Chapitre 7 : I love you
Point de vue de France :
-France. Il faut qu'on parle. Dit l'américain en claquant la porte au nez d'Antonio.
-Je ne veux rien entendre. Sors tout de suite de cette chambre. Répondais-je froidement.
Mon regard était fuyant et je savais que mon attitude était un peu immature mais je me disais que quand même justifié. C'était entièrement la faute d'America et d'Angleterre. Alfred avait un regard déterminé et ne semblait pas vouloir exécuter mon ordre. Quelle surprise…
- Et bien puisque tu restes ici c'est moi qui vais sortir. Dis-je en passant à côté de lui pour rejoindre le salon.
- Non tu restes là.
America me pris par le bras violemment et m'éjecta sur le côté. En chancelant, je me pris les pieds sur le bord du lit, je n'ai pas pu me rattraper à temps. De tout mon long je m'écroulais sous la force surhumaine de l'américain.
- Non mais ça va pas !?
- Tu nous as fait une crise devant tout le monde tout à l'heure. Tu peux bien m'accorder quelques minutes ? Dit-il en s'approchant.
En me redressant sur les coudes je lui envoyais un regard noir.
- Comme si tu me demandais mon avis… Lui répondais-je ironique. America… Ce n'est pas une nation aussi jeune que toi qui va me dire ce que je dois faire. Tu n'étais même pas naît que j'avais des centaines et des centaines d'années !
Je partis du lit rapidement et me dirigea encore une fois vers la porte mais America répéta son geste et me prit par le bras. Je savais par Angleterre que sa précieuse colonie était forte physiquement mais à ce point… ? J'avais l'impression qu'il pouvait me broyait le bras en seulement quelques secondes.
-J'ai dit, tu restes ici ! Dit-il en levant les yeux au ciel.
-Mais lâche-moi ! C'est un ordre ! America ! Criais-je en essayant de me dégager.
-Ecoute France… Je n'écoutais déjà pas Arthur quand j'étais jeune. Ce n'est pas toi qui…
-La ferme ! Je t'ai dit de me lâcher !
-Je veux juste te parler ! Ne fais pas l'enfant ! Dit-il exaspéré. Et puis je croyais que la langue française était la langue de la démocratie…
-C'est ça ! Fou toi de ma gueule !
M'énervant de plus en plus j'essayais de lui lancer le même coup de poing que dans le couloir mais il l'arrêta facilement avec sa main libre. Les yeux écarquillés je regardais ma main bloquée dans la sienne.
-Mais… Comment tu fais pour avoir autant de force ? Dis-je frustré.
-Je suis nais pour être un héros ! Mais la dernière fois tu m'as eu par surprise… Ça ne se reproduira plus ne t'inquiète pas ! Rigola-t-il.
- Tu m'énerves ! Criais-je en essayant de le pousser.
-Bon tu vas te calmer Francis… Je dois te parler d'Angleterre et de moi. Il ne s'est rien passé et de toute façon…
-Mais je m'en fou ! Lâche-moi et dégage de cette chambre ! Dis-je en y mettant toute ma rancœur.
-Très bien. Dit-il durement. Tu es énervé, je le conçois, mais tu vas m'écouter !
Il me lâcha si subitement que je n'eus pas le temps de réagir. America me prit par le col de ma chemise et m'envoya encore une fois sur le lit. Le choc, même amortit par le matelas, fut rude et je ne m'étais même pas relevé qu'il attacha avec sa ceinture mes poignets aux barreaux du lit.
-Non mais t' es complètement cinglé ! Hurlais-je.
J'essayais de partir du lit mais lorsque je me suis retrouvais au sol, les mains toujours attachés au lit, les bras me tiraient trop en arrière, je n'arrivais pas à me détacher de force. Mon torse était plié en deux par le martelât.
- Reviens là et tient toi tranquille s'il te plait.
Alfred pris par le col Francis et le remis sur le matelas, dans une position plus confortable.
-Désolé France mais là au moins tu ne risqueras ni de t'enfuir ni d'essayer de me frapper. Dit-il gêné par ma première remarque.
Il se mit assit à côté de moi de sorte à ce que je ne vois que son dos. Il me semblait qu'il regardait par la fenêtre. J'essayais de me défaire de mes liens mais sans succès… A bout de souffle j'abandonnais et attendis que l'américain prenne la parole.
-Bon… Par où commencer… ?
-Tu veux vraiment une réponse ? Dis-je ironique.
Il soupira longuement et se gratta la tête. Après une longue inspiration il commença.
-D'accord. On s'est embrassé Angleterre et moi. Mais je dois bien préciser que c'était de mon initiative ! Au départ il ne voulait pas… Il à accepté pour me rendre service… Tout le monde pense que je le considère comme mon père mais c'est faux… C'est plus comme un meilleur ami. Ou un frère… Enfin… C'est dur à expliquer… Je pense que les relations entre nations sont plus poussées que celles des simples humains. Tu vois ce que je veux dire ? Et… Oh mon dieu… C'est horriblement gênant…
Il fit une longue pose en mettant sa tête entre ses mains. Des milliers de questions se bousculaient dans ma tête. Mais qu'est-ce qu'il voulait dire ? Il aimait Angleterre oui ou non ?
-En fait… Je lui ai demandé de se laisser faire pour une raison bien particulière… euh… Tu le jure que tu ne le répéteras à personne ?! Me dit-il en se retournant rapidement et en me regardant dans les yeux.
-Euh… Vu comment notre situation à cet instant est bizarre… On va dire que oui… Dis-je hésitant.
-Comment ça ? Dit-il surprit.
-America… Je suis attaché avec ta ceinture sur un lit et toi tu me parle de ta vie sentimentale…
-Effectivement c'est très louche… Dit-il en rigolant légèrement.
Après une pause il reprit avec une voix un peu plus aiguë qu'à l'ordinaire.
-Bon je vais te le dire quand même. Voilà. Je… Je suis amoureux. Enfin je crois.
-Tu… Tu aimes Arthur… ? Dis-je dans un souffle.
J'étais assez résigné. Je savais depuis toujours que si j'entrais en compétition avec lui je perdrais à coup sûr. Sa relation avec Angleterre était bien trop particulière.
-Mais non ! Ne dit pas n'importe quoi! Dit-il un peu dégoûté. Jamais je pourrais… Faire des choses avec lui… Continua-t-il indigné par ma suggestion.
-Mais… Je comprends rien ! Tu l'as embrassé pourtant…
-France… J'aime quelqu'un d'autre… Une autre nation… Et en fait… Euh… C'est là le plus gênant…
-Quoi ? Dis-je curieux.
Il se retourna et en voyant que j'étais tout à fait calme il me dégagea de sa ceinture en me lançant un regard qui signifiait bien que je ne devais pas faire de bêtise puis refit face à la fenêtre. Je me mis à côté de lui, résigné, et attendit la suite. Ma colère avait disparue en quelque sorte… Savoir qu'America ne me volera peut-être pas Arthur me réchauffait le cœur mais j'avais toujours cette peur qui me disait que rien ne sera jamais acquis avec Angleterre. Qu'il y aura toujours ce doute qui persiste entre sa colonie et lui.
-Bon je me lance. Voilà... Je n'étais pas sûr des mes sentiments envers cette personne... Et Arthur... Et bien je l'ai toujours aimé. Mais je ne savais pas si c'était vraiment de l'amour ! Je suis perdu. Depuis longtemps.
-Et... ?
-Et je voulais être sûr de mes sentiments envers lui. Dit-il en baissant les yeux.
- Je vois.
Les yeux dans le vague, je ne savais pas trop quoi en penser. J'osais un rapide regard vers l'ancienne colonie. Il n'avait pas l'air de mentir.
- Quel est l'homme ou la femme que tu aimes ?
L'américain détourna la tête, encore plus gêné.
- Si tu me le dis pas, je ne te croirai pas.
- D'accord d'accord... Je vais te le dire.
Après une grande inspiration, il souffla le nom du prétendant.
- Russia...
Un grand sourire vint éclairer mon visage. Je me retint immédiatement de laisser échapper un rire.
Comment était-ce possible ? Le russe et l'américain ...? Ensemble ? Alors là, c'était tellement gros que je ne pouvais que le croire.
- D'accord Alfred. On va dire que je te crois. Dis-je en reprenant mon sérieux. Et donc, après avoir fait ton petit test, tu peux me certifier que tu n'éprouves rien envers Arthur ?
- Rien ! Absolument rien ! Dit-il en se levant brusquement.
Il se tourna vers moi, me faisant face.
- Je te le jure Francis. Je te jure sur notre amitié.
Son regard semblait vraiment sincère.
- Et pourquoi maintenant ?
- Je... Je pense qu'il est temps que j'aille voir Russia. Je voulais être sûr avant de me lancer. Enfin... C'est difficile d'exprimer ce genre de chose.
- D'accord.
Un petit silence s'installa. Le plus jeune reprit la parole envoyant la gêne s'installait.
- Tu sais Francis, Arthur t'aime beaucoup. Depuis toujours je pense.
- Je ne sais pas Alfred... Répondais-je en haussant les épaules.
En me voyant dans mes pensées, il redressa un peu et regarda vers la porte.
- Bon, je vais te laisser. Merci de m'avoir écouté. Dit-il en souriant. On est O.K. tous les deux ?
Alfred me tendit sa main. Après quelques secondes d'hésitation, je lui serra la main avec vigueur.
- Excuse-moi de t'avoir frappé.
- C'est rien, ça réveille. Ria-t-il soulagé de l'issu de la conversation. Je te laisse ! J'ai plein de choses à faire.
- Yes. On se voit plus tard Alfred.
Il me salua d'un geste de la main et partit de la chambre rapidement.
En soupirant, je m'effondrais sur le lit et repensa aux révélations d'Alfred.
Bon.
Arthur s'est laissé faire. Mais il faut avouer qu' Amerique est vraiment trop mignon avec son amoureux secret. Encore une fois j'aurais dû en discuté calmement avec eux deux au lieu d'essayer de taper tout le monde.
- ¿Hey amigo? ¿Qué tal?
- Ah Spain. C'est que maintenant que tu interviens ? Tu nous as entendu ?
- Bah non... A part quand vous avez crié tous les deux. Genre ''lâche moi !'' et ''non tu vas m'écouter''. Dit-il en imitant la voix d'America et la mienne.
-Et toi ça t'es pas venu à l'idée de venir à mon secours ? Lui répondais-je faussement indigné en me redressant.
-Non pas trop… America m'avait dit de ne pas venir. Que c'était apparemment pour ton bien… Mais ça après je m'en fou un peu de ton bien être…
-Ah bah merci ! Dis-je dans un sourire.
Il repartit vers le salon et continua dans sa lancée. Je le suivis et me prépara pour sortir.
-Il m'a dit que si je venais dans la chambre il couperait toutes exportations de produits américains sur le sol espagnol. Le sournois… Dit-il en grognant. Hey Francis ? Tu vas où ?
-Je dois aller voir Matthew et Arthur. Dis-je en lui souriant.
-Tu à l'air d'aller mieux en tout cas… Tu ne m'as même pas dit ce qu'il t'a raconté ! Je suis ton meilleur ami quand même !
-Plus tard… Là je peux pas…
-C'est ça ! Va te réconcilier avec ton anglais ! Et essaye de ne pas le faire sur l'oreiller… Il y a des chambres voisines tu sais et les murs ne sont pas très épais. Dit-il faussement vexé.
-Oh mon pauvre Antonio… Invite l'italien. Ça te fera passer le temps ! Dis-je en lui lançant un clin d'œil.
Alors que je fermais la porte j'entendis les rires d'Antonio et mon morale remonta encore un peu plus. Je parcourais les couloirs d'un pas un peu plus léger qu'auparavant. Il était environ 7.00h du soir. Tout était arrangé avec Angleterre et j'allais le retrouver pour le lui dire et avec un peu de tact cette fois ci ! Peu m'importait les rumeurs qui devaient parcourir l'hôtel à cause de mon coup d'éclat, tout ce qui comptait était l'anglais. J'arrivais devant sa chambre et décida d'entrer sans sa permission, mais cette fois ci, je n'avais plus peur. Arrivant dans le salon je m'aperçus qu'il n'était pas là. Je ne savais pas pourquoi mais mon cœur battait horriblement vite et mes jambes tremblaient un peu. Malgré la confiance en moi je stressais de plus en plus. Tout d'un coup, j'entendis un bruit de douche venir de la pièce d'à côté. Un sourire pervers se dessina sur mon visage et je me rendis vers l'origine de ce doux bruit.
Point de vue d'Angleterre :
Le jet d'eau chaude sur ma peau me faisait un bien fou. Mes muscles se détendaient peu à peu et je sentais le stress des derniers jours me quitter. Mais malgré cela mon ventre était encore tordu, je me sentais horriblement mal. Je venais de retrouver France pour le perdre quelques minutes plus tard. Des fois j'avais l'impression que le destin était vraiment contre moi… J'accrochais le pommeau de la douche au-dessus de ma tête et me mouilla les cheveux. J'essayais de me détendre sous les jets d'eau en me forçant de ne plus passer à lui mais la tentation était trop forte. Je repensais à ses mains qui parcouraient mon corps dans l'infirmerie, à son souffle tout près de mon bas ventre. En râlant, je plaquais mon front contre la vitre et tenta de refouler les larmes qui me venaient. Pourquoi tout était si compliqué quand il était question du français…
Tout d'un coup, je sentis deux bras m'entourer la taille. Sursautant, je me retournais et tomba face à face avec…
-France ! Qu'est-ce que… Qu'est-ce que tu fais là ?! Criais-je sous le coup de la surprise.
-Je viens m'excuser de la plus douce des manières… Me répondit-il avec un regard amusé.
Je ne savais plus quoi penser. J'étais fou de joie de le voir et il n'avait pas l'air d'être en colère. Je ne comprenais vraiment rien.
-Oublions tout ça d'accord… ? Dit France en reprenant son sérieux. Profitons juste de l'instant présent, nous verrons la suite plus tard. Me chuchota-t-il pendant qu'il me donnait des baisés dans le cou.
-Mais… ? Pourquoi ? Qu'est-ce …
-Nous verrons ça après. Me coupa-t-il.
Me rendant compte de la situation, je rougis. Je mis mes deux mains sur son torse pour essayer de le repousser mais après quelques secondes de réflexions je me repris. J'avais la terrible impression que si nous nous écartions l'un de l'autre il m'échapperai encore. Il continuait de parsemer mon cou et mes épaules de baisés et plaça une de ses mains en bas de mon dos puis la descendit lentement sur mes fesses. Sursautant encore une fois face à son initiative je baragouinais quelque chose pour essayer de le stopper.
-Francis… Euh… Tu voudrais pas plutôt le faire dans un lit… ? Non parce que… Ah... !
France venait de retirer mes mains de son torse et nous avaient complètement collés. En sentant son excitation toucher la mienne une vague de plaisir me submergea et me fit pousser un faible gémissement que je tentais d'étouffer.
-Arthur… Dit France dans un souffle.
Il me colla au mur de la douche et m'embrassa passionnément en faisant rencontrer nos langues dans ma bouche puis plaça une de ses jambes entre les miennes. Je gémis encore plus et l'enlaça de mes bras. Les jets de la douche tombaient à présent à côté de nous. J'avais un peu froid à cause du manque de la chaleur de l'eau et le mur fait de carrelages était glacé contre ma peau. En me voyant frissonner, France arrêta de m'embrasser et me prit dans ses bras. Je sentais son cœur battre contre mon oreille et un immense bonheur m'envahit. Je savais qu'il m'aimait et que son cœur ne battait que pour moi. Je fermais les yeux et apprécia ce moment si magique à mes yeux.
- I love you…
En réponse France m'embrassa tendrement sur les lèvres et me serra encore plus fort. Je n'avais pas prévu de lui dire mais c'était plus fort que moi. Je ne voulais plus qu'il s'en aille. Surtout à cause d'un malentendu aussi grotesque qu'aujourd'hui. France nous sépara lentement et nous restâmes le front collé à nous regarder dans les yeux quelques instants.
- Je ne te quitterais plus. Dit-il doucement.
France m'embrassa amoureusement et fit descendre une de ses mains le long de ma jambe. Il embrassa ma clavicule puis mon torse et continua sa descente. Une fois à genoux il me fit un suçon sur ma cuisse. La douce douleur me fit émettre un petit cri que je n'ai pas pu retenir. Lorsqu'il arriva vers mon érection, il l'embrassa doucement. En soupirant, je crispais mes mains. J'avais besoin de m'accrocher à quelque chose. Je fermais les yeux face à cette douce torture et entremêla mes doigts à ses ondulations blondes. France lécha mon gland et avec l'une de ses mains il commença déjà à titiller mon entrée. Soudain, il me prit totalement en bouche ce qui me fit sortir un petit cri de surprise. Lentement France fit des vas et viens qui m'envoyaient de puissantes vagues de plaisirs à travers tout le corps. Avec son autre main libre, il masturbait le base de mon pénis. De temps en temps, il faisait entrer mon éréction jusqu'au bout de sa gorge. Je m'empêchais de lui tirer les cheveux à ces moments là tellement le plaisir était intense. Voulant me rendre fou, il jouait avec sa langue et la faisait tourner autour de mon gland. Une de mes mains le fit accélérer, je pouvais sentir déjà la jouissance arriver. Je renversais ma tête en arrière et alors que la fin approchait je sentis France retirer mes mains de ses cheveux. Il remonta pour m'embrasser sur la bouche. En m'entendant grogner de mécontentement, France rigola doucement et me dit de ne pas m'impatienter.
Il se baissa pour prendre un peu de gel douche et en étala sur ses doigts et son pénis. Devinant la suite je me crispais d'anticipation et fit une grimace en appréhendant la douleur. Voyant ma légère angoisse France m'embrassa doucement sur mes lèvres et descendis pour lécher mes tétons.
- Ah… France… Arrête…
- J'ai trouvé un point sensible ? Dit-il amusé.
Pendant qu'il suçait avec délectation mes tétons il fit lentement entrer un doigt en moi. Je serais les poings pour me forcer à ne pas laisser échapper une plainte de douleur mais lorsqu'il fit entrer un deuxième un léger cri s'échappa de ma bouche. France se redressa et m'embrassa dans le cou, comme à son habitude. Il commença à me masturber pour que j'oublie la douleur.
-Chut… Ça va passer. Me rassurait-il.
Il fit des mouvements de ciseaux pour bien me préparer puis fit entrer un dernier doigt. Je n'avais plus l'habitude d'être pénétré, des picotements tout autour de mon anus se faisaient sentir. Mais j'étais tellement excité par l'idée de me faire prendre par Francis que je n'y pensais même pas. J'avais juste envie qu'il me pénètre, là tout de suite. Il retira ses doigts puis me souleva avec force et me coinça contre la paroi de douche. J'enroulais mes jambes autour de sa taille et après un long baisé France me pénétra profondément. J'avais les larmes aux yeux lorsqu'il arriva jusqu'à la garde.
- Wait... Please... Chuchotais-je crispé.
- J'attendrai le temps qu'il faudra Arthur. Mais dépêche-toi de t'habituer à ma queue parce que j'ai très envie de toi.
Ses paroles me firent l'effet d'un électrochoc. Une vague de plaisir me submergea les reins. Doucement, je commençais un léger mouvement de bassin. La réaction fut immédiate et Francis continua avec ses propres coups de bassin. Après quelques coups lents et profonds j'en voulu davantage. Je bougeais de plus en plus contre le français. Remarquant mon impatience, France accéléra ses mouvements et bientôt mes cris résonnèrent dans la salle de bain. Tout d'un coup, France frappa un point bien précis et je criais mon plaisir à m'en casser la voix.
-Je l'ai enfin trouvée… Dit France en rigolant doucement.
-La ferme et continu stupide frog. Dis-je essoufflé.
Il frappait de plus en plus fort, de plus en plus vite.
- Comment tu t'adresses à moi ?
Je souriais d'un air provocateur.
- Et tu vas faire quoi ?
Francis stoppa tout mouvement. Et attendit une réaction de ma part. J'étais tellement excité, c'était une véritable torture. J'essayais de bouger mon bassin mais le français me bloqua en se plaquant encore plus à moi. Contre mon oreille, il chuchota :
- Excuse-toi. Supplie-moi de continuer. Ordonna-t-il.
Bouche bée, je ne savais pas quoi répondre. J'avais juste une terrible envie de me faire prendre avec force par le français.
- I...
Je n'osais pas aller plus loin. C'était trop honteux de devoir dire ce genre de choses.
- Je... Commençais-je avec difficulté.
- Tu ? Dit-il dans un violent coup de bassin.
J'ai laissé échapper un cri de surprise tellement le plaisir était violent. La frustration qu'il m'imposait me rendait totalement fou.
- Je suis désolé...
Tout d'un coup, je pensais à Jeanne d'Arc. Non. Pas elle.
- Je suis désolé pour ce que j'ai fait... Dis-je les larmes aux yeux.
Je sentais Francis se tendre. Lui aussi avait-il saisi la portée de mes excuses ?
Il recula sa tête, pour que nos regards se croisent.
- Je suis tellement désolé pour tout Francis...
En voyant ses yeux sérieux, son air sévère, je n'arrivais plus à émettre le moindre son. Un sanglot silencieux s'échappa de mes lèvres. Il sentait que quelque chose n'allait pas.
- Pourquoi tu es désolé ? Demanda-t-il avec un air presque triste.
Un long silence passa. Je n'osais pas le regarder dans les yeux.
- Pour...
Je n'y arriverai pas. Ses yeux bleus me transperçaient.
- Pour elle...
A ces mots, il baissa la tête. Il se retira de moi et sortit de la douche sans un mot.
Non. Ne m'en veux pas Francis. Je t'en supplie.
- Francis... Chuchotais-je en pleurant.
Il se retourna et m'envoya un regard lourd.
Ne pense pas à elle. Pense à moi. Juste à moi.
Mon érection n'était plus. Lui si.
Me voyant désemparé, il me pris par la main et me sorti de la douche. Il prit une serviette et me sécha avec douceur.
Je n'arrivais pas à lire ses pensées, son visage était imperturbable.
- Francis... ? Tentais-je en tremblant.
Il se releva après m'avoir essuyé les jambes et le bassin. Arrivé à hauteur de mon visage, il passa la serviette dans mes cheveux tout en gardant son air froid. Ses gestes étaient d'une tendresse rare, mais pourquoi ses yeux ne reflétaient que des reproches ?
Dans une tentative désespéré, je tendis la main pour m'occuper de son érection. Il l'a repoussa brusquement et m'envoya un regard indescritible.
- Tu es désolé ?
Je n'osais répondre. J'avais froid, j'avais peur.
- Moi aussi je suis désolé. Dit-il en se retournant.
Il quitta la pièce et lorsque j'entendis la porte se fermer mon sanglot déchira le silence de la salle de bain.
