proposition. Cet après-midi fut plus productif que ce matin. Même si la discussion avec le Serpentard restait dans un coin de sa tête, elle ne pouvait se permettre de prendre du retard à cause de tout ce qu'il se passait dans sa vie privée. Elle travailla jusque très tard et alors qu'elle allait partir, elle vit qu'un parchemin l'attendait sur le bureau de sa secrétaire déjà partie depuis un temps. Son cœur se serra en reconnaissant l'écriture.

« Hermione,

J'ai appris par Harry que tu quittais de toi-même l'appartement. J'en suis ravi et soulagé car je compte m'installer avec ma copine dès la fin de la semaine dans cet appartement. Alors tu me retires un poids d'avoir décidé de quitter cet appartement de toi-même sans que j'ai à venir te le demander en personne.

Je suis sûr que tu feras le nécessaire pour être partie dès la fin de la semaine, et essaie de ne rien oublier.

Mes amitiés,

Ron. »

De la rage. Voilà, ce que la Gryffondor ressentait après avoir lu ce mot. De la rage à l'état pure. Il comptait s'installer avec sa nouvelle copine dès la fin de la semaine dans cet appartement qu'ils avaient partagé pendant presque trois ans ? Elle ne le reconnaissait en rien. Il n'y avait pas à dire, ce n'était pas le Ron dont elle était tombée amoureuse. Elle ne savait pas d'où lui venait cet excès de confiance, lui qui en avait toujours cruellement manqué. Mais ce qu'elle savait c'est qu'elle ne lui pardonnerait pas. Et elle comptait bien se venger

C'est alors, qu'après avoir brûlé ce mot, elle transplana devant le manoir qui avait hanté tant de ses cauchemars.

Elle fut soulagée en arrivant devant le grand grillage de voir que Draco n'avait pas menti. Le manoir ne ressemblait en rien à l'ancien. Rien que de l'extérieur il semblait moins sombre. Cependant, Hermione commença à douter de ce qu'elle allait faire. C'était sûrement une mauvaise idée et en plus de cela, il était déjà vingt-et-une heure et demie. Ce n'était certainement pas une heure pour s'inviter chez quelqu'un. Mais avant qu'elle n'ait le temps de rebrousser chemin, un elfe de maison accourra pour lui ouvrir.

Hermione n'en revenait pas que Draco ait un elfe de maison qui lui serve simplement à accueillir ses visiteurs. C'était d'une indécence. A croire qu'il serait indigne de son sang de venir de lui-même. Mais alors qu'elle s'apprêtait à dénigrer un peu plus Draco dans son esprit, ils arrivèrent devant la porte et l'elfe s'arrêta pour la laisser passer.

Après l'avoir remercié de l'avoir accompagné et lui avoir expliqué qu'il n'était pas nécessaire qu'il lui prenne sa veste et qu'elle pouvait s'en débarrasser elle-même, l'elfe s'en alla pour chercher son maître.

- Content de voir que tu n'as pas essayer de convaincre mon elfe de rejoindre ta cause, railla Draco.

- Si tu m'en avais donné le temps j'aurais essayé. Crois-moi.

- Je n'en doute pas. J'espère que ta présence chez moi à une heure pareille veut dire que tu acceptes le marché.

- Désolée de m'imposer aussi tard mais j'aimerai bien savoir ce que tu as en tête. Après je verrais ce qu'il en est.

- Je t'en prie, suis-moi.

Après avoir passé un nombre incalculable de pièce, Hermione arriva dans un salon où de la tisane venait d'être faite.

- Comme je te l'ai dit ce matin, la femme en couverture était ma copine et bien qu'elle soit très belle, j'ai rarement rencontré une femme aussi vaniteuse et bête de ma vie.

- Tu estimes beaucoup tes copines à ce que je vois Malfoy.

- Elle avait certaines qualités qui à ce moment comptaient plus que sa capacité à converser, mais peu importe. Cette femme est le reflet de celui que j'étais lors de mes premières années à Poudlard.

- Vous deviez bien vous entendre, dit Hermione se moquant ouvertement de lui.

- Je ne pense plus du tout comme je le pensais à l'époque et ce n'est pas le sujet. Cette femme est une coquille vide, rien qu'en la regardant on peut voir sa soif de célébrité. Elle ne vit que pour cela. Je sais bien qu'elle est très fière de l'article de ce matin. Tout le monde sorcier, qui suis les journaux du moins rajouta-t-il en lui jetant un coup d'œil, savait qu'elle et moi étions ensemble. Et là au réveil, ils apprennent que c'est fini alors qu'hier nous faisions encore la une. Et qu'en plus elle m'a quitté pour Weasmoche alors que tout le monde sait la haine qu'il y a entre nous ? C'étaient les gros titres assurés pour elle.

- Je ne comprends sincèrement pas ce que tu as pu lui trouver. Quand tu parles d'elle, on ne dirait pas que tu ne l'as apprécié un jour. Et ça se comprend.

- J'avais mes raisons à l'époque.

- Donc, qu'est-ce que tu as en tête ?

- Il faut l'effacer de l'affiche. Que le nouveau couple le plus en vue de Londres soit mis dans l'ombre.

- Et comment comptes-tu faire ça ?

- En mettant à l'affiche un nouveau couple. Mia est connue pour sa grande beauté standard et pour les personnes avec qui elle est. Ce n'est pas une réelle célébrité. Contrairement à toi. Et sans me vanter, à moi.

- Je ne comprends pas où tu veux en venir ? Je suis célèbre à cause des horreurs de la guerre et parce que je suis la meilleure amie d'Harry. Mais je n'ai jamais joué de cela. Tout le monde le sait.

- Il est temps d'en jouer.

- Je n'ai jamais aimé la foule et j'évite les paparazzis depuis trois ans, ce n'est pas pour les attirer maintenant. Ce n'est pas une célébrité dont l'on peut être fier. Puis, ma vie ne doit certainement pas être aussi intéressante que la vie de cette femme qui fait tout pour la rendre assez intéressante chaque jour pour être sûre qu'on ne l'oublie pas.

- Sauf si tu as un nouveau copain, qui plus est, le plus beau de tous.

- Par la barbe de Merlin, dit Hermione qui semblait réaliser ce que Draco avait en tête. Personne n'avalera jamais cela.

- Je pense moi au contraire que si, beaucoup de personnes le croiront.

Draco lui expliqua alors dans le détail son idée. Ils deviendraient le couple le plus improbable de Londres. Evidemment tout le monde douterait de leur relation, mais ils en seront aussi tous intrigués. Assez intrigués pour vouloir en savoir plus. Les tabloïds se déchaîneront pour tout savoir d'eux. Les deux ennemis de toujours que tout oppose enfin ensemble ? Ce serait la nouvelle de l'année.

- Je crois que tu as raison, ton idée peut marcher, dit Hermione après avoir écouté attentivement son idée. Mais j'y vois ici seulement ton intérêt Malfoy. Qu'est-ce que j'y gagne moi ?

- Comme tu l'as dit, depuis la fin de la guerre, bien que les magazines parlent de toi, tu t'effaces de ta célébrité. Mais ce n'est pas le cas de la belette. Je m'en suis bien rendu compte - faisant aussi parti de ce monde-là. Il ne fait que de se délecter de la célébrité qui s'offre enfin à lui. Avec ce plan, il sera mis dans l'ombre et se fera aussi jeter par Hudson. De plus, il me hait. Il détestera te savoir avec moi.

- Je pense qu'il n'en a plus rien à faire de moi, dit Hermione tristement, et que quand il apprendra pour nous deux ça lui sera égal.

- Je ne pense pas. Puis, il n'y a qu'un seul moyen de le savoir.

- Tu sais que s'ils finissent par l'apprendre ce sera encore plus humiliant que ça ne l'est déjà ?

- Personnellement j'ai entièrement confiance en mes amis, qu'en est-il de toi ?

Hermione aussi avait complètement confiance en Harry et Ginny. Elle leur confierait sa vie. Mais au sujet de Ron ? Il était tout de même le frère de Ginny et Harry et lui avaient toujours été les meilleurs amis du monde. En quatrième année, pendant ses disputes fréquentes avec le rouquin, Harry l'avait toujours soutenu lui. Elle savait que les deux avaient du mal avec le nouveau comportement vaniteux du rouquin, mais de là à le trahir ? Mais s'ils l'apprenaient par quelqu'un d'autre, ils finiraient par lui en vouloir ?

- Tu n'es pas obligé de tout raconter à tes amis Granger, dit Draco sachant pertinemment qu'elle était dans une position délicate.

- Je verrais sur le moment, répondit-elle finalement. Je veux passer ce marché.

- Très bien, je n'attendais que ça.

Draco se leva et alla chercher des feuilles qui se trouvaient sur la commode. Il avait mis au point un contrat, indiquant point par point comment allaient se dérouler les deux prochains mois. Comme il s'y attendait, Hermione le lut attentivement, n'hésitant pas à poser des questions sur les sujets comme son travail ou autre. Il avait tout prévu. Elle n'allait pas arrêter de travailler, seulement se mettre à travailler de chez-elle. Ce serait plus simple comme ça. Hermione n'avait jamais songé à travailler de chez elle, bien que souvent elle finissait par ramener ses dossiers chez elle le soir. Elle savait que ça ne poserait aucun problème au Ministère mais espérait que ça ne la retarde pas dans ces dossiers car sinon elle devrait retourner sur place. Après avoir discuté une bonne heure du contrat, Hermione s'apprêta à le signer mais ne put se retenir de poser la question qui tournait dans sa tête, avant que la pointe de sa plume touche le parchemin.

- Pourquoi moi ? Je me doute que tu ne fais pas ça par bonté d'âme. Ça t'est égal que je puisse me venger et bien que je ne m'intéresse pas aux magazines, on sait très bien tous les deux que tu aurais pu faire cela avec n'importe quelle fille. Elles auraient toutes acceptées de sortir avec toi et elles n'auraient pas eu à jouer un rôle elles, donc pas besoin de contrat.

- C'est justement parce que tu n'es pas n'importe quelle fille que cela peut marcher. N'importe quelle fille n'aurait pas suscité l'intérêt que tu vas susciter. Les médias savent à quel point tu veux garder ta vie privée intacte, le fait que tu t'exposes va tout de suite les affoler.

Cette réponse sonna correct pour Hermione qui signa enfin le contrat.

- Je ne compte pas te demander de prendre congé souvent. Je te connais assez pour savoir que ta carrière compte, seulement pour demain, j'ai besoin que tu en prennes un.

Même si Hermione était très réticente à cette idée elle finit par l'accepter et s'en alla enfin.