Hello ! :)
Avant de commencer, je remercie Psufix pour ton review et pour avoir ajouté l'histoire à tes favoris. :) Merci beaucouuuup.
Nous voilà donc à la fin de ce tome 2, au sujet du tome 3 je vous en parle tout en bas !
Si cela vous intéresse, j'ai posté une petite vidéo sur l'amitié Erine/Olivier sur TikTok vous pouvez trouver mon nom sur mon profil.
CW : Nudité, Limes.
Bonne lecture ! :D
CHAPITRE 33 – L'union fait la force
La semaine qui s'écoula fut la plus intense que Violet n'ait jamais ressentie à Poudlard. La tristesse n'avait jamais été autant marquée sur les visages des élèves. Elle-même ne parvenait pas à se défaire de la perte de Cedric. Elle avait suivi les conseils du Professeur Flitwick et avait fini par accepter sa tristesse.
Toute la semaine, elle en avait discuté avec Erine et les jumeaux. La peine ressentie avait tout de légitime. Cedric avait été leur camarade classe pendant six ans. Ils avaient été tous les deux capitaines l'année précédente et avaient toujours été cordiaux. Ils avaient partagé une équipe de Quidditch le temps de deux matchs. Ils avaient souvent discuté. Elle avait été reliée avec Cedric d'une certaine manière.
L'absence de Cedric était perturbante. Il était difficile de diriger son regard vers la table des Poufsouffle sans penser qu'il leur manquait un membre. Après concertation avec les Gryffondor, ils avaient décidé d'annuler le match amical. Personne n'avait le cœur à jouer sans Cedric, sans celui qui avait été l'initiateur de cette idée.
Aucun d'eux ne doutait que Cedric aurait aimé qu'ils jouent tout de même, en son honneur. Mais personne ne s'en sentait capable. Pas cette année. Par contre, ils s'étaient promis de ne pas l'oublier l'année prochaine.
Après cette pesante semaine, elle était soulagée d'arriver au banquet de fin d'année. Cela signifiait que le lendemain, ils retrouveraient le Poudlard Express. Le train les ramènerait à Londres et ils seraient enfin en vacances. Elle savait qu'elle ne verrait pas Olivier dès son retour car il avait entraînement mais ils n'avaient jamais été aussi proches de se retrouver pour l'été.
Quand Erine et elle arrivèrent dans la Grande Salle pour le festin, elles eurent toutes les deux un léger choc. Aucune des décorations habituelles n'étaient installées. Seules des draperies noires étaient accrochées derrière la table des professeurs. Cela ne faisait aucun doute que les pensées seraient seulement dirigées vers Cedric Diggory.
Alors qu'à chaque fin d'année la Grande Salle était plongée dans un brouhaha d'excitation et de joie, cette année fut bien différente. S'il n'y avait pas eu quelques murmures, la salle aurait été plongée dans un lourd silence.
Avant de commencer le dîner, le Professeur Dumbledore se leva pour prononcer quelques mots. Toutes les oreilles étaient attentives à ses paroles. Tout d'abord, il commença par rendre hommage à la personne qu'était Cedric. Tous les regards s'étaient tournés vers les Poufsouffle qui étaient les plus blafards et les plus tristes de tous.
A la demande de Dumbledore, tout le monde se mit debout et leva son gobelet d'or. D'une seule et même voix qui rappela à Violet leur solidarité l'année précédente, le nom de Cedric Diggory fut prononcé. Elle ressentit un nœud dans sa gorge tant l'émotion était présente.
Puis sans accorder la moindre importance à ce que pourrait penser le Ministère, Dumbledore annonça le retour de Voldemort. Ce fut trop pour elle, ses larmes suivirent celles que certains élèves avaient déjà versé pour Cedric. Elle ne prit pas garde aux murmures des élèves, elle se contenta d'écouter Dumbledore en pensant à ses propres parents.
Enfin, Dumbledore prononça des mots qu'elle trouva magnifiques. Pour une des premières fois, elle adora écouter les grandes paroles du Directeur. Elle était sûre de se souvenir de chacun des mots qui leur adressa tant cela était porteur d'un lourd message.
«-Tous les invités présents dans cette salle seront toujours les bienvenus chaque fois qu'ils voudront revenir ici. Une fois de plus, je vous le répète à tous, maintenant que Lord Voldemort est de retour, l'union fera notre force, la division notre faiblesse. L'aptitude de Lord Voldemort à semer la discorde et la haine est considérable. Nous ne pourrons le combattre qu'en montrant une détermination tout aussi puissante, fondée sur l'amitié et la confiance. Les différences de langage et de culture ne sont rien si nous partageons les mêmes objectifs et si nous restons ouverts les uns aux autres. Je suis convaincu – et jamais je n'ai tant souhaité me tromper – que nous allons connaître une période sombre et difficile. Certains, dans cette salle, ont déjà eu à souffrir directement des agissements de Lord Voldemort. Les familles de nombre d'entre vous ont été déchirées à cause de lui. Il y a une semaine, un élève nous a été arraché. Souvenez-vous de Cedric. Si, un jour, vous avez à choisir entre le bien et la facilité, souvenez-vous de ce qui est arrivé à un garçon qui était bon, fraternel et courageux, simplement parce qu'il a croisé le chemin de Lord Voldemort. Souvenez-vous de Cedric Diggory. »
Le trajet à bord du Poudlard Express n'avait jamais été aussi silencieux. Erine et Violet étaient seules avec Holly et Luna depuis que les jumeaux étaient partis voir ce que préparaient Malefoy et sa bande. Dans ce rare calme, Violet n'avait jamais eu aussi hâte de quitter le Poudlard Express.
Cinq minutes avant l'arrivée, Erine lui proposa de retrouver Fred et George. Ces derniers n'avaient pas pris leurs bagages en partant et elles comptaient tout de même les revoir avant le début des vacances. Il était déjà prévu qu'ils se revoient dans deux semaines pour les quarts de finale opposant le Club de Flaquemare aux Harpies de Holyhead. Mais le reste était encore très incertain.
Quand elles arrivèrent au compartiment où se trouvaient les jumeaux, le train était déjà arrêté. Harry, Ron et Hermione étaient en train de sortir tandis que leurs amis paraissaient totalement éberlués. Mais ils ne leur donnèrent aucune information.
Entre les événements de l'année et le fait de devoir une nouvelle fois quitter ses amis, Violet eut l'impression de recevoir un nouveau coup sur la tête. Elle n'avait plus qu'une hâte : retrouver son père.
«-Vas-y, passe devant », lui dit Erine quand le couloir s'était légèrement vidé.
Sa malle dans une main et Riddle dans l'autre, elle descendit du train tête baissée. La déprime l'abattait peu à peu et elle espérait avoir un été aussi chargé que l'année dernière pour se changer les idées. Soudainement, elle se cogna contre quelqu'un mais elle n'eut pas le temps de lever la tête que la personne constata :
«-Alors Lupin, on ne dit pas bonjour à un vieux rival ? »
Son visage s'illumina dès qu'elle reconnut cette voix. Elle posa sa malle et la cage de son hibou pour pouvoir sauter au cou d'Olivier. Son cœur battait si fort, dû à la surprise, qu'elle crut qu'elle allait s'évanouir. Elle le serra un peu plus fort contre elle et il en fit autant. C'était cette sensation qui lui avait manqué cette semaine, elle avait eu terriblement besoin de lui.
La pression qu'elle accumulait descendit petit à petit jusqu'à libérer de nouvelles émotions. Elle les laissa s'échapper dans un discret sanglot que seul Olivier entendit. Il caressa son dos tout doucement et lui embrassa le haut de la tête pour la consoler. Il la rassura à l'aide de quelques murmures.
«-Je croyais que tu avais entraînement !, s'exclama-t-elle en essuyant ses quelques larmes.
-Oui., confirma-t-il ce qui lui valut un regard des plus curieux., Mais il finissait à dix-huit heures, j'avais donc largement le temps d'arriver. »
Il était vrai qu'elle n'avait pas imaginé penser qu'il puisse finir plus tôt. Mais cela lui allait, cette surprise était parfaite. Derrière elle, arrivèrent leurs trois amis restés discrets jusqu'à présent. Erine tendit ses bras vers Olivier en criant :
«-J'ai organisé une petit soirée entre amis !
-Et mon père ?, s'inquiéta Violet, tout cela n'était pas prévu et elle pensait le voir.
-Il a de petites choses à régler avec Patmol., lui expliqua Olivier.
-Et bien, je vois qu'il pense à moi., ronchonna-t-elle, vexée qu'il n'ait même pas pris la peine de la prévenir.
-Je pensais que tu serais heureuse de passer la semaine à l'appartement pendant ce temps. », répondit Olivier faussement fâché.
Forcément si on ne lui donnait pas toutes les informations, elle ne pouvait pas s'épanouir ! Elle lui sourit pour lui prouver que ce programme lui plaisait. Jamais elle n'aurait refusé une semaine rien qu'avec lui.
Après avoir quitté le Quai 9 ¾, Erine et les jumeaux allèrent déposer leurs bagages à leurs parents respectifs. Madame Weasley promit à Violet qu'ils se verraient très bientôt juste avant de partir puis Violet adressa un léger sourire à Harry quand celui-ci retrouva leur oncle. Une fois qu'ils se retrouvèrent à cinq, Olivier proposa :
«-On passe à l'appartement pour que vous puissiez vous changer avant d'aller au restaurant ?
-Au restaurant ?, s'étonna Violet., Mais je n'ai aucune tenue adaptée !
-Ne t'inquiète pas., la rassura Erine., J'ai pensé à tout, je te prêterai des vêtements.
-Mais tu es plus grande et plus que fine que moi., constata-t-elle se voyant très mal rentrer dans les habits de sa meilleure.
-Ma chère Lupin, lui répondit Erine en tapotant son épaule comme si elle était une âme innocente., nous avons dix-sept ans maintenant. La magie est à portée de mains ! »
L'appartement qu'avait trouvé Olivier n'avait rien à voir avec ceux que Violet avait connus dans sa vie. Pour elle, celui-ci ressemblait plus à une maison sûrement parce qu'il devait faire le double voire le triple de l'appartement actuel de son père.
Tout d'abord, il y avait la pièce principale qui comprenait salon et cuisine. Cette pièce semblait faire la taille de l'appartement complet où elle vivait actuellement et la cuisine était immense. Elle se demanda si Olivier s'était découvert des talents de cuisiniers pour en avoir une de cette dimension. Tout le long du mur de cette pièce avait de grandes fenêtres qui donnaient sur une vue époustouflante de la City Londonienne.
Puis, il y avait une grande chambre où Olivier dormait ainsi qu'une plus petite qui servait de « bibliothèque et chambre d'amis ». Cependant, Erine n'avait pas manqué de faire remarquer qu'il s'agissait plus du nouveau temple du Quidditch. Probablement car il n'y avait aucun lit et que les seuls livres présents étaient portés sur le Quidditch. Enfin, une salle de bain tout aussi grande que le reste de l'appartement était au fond de l'appartement.
«-Et bien, en tout cas, notre capitaine sait se faire plaisir !, s'exclama Fred en s'affalant sur le canapé.
-Ouais !, confirma George., J'en fais notre nouveau QG. »
Les regards se posèrent sur Olivier qui n'avait apparemment pas le choix d'accepter. Mais il n'avait pas l'air d'être contre si on constatait son regard amusé. Voir tous ses amis réunis dans ce lieu fit énormément chaud au cœur à Violet, elle se sentait à sa place. Ici. Avec eux.
«-Par contre, enlevez vos chaussures de la table basse !, grogna soudainement Olivier quand il vit les jumeaux les poser sur le meuble., Vous allez la salir ET l'abîmer.
-Bien, bien., dit Fred en levant les mains et se laissant pousser les pieds par leur ami., Il faudra que tu nous donnes le règlement intérieur.
-Mais n'oublie pas qu'on ne l'a jamais respecté., se moqua George.
-Vous allez vous changer avant qu'ils ne mettent l'appartement sens dessus dessous ? », proposa Olivier totalement désespéré.
Les quatre élèves de Poudlard s'exécutèrent, non pas qu'Olivier leur faisait peur mais ils commençaient à tous à avoir faim.
Les parents d'Erine leur avaient réservé une table dans un restaurant chinois londonien. Les restaurants Moldus mais surtout la cuisine chinoise furent une grande découverte pour les quatre nés sorciers. Mais ce que Violet attendait le plus était le dessert. Au loin, elle avait vu une fontaine à chocolat plus qu'alléchante, il avait fallu la tirer pour qu'elle aille à table.
Une fois installés et servis, Olivier n'attendit pas une seconde de plus et posa la question qui le titillait depuis un moment. Il avait bien eu quelques explications par sa mère et Remus était resté vague. Il voulait vraiment tout savoir afin de mieux en parler avec Violet si elle en avait besoin.
«-Qu'est-ce qu'il s'est passé ? »
Les quatre présents le jour du drame se regardèrent bien moins joviaux. Violet baissa immédiatement les yeux, se répétant la question qu'elle s'était posée un millier de fois la semaine précédente. Elle était incapable d'en parler. Pas maintenant.
Les seuls qui se sentaient moins touchés furent les jumeaux. Ils racontèrent tout à Olivier du jour même à la veille. Ils racontèrent ce qu'ils avaient vu, ce qu'on leur avait dit et ce que Violet leur avait dit.
«-Tu penses que c'est cela les choses à régler de ton père ?, demanda Olivier., L'Ordre du Phénix ?
-Aucune idée., haussa-t-elle les épaules., Il ne m'en a pas touché un mot, je ne savais même pas que je ne le verrai pas...
-Il a dit qu'il passerait mercredi. », la rassura Olivier.
Quand il réalisa qu'il ne faisait que plomber l'ambiance avec ses questions, il estima qu'il était temps de leur dire la nouvelle que sa mère lui avait annoncé quelques jours plus tôt. Ce n'était pas ce qu'on pouvait appeler une bonne nouvelle mais il savait que cela leur plairait.
«-Maman m'a dit que Verpey a posé sa démission !
-Ah bah c'est pas trop tôt !, soufflèrent les quatre amis bien dépassé par ce personnage.
-Dommage qu'on n'ait pas récupéré notre argent. », soupira Fred.
En effet dès la fin de la troisième tâche, Ludo Verpey avait totalement disparu. Il avait bien essayé de négocier avec les gobelins car Harry avait gagné mais ces derniers estimaient qu'il avait gagné avec Cedric, ce qui était donc différent. Avec autant de dettes et de soucis, il était évident que Verpey devait avoir honte de se montrer au Ministère.
«-Mais... Harry nous a donné tout son sac de Gallions., leur avoua George.
-Tout genre tout ?, s'étonnèrent leurs amis.
-Les mille Gallions, oui., confirma Fred., On a mille cent Gallions grâce à vous tous. »
Les jumeaux n'en revenaient toujours pas de la somme qu'ils avaient en leur possession. Ils savaient qu'avec tout cela, ils allaient pouvoir réaliser un grand nombre de projet. Ils partaient très bien pour l'ouverture de leur boutique mais cela restait une grosse somme. Ils n'y étaient pas habitués.
«-Une superbe boutique Weasley, Farces pour sorciers facétieux en perspective ! Hâte de fêter l'ouverture ! », déclara Erine avec beaucoup d'excitation.
Les cinq amis levèrent leur verre pour célébrer le futur potentiel des jumeaux car personne ne doutait que ce serait une réelle réussite dans le monde des sorciers.
«-Prêts pour les quarts de finale ?, finit par demander Violet à Olivier.
-Bien sûr ! On va avoir entraînements tous les jours jusqu'au premier match. Cela ne va pas être facile car les Harpies sont tenaces mais on y croit !
-Ginny a déjà dit qu'elle supporterait les Harpies., dit Fred., Elle a dit qu'elle se moquait totalement de savoir si l'ancien capitaine des Gryffondor était à Flaquemare ou non.
-Elle changera vite d'avis. », dit Olivier avec beaucoup de confiance.
Mais toutes les autres personnes autour de la table se regardèrent avec moins d'assurance. Ginny savait très bien ce qu'elle voulait et ce qu'elle pensait, il était difficile de la faire changer d'avis. Elle n'était pas à Gryffondor pour rien, sa détermination était forte.
Quand il fut l'heure du dessert, Erine n'eut pas besoin de proposer deux fois d'aller se servir. Violet sauta de sa chaise pour aller trouver la fontaine qui lui faisait de l'œil depuis leur arrivée. Rien de mieux que du chocolat pour se remonter le moral. Le chocolat était un fabuleux remède pour se remettre sur pied, les Lupin le savaient !
«-Si un jour on se marie, Oli, sache qu'on aura cela ! », dit-elle quand ses amis arrivèrent à leur tour.
Elle prit conscience de ses mots quand elle vit les regards amusés de Fred et George, celui excité d'Erine et celui surpris ou paniqué d'Olivier, elle ne savait pas trop. Ok. Elle allait beaucoup trop vite, même elle n'y avait jamais songé. Il fallait peut-être qu'elle se calme sur le chocolat finalement.
«-Enfin... On a encore le temps d'y penser. Ca fait que deux ans qu'on est ensemble, j'ai dix-sept ans et puis pfiouh c'est quoi le mariage hein ?, dit-elle en levant les yeux mais elle réalisa qu'elle s'enfonçait., Bref, oublie.
-Moi je prends note !, s'exclama Erine., Croyez-moi vous allez avoir un mariage de rêve ! »
Oh Merlin, qu'elle aurait mieux fait de se taire ! Elle jeta un coup d'œil à la profondeur de la fontaine mais cela était trop juste pour pouvoir se noyer. Il valait mieux qu'elle leur laisse la place et qu'elle aille se rasseoir avant d'avoir de nouvelles remarques. La prochaine fois, elle réfléchirait avant de parler. Elle s'arrêta rapidement quand elle entendit George taquiner Olivier :
«-C'est quoi le mariage, hein capitaine ?
-Je ne sais pas. J'y réfléchirai quand elle aura eu ses neuf Optimal aux ASPIC, si elle les a bien sûr., répondit-il avec raillerie si on le cherchait autant qu'il la pousse à bout.
-J'ai eu mes neuf Optimal cette année alors je compte bien les avoir aux ASPIC, Dubois ! »
Les rires reprirent de plus belle. Elle plissa les yeux, pourquoi riaient-ils ? La réponse qui lui vint lui donna envie de claquer l'assiette contre son front mais cela aurait été gâché du chocolat. Il l'avait bien eue. Quel traître, il se défendait en l'attaquant elle. C'était très moche. Mais il n'avait pas dit qu'il était contre. Et peu importe l'âge qu'elle avait, cette idée lui rendit le sourire.
De retour à l'appartement, un nouveau problème se posa. Il était prévu que les quatre amis dorment chez Olivier mais Erine constata rapidement que cela n'allait pas. Il n'y avait qu'un seul lit dans la chambre et un canapé. Certes, le canapé d'angle pouvait accueillir trois personnes si les jumeaux se collaient mais l'idée d'être seule avec eux ne lui plaisaient pas. Qui sait ce qu'ils seraient capables de lui faire comme farce en pleine nuit ? Hors de question qu'elle seule en fasse les frais.
«-Rassurez-moi, vous n'allez pas me laisser dormir avec ces deux-là ?
-Un problème avec nous ?, demanda George.
-J'ai une bien meilleure idée. », sourit Olivier.
De sa baguette magique, il agrandit le siège du canapé pour en faire un grand lit. Il fut satisfait de lui quand il vit les regards ébahis de ses amis. Oui, il lui arrivait d'avoir de bonnes idées.
«-Comme dans la tente ! », ajouta-t-il.
Ses quatre amis semblèrent convaincus car aucun ne le contredit. Et comme à chaque fois, chacun reprit la place qui lui avait été désignée la première fois. Chacun reprit la place qui lui revenait.
Bien plus qu'heureuse, Erine s'allongea à plein ventre et passa un bras autour du cou de Violet et de George. Elle ne comprit pas pourquoi ils grognaient mais elle devait s'exprimer :
«-AH ! Que j'aime quand on est tous ensemble
-Si tu pouvais juste éviter de m'étrangler !, marmonna George.
-Bah alors Georgie, tu ne veux pas d'un câlin ? », se moqua-t-elle.
Sur ces mots, elle libéra Violet pour étreindre comme il se devait George. Ce dernier ronchonna mais ne se détacha pas pour autant. Alors qu'elle comptait bien l'embêter un peu plus longtemps, le deuxième jumeau vint au secours de son frère.
«-On n'a pas besoin d'un deuxième couple. J'ai pas très envie de tenir la chandelle.
-AH NON ! C'était juste pour le taquiner! , s'exclama-t-elle en se détachant et George se décala.
-Ce serait si horrible que ça ?, railla-t-il apparemment prêt à se venger.
-La question n'a pas à se poser.», souffla-t-elle.
Malgré la gêne, elle eut au moins le mérite de tous les faire rire. Décidément entre Violet et elle, c'était le concours de celle qui s'embarrassait le plus. Elle préféra mettre un terme à tout cela en leur souhaitant à tous une bonne nuit puis elle se tourna pour être plus proche de sa meilleure amie que de George. Plus aucune ambiguïté possible de cette manière.
Bien calée entre les bras d'Olivier, Erine contre elle et la présence des jumeaux près d'elle, Violet repensa aux mots de Dumbledore avant de s'endormir. Elle était sûre que la force de l'amitié et de la confiance qu'on a en nos semblables pouvaient vaincre beaucoup plus qu'on ne le pensait. Il était temps pour elle de mettre toute sa rancune de côté car il était vrai que l'union faisait la force.
Après une nouvelle journée passait tous ensemble, les jumeaux et Erine repartirent chez eux en fin de soirée. Désormais, ils avaient tous leur permis de transplanage ce qui facilitait beaucoup leur vie.
C'était donc parti pour une semaine rien qu'à deux réalisa Violet. Bien sûr, Olivier aurait entraînement la journée mais il était prévu qu'il rentre les midis et ils seraient ensemble le soir. Juste le fait de pouvoir le voir au réveil et au coucher lui plaisait énormément. Et l'avantage était que la journée, elle pourrait s'avancer dans ses devoirs voire même les terminer si elle était vraiment motivée.
La nuit tombée, elle observait avec fascination la City Londonienne. Elle n'avait jamais pu admirer une telle vue et dans la nuit, elle lui paraissait encore plus magnifique. Il lui semblait qu'elle aurait pu rester à la contempler pendant des heures.
Elle sentit les bras d'Olivier entourer sa taille jusqu'à croiser ses mains sur son ventre. Elle cala sa tête contre son torse et il posa son menton sur son crâne. Elle profita de ce léger flottement, en silence, rien qu'à deux. Que c'était agréable.
«-C'était cela le conseil de ton père., dit-il avec douceur.
-L'incroyable vue ?, s'étonna-t-elle., Je n'ai pas l'impression d'avoir des goûts de luxe.
-Non, ça c'est un bonus car l'appartement rentrait dans le budget., expliqua-t-il dans un rire., Il m'a juste dit qu'il te fallait de la lumière. Il a dit que tu as été bien assez souvent dans des endroits ternes et sombres. Il a pensé que c'est ce que tu aimerais vraiment : un endroit lumineux.
-C'est parfait, Oli. »
Elle se tourna afin de l'embrasser comme il se devait. Tout le long, il avait pensé à elle. Il avait fait en sorte qu'elle se sente bien. Alors qu'elle-même le savait, ils auraient pu être n'importe où elle aurait été bien du moment qu'il était là. Sa vie avec Remus lui avait fait apprécier le plaisir d'être avec ceux qu'on aime plus que le plaisir du matériel.
Dans les minutes qui suivirent, ils se retrouvèrent dans la chambre car il commençait à se faire tard et Olivier avait entraînement tôt le lendemain matin. Elle observa les lieux et une pensée la traversa : plus qu'un an et ce sera la nôtre. Et elle en était plus qu'impatiente.
Tous les deux allongés dans le lit, ils se tournèrent l'un vers l'autre à seulement quelques centimètres d'écart. Il caressait ses cheveux tout doucement et elle était quasiment certaine qu'il l'admirait autant qu'elle le faisait.
«-Neuf Optimal alors ?, sourit-il apparemment fier d'elle.
-Oui, enfin ! J'ai réussi à avoir Binns ! C'est grâce à Hermione, elle m'a été d'une grande aide., s'enthousiasma-t-elle., Mais je n'ai pas vraiment eu le cœur à m'en réjouir...
-Je comprends. »
Elle lui sourit pour le rassurer, elle parvenait doucement à accepter les événements. Ils restèrent silencieux quelques instants. Ils réalisèrent à quel point ils étaient seuls, vraiment seuls. Il n'y avait qu'eux dans l'appartement.
Ils plongèrent leur regard dans celui de l'autre comme ils s'étaient souvent laissé prendre. Les yeux marron foncé et ceux marron clair étoilés se noyaient mutuellement. Jamais ils n'avaient été aussi expressifs. Tous les deux partageaient exactement les mêmes pensées.
Ils s'étaient tellement manqué.
Leur cœur tambourina d'une force monstrueuse. Les fils invisibles les attiraient de plus en plus l'un envers l'autre et ils ne comptaient pas les détacher. Pas cette fois. Aujourd'hui, rien ne pouvait les arrêter.
Le premier pas vint de Violet quand elle avança doucement son visage mais Olivier la suivit aussitôt dans cette action. Il passa sa main sur sa nuque afin de coller ses lèvres aux siennes. Elle en profita pour poser ses deux mains sur ses joues dans le but de renforcer le baiser.
Il la fit basculer légèrement et elle se plaça immédiatement sur lui. Elle sentit de nouveau les fourmillements dans son ventre qui se faisaient de plus en plus fort. Elle avait cette sensation que chaque passage des mains d'Olivier sur sa peau fusionnait en elle tant cela lui plaisait.
Il se redressa tout en gardant ses mains dans son dos, il les passait et repassait appréciant chaque contact. Sans quitter ses lèvres, il la serra fort contre lui. Il voulait être encore plus proche d'elle.
Malgré son envie de la garder au plus près de lui, il se détacha légèrement. Il glissa ses mains de chaque côté de sa taille pour soulever son T-shirt. Elle se laissa faire et dévoila sa poitrine qui lui semblait tout simplement parfaite. Cette vue ne fit qu'augmenter le désir qui enflait déjà en lui. Il la cala à nouveau contre lui embrassant le creux de son cou.
Des frissons la parcoururent quand il y déposa ses lèvres. Des délectables frissons qui se propagèrent dans tout son corps et dont elle aurait aimé ne pas se détacher tant cela était agréable.
A son tour, elle lui enleva le vêtement qui recouvrait son torse. Il se recoucha sur le dos et elle put profiter pleinement de cette partie du corps qui lui avait déjà fait perdre ses esprits. Elle y posa ses mains et caressa son torse en savourant les formes qui y étaient dessinées. Quand elle arriva à ses épaules, elle se reposa délicatement sur lui pour retrouver ses lèvres.
Leurs mouvements redevinrent plus doux pour rallonger ce moment comme s'ils appréhendaient d'une certaine manière tout ce qui suivrait. Ils caressaient la peau de l'autre pour s'en imprégner.
Les mains d'Olivier se retrouvèrent naturellement au creux de ses reins et il continua de les descendre jusqu'à trouver de nouvelles rondeurs. Son envie d'elle montait de plus en plus. Une envie peu commune tant cela reposait sur un autre sentiment.
Il l'aimait. Il l'aimait vraiment énormément comme il n'avait jamais aimé rien d'autre.
C'était le bon moment cette fois et il le savait. Il le ressentait au plus profond de lui. C'était leur moment.
Il roula sur le côté afin de la faire passer en dessous de lui. Elle entremêla ses mains dans ses cheveux tandis qu'il passait le bout de ses doigts sur son flanc. Il se décrocha de ses lèvres pour l'embrasser une dernière fois tendrement.
Puis, il entreprit un nouveau chemin. Il descendit progressivement en déposant des baisers le long de son ventre jusqu'à arriver à son but. Il glissa sa culotte au sol et il put l'apprécier entièrement nue. Une éprouvante chaleur s'empara de lui traduisant toute la passion qu'il ressentait à cet instant.
Il sentit son regard posé sur lui et il comprit sans problème ce qu'il signifiait. Il enleva le dernier vêtement qui recouvrait sa peau Il se posa à nouveau sur elle et appuya son front au sien.
Jamais, leur peau ne s'était autant touchée. Jamais. Mais qu'est-ce qu'il aimait cela. Il la découvrait autrement, ils se découvraient autrement.
Avant d'aller plus loin, ils se dévorèrent du regard d'une manière qu'aucun des deux ne se l'était permis jusqu'à maintenant. Ils s'étaient souvent laissé hypnotiser par les yeux de l'autre mais jamais il n'y avait eu tant d'envie.
Doucement, elle écarta ses jambes pour lui offrir une nouvelle place. Il posa tendrement ses lèvres sur les siennes et l'embrassa de tout l'amour qu'il avait pour elle. Elle fit de même, il pouvait le ressentir. Son cœur recommença à battre fort, vite. Impatient.
Elle encercla son cou de ses bras ne sachant quoi faire de ses mains. Elle paniqua légèrement quand elle réalisa qu'elle ne savait pas ce qu'elle était censée faire. Il avait l'air si sûr de lui à chacun de ses mouvements et elle, elle était perdue. Elle frissonna quand sa main glissa le long de sa cuisse jusqu'à son genou. Il leva légèrement sa jambe pour qu'elle puisse l'encercler. Instinctivement, sa deuxième jambe vint s'enrouler à la sienne.
Elle sourit. Elle avait juste à arrêter de se poser des questions et faire ce qu'ils avaient toujours fait jusqu'à ce moment. Elle avait juste à faire ce qu'elle aimait.
Il avait bien senti qu'elle s'était crispée sous lui, que ses mouvements s'étaient faits moins confiants. Il avait eu peur que cela ne lui plaise pas. Il l'avait alors rapprochée un peu plus de lui et s'était senti mieux quand elle avait fait de même. Il ne cessait de passer sa main sur sa cuisse, qu'est-ce qu'il aimait ses jambes.
Il avait tant de fois imaginé ce moment, tant de fois. Mais jamais, il n'aurait jamais imaginé autant d'émotions. Il était parcouru d'un millier de sensations plus que plaisantes. Il n'aurait jamais imaginé ressentir autant de plaisir. Même une victoire au Quidditch ne lui avait jamais fait éprouver cela. Il ne savait même pas que cela était possible d'en ressentir autant.
Elle l'attira de plus en plus vers elle comme s'ils n'étaient pas encore assez proches. Elle voulait plus. Ils n'étaient plus qu'un mais cela n'était pas encore assez. Elle aurait juste aimé fusionner avec lui.
Elle ne s'était jamais sentie aussi bien. C'était un vrai bonheur à l'état pur, un bonheur qu'elle n'avait jamais connu. Il avait trouvé son cou qu'il couvrait de baiser. Elle maintenait sa tête ne souhaitant pas qu'il n'arrête tant cela la transportait ailleurs.
Elle sentit un tourbillon s'emparer de son corps jusqu'à ce que celui-ci se tende entièrement. Elle eut la sensation de perdre ses esprits tant le tourbillon la secouait. Elle n'eut plus aucune notion de temps et d'espace, elle avait tout perdu durant quelques secondes. Tous ses muscles se contractèrent d'un même mouvement et elle put reprendre son souffle. C'était donc cela le plaisir dont les élèves parlaient.
Alors qu'elle retrouvait pleinement conscience de ce qui l'entourait, il retrouva ses lèvres. Puis, elle le sentit se tendre à son tour jusqu'à ce qu'il se pose de tout son poids sur elle. Ce moment de calme lui plut tout autant que le reste, tant cela l'apaisait.
Il releva légèrement la tête pour l'embrasser d'une tendresse inimaginable.
Pendant de longues minutes, ils restèrent ainsi. Il était posé sur elle et continuait de caresser du pouce sa jambe alors qu'elle effleurait du bout de ses ongles son dos. Seuls eux comptaient, c'était parfait.
Elle aurait aimé pouvoir arrêter le temps tellement tout semblait aller bien. A cet instant précis, tout allait bien et elle aurait aimé ne jamais quitter un tel moment.
Mais, il finit par se poser à côté d'elle éclatant cette bulle de paix. Elle en profita pour prendre la première baguette qui venait et elle lança un sort de contraception. Sans perdre une seule seconde, elle vint se coller à lui.
A défaut d'avoir perdu le précédent moment, ils pouvaient s'en créer un nouveau. Elle posa sa tête sur sa clavicule et sa main sur son torse. Elle continua d'apprécier le plaisir de ce peau contre peau si rassurant. Elle sourit quand il passa ses bras autour d'elle tout en déposant un baiser sur son crâne.
Ils n'avaient jamais été aussi bien. Ils étaient là, ensemble. Tout était parfait.
«-Je t'aime Olivier Jude Dubois., murmura-t-elle juste assez fort pour que ce soit perceptible.
-Je t'aime aussi Violet Hope Lupin. »
Et voilà !
Ce chapitre vous-a-t-il plu ? Un dernier petit moment de nos cinq amis pour terminer ! Petite question plus générale : Avez-vous aimé ce deuxième tome ? Quel a été votre moment préféré ?
Le tome 3 s'intitule "Les fils qui nous déchirent". Oui, oui, ce sera bien moins joyeux... Il commencera trois jours après la fin de ce premier chapitre (juillet 1995 et se terminera en juillet 1997). Qu'attendez-vous de ce troisième Tome ? Quelles sont vos théroies ?
Comme la fois précédente, j'ajouterai un chapitre "Informations-Tome 3" quand il sera sorti. Comme je l'ai déjà dit, le tome 4 a été assez lourd émotionnellement... J'arrive aux parties plus "joyeuses" mais je bloque un peu. J'essaie d'avancer au mieux pour pouvoir partager avec vous le Tome 3 d'ici deux-trois mois.
D'ici-là, je devrai continuer à partager des petites vidéos par ci par là sur TikTok donc n'hésitez pas à me suivre. Je vais d'ailleurs essayer de faire un petit teaser du Tome 3.
Si vous appréciez Umbrella Academy et Twilight, vous pouvez aussi retrouver ma nouvelle fanfic (bientôt terminée) sur mon profil !
J'attends vos retours avec impatiences !
Bon week-end à vous ! A bientôt ! :D
Blue :D
Petit PS : En attendant le tome 3, voici le début du chapitre 1. ;) (Non-corrigé je m'excuse d'avance pour les possibles fautes...)
La City Londonienne n'avait rien de différent à celle habituelle. Les travailleurs s'agitaient pour se rendre à leurs bureaux, les enfants s'enthousiasmaient du début des vacances scolaires et les touristes se faisaient de plus en plus nombreux.
Dans le monde Moldu, rien ne laissait présager une quelconque inquiétude. Tout semblait aussi normal que les mois précédents. Les Moldus poursuivaient leur vie de tous les jours sans la moindre question ou la moindre tourmente.
De la table où elle révisait la composition et la préparation de la potion d'Élixir d'Euphorie, Violet Lupin s'accordait quelques minutes d'inattention pour observer le paysage londonien. Il lui était plus simple de se concentrer quand elle se distrayait régulièrement. Et il fallait avouer que l'extérieur Moldu paraissait plus paisible que les tourments du monde sorcier.
De son chignon décoiffé dépassaient de nombreuses mèches blondes, elle s'en servait pour les entortiller entre ses doigts. Il s'agissait là d'une nouvelle manie qui l'avait saisie quand ses pensées s'entrechoquaient. Ces dernières étaient un véritable contraste avec ce qu'il se passait dans le monde Moldu.
Elle pensait, beaucoup trop souvent pour son bien, aux événements de la fin d'année à Poudlard. La perte de son camarade Cedric Diggory la bouleversait encore et elle ne cessait de penser aux prochains matchs de Quidditch où il ne serait pas présent. Mais elle était d'autant plus perturbée par les réactions du Ministère de la Magie.
Cornelius Fudge – le Ministre – réfutait les propos de Dumbledore et le témoignage de son frère, Harry Potter. Cornelius Fudge niait le retour de Lord Voldemort et assurait que cela n'était que des mensonges. La Gazette du Sorcier avait commencé à s'emparer du sujet et n'hésitait pas à traiter de menteur Dumbledore ainsi que Harry. Le monde sorcier commençait à s'agiter entre les deux clans.
D'un dernier regard vers la City, elle estima préférable de reprendre le cours de son travail. Il lui restait un an à Poudlard et les ASPIC à la fin de l'année, elle ne pouvait pas se permettre de perdre dans ses pensées. Elle soupira pour extérioriser ses peines et reprit les étapes de la potion.
Elle ne cacha pas d'être soulagée quand une personne toqua à la porte de l'appartement d'Olivier. Cela faisait maintenant quelques jours qu'elle y restait et tout se passait très bien. Elle était plus que heureuse de pouvoir le voir aussi régulièrement. Il partait le matin et revenait en début de soirée. Pendant ce temps, elle travaillait ou lisait. La veille, elle était même allée passer un peu de temps chez sa meilleure amie, Erine Green, et cela leur avait fait du bien.
Mais aujourd'hui, elle était plus que ravie. Nous étions mercredi et son père avait promis de venir la voir afin de la tenir au courant de la situation. Il avait apparemment beaucoup de choses à lui expliquer et il avait estimé devoir le faire avant son retour chez eux. Enchantée, elle sauta de sa chaise pour aller ouvrir à son père.
Sans réfléchir, elle ouvrit la porte sans la retenir et celle-ci claqua contre le mur. Mais elle s'en moqua et se précipita au cou de son père. Cela faisait dix mois qu'ils ne s'étaient pas vus et il lui avait beaucoup manqué. Elle n'était pas habituée à le voir si peu et l'impatience de ces retrouvailles se faisaient ressentir.
Elle le laissa entrer et l'invita à se rapprocher de la table à manger où traîner toutes ces affaires de classe. Elle s'empressa de les rassembler pour remettre un peu d'ordre et elle entendit le petit rire de son père qu'elle ne comprit pas.
«-Quand cela t'était interdit, tu ronchonnais de ne pas pouvoir utiliser la magie. Maintenant que tu es autorisée, je suis fier de constater que tu ne l'utilises pas à tout moment., constata son père.
-C'est surtout que j'oublie que je le peux ! »
En effet depuis son retour de Poudlard, elle ne pensait que rarement à faire usage de la magie. Après tout, elle n'en avait pas réellement l'utilité. Pour ranger des affaires, elle allait aussi vite avec ses propres mains.
Après avoir servi un jus de citrouille à chacun d'entre eux, Violet ne tarda pas à questionner son père sur les raisons de son absence cette semaine. Olivier n'avait eu aucune réponse à lui apporter et elle avait bien assez attendu.
«-J'ai bien l'intention de tout expliquer, dans les limites de ce que tu dois savoir bien sûr., lui répondit-il. Mais d'abord, j'aimerais savoir comment tu vas. »
En guise de réponse, elle se limita à hausser les épaules sans le regarder. Son état émotionnel était bien contradictoire tout au long de la journée. Elle subissait des ascenseurs émotionnels chaque jour et ne parvenait pas à contrôler ce qu'elle ressentait. Entre joie d'être avec Olivier, tristesse de la mort de Cédric, peur du retour de Voldemort et le plaisir de travailler, elle ne savait plus où donner de la tête.
