Chapitre 6 : Un américain à terre


Point de vue de France :

Je venais de prendre une douche et j'étais assis sur le canapé de mon salon. Je repensais à Angleterre… Au souvenir de ce qui c'était passé à l'infirmerie, je souris et me passa une main dans mes cheveux encore humides.

Je repensais encore à Jeanne. Mais le discours de Spain résonnait également encore en moi. En y réfléchissant, peut-être qu'en couchant avec Arthur, j'arriverai à lui pardonner. Maintenant, j'en étais sûr. Angleterre avait des sentiments pour moi et j'allais tout faire pour ne rien lâcher. J'avais l'impression de revivre cette si douce époque, lorsque nous étions si proches tous les deux. Je ne savais pas encore si je voulais jouer avec lui pour satisfaire mon plaisir sadique ou si je voulais laisser aller mon cœur à l'aimer comme je l'aimais il y a des centaines d'années.

Dans un grognement, je pensais au meeting de ce matin. Il fallait absolument que je sache de quoi il en a résulté.

Je me levais rapidement, il fallait que j'aille voir Canada pour qu'il me donne ses notes sur le meeting. Je mis ma veste, pris mon portable et partis de la chambre.

Après avoir pris l'ascenseur je parcourais les couloirs en quête de la chambre du canadien quand je vis Russia arriver vers moi. En accélérant le pas, je baissais le regard et continua mon chemin. Le russe m'avait toujours fait un peu peur, il était trop lunatique à mon goût. Lorsqu'il passa à côté de moi nos bras se frôlèrent et alors que je croyais qu'il ne s'était même pas rendu compte de ma présence, il m'adressa la parole en se retournant.

- Bonjour France. Dit-il en souriant. Tu n'étais pas là au meeting, tout va bien chez toi ?

- Oui j'étais juste un peu malade à cause du temps Londonien… Merci de t'inquiéter.

C'était bien la première fois que Russia me posait une question de ce genre.

- Oh je ne m'inquiète pas… Tu es en de très bonnes mains ici ! Dommage que ces mêmes mains traînent un peu partout...

Après un regard moqueur Russia partit sans attendre ma réponse. Dubitatif je le regardais s'éloigner sans comprendre ce qu'il voulait dire. Il devait sans doute parler du personnel de l'hôtel… ? Je fonçais les sourcils. Parlait-il d'Arthur ? Non, il ne pouvait déjà pas être au courant. En haussant les épaules, je me rendis à la chambre de Canada. Je toquais plusieurs fois mais je n'eus aucune réponse. J'attendis encore quelques minutes mais Matthew n'arrivais toujours pas. Dans un énième soupire, je me retournais.

Je vais aller chez Spain, tant pis les notes seront en espagnol. Il me fallut trois minutes pour me rendre à sa chambre puisqu'elle était au même étage. Alors que je m'apprêtais à toquer Antonio ouvrit la porte et sursauta en me voyant.

- Ah France… Tu m'as fait peur… Dit-il rapidement.

- Désolé c'était pas mon intention. Euh… Spain ? Ça va ? T'es vachement pâle…

- Nickel Francis ! Dit-il en me souriant.

Antonio fuyait mon regard et semblait mal à l'aise.

- Hey Antonio je te connais ! Va y tu peux me le dire tu sais… Lui dis-je en lui souriant gentiment à mon tour.

- Je suis juste très fatigué... Me répondit-il en essayant d'être convainquant.

- D'accord… Si tu le dit.

Un silence gêné s'installa et en voyant Spain s'agitait en fouillant dans ses affaires, je compris qu'il cachait vraiment quelque chose.

- Bon… En fait, je venais pour te demander si je pouvais avoir tes notes de la réunion.

- Euh… Oui pas de problème ! Reste ici je te les apporte.

Spain arriva quelques minutes plus tard avec les documents en main. Après l'avoir remercié je me rendis à ma chambre pour traduire et recopier ses notes. Cela me prit deux bonnes heures le temps de comprendre les griffonnages d'Antonio. J'allais allumer la télé lorsque mon ventre gargouilla. C'est vrai que je n'avais pas mangé depuis hier soir et la fatigue n'arrangeait rien. Pour une fois je ne voulais pas faire à manger, je vais aller dans les cuisines de l'hôtel prendre quelques trucs.

Je sortis de ma chambre rapidement et, alors que je me rendais au RDC, j'entendis des éclats de voix en passant devant une porte entrebâillée. Ne voulant pas qu'on croie que j'écoute aux portes mon allure s'accéléra mais à peine deux mètres plus loin j'entendis mon nom prononcé dans la conversation. Me rapprochant de la chambre, je devinais à leurs voix que c'était les baltiques. Me disant que je devenais paranoïaque je fis volte-face et continua mon chemin. Mais lorsque j'entendis le nom d'Angleterre je changeais d'avis et retourna près de la porte.

- Non je te crois pas… Dit Lettonie.

- Je te jure ! C'est Russia qui me l'a dit.

Je crois que c'était la voix d'Estonie cette fois-ci.

- Ce n'est pas possible… America est son ancienne colonie. Jamais ils feraient ça, ce serait trop bizarre… Intervint Lituanie.

- Eh bien Russia a dit qu'ils qu'il les avait vu s'embrasser dans la matinée.

Angleterre et America ? C'est quoi ces conneries ?! Retenant ma respiration, j'attendais la suite.

- Je ne te crois toujours pas… Continua Lettonie. Enfin… Tout le monde sait que Francis court après Angleterre depuis toujours. Arthur ne lui ferait pas un coup pareil.

- Oui enfin France court après tout le monde aussi… Ça m'étonnerait même pas qu'il est couché avec la moitié des nations. Dit Estonie moqueur. De toute façon il arrivera jamais à mettre l'anglais dans son lit. Arthur le déteste.

- Tu as peut-être raison… répondit Lituanie.

- Non tu exagère Eduard. Dit Lettonie exaspéré.

- Tu sais bien que non. Je pense qu'Arthur serait beaucoup mieux avec America. Au moins il ne le trompera pas dès qu'il aura le dos tourné…

N'en supportant pas d'avantage, je ne voulais pas en attendre davantage. Agacé, je repris ma route. Pour qui me prenne-t-il ces connards de nordiques ?! Je ne suis pas un obsédé qui veut sauter tout ce qui bouge !

- Et merde ! Criais-je au détour d'un couloir.

Et c'est quoi cette putain de rumeur ? Comment Angleterre pourrait embrasser son ancienne colonie ? C'est presque son fils quand même ! Et puis admettons qu'il l'ait fait. Il l'aurait embrassé juste après l'épisode de l'infirmerie ? Il ne se foutrait pas un peu de ma gueule le rosbif ? Ça expliquerait l'attitude de Russia tout à l'heure… En marchant trop vite je ne remarquais pas ou j'allais et je percutai quelqu'un.

- Papa… ?

- Oh Matthew. Désolé je ne t'avais pas vu. Dis-je en essayant de me calmer.

- C'est… C'est la première fois que tu me dis ça… Contrairement aux autres nations tu… Tu me remarques normalement... Dit-il étonné.

- Excuse-moi ! Je ne peux pas être parfait avec tout le monde !

- Ne t'énerve pas… Je disais juste ça pour savoir si tu allais bien… Je… Je suis surpris c'est tout.

- Oh c'est bon Canada ! Grand frère France est fatigué maintenant ! Laisse-moi tranquille. Dis-je excédé en passant à côté de lui.

Je partis d'un pas rapide essayant de de m'éloigner le plus vite possible de Matthew. Je sentais le regard de Canada me brûler la nuque et je savais que dans à peine cinq minutes les remords m'envahiraient. Une fois seul je me mis contre un mur pour tenter de me calmer. Putain… Je ne savais pas quoi faire ni où aller. Je n'avais même plus faim… La chose la plus sage à faire serait d'aller voir Angleterre et de mettre les choses aux claires. Après j'irais m'excuser auprès de Matthew et j'irais péter la gueule au baltiques. Bon… Je ne pense pas que je ferais ça… Mais si je croise Estonie je lui mets une droite !


Je me dirigeais vers la chambre d'Angleterre angoissé. Je ne voulais pas m'avouer qu'Arthur pouvait très bien être avec un autre homme, encore moins avec ce crétin d'américain. Angleterre était à moi. Il m'aimait. J'en étais certain. Et il fallait juste que je prenne mon temps en ce qui concerne mes propres sentiments. Le sourire de Jeanne apparut comme un flash devant mes yeux.

- Ah sors de ma tête ! Hurlais-je en me tirant les cheveux.

J'étais enfin arrivée devant la porte d'entrée et le stress m'envahissait peu à peu. Non. Je ne devais pas douter d'Angleterre, j'avais confiance en lui et aussi en moi. Je toquais plusieurs fois mais je n'eus aucune réponse.

- Angleterre c'est moi ! Ouvre si te plaît. Dis-je en élevant la voix.

J'attendis encore quelques secondes mais toujours aucunes réponses. Tant pis… Il avait qu'à venir m'ouvrir… Lentement j'entrais sans permission d'un pas hésitant. Je fus assez surpris que la porte soit ouverte, ce n'est pas son genre. Je marchais à travers le couloir de l'entrée et j'entendis au loin la voix de l'anglais. Je ne comprenais pas ce qu'il disait car son anglais n'était pas assez articulé, il semblait très énervé et lorsque j'ouvris la porte qui s'éparait l'entrée du salon mon sang se glaça. America était sur le canapé avec Arthur et il était en train de l'embrasser. L'américain se penchait de plus en plus vers lui avec un air concentré. Arthur était presque allongé sous lui. J'étais dans l'encadrement de la porte et ils ne m'avaient toujours pas remarqué. Mon ventre se tordait douloureusement et j'avais envie de pleurer toutes les larmes de mon corps. Je ne savais pas pourquoi mais cette scène me brisait le cœur. En l'espace de quelques secondes l'anglais venait de briser l'intégralité de la confiance que je lui avais accordée ces dernières heures. Arthur rouvrit les yeux et remarqua enfin ma présence dans la pièce. Il repoussa immédiatement l'américain qui tomba sur le sol et se leva paniqué.

- Francis! I will explain you everything! C'est ce crétin de…

- La ferme… Dis-je sans émotion. Je ne veux plus te voir. Ne m'adresse plus jamais la parole.

Je lançais un regard froid à l'américain qui semblait ne rien comprendre à la situation. Je suis partis sans un mot de plus. Des larmes de rage commençaient à perler au coin de mes yeux et je sentais le souffle me manquer. Je serrais mes poings tellement forts que je sentais ma blessure à la main de ce matin me faire horriblement souffrir. Je sentis Angleterre me retenir par le bras mais je me dégageai facilement.

- Ecoute-moi France ! Je t'en prie, écoute moi ! Dit-il les larmes aux yeux.

- NON ! RESTE LOIN DE MOI ! VA BAISER AVEC TON PUTAIN D'AMERICAIN ET LAISSE MOI TRANQUILLE !

Quelques nations, alertées par mes cris, sortirent de leurs chambres. América arriva et tenta de me raisonner.

- France viens, on va en parler autre part. Dit-il en regardant les autres nations arriver.

- LA FERME CONNARD ! ESPECE D'INGRAT ! Je t'ai aidé à avoir ton indépendance et voilà comment tu me remercie ! Lui rétorqué-je hors de moi.

Je vis Spain arriver en courant et me prit lui aussi par le bras.

- Putain mec tout le monde te regarde… Arrête de crier et viens avec moi. Même moi qui était à l'autre bout du couloir je t'ai entendu. Me chuchota-t-il.

- J'en ai rien à foutre ! Lâche-moi Spain !

-France arrête ! Ma prise d'indépendance n'a rien à voir avec ce qui se passe maintenant… Je vais tout t'expliquer. Tenta l'américain.

- Tu as toujours détesté les français de toute façon ! Depuis que je me suis opposé lors de tes putains d'interventions armés ! Criais-je contre America.

- Oh France arrête… Me répondit-il avec un regard triste.

- Tu n'avais pas le droit !

Spain me pris encore plus fermement par le bras et essaya de m'emmener mais dans un élan de rage je me dégageais de sa poigne et sauta sur America. N'ayant rien vu venir Alfred tomba sur le dos. De toutes mes forces je lui envoya une droite et alors que je m'apprêtais à en lui redonner une quelqu'un me saisit par la taille et m'envoya valser quelques mètres plus loin. Ma tête cogna contre le mur et lorsque j'ai voulu me relever immédiatement, j'ai glissai sur le sol, des étoiles dansaient devant mes yeux. J'entendis vaguement les cris de Spain mais j'avais les oreilles qui sifflaient. L'espagnol me souleva et s'excusa auprès des autres nations. Nous parcourions les couloirs pour aller à la chambre d'Antonio lorsque je vis Russia passer près de nous. Il ne s'arrêta pas comme la fois précédente mais quelques mètres plus loin je l'entendis rire. Même si j'étais à moitié dans les vapes je sentis que c'était un rire moqueur... Putain il en à pas eu assez ce connard ? En grognant je fis passer ma main dans mes cheveux et je sentis une énorme coupure sur le côté droit. Lorsqu' Antonio nous fîmes entrer dans sa chambre je sentis quelques gouttes de sang descendre le long de ma nuque. Spain me laissa sur son canapé et alla dans la salle de bain pour aller probablement prendre une trousse de soin. Je ne ressentais plus aucune colère envers America ou Angleterre. Seulement un vide… J'étais las de notre relation, je ne voulais plus me battre pour quelqu'un qui ne m'avait sûrement jamais aimé.

Antonio revint et m'inspecta la tête en silence. Après avoir désinfecté ma coupure, il rangea tous les pansements.

- Écoute Francis. Je sais pas qui à raison, je sais pas ce qui s'est passé mais je suis ton meilleure ami… Mais si tu veux on passe la journée ensemble et on ne parle pas de ces deux gros cons. O.K. ?

-D'accord… Lui dis-je en souriant à sa dernière remarque. Juste… Et les autres… ? Ils vont venir me poser des questions et…

- Je vais fermer la porte à clef. On va laisser cette histoire se tasser et attendre quelques heures. Me dit-il avec assurance. Pour l'instant c'est partit pour un p'tit DvD.

- Tu as quoi comme film ? Rigolais-je.

- Tu ne le sais pas Francis mais je suis un grand romantique, j'ai de multiples films à l'eau de rose ! Me dit-il en me faisant un clin d'œil. Je vais fermer la porte à clef pour que personne ne nous emmerde.

En me penchant pour prendre un verre d'eau, je sentis mon portable dans ma poche de pantalon m'appuyait la cuisse. Presque à contre cœur je le regardais et vu qu' Angleterre m'avais appelé huit fois. Canada m'avait appelé aussi. J'éteignis mon portable et le remit dans ma poche en soupirant. Je ne voulais voir personne à part Antonio…


Il était environ six heures de l'après-midi et j'étais dans la chambre d'Antonio. Spain et moi étions morts de rire devant un film comique espagnol et mon imbécile d'ami avait presque réussi à me faire oublier ma bagarre avec America et à me faire oublier… Angleterre… Ah bah voilà… Je repense à lui maintenant… En voyant que je ne rigolais plus Spain me tendit de la charcuterie espagnol et du fromage italien. Un délicieux mélange !

- Mange ! T'a presque rien mangé depuis hier soir ! Et arrête de penser aux autres…

- Je n'ai plus faim. Lui dis-je un peu blasé.

- Eh bien… Ce soir on sort !

- Alors là Antonio… Va te faire foutre !

Spain éclata de rire et alla dans la pièce d'à côté en entendant le téléphone sonner. Je l'attendis en regardant par la fenêtre. La pluie faisait toujours rage et cela m'étonnerais que les nations repartent aujourd'hui. Antonio arriva hésitant et me tendit le téléphone.

- Euh… C'est Alfred… Il dit que tu ne réponds pas sur ton portable… Dit-il d'une petite voix.

- Je m'en fou. Raccroche.

- Il dit que c'est vraimennnnt important… Insista Spain en me tendant le cabinet.

En chuchotant l'espagnol me pria de faire un effort. Je lui répondis tout bas, très énervé, que ''je ne voulais pas faire d'effort'' et ''qu'il pouvait aller se faire foutre''. En comprenant ce que je venais de dire il me regarda comme une mère regarderait son gamin en train de faire une bêtise.

- Désolé America… Mais là il… Euh… Il prend un bain…

Spain ne savait vraiment pas mentir… Je le regardais d'une manière exaspéré et leva les yeux au ciel devant sa maladresse.

- Oui c'est ça… Mais oui… Enfin non ! Non Alfred ! … Alfred ?

L'espagnol regardais le cabinet qu'il avait dans la main bouche bée.

- Qu'est-ce qui se passe ? Dis-je curieux.

- Euh…

Spain me regardais hésitant et me dis tout vite.

-Americavavenirtevoirilveuttedonnerdesexplicationsquetuleveuilleounon…

- Quoi ? Lui dis-je les yeux écarquillés.

Avec une pointe de stress, Antonio regarda vite vers la porte d'entrée.

- America va venir dans ma chambre. Il veut te donner des explications que tu sois d'accord ou non.

Je pâlis et me leva subitement. En me levant trop vite j'avais la tête qui tournait et c'est en chancelant que je me dirigeais vers la salle de bain.

- Qu'est-ce que tu fais France ? Me dit Antonio un peu amusé de la situation.

- Je vais vraiment prendre un bain ! Comme ça il ne viendra pas me voir ! Dis-je désespéré.

Spain était tellement plié de rire qu'il n'entendait pas les quelques coup donnés à la porte d'entrée.

- Oh mon Dieu ! C'est lui ! Hors de question que je le vois ! Soit je vais m'effondrer en pleur soit nous allons encore nous battre… Antonio fait quelque chose !

- Pas de problème mon pote ! Tu peux compter sur moi ! Me dit-il en se calmant.

Antonio alla dans le salon et cria. Sursautant, je tendis l'oreille pour savoir ce qui se passer.

- America ! Pourquoi t' as défoncé la porte ?! Mais t' es complètement cinglé ! Hurla Spain.

- Pas le temps d'attendre que tu viennes m'ouvrir ! Où est France ?! On doit discuter ! Dit America toujours aussi sûr de lui.

J'entendis des bruits de pas venir vers la chambre et mon corps se raidit lorsque je compris qu'il était devant la porte.

- Attend ! America… Euh… France n'est pas là… Il est partit prendre l'air…

Un silence ce fit dans la pièce d'à côté et par automatisme je regardais dehors. Antonio était le menteur le plus nul du monde… Dehors il pleuvait des cordes et aucunes personnes censées n'iraient se promener par ce temps-là. J'allais aller dans la salle de bain pour me cacher quand la porte s'ouvrit brutalement. America me regardait tristement et Antonio, un peu plus derrière, me faisait des signes silencieux qu'il était désolé. Et merde…