Surprise !
Suite une review, j'ai craqué ! Je vous poste ce petit chapitre en espérant qu'il vous plaise et pour vous promettre que je n'ai pas abandonné cette fic !Comme je l'avais dit dans le précédent chapitre, l'histoire est presque terminée, mais je souhaite me concentrer sur "Basorexie" avant de la terminer. Je vous poste donc ces chapitres au goutte à goutte, pour pas que vous vous en alliez trop loin :p
En attendant, n'hésitez pas à jeter un œil à mes autres histoires ;)
Bonne lecture !
Drago enfila un peignoir, prit une grande inspiration et quitta la salle de bain pour rejoindre Hermione. Il avait encore du mal à réaliser ce qu'il venait de se passer, tout comme il peinait à faire le tri dans ses pensées.
Il était complètement perdu.
Il fut surpris de voir qu'Hermione l'attendait dans le séjour, rhabillée, installée dans un fauteuil, un plateau de thé posé sur la table basse, jouant avec ses doigts d'un air anxieux. Il s'était attendu à ce qu'elle montre la même assurance que plus tôt, mais elle semblait au contraire tout aussi gênée et perdue qu'il l'était.
Elle se mordillait la lèvre inférieure, jouait avec ses bagues et était blottie dans son fauteuil comme si elle essayait de se protéger de quelque chose. Est-ce qu'elle regrettait ? Ce fut la première chose qui vint à l'esprit de Drago. Il ne pouvait pas envisager autre chose. Comment et pourquoi aurait-elle trouvé normal qu'il jouisse grâce à elle ? Pourtant, elle l'avait fait…
Il s'installa face à elle et un silence des plus gênants s'installa. Il ne savait pas quoi faire, quoi dire pour apaiser cette tension. Devait-il tenter de la rassurer en disant qu'il ferait comme si de rien n'était si c'était ce qu'elle voulait ? Devait-il s'excuser d'avoir joui dans sa bouche ? Devait-il attendre qu'elle parle la première ?
Il opta pour la dernière option et préféra se cacher derrière sa tasse de thé plutôt que d'affronter son regard. Elle semblait le détailler avec curiosité, comme si elle cherchait sur son visage la trace de potentiels regrets. Drago savait qu'il n'y en avait aucun.
Comment pourrait-il regretter l'orgasme que la femme qui hantait ses rêves depuis des jours venait de lui offrir ?
Il se trouvait égoïste de penser ainsi, sachant parfaitement que quoi qu'il arrive, leur amitié en pâtirait. Il ne pouvait s'empêcher de penser qu'elle regrettait, au point où il commença à se sentir mal. Il ne voulait rien lui imposer, au contraire.
Si elle lui demandait d'oublier ce qu'il venait de se passer, il le ferait sans hésiter. Si elle lui demandait que cela reste unique, il ne demanderait jamais rien de plus. Si elle lui demandait qu'ils ne se voient plus jamais, il accepterait, bien qu'à contre-cœur. Il ferait tout pour elle, si cela voulait dire qu'elle était heureuse. Personne ne méritait le bonheur plus qu'Hermione à ses yeux.
Elle était l'une des personnes les plus importantes de sa vie et il était bien connu que Drago pourrait donner sa vie pour les gens qu'il aimait.
- Je ne veux pas que ça s'arrête, lâcha-t-elle soudainement, le faisant sursauter.
Il mit quelques secondes avant de comprendre le sens de ses paroles. Est-ce qu'il avait bien entendu ?
- Pardon ? dit-il, confus.
Elle se mordit la lèvre une nouvelle fois et rougit en détournant les yeux.
- J'en avais envie depuis des jours, chuchota-t-elle sans oser le regarder. Je sais que j'ai été plutôt intrusive, que je ne t'ai pas vraiment laissé le temps de comprendre et j'en suis désolée. Je ne voulais pas te mettre dans une situation inconfortable et que tu te sentes obligé de quoi que ce soit, je…
- Ce n'est pas le cas ! la coupa-t-il d'une voix rauque, peinant à réaliser ce qu'elle sous-entendait. J'en avais envie aussi.
Elle releva la tête à ses mots, semblant plus confuse encore. Visiblement, elle ne s'était pas attendue à cela.
- Tu… Tu avais envie de moi ? demanda-t-elle timidement, sans cesser de rougir.
Il hocha la tête et déglutit. Ses doigts étaient fermement serrés autour de sa tasse, à tel point que ses phalanges étaient devenues blanches. Son cœur battait la chamade et il avait l'impression d'être au bord d'un précipice. L'impression qu'à tout moment, il pourrait tomber dans le vide et perdre Hermione.
- Est-ce que c'est toujours le cas ? demanda-t-elle ensuite.
- Oui, avoua-t-il à voix basse. Mais je ne veux pas non plus que tu te sentes obligée de quoi que ce soit. Si tu ne veux pas, je peux tout aussi bien oublier ce qu'il s'est passé et faire comme si…
- Non ! le coupa-t-elle vivement.
Elle rougit furieusement lorsqu'il fronça les sourcils. Elle avait visiblement parlé sans pouvoir s'en empêcher.
- Je n'ai pas envie que tu oublies, fit-elle en se raclant la gorge.
- Qu'est-ce que tu veux, alors ? osa-t-il demander, braquant un regard profond dans le sien.
- Je veux pouvoir continuer ce genre de choses avec toi, répondit-elle timidement.
Il se retint de rire à cette formulation si enfantine. Elle n'avait pas semblé si gênée et pudique lorsqu'elle s'était agenouillée devant lui pour le sucer.
Il se contenta de sourire narquoisement, toute timidité envolée de son côté. Il se détendait petit à petit.
- Sans rien de plus, n'est-ce pas ? demanda-t-il tout de même.
Il savait très bien qu'elle ne voulait pas de relation sérieuse et il ne la pousserait jamais à ce que cela le devienne. Il accepterait ce qu'elle voudrait bien lui donner. Il avait, de toute manière, encore du mal à déterminer ce qu'il y avait entre eux, du moins ce qu'il ressentait pour elle. C'était bien trop tôt et il était plutôt effrayé par ce qu'il pourrait ressentir pour elle qu'autre chose.
- Oui, murmura-t-elle, si bas qu'il ne fut pas certain qu'elle ait prononcé ce mot.
Il hocha la tête, alors que son cœur se serrait. Il mentirait en disant qu'il était tout de même déçu de sa réponse. Bien qu'il clame depuis des années ne rien vouloir de sérieux avec qui que ce soit, il était conscient qu'Hermione faisait partie des exceptions.
Cependant, il lui fallait être réaliste. Même dans le cas où elle aurait voulu plus, Drago n'y aurait probablement pas été prêt. Avec sa fille, ses problèmes familiaux et son emploi prenant – bien qu'il le partage avec Hermione – il n'aurait ni le temps, ni l'énergie de s'investir dans une relation sérieuse. De plus, il devait avouer être terrifié à l'idée de faire un jour entrer une femme dans sa vie alors qu'Alhena était là. Il ne voulait surtout pas risquer que sa fille s'attache à quelqu'un pour que cela se termine une année ou deux plus tard.
Il se fit donc la réflexion que la réponse d'Hermione était celle qu'il lui fallait. Bien qu'il soit légèrement touché dans son égo, il se devait d'être réaliste.
- Depuis quand ? s'enquit-il ensuite, se retenant du mieux possible de lui sauter dessus pour goûter ses lèvres une nouvelle fois.
- Lorsque l'on s'est revus, avoua-t-elle en posant sa tasse de thé. Je voulais tenter quelque chose avant de déménager. Je m'en serais voulue de ne pas avoir essayé, expliqua-t-elle ensuite en tripotant les manches de son haut.
Il hocha la tête, pensivement. Elle avait donc ressenti cette attirance en même temps que lui.
- Promets-moi que tu ne regrettes pas, lui demanda-t-il après un court silence.
- Je ne regrette pas, Drago, dit-elle d'une voix basse mais sûre. Je voulais t'en parler depuis des jours, mais j'avais peur que notre cohabitation en soit trop impactée et avec Alhena dans les parages, je…
- Je comprends, la coupa-t-il en souriant légèrement. Tu as bien fait.
Elle hocha une nouvelle fois la tête. Un autre silence s'installa.
Drago en profita pour réfléchir à la situation.
Hermione souhaitait visiblement qu'ils soient sex friends. Il le voulait aussi d'une certaine façon, mais il avait besoin de faire un point.
Il était attiré par elle, c'était un fait.
Ils étaient meilleurs amis. Point négatif. Il avait peur qu'en prenant une telle route avec elle, ils ne puissent pas faire demi-tour et risquent de détruire l'amitié qu'ils avaient construite.
Elle était attirée par lui. Point positif.
Elle suçait très bien. Point positif.
Elle allait déménager et ils ne vivraient plus constamment ensemble, ce qui était plutôt positif. Ainsi, il n'y aurait pas de risque que cela aille plus loin un jour. Elle ne dormirait pas avec lui et ils ne seraient pas constamment ensemble. Autrement, il n'y aurait pas vraiment de limite avec un couple normal.
Ils travaillaient ensemble. Drago ne sut pas vraiment s'il s'agissait d'un point négatif ou positif. Positif car cela leur ouvrirait un grand champ de possibilités. Il s'imaginait déjà la prendre sur l'un de leur bureau ou dans l'une des réserves de l'hôpital.
Merlin, cette simple pensée aurait suffi à réveiller Mini-Drago. Il posa sa tasse sur la table basse.
Le point négatif serait cependant le risque que cela puisse impacter leur travail. Aussi professionnels soient-ils, ils restaient humains et le fait de passer autant de temps tous les deux, en plus du fait de coucher ensemble, risquerait de les mener à certaines discordes.
Il se fit ensuite la réflexion qu'ils avaient parfaitement réussi à s'en sortir pendant leurs études. Ils avaient passé leurs journées et nuits ensemble –en tout bien tout honneur bien sûr– et cela n'avait pas impacté leur travail. Est-ce que le fait de coucher ensemble changerait cela ? Il n'en était pas certain.
- Nous pouvons nous laisser le temps d'y réfléchir, si tu veux, proposa-t-elle alors à voix basse.
Il releva la tête vers elle et la scanna du regard. Elle semblait toujours aussi stressée, comme jamais elle ne l'avait été en sa présence. Elle qui était toujours si confiante avec lui, étant celle qui le réconfortait et rarement l'inverse.
- Est-ce que tu as peur de quelque chose ? lui demanda-t-il.
Il avait besoin de connaître son avis, son point de vue, ses réflexions. Elle était toujours celle qui amenait l'étincelle à laquelle il n'avait pas pensé. Pas étonnant que leur travail d'équipe fonctionne si bien.
Elle secoua légèrement la tête et passa son doigt autour de sa tasse dans un geste répétitif.
- Je pense qu'il serait idiot de passer à côté de cela, sachant que nous en avons envie tous les deux, expliqua-t-elle sans le regarder pour autant.
- Mais ?
- Mais je pense que l'on va devoir communiquer plus que jamais, si on veut que ça fonctionne sans qu'aucun de nous ne soit blessé, répondit-elle en braquant enfin son regard dans le sien.
- Cela me paraît logique, oui. Mais nous avons toujours été bons pour la communication, tu ne crois pas ?
Il se mentait légèrement à lui-même en disant cela, mais après tout, le déni était quelque chose d'assez présent dans sa vie, n'est-ce pas ?
- Je pense que oui, acquiesça Hermione sans le quitter des yeux.
Il remarqua que son regard n'était plus aussi timide qu'auparavant. Il était plus ardent, plus curieux et cela fit sourire Drago. L'atmosphère devint soudainement bien différente.
- Pour répondre à ta question, je ne pense pas avoir besoin d'une seconde de plus pour y réfléchir, et toi ? dit-il à voix basse.
Il la vit se mordre la lèvre à ses mots et ses joues se colorèrent légèrement. Elle se leva avant qu'il ne puisse le faire. Il ne la lâchait pas du regard, elle l'hypnotisait.
Elle avança jusqu'à lui et se tint entre ses jambes écartées. Il posa ses mains sur ses hanches par automatisme. Elle ne le quittait pas des yeux et l'intensité de son regard suffit à réveiller ses parties les plus intimes.
- Tu ne crois pas que nous devrions discuter de certaines règles entre nous ? fit-elle à voix basse, les joues légèrement rougies.
Il sourit en levant les yeux au ciel. Évidemment qu'elle ne sauterait pas pieds joints et sans prendre ses précautions dans une telle relation. Il ne la lâcha pas pour autant et se contenta de sourire plus narquoisement.
- Tu as raison, fit-il avec un ton faussement professionnel. Première règle, le sujet A, c'est-à-dire moi, se devra de toujours rendre ses orgasmes au sujet B, soit toi.
- Drago ! s'exclama-t-elle en riant et en levant les yeux au ciel.
Elle commença à reculer, probablement pour parler plus sérieusement, mais il ne lui en laissa pas le temps. Il la tira en avant et elle retomba sur le canapé, juste à côté de lui. Il en profita pour se positionner juste au-dessus d'elle, sans jamais lâcher ses hanches.
- Je propose que nous discutions plus tard, Granger, susurra-t-il à son oreille. Là tout de suite, je n'ai qu'une envie : retirer chacun de tes vêtements et t'entendre crier de plaisir.
Il entendit tout de suite sa respiration s'accélérer à ses mots et ne sourit que davantage. Elle hocha la tête, visiblement incapable de prononcer le moindre mot et Drago en profita pour laisser courir ses lèvres sous son oreille.
Elle gémit et Drago fut heureux de découvrir qu'il s'agissait de l'un des plus beaux sons qu'il n'avait jamais entendu.
- Qu'en penses-tu ? lui demanda-t-il entre deux baisers.
- J'en pense que tu as intérêt à me faire jouir, Malefoy.
Il ne lui en fallut pas plus.
Ses vêtements ne firent pas long feu.
Ses gémissements résonnaient aux oreilles de Drago, alors qu'il savourait sa peau centimètre par centimètre.
Il suça ses tétons un par un jusqu'à ce que ceux-ci durcissent entre ses lèvres et qu'elle se cambre de plaisir.
Elle passa sa main dans ses cheveux, tirant parfois dessus, et sa poitrine se souleva au rythme de sa respiration erratique.
Ses lèvres tracèrent un chemin humide jusqu'à son nombril, puis jusqu'à l'élastique de sa culotte, seul vêtement qu'il n'avait pas encore fait disparaître.
- Par Merlin, c'est pour moi que tu es aussi trempée, Granger ? souffla-t-il en passant un doigt sur la dentelle de son sous-vêtement.
- Juste pour toi, gémit-t-elle en se tortillant pour qu'il la touche à nouveau.
- Tu caches bien ton jeu, s'amusa-t-il en levant les yeux vers elle.
Avant qu'elle ne puisse répondre, il posa ses lèvres sur le tissu, sans la lâcher des yeux.
Ceux de la jeune femme se révulsèrent à ce simple geste.
Drago passa ses doigts sous l'élastique de son sous-vêtement et le fit lentement glisser le long de ses jambes. Il le balança ensuite à travers le séjour.
Il souffla sur sa vulve et observa sa réaction à travers ses longs cils blonds. Elle était déjà rouge et transpirante. Sa respiration était de plus en plus rapide. Elle ne le quittait pas des yeux.
- Plus, je t'en prie, gémit-elle pour qu'il s'active.
Il ne lui répondit que d'un clin d'œil et se contenta d'attraper sa cheville droite.
Il l'embrassa en la fixant et laissa remonter ses baisers tout le long de sa jambe. Arrivé en haut de sa cuisse, il mordit légèrement sa chair et attrapa sa seconde cheville.
- Drago…
Il infligea le même traitement à sa jambe gauche, mais contrairement à la première, s'attarda sur sa cuisse. En effet, il réalisa l'un de ses fantasmes concernant Hermione : laisser courir ses lèvres sur son tatouage. Il s'évertua donc à embrasser chaque centimètre du dragon, de sa hanche jusqu'au bas de sa cuisse.
C'était exquis.
- S'il te plaît…
Il sourit contre sa peau et décida d'enfin assouvir son désir.
Il fit de son mieux pour la faire crier de ses doigts et de sa langue. Il ne la quittait pas des yeux. Il avait goûté à la vision splendide de son visage déformé par le plaisir et il savait déjà qu'il ne pourrait plus s'en passer.
Merlin, comment allait-il réussir à garder cela uniquement pour le plaisir ?
Ses cuisses commencèrent à trembler autour de sa tête et il sourit par-dessus ses plis. Il suçota une dernière fois son clitoris, tout en levant l'une de ses mains jusqu'à sa poitrine pour pincer son téton droit.
- Drago !
Il était un homme mort et elle venait de prononcer sa sentence.
Il lui serait impossible d'oublier le souvenir de son prénom sur ses lèvres après qu'il lui ait donné un orgasme. Cela hanterait ses rêves.
