ChesiErhe : C'est sûr que tu vas avoir de la lecture ahah ! J'avance plutôt bien, donc ça devrait durer :) Je te laisse lire ce chapitre pour la réaction tant attendue de Ron ! J'espère que ça te plaira ;)

Bonne lecture à tous !


Chapitre 15 : Révélations

La jeune femme n'était pas sortie de sa chambre de la soirée. Elle n'avait pas non plus pris la peine d'aller dîner. Elle savait sa réaction excessive, mais Malefoy n'en était pas la cause principale. Lorsqu'elle avait atteint sa chambre, elle s'était écroulée dans son lit. Elle avait été prise de tremblements et commencé à hyperventiler. Une crise d'angoisse. La première depuis son retour à Poudlard.

Elle avait pensé que retourner au château et retrouver ses amis la protégerait de ses crises, mais non. Son surplus émotionnel l'avait déclenchée et elle ne pouvait rien y faire. Hermione avait directement insonorisé sa chambre et s'était mise en boule dans son lit. Elle n'avait jamais trouvé le moyen de se calmer, malgré ses nombreuses tentatives. Elle se doutait qu'il s'agissait d'un trouble post-traumatique lié à la guerre, mais elle n'y pouvait rien. Lorsque ses crises survenaient, la jeune femme revivait tous les souvenirs de la guerre qui la hantaient. Ses fortes émotions avaient déclenché tous ses maux. Et cela durait. Indéfiniment. Il lui fallait parfois de nombreuses heures avant de parvenir à se calmer.

Depuis que cela avait commencé, elle restait recroquevillée dans son lit, dans l'espoir de respirer correctement, de trouver un certain réconfort à être en sûreté dans son lit. Mais rien. Elle n'arrivait à rien. Elle devait juste patienter, essayer de recouvrer une respiration normale, de concentrer ses pensées vers des choses positives, de s'allonger, de s'asseoir, ou bien de fermer les yeux.

Vingt-deux heures. Elle avait enfin réussi à se détendre, les battements de son cœur étaient plus lents, sa respiration plus calme, et elle n'était plus prise de tremblements. Tout cela l'avait épuisée. Elle ne mit pas plus de dix secondes à s'endormir.

oOo

Drago s'était encore levé à l'aube, même en ce samedi matin. Il n'avait jamais été friand des grasses matinées et le calme des matins à Poudlard, lui plaisait beaucoup. Malheureusement pour lui, la pluie s'abattait aux alentours du château, empêchant le jeune homme de sortir pour s'entraîner au Patronus. Il n'avait pas faim et ne préféra donc pas descendre pour le petit-déjeuner. Il profita de l'absence de Granger depuis le cours de Potions pour s'entraîner dans le séjour.

- Spero Patronum ! lança-t-il, en vain.

Sa baguette pointée dans le vide, il essayait encore une fois de se souvenir de quelque chose de positif, mais il n'y avait rien. Il jura et d'un coup de baguette fit valser les plumes posées sur le bureau. C'est à ce moment-là qu'Hermione fit discrètement irruption dans le salon. Elle venait de se réveiller et la douce voix de Malefoy était parvenue jusqu'à sa chambre. Heureusement pour elle, le blond ne remarqua pas qu'elle était là, étant dos à elle. Après avoir remis en place les plumes d'un coup de baguette, il essaya à nouveau de faire apparaître ne serait-ce qu'une petite étincelle et leva sa baguette.

- Spero Patronum ! cria-t-il, toujours inutilement.

- Spero Patronum, formula doucement Hermione, dans le dos de Drago.

Aussitôt, une petite loutre argentée s'échappa de la baguette de la jeune femme, avec une élégance sans nom. Le Serpentard se tourna immédiatement vers la lanceuse et suivit des yeux la loutre enchantée. Il était impressionné, ses yeux étaient écarquillés et fixés sur le sort produit par la jeune femme.

- Spero Patronum ! reprit-il, en essayant de reproduire ce qu'avait fait sa camarade, mais toujours rien.

- Il faut que tu détendes ton poignet, Malefoy. Tu forces trop sur ta baguette.

- J'essaye ! Mais ce n'est pas foutu de marcher. Je recommence en vain, depuis une semaine, mais rien ! C'est impossible. Merde, jura-t-il en abaissant sa baguette.

- Il faut que tu vides ton esprit de toute pensée et que tu te concentres sur quelque chose de positif, n'importe quoi.

- Tu crois vraiment que je n'ai pas essayé ? Que je ne sais pas tout ça ? Nous n'avons simplement pas tous la chance d'avoir des souvenirs heureux. Et même si j'en avais, aucun ne refait surface. C'est mission impossible, Granger.

- Ton premier vol sur un balai ? Le jour où tu as reçu ta lettre de Poudlard ? Ta répartition à Serpentard ? Rien de tout cela n'est un souvenir heureux ? Il faut simplement que tu te concentres dessus, que tu vides ton esprit de tout le reste.

- Je sais ce que je dois faire ! cracha-t-il hargneusement. Mais mon esprit est trop perturbé, tout se mélange dans ma tête. Je n'arrive à me concentrer sur rien, donc je n'arrive pas à faire ce foutu sort, tout le monde y arrive sauf moi. Je dois être trop dérangé pour y arriver, ricana-t-il dédaigneusement.

- Je ne crois pas, il faut-

- Qu'est-ce que t'en sais Granger ? Hein ? Dis-moi. Tu n'as pas connaissance de toutes les atrocités qui se bousculent dans ma tête. Rien ne fera changer ça. J'ai essayé de vider mon esprit. Qu'est-ce que tu crois ? Mais ça ne fonctionne pas ! Je suis trop mauvais, ironisa-t-il amèrement.

- Je-

- "Tu" rien du tout. Tu n'en sais rien. Alors n'essayes pas de m'aider avec tes conseils débiles de Miss-je-sais-tout. Je ne parviens pas à faire ce putain de sort, c'est comme ça. Je n'y arriverai pas. Ce sort est un sort de Lumière, or, je ne crois pas que les Mangemorts soient des êtres de Lumière, n'est-ce pas ? N'EST-CE PAS ?! Tu devrais être contente non ? Tu as enfin une preuve que je suis un Mangemort ravagé par la Magie Noire. C'est ce que vous vouliez, non ? Prouver à tous, que je ne mérite pas ma place dans cette école, que je ne mérite pas de connaître tout cela. J'en ai fait bien assez et vous avez raison. Tu crois que ça me fait plaisir de revenir et de ne pas réussir autant que les autres ? Si ça ne tenait qu'à moi, je ne serais pas ici. Je serais resté enfermé, c'est ce qu'on fait avec les Mangemorts comme moi, non ? ricana-t-il à nouveau, d'un air amer. On les enferme et on jette la clé. Alors, je t'en prie, cesse de jouer à la parfaite petite élève qui aide ses camarades avec moi. Rien de ce que tu pourrais faire ne pourra parfaire ton image déjà si parfaite. Et tu n'en as aucune envie, crois-moi.

Il lui lança un dernier regard mordant et partit s'enfermer dans sa chambre. Seul le son de la porte claquée parvint à la réveiller. Les mots de Malefoy l'avaient complètement déboussolée, bloquée, choquée. Elle était restée sans bouger et l'avait suivi du regard jusqu'à ce qu'il s'enferme. Son regard était encore rivé sur la porte fermée. Il l'avait laissée sans voix.

Que pouvait-elle répondre à ça ? Qu'il avait tort ? Non. Tout ce qu'il avait dit n'était pas entièrement faux. Evidemment qu'elle avait voulu qu'il ne revienne pas, et elle n'était pas la seule. Mais tout ce qu'il venait de lui dire n'était en rien ce qu'elle aurait pu imaginer. Elle le pensait sûr de lui, imbu de lui-même, mais est-ce que ce n'était pas le contraire ?

Quand elle eut enfin repris ses esprits, elle sortit rapidement de l'appartement et courut à travers les couloirs pour se rendre dans la Grande Salle. Elle n'avait pas mangé depuis le déjeuner de la veille et son ventre criait famine. Il fallait qu'elle pense à autre chose que les mots du blond. Elle ne voulait pas porter le poids des mots qu'il lui avait jetés à la figure. Elle se repassait sans arrêt son discours.

La jeune femme avait été profondément touchée par ses mots. Jamais elle n'avait imaginé qu'il puisse penser cela, ou même qu'il puisse être aussi mal. Maintenant elle le savait. Et elle ne pourrait pas l'oublier, ses dires avaient été trop poignants.

oOo

La chambre de Drago était dans un état désastreux. Encore une fois, il avait laissé sa baguette faire des siennes. Mais au mauvais endroit. Cette fois-ci, il n'était pas au bord du lac et avait détruit presque tout ce qu'il y avait dans la pièce.

Il s'en voulait terriblement d'avoir été assez faible pour déballer tous ses maux à Granger, simplement sous le coup de la colère. Mais à ce moment-là, la rage et la fureur n'étaient pas des mots assez puissants pour définir l'état dans lequel était le blond.

Il s'était recroquevillé dans un coin de la chambre, les bras autour des genoux, pour essayer de se calmer. Il se répétait tous ses mots en tête et cela ne faisait qu'augmenter ses remords.

Lorsqu'il fut enfin calme et qu'il eut repris une respiration lente et régulière, il se leva et s'assit sur le bord de son lit, seul meuble encore intact. En quelques coups de baguette, il remit en place tout ce qu'il avait détruit et s'allongea en travers de son grand matelas. Il ferma les yeux et se concentra pour fermer son esprit et coincer l'événement passé, dans un coin éloigné de sa tête, espérant ne plus jamais y penser.

Au loin, il entendit la porte de l'appartement s'ouvrir puis se fermer, signe que sa camarade était de retour. Est-ce qu'il devait y retourner ? S'excuser ? Non. Il avait simplement exprimé la réalité des choses. Il n'aurait pas réagi d'une telle façon, si elle ne s'était pas prise pour un professeur, sa supérieure, ou qu'elle n'avait pas joué à l'héroïne-qui-sauve-tout-le-monde. Ces idiots de Gryffondor avaient acquis pendant l'été la manie de vouloir le sauver.

Il n'avait pas besoin d'être sauvé, il était tombé déjà trop bas pour cela. Alors non, il n'irait pas la voir, ne lui parlerait pas, ne s'excuserait pas.

oOo

Le week-end était passé trop rapidement au goût des élèves et le premier lundi de l'année scolaire commençait. Les deux Préfets-en-Chef ne s'étaient pas adressé la parole depuis leur confrontation et la tension était palpable au cinquième étage. En ce lundi matin, Hermione traversait les couloirs pour rejoindre son premier cours de la journée. Lorsqu'elle fut enfin arrivée, elle rejoignit directement ses amis dont elle s'était séparée après le petit-déjeuner pour aller chercher ses affaires de cours. Ron paraissait en colère et Harry le regardait les sourcils froncés. En arrivant à leur hauteur, elle parvint à entendre une partie de leur étrange conversation.

- Comment peux-tu dire de telles inepties, Ron ! Évidement que je suis toujours avec Ginny, tu nous vois tous les matins ensemble. Nous avons passé le week-end tous les quatre, qu'est-ce que tu racontes ?!

- Que se passe-t-il ? s'inquiéta Hermione.

- Notre cher Ronald, s'est mis en tête que je n'aimais de Ginny, que je me jouais d'elle, voire que je la trompais, s'exclama Harry d'un air effaré.

- C'est la vérité. Cesse de mentir, tu fais souffrir ma sœur. J'ai tout compris ! Je te croyais plus respectueux que ça, Harry. Elle est folle de toi, et voilà ce que tu fais ?!

- Mais enfin, Ron, qu'est-ce que tu racontes ?! C'est n'importe quoi, répliqua-t-il de plus en plus ahuri. Je n'ai absolument pas changé de comportement avec elle. Je ne comprends même pas que tu puisses insinuer un truc pareil. Si je sors avec elle, c'est que je l'aime, sinon nous ne serions pas ensemble. Surtout si je n'avais plus de sentiments, ou que je rencontrais quelqu'un, ce qui n'est absolument pas le cas ! lâcha Harry, les bras en l'air, signe de son agacement.

- Qu'est-ce qui te fais penser ça Ron ? demanda Hermione calmement, en regardant à tour de rôle ses deux amis.

- Arrêtez de me mentir ! Vous osez continuer vos mensonges, devant moi, alors que j'ai très bien compris votre petit jeu, s'emporta-t-il.

- Mais de quoi est-ce que tu parles Ron ?! s'énerva Harry. Arrête de dire des conneries, ça suffit. Je ne sais pas ce que tu as depuis la rentrée, mais tu es vraiment exécrable avec nous, alors dis-nous ce qu'il se passe, ce n'est plus possible !

- Jeunes gens, je vous prierai de baisser d'un ton tout de suite, si vous voulez entrer dans cette salle de classe, avertit McGonagall. Entrez et le premier que j'entends lever à nouveau la voix sera exclu du cours, gronda-t-elle.

Le silence se fit immédiatement et les élèves entrèrent tous dans la pièce, devant laquelle la directrice les attendait, le regard sévère. Harry et Hermione, qui n'avaient pas quitté Ron des yeux, allèrent s'asseoir côte à côte, pendant que ce dernier se dirigeait seul au fond.

Les deux heures de cours passaient trop lentement au goût des trois élèves, qui attendaient avec impatience la discussion qui allait suivre. Au bout d'un certain temps, Hermione et Harry reçurent un morceau de parchemin de la part du rouquin.

"Retrouvez-moi dans la Salle sur Demande après le cours, on doit parler.".

- Professeur, puis-je aller à l'infirmerie, s'il-vous-plaît ? Je ne me sens pas bien, demanda Ron, alors qu'ils finissaient de le lire son message.

- Allez-y, Weasley. Vous demanderez à vos camarades de vous faire parvenir les cours et les devoirs. Je compte sur vous pour me les rendre, je ne ferai aucune exception.

- Entendu, merci Professeur.

Le jeune homme quitta la salle, sous les regards interloqués de ses camarades et ceux impatients de ses deux amis.

oOo

Lorsque le cours fut enfin terminé, Harry et Hermione n'eurent pas besoin de se faire prier pour se précipiter hors de la salle. Ils rejoignirent le septième étage dans un silence de mort, trop secoué et intrigué par les mots de leur ami. Harry fit quelques allers-retours devant la tapisserie et une porte noire apparut. Ils pénétrèrent rapidement dans une pièce aux tons froids, dans laquelle étaient installés trois fauteuils gris devant une cheminée à peine allumée. Ron siégeait dans l'un deux et dès que les nouveaux arrivants franchirent le pas de la porte, il se tourna vers pour les fixer, sans cacher son mépris. Ils prirent place dans les deux fauteuils restants et attendirent patiemment que Ron prenne la parole.

- Je n'ai pas pu finir ce que je voulais dire, tout à l'heure, finit-il par lâcher d'une voix aussi méprisante que son regard. J'ai découvert ce que vous cachez et j'attends des explications. Si vous ne me les donnez pas, j'irai directement voir Ginny. Je ne veux pas qu'elle souffre, alors dépêchez-vous.

- Ron, de quoi est-ce que tu parles ? s'étonna Hermione, ahurie.

- Ne vous foutez pas de moi. Je parle de vous deux, répondit-il d'une voix calme, mais dédaigneuse. Vous croyez vraiment que cela passerait inaperçu ? Vous êtes mes meilleurs amis depuis plus de sept ans et vous croyez vraiment que je ne remarquerais pas que depuis la rentrée, vous vous voyez en cachette et êtes bien plus proches qu'avant ? Harry, comment as-tu osé tromper Ginny ? Tu ne l'as même pas quittée. Je n'arrive pas à y croire ! s'écria Ron désormais debout, en pointant Harry du doigt.

Les deux autres se lancèrent un regard entendu et dès la seconde où leur ami eut fini sa longue tirade, ils explosèrent de rire. Ron les regarda tour à tour, avec effarement et incompréhension.

- Je ne vois absolument pas ce qu'il y a de drôle, gronda-t-il. Cessez ça tout de suite, ou je vais de ce pas prévenir Ginny, menaça-t-il d'une voix tremblante.

Mais ils ne parvinrent pas à s'arrêter de rire, Harry était plié en deux et Hermione tapait de la main sur ses genoux. Ils étaient hilares et le comportement ahuri de leur ami n'arrangeait pas les choses.

- Arrêtez-vous, ça suffit ! Qu'est-ce qui ne tourne pas rond chez vous ?! Vous êtes vraiment pires que ce que je croyais, répliqua-t-il en s'éloignant. Comment pouvez-vous rire de ça, vous êtes vraiment horribles.

- Ron... Tais... Toi... Tu... Dis... N'importe... Quoi, parvint à articuler Harry, entre ses éclats de rire.

- Ron... Nous ne sommes... Absolument pas... Ensemble, prononça Hermione, d'une voix bien plus claire que son frère.

- Je vous ai vu à la Bibliothèque, collés l'un à l'autre, ou même dans les couloirs, vous êtes tous le temps ensemble, votre comportement est différent ! riposta Ron, d'une voix qui prouvait qu'il était de plus en plus incertain et ébranlé.

Après quelques minutes, ses deux amis retrouvèrent leur calme et s'assirent correctement dans les fauteuils. Ils regardèrent Ron, qui semblait ne plus rien comprendre et Hermione lui fit signe de se rasseoir. Harry hocha la tête pour lui signifier qu'elle pouvait commencer ses explications et la jeune femme se racla la gorge.

- Bon, Ronald. Il faut que nous t'expliquions beaucoup de choses, alors installe-toi confortablement et ne me coupe surtout pas. Tout d'abord, reprit-elle, Harry et moi ne sommes absolument pas ensemble. Maintenant que tu le dis, c'est vrai que notre comportement a légèrement changé. Mais tu devrais savoir que ton meilleur ami, ici présent, est fou amoureux de ta chère petite sœur. Qui est, soit dit en passant, ma meilleure amie. Il serait d'ailleurs très étrange que nous soyons ensemble, ajouta-t-elle avec une légère répugnance. Laisse-moi t'expliquer pourquoi. Cet été, lorsque je suis retournée dans la maison de mon enfance, en rangeant la chambre de mes parents, j'ai découvert quelque chose.

La jeune femme fit une pause et jeta un coup d'œil inquiet à Harry, qui lui fit un signe de tête pour l'encourager à continuer. Elle inspira un grand coup et reprit.

- J'y ai découvert une boîte qui contenait plusieurs choses, notamment une lettre de ma mère. Cette lettre contient une information primordiale, je te prierai donc de ne pas me couper avant que j'aie terminé mes explications. Dans cette lettre, ma mère m'explique en quelque sorte, que toute ma vie est un mensonge. En effet, j'ai découvert que les Granger n'étaient pas mes parents biologiques-

- Quel est le rapport avec tout ce que je viens de dire ?! la coupa-t-il.

- Ronald ! Je t'ai expressément demandé de ne pas me couper, fais un effort ! Je disais donc, reprit-elle après que Ron eut baissé la tête, que les Granger ne sont que mes parents adoptifs, même si je ne l'ai appris que cet été. La lettre qui m'était destinée avait été écrite le 28 juillet 1980, quelques jours avant veritable ma naissance, par ma mère biologique qui n'est autre que Lily Potter. Je sais, c'est fou, enchaîna-t-elle en voyant le regard choqué de son meilleur ami, j'ai eu à peu près la même réaction. Mais avec des tonnes de larmes en plus, ironisa-t-elle pour détendre l'atmosphère lourde qui s'était imposée depuis leur arrivée dans la pièce. Toute ma vie n'est qu'un mensonge. Mais ce n'est pas tout. Comme tu as dû le comprendre, je suis la fille biologique de Lily et James Potter et donc la sœur jumelle de Harry. Malgré le peu de ressemblances que nous avons physiquement, sourit-elle timidement. Dans cette lettre, Lily m'explique que la prophétie que nous connaissons tous et qui concernait Harry était en fait incomplète. Dans son entièreté, elle stipule qu'un garçon et une fille, nés à la fin de juillet, devraient détruire Voldemort. Mais Voldemort ne le savait pas et a donc cherché uniquement Harry. Ainsi, sous les conseils de l'Ordre, nos parents m'ont confié aux Granger, chez qui j'ai vécu toute ma vie dans l'ignorance, jusqu'à cet été. Pour me protéger, tous nous protéger et préserver la prophétie. Ainsi, toutes ces années, et c'est à mon sens le pire, Harry et moi avons vécus en ignorant tout cela, alors même que la plupart des membres de l'Ordre étaient au courant et ne nous ont rien dit. J'ai même appris que Rogue est mon parrain. Je... J'ai découvert ça cet été et ça a vraiment été un choc pour moi, murmura-t-elle soufflée par son récit.

- Ron, je sais que nous ne te l'avons pas dit, mais c'est parce que nous voulions pouvoir faire des recherches, afin de vérifier tout cela. Mais nous n'avons rien trouvé parmi le peu de livres qui étaient susceptibles de nous aider à la bibliothèque, voilà pourquoi nous nous y rendions souvent. Et nous ne pensions pas pouvoir trouver quoi que ce soit autre part qu'ici.

- Désolée de ne pas te l'avoir dit plus tôt, Ron. Ce n'était vraiment pas contre toi, je te le promets. Mais nous étions tellement abasourdis par tout cela, que nous avons jugé préférable de n'en informer personne, pour le moment. Nous attendons que Rogue revienne pour pouvoir l'interroger. Excuse-nous, nous aurions dû te le dire plus tôt. Tu as dû t'imaginer tellement de choses, soupira Hermione, les yeux rivés sur ses mains.

- Alors, vous n'êtes pas ensemble, tu ne trompes pas Ginny, Harry ?

- Non, mon pote, jamais de ma vie je ne ferais un truc pareil. Je te le jure.

- Je ne sais pas trop quoi dire en fait, souffla-t-il désemparé. Je m'attendais à tout sauf à ça. Je n'en reviens pas. Vous êtes jumeaux ?! s'exclama Ron en relevant enfin la tête vers eux.

- Oui, répondirent-ils d'une même voix, en souriant.

- Tu es donc une sorcière pure et dure, Hermione, ricana-t-il. Tu n'es pas du tout une Née-Moldue ! Si Malefoy savait ça, s'égosilla-t-il en secouant la tête.

- Je ne suis pas plus une sorcière maintenant qu'avant, tu sais. Je ne suis pas certaine que ce soit le plus important, marmonna-t-elle.

- Pardonne-moi, c'était maladroit, tu as raison, répondit-il mal à l'aise. En fait, je suis tellement abasourdi que je n'arrive pas vraiment à me rendre compte. Vous êtes jumeaux, répéta-t-il. J'hallucine ! Mais d'ailleurs Hermione, tu es de juillet aussi. Donc tu ne vas pas du tout avoir 19 ans la semaine prochaine, tu viens à peine de fêter tes 18 ans, s'exclama-t-il.

- Je n'y avais même pas pensé, ricana-t-elle doucement. Je n'aurai même pas fêté mon anniversaire.

- Nous le fêterons le 19, ne t'inquiète pas pour ça, Hermione, affirma Harry, accompagnant ses paroles d'un clin d'œil.

- Hermione Potter, je n'y crois pas, s'écria Ron les yeux pétillants.

Finalement, le jeune Weasley avait eu une réaction que jamais les deux Potter n'auraient pu imaginer ou espérer. Ils étaient ravis et après de nombreuses questions sur le peu de détails qu'ils connaissaient, ils partirent déjeuner. Tous les trois étaient soulagés de l'issue qu'avait prise cette discussion.

- D'ailleurs Hermione, intervint Harry sur le chemin de la Grande Salle, tu ne m'avais pas dit que tu avais trouvé un carnet appartenant à Lily dans la boîte ?

- Si, tu as raison, j'avais complètement oublié. Il faudrait que je le regarde de plus près. Je n'ose pas trop pour l'instant, souffla-t-elle. Mais je le ferai, promis.

- Tu me montreras ?

- Promis, Harry.

- Au fait, j'ai dit à Zabini que la soirée aurait lieu samedi soir. Il va prévenir les autres. Il m'a même parlé d'amener du Veritaserum et du Whisky Pur-Feu, pour je cite "pimenter un peu tout ça", annonça Ron.

- Ce n'est pas interdit ?

- Hermione, on s'en fiche, ricana Harry. C'est notre dernière année et tu es Préfet-en-Chef. Nous allons juste nous amuser et nous allons faire ami-ami avec les Serpentards, c'est tout ce qui compte.

- Hum, je ne suis pas sûre que ça soit une très bonne idée, grommela-t-elle.

- Mais si, ne t'inquiète pas, je te promets que ça sera divertissant, répondit Harry. Malefoy vient ou pas ?

- Aucune idée et je pense que nous ne saurons pas avant la soirée elle-même, soupira-t-elle.


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Merci à Suldreen194 pour sa relecture et correction !

Writer8Hell