Bonsoir !
Voilà pour le nouveau chapitre ;)
ChesiErhe : Merci pour ta review ! Je ne te dis pas comme ça me fait plaisir d'en recevoir ahah ! J'écris cette histoire depuis mai 2020, et j'avoue que ça fait du bien d'avoir un retour. Tu verras les réactions des proches d'Hermione et Harry arriveront bientôt ! Les retrouvailles avec Rogue aussi, j'ai hâte que tu lises ça. Est-ce qu'Hermione gardera son nom ? Bonne question ;) Je garde le mystère... Pour le nombre de chapitres, je t'avoue que je ne sais pas encore, mais pour te donner une idée, je suis en train d'écrire le chapitre 46, et je dirais que j'en suis à la moitié ! Pour ce qui est du rythme de posts, maintenant que je sais qu'il y a des lecteurs attentifs, je vais essayer de poster un chapitre tous les jours, ou au moins tous les deux jours, jusqu'aux chapitres que j'ai en stock. Lorsque je serais à jour, la publication sera sûrement plus lente, mais je vous redirais ça !
Bonne lecture :)
Chapitre 13 : Prendre son courage à deux mains
- Avec les Serpentards ?! Mais vous êtes malades ! Ce sont tous des Mangemorts, ça ne va pas bien !
- Ne dis pas n'importe quoi, Ron, soupira Hermione, d'un air agacé. Tu sais très bien que c'est faux. Ils ont tous été graciés, et en plus parmi ceux que nous voulons inviter, la plupart n'ont même pas été des Mangemorts, ou même ne serait-ce que liés à Voldemort, ajouta-t-elle en levant les yeux au ciel.
- J'hallucine ! Comment peux-tu dire une chose pareille, alors que tu as été la cible principale de leurs insultes pendant nos années à Poudlard ?! siffla-t-il, les sourcils haussés aussi haut que possible.
- Je sais ce qu'il s'est passé Ron, crois-moi. Je te rappelle que je l'ai vécu. Mais aujourd'hui je pense que nous sommes tous assez matures - et j'espère vraiment que tu le seras aussi - pour essayer de régler cette histoire convenablement et faire table rase du passé. Je sais que nous avons vraiment eu beaucoup de différents, mais je pense sincèrement que nous pouvons nous entendre, ils n'ont vraiment pas l'air méchants. Théodore Nott a l'air d'être quelqu'un de très intelligent, Blaise Zabini a l'air très drôle, et je suis sûre que tu t'entendrais à merveille avec lui, Pansy Parkinson est certes une petite peste, mais à mon avis elle est gentille et intelligente aussi ! Quant à Malefoy... J'ai parlé avec lui ce matin, pour l'instant il n'est pas envisageable pour lui de ne serait-ce que de me parler correctement, donc c'est plutôt mal parti, mais si nous réussissons à convaincre les autres, peut-être qu'ils réussiront à le convaincre lui.
- Malefoy ?! Mais tu ne vas pas bien, ma pauvre, c'est un véritable idiot ce mec. Tant mieux s'il ne veut pas, franchement rien que l'idée d'être dans la même pièce que lui en dehors des cours me donne envie de vomir.
- Tu n'abuserais pas un peu là, Ron ? souffla-t-elle en croisant les bras sous sa poitrine, alors qu'Harry levait discrètement les yeux au ciel, lui aussi désespéré par le comportement du rouquin.
- Franchement, je pense qu'il n'est pas aussi horrible qu'il prétend l'être, il a plutôt l'air de souffrir qu'autre chose, tu sais. Je pense qu'il faut que nous réussissions à le convaincre. Je ne dis pas qu'un jour je pourrais être ne serait-ce qu'ami avec lui, loin de là, mais après tout si nous voulons le devenir avec les autres Serpentards, il faudra bien le côtoyer, alors autant s'accommoder cordialement de lui, déclara Harry en regardant Ron, qui avait lui aussi croisé ses bras sur sa poitrine, signe de son mécontentement.
- Hum, il avait l'air de dire ce matin que les autres n'étaient pas vraiment ses amis.
- Comment ça ?
- Il parlait de ses amis avec ironie, comme pour signifier le fait que ce n'était pas, ou plus vraiment le cas.
- Ah bon ? s'étonna le brun. Bizarre. C'est vrai que maintenant que tu le dis, lorsque je les ai observés... Ne me regarde pas comme ça, Ron, il fallait bien que je réfléchisse à comment les approcher. Donc je disais, reprit-t-il après que Ron ait laissé échapper un petit grognement mécontent, c'est vrai que je n'ai pas vu Malefoy une seule fois avec eux.
- Pas étonnant, c'est vraiment un con, il mérite bien ça.
- Ronald ! gronda Hermione. Ça suffit, ce n'est pas avec ce genre de commentaires qu'on parviendra à nos fins !
- Elle a raison, fit Harry en regardant Ron. D'ailleurs, je suis plutôt d'avis qu'il faut en parler avec les autres Serpentards avant. De voir leurs réactions, et si ça se passe bien, nous leur demanderons s'ils peuvent s'occuper de Malefoy.
- Hum, acquiesça vaguement Ron.
- Bon, alors on fait ça. Occupez-vous de vos binômes, et je m'occupe de Nott, ça vous va ? proposa Hermione.
- Parfait, dit Harry.
- Oui, si tu veux, marmonna finalement Ron.
Toujours au bord du Lac, ils décidèrent de retourner dans le château pour rejoindre la bibliothèque. Hermione était heureuse d'avoir fait changer d'avis le rouquin, ce qui n'était pas gagné au départ. En entrant dans le château, Harry et Hermione marchaient à quelques mètres devant Ron, qui bougonnait encore dans son coin. Il les observait ensemble avec une certaine gêne, presque de la colère.
oOo
La fin de ses deux heures d'Histoire de la Magie venait de sonner, il était enfin l'heure du déjeuner. Drago Malefoy, qui n'était pas descendu déjeuner le matin, préférant se promener dans le parc du château en attendant le début de son cours de Métamorphose, commençait à avoir faim. Il avait beaucoup réfléchi à ce que lui avait dit Potter la veille et aux propos de Granger le matin même. Il avait commencé par les traiter de tous les noms intérieurement, leur reprochant leur particulière capacité à se mêler de tout, mais il avait fini par se raviser, se rendant bien compte que c'était inutile. Après tout, ils n'avaient pas tort, il ne voulait simplement pas l'admettre.
Il était seul, par sa faute. Il le savait.
A vrai dire, ses amis lui manquaient, il n'était pas allé les voir une seule fois. Il ne se sentait pas légitime de revenir leur parler comme si de rien n'était, alors qu'il était le principal responsable des torts dont on les avait accusés. Il savait que si Pansy Parkinson était intervenue l'année précédente pour attraper Harry, c'était uniquement dans son intérêt à lui. Même si son propre père était impliqué dans la cause Mangemort, elle n'avait agi que pour Drago.
La jeune femme était dingue de lui depuis presque deux ans et ne voulait que son bien. Elle aurait tout fait pour lui. Théodore et Blaise lui en avaient voulu, étant tout autant que Drago les meilleurs amis de la jeune femme. Ils voulaient la protéger.
Depuis, il n'osait pas les approcher. Il se sentait trop coupable. Il ne les méritait pas. S'il n'avait pas été présent dans leurs vies, rien de tout cela ne leur serait arrivé. Ses amis n'auraient été accusés de rien, malgré l'implication de certains de leurs parents au sein des Mangemorts. Drago était le seul qui n'avait pas pu empêcher son intégration complète dans les rangs de Voldemort. Le seul qui était marqué.
Ainsi, les autres Serpentards, avaient eux-aussi été impliqués dans plusieurs de ses missions et actions lors de l'ascension de Voldemort. Il s'en voulait terriblement, il était en colère contre lui-même. Leur loyauté envers le blond les avait amenés à faire des choses regrettables, pas aussi terribles que Drago, certes, mais regrettables tout de même. Il ne cherchait pas leurs pardons, il s'en voulait trop pour le vouloir. De plus, sa fierté jouait pour beaucoup, il avait peur de s'excuser, au risque de se faire moquer et rejeter.
Cependant, les mots de Granger l'avaient touchés plus qu'il ne le laissait paraître. Et depuis cette discussion, il cogitait. Beaucoup trop à son goût.
Il n'avait que très peu suivi les cours de la matinée, trop déconcentré par l'idée qui tournait en boucle dans sa tête. Il devait aller voir ses amis, voir leur réaction, parler avec eux, et peut-être même s'excuser. Après tout, il était le seul à s'être mis de côté. Les autres n'avaient rien fait pour se rapprocher de lui, alors autant qu'il le fasse lui-même, peut-être qu'il les retrouverait. Comme avant.
Théodore Nott et Blaise Zabini étaient ses meilleurs amis, depuis leur première année. Plus particulièrement Blaise, avec qui il avait créé un véritable lien de confiance. Et même si Crabbe et Goyle étaient toujours dans leurs pattes, cela n'avait rien avoir. Ces derniers n'étaient que des idiots, des larbins, prêts à tout pour entrer dans les bonnes grâces des Malefoy, et de Voldemort un peu plus tard. Goyle avait commis des crimes atroces sous les ordres de Voldemort, il était le seul à être véritablement en accord avec les idées du Lord, et avait rapidement été envoyé à Azkaban. Crabbe était décédé pour protéger Drago. Le blond ne les avait jamais appréciés, mais son père avait insisté pour que ces idiots restent près de son fils.
Ainsi, malgré leurs désagréables présences, il avait pu souder des liens puissants avec Nott et Zabini. Ils se connaissaient très bien et étaient les seuls à pouvoir faire rire et sourire Malefoy dans les périodes les plus difficiles. Lors des dernières années notamment.
Quant à Pansy Parkinson, il la connaissait depuis qu'ils étaient tout petits, leurs familles étant très proches. Malheureusement pour le blond, elle était tombée amoureuse de lui, plusieurs années auparavant, ce qui avait, à ses yeux, ruiné leur proximité et leur amitié. Elle s'était éloignée de lui, inconsciemment, et il savait qu'elle en avait souffert autant que lui.
Contrairement à elle, il l'avait toujours considérée comme sa petite sœur, malgré leur minime différence d'âge. Il l'avait toujours protégée, mais ne l'avait jamais considérée autrement que comme une amie, ou une sœur de cœur.
Cependant, il ne savait pas comment cela avait évolué, si elle avait toujours les mêmes sentiments à son égard, ou s'ils avaient été remplacés par de la haine, par sa faute. Il en serait très peiné.
Il ne lui restait donc qu'un seul moyen de savoir tout cela, de savoir s'il avait une chance de les retrouver un jour. Ils lui avaient réellement manqué, surtout pendant ses difficiles vacances d'été. Il devait aller les voir, et quoi de mieux que lors du déjeuner ?
Drago se dirigeait vers la Grande Salle, ressassant les premiers mots qu'il pourrait leur adresser. Il était à deux pas des portes. Son cœur battait plus fort que jamais, la boule au ventre, le cerveau en fusion, mais un masque d'indifférence plaqué sur son visage.
Il prit son courage à deux mains et pénétra dans la salle. Il rejoignit à reculons la table de Serpentard, le cœur battant la chamade, et finit par repérer ses amis. Il avait pris l'habitude de s'asseoir seul en bout de table, mais cette fois-ci, il s'approcha des autres.
Arrivé à leur niveau, il hésita quelques secondes, puis se racla la gorge pour signaler sa présence. Les trois autres levèrent la tête vers lui, sans cacher leur étonnement.
- Je peux m'asseoir avec vous ? demanda-il entre deux toussotements gênés.
Ils le dévisageaient, sans voix. Pansy lui jetait un regard froid, dénué de toute émotion, comme indifférente. Blaise semblait hésiter, son regard trahissait le combat qui semblait se dérouler dans sa tête. Théodore quant à lui, lui lança un regard qui semblait soulagé et après quelques secondes de silence, ce dernier prit la parole :
- Bien sûr, Drago, nous attendions le jour où tu finirais par venir.
- Je... Oui, d'accord.
Drago prit place aux côtés de Blaise, alors que Théodore lui adressait un sourire encourageant. Un silence pesant s'installa, personne n'osait se regarder, tous semblant d'un coup s'intéresser très particulièrement aux contenus de leurs assiettes. Le blond n'osait pas leur jeter ne serait-ce qu'un coup d'œil. Il avait bien entendu remarqué la réticence de Pansy quand il s'était joint à eux, mais n'osa pas la confronter comme il l'aurait fait les années précédentes. Il ne se reconnaissait pas en étant aussi lâche devant ses meilleurs amis. Seul Théodore semblait n'avoir aucun problème au fait qu'il soit assis ici. Blaise quant à lui paraissait complètement perdu.
- J'aimerai-m'excuser-parce-que-je-suis-vraiment-désolé-pour-tout-ce-que-je-vous-ai-fait, enchaîna Drago très rapidement, sans articuler le moins du monde, voulant à tout prix passer ce moment désagréable.
- Qu'est-ce que tu as dit ? Je n'ai absolument rien compris, confia Blaise, qui avait regardé Drago dans les yeux pour la première fois.
- Je disais que, commença-t-il en toussant pour cacher son malaise, j'étais, comment dire ? Je sais que je n'ai pas été correct ces derniers temps et-
- C'est le moins qu'on puisse dire, je ne sais même pas ce que tu fous là, répliqua Pansy d'un voix calme, où transparaissait tout son dédain.
- Pansy ! Laisse-le parler, et tais-toi, surtout si c'est pour dire des conneries, gronda Théodore, la fusillant du regard. Continue, Drago, l'encouragea-t-il.
- Elle a raison, je n'aurais pas dû venir vous voir, souffla-t-il en se levant. Je sais que j'ai été un parfait connard, et je ne mérite pas que vous me pardonniez, aucun d'entre vous. Je voulais simplement vous dire que je regrette.
- Ne dis pas de bêtises, répondit Blaise en le tirant par le bras pour le faire se rasseoir. Théo te l'a dit, nous attendions juste que tu reviennes de toi-même. Alors, oui, comme tu l'as dit tu as vraiment été un con, mais nous sommes tes amis et nous aussi nous avons fait des choses que nous regrettons.
- Si je n'avais pas été là, vous n'auriez pas fait tout ça, bougonna-t-il en relevant vivement la tête.
- Tu crois vraiment que nos parents, tous des Mangemorts, à part la mère de Blaise, ne nous auraient pas incités à faire des choses pour Tu-Sais-Qui ? Ils ont vu que nous te suivions sur certaines choses, alors ils n'ont rien dit de plus, mais si ça n'avait pas été le cas, je pense que nous aurions reçu la marque de force, comme toi. Heureusement, nous y avons échappé, et c'est justement grâce à toi, tu nous as en quelque sorte protégés. Alors arrête de te torturer avec ça. Certes, tu as fait le con, je pense que nous sommes tous les trois d'accord avec ça, mais nous ne sommes pas non plus fiers de ce que nous avons pu faire, pas du tout même, enchaîna Théodore.
- Il a raison Drago, arrête de t'en vouloir comme ça, nous acceptons tes excuses. Maintenant, oublions tout ça, fit Blaise en donnant un coup de coude amical au blond.
- Vraiment ? Vous n'êtes pas obligé de faire ça, je comprendrais très bien vous savez.
- Mais non, tu nous as manqué mon pote, toi, ton arrogance et ta fierté à deux balles. Foutue fierté qui, je suppose, t'a empêchée de venir nous voir plus tôt, je me trompe ?
- J'avoue que ça, ça ne changera jamais je crois, dit-il en relevant la tête, un sourire en coin arborant ses lèvres.
- Bon, eh bien, c'est parfait ! Pansy ? Quelque chose à dire peut-être ? demanda Blaise, en voyant le regard noir avec lequel la jeune femme avait regardé Drago depuis son arrivée.
- Non, je suis d'accord avec vous, répondit-elle finalement en baissant les yeux, qu'elle releva juste après, avec un léger sourire aussi.
- Parfait. Alors dis-nous tout, comment se passe ton rôle de Préfet-en-Chef ?
- Pas si mal, les quartiers sont pas mal, pas aussi exceptionnels que chez moi, mais on s'y fait, répondit-il, plus que jamais soulagé de voir à quel point ses amis avaient bien réagi.
- Je vois que n'as pas perdu ça au moins, dit Théodore en levant les yeux au ciel.
- Quoi « ça » ?
- Ton côté gosse de riche, pouffa-t-il. Non mais sérieux, tu as ton propre appartement dans Poudlard, qu'est-ce que tu veux de plus ?
- Je te signale que je le partage avec Granger, c'est un enfer, grimaça le blond.
- Enfin, on te retrouve, sourit Blaise. J'ai bien cru que jamais je reverrais le connard prétentieux de Malefoy, mais ne te méprend pas, c'est ça que j'aime chez toi !
- Hum, si tu le dis, grogna Drago.
Les trois autres pouffèrent de rire et les discussions reprirent leur cours. Il les avait enfin retrouvés. Toute cette bonne humeur, il ne l'avait pas vécue depuis plus d'un an, et cela lui avait manqué. Ils étaient là tous les quatre, attablés devant un bon repas, à se raconter leurs mésaventures de l'été et de ce début d'année. Drago leur avait même proposé de venir visiter l'appartement dans la semaine. Il avait retrouvé un peu le sourire et les revoir auprès de lui, lui réchauffait le cœur.
- Drago ? l'interpella Pansy. J'aimerais te parler cinq minutes, tu viens ?
- Je te suis, répondit-il sans cacher sa perplexité.
Pansy et lui sortirent de la Grande Salle, ayant terminé leur repas, et se rendirent dans le parc du château. Peu d'élèves étaient à l'extérieur et un vent assez fort martelait les alentours. Elle s'arrêta dos à lui et fixa le lac quelques secondes, avant de se lancer.
- Tu sais autant que moi, que ces dernières années, j'étais, disons… Très attachée à toi.
- Oui répondit-il simplement, toujours aussi perplexe.
- Bien. Quand la Bataille s'est terminée, bien après que nous ayons été libérés des cachots où nous avions été emprisonnés à cause de moi-
- Ce n'était pas ta faute, la coupa-t-il vivement.
- Si, ça l'était Drago. Je ne veux pas revenir dessus, répondit-elle d'un air résigné. Ce que je voulais te dire, c'est qu'à partir de ce moment-là, j'ai beaucoup réfléchi. Ce serait te mentir que de dire que je ne t'en veux pas, clairement. D'autant plus que j'ai beaucoup souffert de cette sorte d'amour qui n'était pas réciproque.
- Il était réciproque, mais pas de la même manière. Je t'ai toujours aimé Pansy, mais comme une meilleure amie, voire comme une sœur. Je n'ai jamais envisagé autre chose.
- Je le sais, je l'ai compris après la bataille, quand je me suis rendu compte que je n'exerçais plus dans mon propre intérêt, mais plutôt dans le tien. Je m'en suis voulu, tu sais. D'avoir été aveuglée à ce point et ne pas avoir compris plus tôt que cela ne serait jamais réciproque. Je t'en ai énormément voulu, de m'avoir fait souffrir, mais aujourd'hui j'ai compris que je serais plus heureuse de retrouver l'amitié et le lien presque fraternel qui nous unissait depuis petits. J'ai réussi à faire la part des choses et même si je t'en veux toujours, j'aimerais vraiment que nous retrouvions notre complicité d'avant, et que nous puissions nous confier autant qu'avant.
Drago laissa échapper un soupir de soulagement. Quand il avait vu le semblant de mépris qu'elle avait envers lui au début du repas, il avait eu peur qu'elle ne puisse jamais le pardonner et qu'elle lui en veuille trop pour redevenir amie avec lui. Il ne voulait pas la perdre, elle était sa meilleure amie, celle à qui il pouvait tout confier. Bien entendu, il avait remarqué qu'elle était attachée différemment à lui ces dernières années, mais il avait pensé qu'avec le temps, elle finirait par se lasser. Alors il avait attendu. Peut-être que ça n'avait pas été la solution idéale, mais il fonctionnait comme ça.
- Pansy, je n'attendais que ça, fit-il d'un air soulagé. Je n'ai jamais voulu te faire du mal, crois-moi, je ne savais simplement pas comment gérer tout ça.
- Je sais bien, passons à autre chose.
- Merci, lui dit-il en s'avançant pour la serrer dans ses bras.
Elle répondit rapidement à son étreinte, et après quelques instants serrés l'un contre l'autre, ils rejoignirent les autres, pour se rendre à leurs différents cours.
Et voilà ! Notre Drago a enfin retrouvé ses amis ! Vos avis ?
Merci à Suldreen194 pour sa relecture et correction ;)
Writer8Hell
