Chapitre 5 : Le temps se couvre


Point de vue de France :

Le vent balayait mes cheveux et je sentais mes jambes souffrir sous l'effort. J'avais horriblement mal au ventre et j'avais la sensation d'avoir un énorme poids sur les épaules. A bout de force je m'arrêtai au milieu du sentier, au loin je pouvais apercevoir l'hôtel mais je n'avais aucune envie d'y retourner. Je voulais être seul. Juste seul. Je… Je l'ai forcé à m'embrasser… Je lui ai fait mal. Qu'est-ce qui m'a pris ? Je reprenais mon souffle difficilement, la course ne m'avait pas tellement fatigué mais la colère qui montait en moi me bloquait la respiration. Après toutes ces années… J'avais tellement de haine ! Prit d'une montée de rage je frappai de toutes mes forces sur un tronc d'arbre, j'entendis un sinistre craquement puis la douleur me paralysa la main. Le silence était total dans le parc, seule ma respiration saccadée brisait cet instant paisible. Me passant ma main valide dans les cheveux je me calmais peu à peu puis m'assis au pied de l'arbre lourdement. L'adrénaline dans mes veines se dissipa et la souffrance de ma main parcourait à présent mon corps entier. Je levais les yeux au ciel pour pouvoir trouver du réconfort dans un beau ciel bleu mais je ne trouvai qu'un ciel gris recouvert de nuages menaçants.

Je restais là, par terre, à revoir en boucle ce que je venais de faire à Angleterre. J'avais cru qu'il voulait juste venir me voir, pour moi, et non pas par obligation. Qu'il voulait réellement prendre soin de moi et non s'acquitter d'une dette envers Canada. Je m'étais laissé emporter par l'amertume et la déception… Mais j'ai bien vu par la suite qu'il s'inquiétait… Pourquoi est-ce que je ne me suis pas arrêté avant ? Il voulait juste m'aider et moi… A ce souvenir mon cœur ratât un battement. Ce baiser, bien que forcé, m'avait horriblement excité. Le voir à ma merci, dans mes bras, m'avait fait perdre la tête. Ce n'est qu'en rouvrant les yeux que je réalisais mon geste. Mon petit Arthur, les larmes aux yeux, était terrifié par mon comportement. Il avait peur de moi et c'était bien la première fois que je vis ce sentiment sur son visage. De la joie, de l'indifférence, du mépris mais jamais de la peur. L'avoir dans mes bras m'avait comme brûler la peau mais il était trop tard. Le peu de confiance qui régnait entre nous avait été brisée une fois de plus et cette nation si spéciale à mes yeux se tournera vers d'autres. Il ira voir America… Son chère America… Je ne peux pas laisser faire ça ! Je ne veux pas le perdre.

- Pardonne moi Jeanne...

Aidé par ma seule main valide je me levais et alla en direction opposée de l'hôtel. Je devais réparer mes erreurs et m'excuser.


Point de vue d'Angleterre :

Il commençait à pleuvoir et l'ambiance féerique du parc de tout à l'heure devenait de plus en plus sombre. De grosses gouttes tombèrent sur mon visage, atteignant mon cou me provoquant de longs frissons. Cela faisait quelques minutes que France était parti et que je restais immobile sur le banc. En regardant ma montre je remarquai que la réunion devait déjà être commencée. J'essayais de ne pas penser à Francis et de me concentrer sur mon devoir de nation. J'allais me lever pour rejoindre l'hôtel quand mon portable vibra. America ? Il devait se demander pourquoi j'étais en retard… Il me fallait une excuse. Je décrochais l'appareil en me raclant la gorge pour avoir une voix plus assurée.

- Allo America ? Qu'est-ce que…

- Angleteeeeeeeeerre! Ou est-tu ?! Je suis dans les jardins de l'hôtel et je te cherche ! La réceptionniste m'a dit que tu étais parti vers le jardin avec plein de roses dedans. T'es ou ?! La réunion a commencé !

- Calme-toi America… Je suis en retard juste de quelques minutes… Attends ! Tu es dans les jardins en ce moment ?!

- Oui ! Allemagne m'a chargé de te ramener, il était très en colère. Il ne manque que toi et France. Bon, j'arrive, ne bouge pas ! Me dit-il juste avant de raccrocher.

Je restais bouche bée pendants plusieurs secondes puis remis mon portable dans ma poche. En soupirant je me levai et partis en direction de l'hôtel, je n'allais quand même pas attendre qu'une de mes colonies vienne et me ramène comme un enfant. J'avais ma fierté… Il pleuvait de plus en plus et j'avais la désagréable sensation que ma chemise me collait à la peau. Je me retournai pour observer une dernière fois les roses mais leurs beautés avaient comme disparus et je ne vis que de simple plantes écrasées par la pluie. Je repris mon chemin dans l'espoir de ne croiser ni America ni France…


Point de vue de France :

J'étais trempé et mes cheveux d'ordinaire si bien coiffés ne ressemblaient qu'à une masse informe, je ne devais pas avoir fière allure. Décidé, je me rendais là où j'avais abandonné Angleterre. J'allais tout lui dire. Tout d'un coup, mon portable sonna, c'était Antonio. Qu'est-ce qu'il me voulait encore ?

- Spain ?

-Hey Francis, ya tout le monde qui râle parce qu'Angleterre et toi vous n'êtes pas à la réunion. T'es ou mec ?

- Là je peux pas venir, je dois faire quelque chose d'important. Dis leurs qu'ils peuvent commencer sans moi, je rattraperais en cours de route.

- C'est impossible France… Allemagne nous l'a dit hier, c'est une réunion ultra importante. Tout le monde doit être là et…

- Et ?

Pour toute réponse Spain éclata de rire.

- Quoi ? Pourquoi tu rigoles ? Lui dis-je méchamment.

- Non mais… Je trouve ça juste bizarre que seul toi et l'anglais n'êtes pas présent… Dis-moi Francis… Tu t'es réconcilié avec lui ? Dit-il d'une voix secouée par les rires.

- Arrête avec tes sous-entendus espèce de pervers ! Et pas la peine de venir me chercher, j'arriverais quand j'aurais fini ce que je dois faire !

C'est sous les éclats de rire d'Antonio que je raccrochai. Et après qu'on ne vienne pas me dire que Spain est pur et innocent ! En pensant à ce qu'Antonio venait de me dire et au baiser que j'avais donné à Angleterre, mon cœur s'accéléra ainsi que mon allure. Par automatisme j'ai voulu me prendre une cigarette mais à peine le paquet sortit je me rappelai de la pluie qui faisait rage autour de moi. En râlant je remis le paquet dans ma poche et continua mon chemin. C'est alors que j'aperçus au loin deux silhouettes mais à cause de la pluie je n'arrivais pas à les distinguer. Après plusieurs secondes de silences j'arrivais enfin à les voir. Mon esprit tournait au ralenti et mon cœur battait encore plus fort. America et Arthur. Ils étaient tous les deux sous la veste de l'américain pour se protéger de la pluie, ils étaient horriblement proches et Alfred riait aux éclats. Arthur l'avait sans doute appelé en pleurant... Et puis America était venu, l'avait réconforté et lui avait proposé de rentrée tous les deux comme le héros qu'il prétendait être. Dès qu'Arthur avait un problème il appelait sa chère colonie. Et moi je passais toujours pour le méchant de service. Pour le violeur, le pervers.

Et pour une fois, ils auraient raison. Pensais-je en revoyant ma main serrer le cou d'Arthur.

Très bien. Je fis volte-face et partis le plus vite possible pour ne pas qu'ils me remarquent. Je courrais tellement vite qu'en quelques minutes je me retrouvai devant l'hôtel. J'avais froid, faim et ma main me faisait horriblement souffrir mais rien ne dépassait le sentiment d'amertume qui s'était logé dans mon cœur. Après avoir poussé la porte de l'hôtel je me rendis à la réception. La réceptionniste leva les yeux sur moi et émis un petit cri strident. Je fais si peur à voir que ça ?

- Je voudrais faire soigner ma main. Y a-t-il une infirmerie dans cet hôtel ?

- O…Oui… Au rée de chaussée, au bout du deuxième couloir…

- Merci mademoiselle.

- Attendez monsieur ! Vous allez bien ? Me dit-t-elle avec incertitude.

Mais j'étais déjà à l'autre bout du couloir et je ne lui répondis pas.


Point de vue d'Angleterre :

- Pas la peine de courir America !

- Au contraire Angleterre ! On est déjà en retard ! me dit-il en accélérant.

Cela faisait quelques minutes que nous marchions à vive allure vers l'hôtel. Il pleuvait des cordes et nous nous étions abrités sous la veste de ce crétin d'américain puisque ce dernier a eu la bonne idée de ne pas prendre son parapluie…

- Tu m'exaspères Alfred ! J'aurais très bien pu rentrer tout seul ! Je ne suis pas…

- Oh arrête ! Me coupa-t-il. A qui la faute si nous sommes sous la pluie au lieu d'être au meeting ? Et puis pourquoi t'as raté l'heure ?! Normalement t'es toujours dans les premiers arrivés !

- Cela ne te regarde pas… Dis-je en ronchonnant.

- Encore un problème avec France je parie…

- Shut up !

America explosa de rire et me dit en me regardant :

- Vous ressemblez à un vieux couple ! C'est super mignon!

- I said… SHUT UP !

Il continua de rire pendant tout le trajet puis une fois dans l'hôtel il m'amena directement à la salle de réunion. Je tentais de protester mais il me tenait fermement par le bras en disant que plus vite cette réunion sera terminée plus vite il pourra aller regarder le nouveau film d'horreur qu'il venait de s'acheter. Alors que je pensais faire une entrée assez discrète America ouvra violemment la porte et cria devant toutes les nations :

- C'est bon ! On est complet ! Heureusement que votre héros est là !

Puis Alfred alla s'asseoir à sa place comme si de rien n'était. Je soupirai et entra dans la pièce sous les regards accusateurs d'Allemagne…


La réunion avait duré une éternité ! France n'avait toujours pas fait son apparition et nous avions donc convenu de faire le meeting sans lui. Je ne savais pas pourquoi mais durant toute la réunion, l'espagnol n'arrêtais pas de se moquer de moi pour je ne sais quelle raison. Et pour couronner le tout je n'arrêtais pas de tousser et d'éternuer… Et ma gorge commençait à me faire énormément souffrir. Mon passage sous la pluie a eu son effet... Cela n'a pas échappé à l'allemand qui m'a presque forcé à aller à l'infirmerie après ses pauses de plus en plus accusatrices suite à mes multiples éternuements. Je me dirigeais vers celle-ci en pestant sur ma malchance. Arrivé devant la porte de l'infirmerie j'entendis des insultes indignées venant d'une jeune femme. Sans perdre une seconde j'entrai dans la pièce prêt à intervenir.


En entrant dans l'infirmerie, je découvris une grande pièce lumineuse ou les murs et le sol étaient en blanc. De larges fenêtres faisaient entrer le peu de lumière qui arrivait à percer la barrière de nuages et de nombreux lits étaient disposés en ligne à droite de la pièce. J'aperçus tout au fond de la pièce un lit avec des rideaux tirés, je ne voyais que l'ombre de la personne allongée et je compris très vite aux éclats de voix de qui il s'agissait. En effet, l'infirmière qui avait criée précédemment se tenait au bout du lit en regardant le patient avec un air exaspéré.

- Monsieur, je dois vous faire cette piqûre pour prévenir la douleur ! Alors arrêtez de faire votre enfant et ne bougez plus ! Dit-elle énervée.

- Et ce n'est pas en m'insultant que je vais me détendre mademoiselle ! Répondit l'homme d'une voix moqueuse mais sensuelle.

A cette voix mon corps se raidit et mon cœur cessa de battre un court instant.

- Cela fait une heure que vous êtes ici à vous plaindre. Répondit l'infirmière en tentant de se calmer. Si vous voulez vraiment que je vous soigne, laissez-moi faire mon travail.

- Très bien mais avant de souffrir le martyr… Dit-il en prenant une voix grave. Permettez-moi, mademoiselle, de vous dire à quelle point votre beauté m'éblouis et me…

- FRANCIS ! Criais-je.

Rapidement, je me rendis près du lit et tira, le plus violemment possible, les rideaux. Surpris, France me regarda avec des yeux ronds, il avait la bouche ouverte et tentait de dire quelque chose mais aucunes paroles ne sortaient.

Je ne savais pas ce que je faisais et pourquoi j'étais en colère. Peut-être à cause du baisé, à cause de cette violence, de cette méchanceté.

- You stupide frog ! What are you doing here?!

Après quelques secondes de silence, il me répondit d'une voix ironique.

- Et bien vois-tu Angleterre, je suis dans une infirmerie avec une infirmière dans un lit d'infirmerie. A ton avis qu'est-ce que je peux faire ici ?

Son sourire m'agaçait, il se moquait encore de moi.

- Fuck you stupid frenchy ! I'm not an idiot!

- Je t'emmerde le punk !

- Fucking bastard !

- Connard !

- Jerk !

Alors que France allait encore me répondre l'infirmière cria de nous taire et partit de la pièce en claquant la porte et en disant qu'elle allait prévenir le responsable de l'hôtel. Un silence gêné régnait dans la salle et aucun de nous deux voulaient prendre la parole. Seuls, nos regards noirs en disaient long sur nos pensées. Tout d'un coup, France soupira et passa sa main valide dans ses cheveux. Je ne savais plus trop quoi faire. J'étais en colère après ce qu'il m'avait pas. Mais j'étais mal à l'aise à cause de Jeanne. Ce tourbillon de sentiments me rendait fébrile.

- Et toi… ? Pourquoi t'es ici ?

Sa voix me fit redescendre sur terre et alors que je j'allais lui répondre, il reprit.

- T'es pas avec ton précieux américain ? Me dit-il avec une pointe d'amertume.

Mais c'était quoi son problème ?

- Non, cet abruti à fait assez de dégât comme ça tout à l'heure.

- Comment ça ?

- Laisse tomber… Et puis pourquoi ça t'intéresserait ? Lui dis-je pour le provoquer.

- Évidemment que je m'intéresse à toi Angleterre. Me répondit-il simplement.

- Arrête de dire des choses que tu regretteras par la suite France…

Il me fixait avec une telle intensité qu'une bouffée de chaleur me prit et je suis absolument sûr que j'étais tout rouge. Notre conversation ne me plaisait pas du tout, c'était trop sérieux, elle allait dévier.

- Je n'ai jamais rien regretté de toute ma vie. J'ai fait des erreurs, certes, mais j'assume chacun de mes actes même si… Je l'admets, j'aurais pu m'y prendre autrement… Me dit-il en me regardant droit dans les yeux.

Je suis convaincu qu'il faisait référence au baisé forcé qu'il m'a donné. Je devais trouver une excuse pour sortir de cette infirmerie ! Mais je n'arrivais même plus à parler tellement j'étais troublé.

- Well… I… I've got to go… You see… I'm exhausted…

Je fis volte-face et alors que j'allais partir France me pris la main pour me retenir.

- What are you…

Je n'eus pas le temps de finir ma phrase qu'il me tira avec force vers lui. Je tombais sur son lit et après quelques mouvements rapides France était sur moi. A califourchon, il me surplombait et en se penchant vers moi quelques mèches de ses cheveux me chatouillaient le visage. Lorsqu'il sourit, mon cœur cessa de battre quelques secondes. J'avais l'impression de revoir l'ancien Francis. Celui qui prenait soin de moi, qui me coiffait, me faisait de la bonne cuisine et qui me consolait. Celui dont je suis tombé amoureux il y a des centaines d'années. Avec sa main il me caressait tendrement la joue et en l'observant, je savais immédiatement que son sourire était vrai. Ces gestes si tendres me firent oublier le baisé un peu brutal de ce matin.

- Je suis désolé pour ce que j'ai fait… Me dit-il tout bas.

Doucement il se pencha encore un peu plus vers moi et posa ses lèvres sur les miennes. C'était un baisé chaste, sans rien d'autre que de la tendresse. Après quelques secondes j'en voulu plus et lui mordilla sa lèvre inférieur. Surpris de ma réaction il rigola puis fit rencontrer sa langue avec la mienne. Je devais bien avouer que c'était le plus bon french kiss que j'ai eu de ma longue existence… Toujours sur moi et après avoir enlevé mon pull, France commençait à déboutonner ma chemise tout en continuant de m'embrasser. Je sentais déjà son excitation contre ma jambe ce qui m'envoya une grande bouffée de chaleur dans le ventre. Il jeta ma chemise à travers la pièce et se mis à embrasser mon cou. Ne restant pas inactif j'essayais de lui enlever sa chemise mais mes mains tremblaient tellement que je n'arrivais à rien. En voyant mes difficultés France l'enleva lui-même en m'envoyant un regard moqueur.

-Le punk perd ses moyens… Me chuchota-il à l'oreille.

Je ne répondis pas, de peur d'entendre ma voix devenu trop rauque à cause des événements. France m'embrassa sur la bouche et colla son torse au mien. Et lorsque je sentis nos pantalons se toucher, un long frisson se rependis dans ma colonne vertébrale. J'avais horriblement chaud. Comme si il ne voulait pas me faire peur, France déboutonna très lentement mon pantalon et me regardas un instant pour me demander mon accord. Je lui répondis en plaçant une de mes jambes entre les siennes, appuyant une zone assez sensible de son anatomie. Réagissant très vite, Francis le baissa complètement en emmenant mes chaussures et mes chaussettes avec. Il fit de même avec le sien et nous nous retrouvâmes rapidement en caleçon. France parsemait mon torse de baisés en allant de plus en plus bas. Je serais de toutes mes forces les draps et me mordais la lèvre inférieure pour éviter de gémir. En sentant le français arriver à mon sous vêtement, je fermais les yeux d'anticipation. C'en était trop, il me torturait en attendant ainsi. Je sentais son souffle sur moi et alors que je pensais qu'il allait passer à l'acte il se redressa.

- Pourquoi tu t'arrêtes le frenchy ? Marmonnais-je en ouvrant les yeux.

Je compris son arrêt brutal. Dans l'encadrement de la porte se trouvait le responsable de l'hôtel, l'infirmière et Spain. Les deux premiers étaient horriblement rouges et le dernier était tellement écroulé de rire qu'il alla dans le couloir pour se calmer. France, qui était encore sur moi, partit du lit et prit une couverture qui traînait par là et me la lança. Alors que moi j'étais mort de honte, France lui était extrêmement en colère. Je crois que c'est la pire situation de toute ma vie… Mal à l'aise, je me couvris et essaya de me cacher sous les couvertures. France, en se cachant lui aussi, pris la parole à la fois gêné et énervé.

- Euh… Vous ne voyez pas que vous dérangez là…

- Si vous voulez faire… Des choses... Eh bien allez dans votre suite ! J'ai des malades à accueillir moi ! Dit l'infirmière à cran.

Le directeur prit alors la parole et tenta de calmer l'infirmière.

- Voyons Claire, calmez-vous. Nous allons laissez ces messieurs se rhabiller, pour l'instant allez chercher de nouveaux draps s'il vous plaît.

L'infirmière s'exécuta en maugréant quelques insultes à l'encontre des nations, suivit du directeur qui souhaitait sans doute nous laisser seul.


Point de vue de France :

Et merde ! Putain ! Arthur était mort de honte et se cachait sous les draps pendant que moi j'essayais de rassembler nos vêtements. Ah vraiment… On allait le faire… Et merde ! Je n'ai vraiment pas de chance !

Je remis mon pantalon et ma chemise le plus vite possible essayant de cacher le petit problème que j'avais au niveau de la ceinture. A cause de l'agitation, la douleur de ma main refit surface mais je n'y prêtais pas attention. Le directeur semblait discuter avec l'infirmière dans le couloir et j'entendais les rires d'Antonio jusque-là. Je vais en entendre parler pendant des années…

- Mon petit lapin, tiens, tes vêtements. J'aurais bien voulu continuer mais l'infirmière ne va pas nous lâcher et…

- Comment tu peux être aussi calme ?! Je n'ai jamais connu une situation aussi honteuse de ma vie ! Et ne m'appelle pas ''petit lapin''… Me dit-il en ronchonnant.

- Ça va aller Angleterre. Lui répondis-je en souriant. Tu n'as qu'à venir ce soir dans ma chambre et on continuera tranquillement ce qu'on vient de commencer…

- La ferme stupide frog ! Cria-t-il en me lançant un coussin.

Après avoir évité le projectile anglais et avoir remis mes cheveux en place, je couru vers ce dernier et l'embrassa passionnément sur la bouche.

- A plus tard mon amour. Lui dis-je en lui faisant un clin d'œil.

Puis je partis sans attendre une réponse de sa part.

Une fois dans les couloirs Spain me sauta littéralement dessus.

- Francis ! Je veux tous les détails ! Me dit-il en riant.

- T'inquiètes pas mon pote mais là je dois prendre une douche bien froide…

Et à nouveau j'entendis le rire bruyant d'Antonio résonner dans tout l'hôtel.

Et à nouveau, j'essayais de ne pas penser aux conséquences de mes actes complétement irrationnels.


Merci encore pour les reviews ! Je prends en compte toutes vos remarques :p En route pour le 6ième chapitre !

(de plus en plus de lemon arrivent héhé...)