Bonsoir !
Et voilà le nouveau chapitre, j'espère qu'il vous plaira !
Les chapitres 3 et 4 ont été corrigés et retouches, si vous voulez y jeter un coup d'œil ;)
Bonne lecture !
Chapitre 23 : Qui se ressemble s'assemble
Hermione prit place au fond de la salle vide, plongée dans de profondes réflexions. Elle avait du mal à réaliser ce qu'il venait de se produire. Tout cela lui paraissait tellement irréel.
Comment, en trois semaines, Drago Malefoy avait-il pu passer de celui qu'elle détestait plus que tout à celui qu'elle embrassait et réconfortait ? Cela n'avait aucun sens.
Après être sortie de l'appartement, elle avait préféré patienter devant la salle de Sortilèges, ne voulant pas affronter immédiatement ses amis. Elle savait que Ginny et Harry devineraient trop rapidement qu'elle n'avait pas un comportement habituel. Hermione savait que son trouble était visible.
Elle se souvint soudainement que ses deux amis étaient censés aller voir l'infirmière ce matin-là. Elle se maudit intérieurement d'avoir oublié un moment aussi important pour eux et se promit de leur demander tous les détails dès qu'elle en aurait l'occasion.
Les autres élèves ne tardèrent pas à entrer dans la salle, suivis de près par Flitwick qui, comme à son habitude, grimpa sur une pile de livres pour être à une hauteur plus convenable. La jeune femme vit ensuite Harry entrer dans la salle et venir vers elle. Il parut inquiet lorsqu'il croisa son regard et vint s'asseoir à ses côtés.
- Est-ce que ça va mieux ? s'enquit-il.
- De quoi est-ce que tu parles ? demanda-t-elle en fronçant les sourcils à son tour.
- Tu es presque partie en courant de la Grande Salle tout à l'heure, donc avec Ginny, nous pensions que tu ne te sentais pas bien.
- Oh.
- C'est tout ?
- Non, non, je vais bien, tout va bien, je t'assure, mentit-elle en tentant un sourire.
- Qu'est-ce que tu as en ce moment, Hermione ? Tu es différente, presque n'es jamais vraiment avec nous, comme si toutes tes pensées étaient tournées vers autre chose que nous. Est-ce qu'il y a un problème ? Tu as découvert quelque chose de nouveau à notre propos ? Que se passe-t-il ? Je m'inquiète tu sais...
Elle baissa les yeux sur ses mains qu'elle n'avait pas eu conscience de triturer. Devait-elle lui en parler ? C'était son frère après tout. Mais est-ce qu'il le prendrait bien ? Probablement pas. Elle était certaine qu'il ne réagirait pas positivement.
- Ce n'est rien, ne t'inquiète pas, Harry.
- Hermione, regarde-moi.
Elle s'exécuta, hésitante. Il paraissait de plus en plus inquiet. Ses iris émeraudes la transperçaient. Elle se sentait de plus en plus mal, paralysée par son regard.
- Je sais que ce n'est pas rien, je te connais. Quelque chose te tracasse. Ginny m'a dit que vous en aviez parlé et que ce n'était pas quelque chose de grave, mais je m'inquiète, Hermione, souffla-t-il. Parle-moi, je suis là pour toi, non ? Tu l'as toujours été pour moi et je le serai toujours pour toi. Explique-moi, l'implora-t-il en attrapant ses mains sous la table.
- Promets-moi de ne pas t'énerver ou de ne pas me juger. Je ne comprends pas moi-même et je ne gère pas non plus, murmura-t-elle en baissant la tête sous son regard inquisiteur.
- Je te le promets. Je ne le ferai pas, jamais.
Elle récupéra l'une de ses mains et se frotta l'intérieur du coude dans un geste qui prouvait l'angoisse qu'elle ressentait à cet instant précis. Pourquoi fallait-il toujours qu'elle soit si transparente ? Elle releva le regard vers lui quelques secondes et il en profita pour lui adresser un sourire encourageant. Elle savait qu'elle pouvait avoir confiance en lui, mais la jeune femme ne pouvait s'empêcher d'appréhender sa réaction.
- Depuis le début de l'année, formula-t-elle doucement en baissant à nouveau les yeux, je ressens... des choses, à cause de quelqu'un. Des sensations bizarres, des émotions nouvelles. Nous ne nous sommes jamais appréciés tous les deux, même plutôt détestés, mais depuis le début de l'année, c'est... différent. Un jour, nos mains se sont frôlées par inadvertance et nous avons tous les deux ressentis quelque chose d'étrange. Une douce chaleur, des frissons, une sorte de tressaillement. C'était la première fois que je ressentais une telle chose, simplement en touchant quelqu'un d'autre. De toute ma vie. Quelques jours sont passés et de mon côté j'étais vraiment très perturbée, je faisais tout pour l'éviter, ne pas le regarder et le croiser le moins possible. Au début, il faisait pareil. Ainsi, nous ne nous croisions presque plus. Mais du jour au lendemain, il s'est mis à me dévisager intensément de temps en temps, puis de plus en plus souvent et finalement il le faisait dès qu'il me voyait. J'avais du mal à ne pas croiser son regard, mais dès que c'était le cas, je ressentais encore cette chaleur. Un matin, j'ai décidé de soutenir son regard, pour essayer. La chaleur s'est rapidement développée pour devenir vraiment puissante. Mais il est parti et je ne l'ai pas revu de la journée. Jusqu'à ce matin. Il était là mais il ne me regardait plus et au bout d'un certain temps, il a quitté la Grande Salle. À ce moment-là, j'ai ressenti un grand froid, un vide, puis une sorte de douleur après quelques minutes, continua-t-elle tête baissée, d'une voix hésitante. Lorsque j'ai quitté la table, mes jambes se dirigeaient toutes seules. J'étais dans une sorte de transe et elles m'ont amenée jusqu'à lui. Peu importe pourquoi, ce n'est pas le plus important, mais je l'ai réconforté car il allait mal. Et... au bout de quelques minutes, nous nous sommes embrassés. Je ne sais pas pourquoi, ajouta-t-elle vivement. Mais c'était merveilleux. Sans mentir, je n'avais jamais ressenti cela. Cependant, je ne saurais l'expliquer. Nous nous détestions et quelque chose, je ne sais pas quoi, nous a poussés l'un vers l'autre, rapidement et sans que nous ayons eu le temps de comprendre comment. Voilà pourquoi ces derniers temps j'étais perturbée, absente, ou tout ce que tu veux, souffla-t-elle finalement. J'étais vraiment perturbée, parce que je n'y comprenais rien. J'étais attirée par lui, physiquement, sans gérer quoi que ce soit, alors que je l'ai toujours détesté.
Elle avait fini son discours à bout de souffle, ayant enchaîné les dernières phrases le plus rapidement possible de façon à vite passer ce moment difficile. Il y eut de longues secondes de silence. Hermione angoissait de plus en plus de la réaction du brun. Il ne réagissait pas. Elle avait relevé les yeux quelques secondes, mais il semblait perdu dans ses pensées.
Harry intégrait difficilement les mots de sa sœur, ayant lui aussi du mal à comprendre. Tout ce qu'elle lui racontait n'avait aucun sens, mais il avait appris au fil des années que vivre dans le monde magique signifiait ne pas toujours tout comprendre. Tout n'était pas logique. Pourtant, plus Hermione progressait dans sa confession et plus le jeune homme était perplexe. Comment une telle chose avait pu arriver ? En entendant sa sœur parler, il avait bien compris qu'elle était elle-même perdue et qu'elle n'aurait aucune réponse aux nombreuses questions qu'il se posait. Elle avait embrassé quelqu'un qu'elle détestait. Quelqu'un qu'elle avait toujours détesté et par qui elle était tout d'un coup attirée. D'un coup, la lumière se fit dans son esprit.
- C'est Malefoy, n'est-ce pas ?
Hermione releva directement la tête, les yeux écarquillés de stupeur. Harry semblait être sorti de sa profonde réflexion et fixait la jeune femme dans les yeux.
- C'est ça. Vu la tête que tu fais, j'ai visé juste, souffla-t-il en tentant un sourire, qui ressemblait plutôt à une grimace. D'après tes descriptions, je ne vois pas qui cela pourrait être d'autre, continua-t-il en voyant que sa sœur ne répliquait pas. Vous vous détestez, ou du moins vous êtes toujours détestés. Ces derniers temps, vous avez davantage l'occasion de vous croiser étant donné que vous vivez ensemble. De plus, je l'ai vu plusieurs fois te dévisager lorsque nous étions en cours, ou dans la Grande Salle. Donc, tout cela m'amène à penser qu'il s'agit de Malefoy. Je me trompe ?
Elle ne répondit rien, se contentant de se concentrer à nouveau sur ses mains. Puis après quelques secondes, elle hocha la tête, confirmant enfin qu'il s'agissait bien de Drago Malefoy. Elle l'entendit soupirer longuement, sans pour autant relever la tête. Elle resta silencieuse, terrifiée par la non-réaction de son frère. Elle s'attendait à tout sauf à son silence. Bien qu'elle aurait préféré attendre avant de lui en parler, il ne lui avait pas laissé le choix et la jeune femme avait été prise au dépourvu. Contrairement à ce qu'elle aurait normalement fait, Hermione n'avait pas pu préparer un discours tout fait pour le lui annoncer en douceur. Il l'avait poussée à cracher le morceau.
Cependant, malgré des explications dont elle n'était pas particulièrement fière - en particulier car elle n'avait pas pu y réfléchir auparavant - elle ne s'était pas attendue à ce que son frère découvre aussi facilement de qui elle parlait. Malgré tout, elle aurait préféré le lui annoncer elle-même et non pas qu'il le comprenne lui-même.
Il passa une main le long de son visage et observa sa sœur qui semblait s'être recroquevillée sur elle-même tant elle avait baissé la tête. Ils ne prêtaient aucune attention au cours, mais leur professeur ne semblait pas l'avoir remarqué. En voyant l'angoisse qui habitait la jeune femme, Harry décida de prendre sur lui et de - pour une fois - réfléchir avant d'agir, ne souhaitant pas la blesser. Il plaça deux doigts sous son menton et releva son visage pour la regarder dans les yeux.
- Tu l'aimes bien ? Il est correct avec toi ? demanda-t-il doucement, se retenant de dire les premières remarques qui lui étaient venues à l'esprit.
Elle hocha timidement la tête, désemparée par le regard de son frère, mais aussi par sa réaction. Décidément, il ne réagissait pas du tout comme elle l'avait imaginé. Aucune remarque ? Aucune autre question que celle-ci ? Où était passé le Harry Potter qu'elle connaissait ?
- Il a intérêt de toute façon, sinon il s'en rappellera, ajouta-t-il.
Hermione le dévisagea. Son regard était plein d'amour, et son sourire était sincère. Elle ne savait pas comment réagir tellement abasourdie par sa réaction. Il lui attrapa la main et la serra.
- Tu as l'air étonnée de ma réponse, plaisanta-t-il gentiment. Crois-moi, je le suis aussi. Mais je te fais confiance, si une telle chose s'est passée sans que tu ne lui lances à nouveau ton poing dans la figure, c'est que tu le voulais aussi je suppose, ajouta-t-il en haussant les épaules. Écoute, reprit-il en voyant son air toujours aussi perplexe, je n'apprécie pas particulièrement Malefoy, ce n'est pas nouveau, mais c'est ta vie, pas la mienne, et la seule chose que je peux faire, c'est d'être là pour toi s'il y a un problème, mais aussi de te soutenir, non ?
Il vit les yeux de sa sœur se remplir de larmes et elle lui sourit, reconnaissante. Elle serra sa main à son tour, lui prouvant tout l'amour qu'elle ressentait à cet instant. Hermione était rassurée de voir que son frère n'avait pas mal réagi, au contraire. Elle avait bien compris qu'il n'était pas non plus heureux de l'apprendre, n'appréciant pas le blond, mais il ne s'interposerait pas et la soutiendrait quoi qu'il arrive.
- Miss Granger, pouvez-vous me répéter ce que je viens de dire ? les interrompit soudainement le professeur Flitwick. Non ? Bien, je veux vous voir suivre le cours, sinon je serai dans l'obligation de vous retirer des points. Vous aussi, Monsieur Potter, ajouta-t-il en voyant la jeune femme secouer la tête et s'excuser.
Le cours reprit et Harry et Hermione restèrent silencieux et à l'écoute. Cependant, n'y tenant plus, la jeune femme interpella son frère à nouveau.
- Je ne sais pas ce que cela veut dire, tu sais, dit-elle doucement, sans oser le regarder.
- J'ai bien compris. Mais quoi qu'il arrive, Hermione, je te soutiendrais. C'est tout ce que je veux que tu saches.
- Pourtant tu le détestes, vous vous êtes toujours détestés.
- Vous aussi, non ? Et je ne le déteste pas. Ce n'est pas mon ami, mais je ne le déteste pas. Il m'agace souvent, très souvent même, mais je sais qu'il n'a pas un mauvais fond. Et cela ne m'empêche pas d'être là pour toi. Si tu décides de poursuivre quelque chose avec lui, je te soutiendrais, c'est tout. Qui que soit la personne avec qui tu mélanges ta salive, ajouta-t-il en grimaçant légèrement, faisant pouffer Hermione.
- Tu sais, je n'y comprends rien, je n'y peux rien. Je ne sais pas ce qu'il pourrait se passer, ce qu'il va se passer, parce que je ne gère rien. Je pensais encore le détester il y a deux semaines, mais maintenant tout a changé.
- Et cela te fait peur ?
Elle haussa les épaules, ne sachant pas vraiment quoi répondre. Avait-elle peur de ce qu'il se passait avec Drago ? Pas vraiment. Elle avait souvent peur de l'inconnu, mais les choses étaient différentes avec lui. Elle ne comprenait pas, mais cela ne l'effrayait pas. Aucun d'eux ne comprenaient et c'en était rassurant, d'une certaine manière.
- Tu sais, j'ai remarqué - et je ne suis pas le seul - qu'il avait changé depuis la rentrée. Il est toujours le même petit con arrogant, c'est certain, mais je sais pertinemment qu'il n'a pas un mauvais fond. J'en ai parlé avec lui d'ailleurs, et je ne ressens aucune haine ou rancœur envers lui. Plus maintenant. Et s'il rend ma sœur heureuse, alors j'ai encore moins de raison de lui vouer une haine sans nom.
- Tu as parlé avec lui ? l'interrompit-elle, étonnée par cette révélation.
- Oui, nous avons eu une petite discussion un soir. Enfin, c'est surtout moi qui ai parlé, mais je lui ai bien fait comprendre que je ne le tenais pas responsable de ce qu'il a pu faire dans le passé, plus particulièrement après le retour de Voldemort. Je lui ai dit, en quelque sorte, qu'il ne devrait pas sans cesse se traiter lui-même comme un monstre qui ne mérite rien.
- Tu lui as vraiment dit ça ? demanda Hermione, estomaquée.
- Oui, et je crois que j'ai bien fait, répondit-il avec un petit sourire fier.
- C'est certain, souffla-t-elle pour elle-même. J'espère que ça l'a fait réfléchir, parce que tu n'es pas le seul à penser ça, continua-t-elle plus fort.
- Je suis certain qu'il y a beaucoup réfléchi, je l'ai entendu crier dans les couloirs en sortant, ricana-t-il.
Elle pouffa à son tour, imaginant très bien la tête que le blond avait pu faire.
La jeune femme se sentait bien mieux qu'au début de la conversation. Voir son frère réagir aussi positivement, étant donné le passé commun qu'ils avaient avec Drago Malefoy, avait largement atténué ses angoisses.
Au fond, cette discussion l'avait elle-même détendue vis-à-vis de ses doutes concernant le blond. Certes, ils ne s'étaient rien promis, ils n'avaient rien décidé, et n'en avaient même pas parlé, mais elle sentait que cette histoire n'était pas terminée et que tout cela n'était pas de passage ou anodin.
- Oh ! S'exclama-t-elle après un court silence. Harry, je suis désolée, j'ai totalement oublié que nous avions prévu d'accompagner Ginny à l'infirmerie... Est-ce que ça s'est bien passé ? s'inquiéta-t-elle.
- Ne t'inquiète pas pour ça, va, ricana-t-il. Nous nous inquiétions plus pour toi qu'autre chose. Et oui, tout s'est bien passé. Ginny en est à neuf semaines de grossesse, et d'ici deux semaines nous pourrons même connaître le sexe du bébé, ajouta-t-il avec un merveilleux sourire.
- C'est vrai ?! Je pensais que c'était plus long que ça !
- Eh bien non, répondit-il, sans se défaire de son sourire. Tu te rends compte ? Dans seulement deux semaines, nous saurons s'il s'agit d'une petite fille ou d'un petit garçon, s'égosilla-t-il, cachant difficilement son excitation.
- C'est merveilleux, Harry, sourit-elle, heureuse de voir son frère dans un tel état. Est-ce que tu as une préférence ?
- J'aimerais bien une petite fille à vrai dire, répondit-il timidement. Avec les cheveux et le nez de Ginny, elle serait magnifique.
- De toute façon même si ton bébé avait le nez à la place de la bouche, tu le trouverais magnifique. Mais je te rassure c'est un syndrome qu'ont tous les parents, se moqua-t-elle gentiment, faisant pouffer le brun. Et Ginny, tu sais si elle a une préférence ?
- Oui, elle m'a dit la même chose, elle aimerait un petit garçon avec mes yeux et mes cheveux en bataille, pouffa-t-il.
- Eh bien, qui se ressemble s'assemble, non ?
- Exactement ! Même si au fond, que mon bébé soit une fille ou un garçon, je m'en moque, je l'aimerai et c'est tout.
- Je n'en doute pas, répondit-elle avec un clin d'œil. Est-ce que vous l'avez dit à Ron ?
- Non, d'ailleurs Pomfresh nous a mis la pression par rapport à ça, grimaça-t-il. Nous devons l'annoncer aux Weasley avant lundi, c'est la règle, sinon elle le fera elle-même.
- Ce n'est pas étonnant, fit-elle en grimaçant à son tour.
- Oui, j'ai eu à peu près la même réaction que toi, mais nous avons décidé de leur donner rendez-vous samedi aux Trois Balais. Ginny ne se voyait pas leur annoncer dans une lettre, et moi non plus. Et puis, même si ce sera un moment stressant, je pense qu'ils vont tous être ravis d'accueillir un nouveau Weasley dans cette grande famille, ajouta-t-il en souriant.
- C'est certain. J'ai hâte de voir la tête de Molly quand son fils de cœur va lui annoncer que sa fille unique est enceinte de lui, ricana-t-elle.
- Dit comme ça c'est très bizarre, répliqua-t-il en haussant un sourcil. Mais oui je pense qu'elle va être extrêmement heureuse.
- J'avoue que ce n'était pas la meilleure tournure de phrase, dit-elle en pouffant. Mais en tout cas, j'ai hâte de rencontrer mon petit neveu ou ma petite nièce, ajouta-t-elle avec un clin d'œil.
- Moi aussi, crois-moi, soupira-t-il. Je pense que cette année va être pleine de rebondissements, pour Ginny et moi, mais qu'est-ce que ça vaut le coup, s'exclama-t-il. J'étais assez anxieux au début, mais maintenant je suis plus qu'impatient de le ou la tenir dans mes bras.
Il avait des étoiles dans les yeux et Hermione ne put s'empêcher de lui adresser un grand sourire. Il avait enfin l'air pleinement heureux et s'ils n'étaient pas en cours, le voir comme cela aurait très probablement fait pleurer de joie Hermione.
oOo
Drago avait décidé de ne pas retourner en cours de la journée. Il n'avait pas reçu la visite d'Hermione, mais savait qu'elle serait de retour dans la soirée. Il se sentait légèrement coupable de ne pas avoir prévenu ses amis. Ce n'était la première fois qu'il ratait une journée de cours entière, mais il le faisait habituellement en compagnie de Blaise et parfois de Pansy. Il ne doutait pas qu'ils seraient inquiets.
Et cela ne manqua pas. En effet, à la fin de leurs cours de l'après-midi, les trois amis s'étaient décidés à aller voir Hermione, pour lui demander des nouvelles de leur ami. Elle était la seule personne qui pouvait avoir vu le blond. De plus, ils ne voulaient pas aller le chercher d'eux-mêmes, connaissant assez bien Drago pour savoir que s'il n'était pas venu de son plein gré, il n'apprécierait pas leur visite. Ainsi, après avoir quitté leur salle de classe, ils patientèrent une heure supplémentaire devant la salle de Métamorphose, avec comme intention de parler avec la jeune femme.
- Granger ! l'interpella Pansy.
- Salut, fit-elle en souriant. Que se passe-t-il ? demanda-t-elle fronçant les sourcils, tout de même étonnée de les voir attendre ici.
- Il faut que nous ayons quelque chose de spécial à te dire pour te parler maintenant ? s'indigna faussement Blaise, une main sur le cœur.
- Non, non, je-
- Il se moque de toi, Granger, intervint Théodore. Nous voulions vraiment te demander quelque chose, en fait. Aurais-tu vu Drago ?
- J'avais raison, répondit-elle avec un clin d'œil. Non, je ne l'ai pas vu depuis ce matin, mais il avait l'air malade, je crois qu'il est resté là-haut.
- Oh, d'accord, soupira-t-il. Est-ce que ça te dérangerait de lui donner ça ? ajouta-t-il en lui tendant une petite pile de parchemins. Ce sont les cours de la journée, nous nous doutions bien qu'il était malade ou quelque chose dans le genre, il ne rate jamais autant de cours, surtout Potions.
- Pas de soucis, je lui donnerai !
- Merci, Miss, dit Blaise avec un clin d'œil.
Hermione leur offrit un grand sourire et partit de son côté pour rejoindre ses amis, qui avaient continué d'avancer.
- Bon, je dois passer à la Bibliothèque, on se rejoint au dîner ? annonça Pansy, lorsque Hermione se fut éloignée.
- Pas de soucis, à tout à l'heure, Pans'.
La brune les quitta d'un pas assuré et s'éloigna en direction de ladite bibliothèque. Blaise se tourna alors vers Théodore avec un grand sourire et attrapa sa main, avant de se pencher vers son oreille.
- Enfin tous les deux. Tu viens avec moi, Théo ? lui murmura-t-il d'un air entendu.
Ce dernier hocha la tête, les yeux pétillants, et Blaise lui répondit d'un sourire en coin. Il le tira par la main dans les couloirs et les escaliers du château, et s'arrêta finalement devant un grand mur du septième étage. Il lâcha sa main et fit trois allers-retours, silencieusement. Une petite porte apparut, les menant à une vaste pièce. Au fond de celle-ci brûlait un petit feu de cheminée, laquelle était située sur la droite d'un grand lit à baldaquin aux parures vert émeraude.
Théodore eut à peine le temps de détailler clairement l'entièreté de la salle qu'il se faisait plaquer contre le mur par Blaise, qui venait de refermer la porte d'un coup de talon. La main de ce dernier se referma sur le col de la chemise de son amant et plaqua fougueusement ses lèvres sur les siennes, arrachant de petits gémissements à Théodore.
Il en profita pour poser ses mains de part et d'autre des hanches de Blaise pour le rapprocher de lui, frottant rudement son bassin au sien. Leurs doigts se faufilaient dans les cheveux de l'un et de l'autre, sans qu'ils ne cessent de s'embrasser rudement. Des frissons parcouraient leurs deux corps et de petits gémissements plaintifs animaient Théodore. Blaise prit rapidement conscience de ces derniers et se fit plus entreprenant. Il descendit doucement ses mains sur le haut des cuisses de son amant et le souleva. Théodore enroula ses jambes autour de ses hanches et Blaise s'empressa de le porter vers le lit où il le déposa sans arrêter de l'embrasser langoureusement. Sa bouche remonta vers son oreille dont il mordilla le lobe, faisant gémir Théodore, avant de prononcer dans un souffle :
- Tu m'avais manqué...
- Tu ne tiens pas deux jours sans moi, de toute manière, répliqua-t-il sans pouvoir s'empêcher de frémir et son corps de se couvrir de chair de poule.
Blaise ricana contre son cou et il en embrassa chaque centimètre de peau hérissé par l'envie. Le t-shirt de son amant ne tint pas longtemps en place et dès qu'il fut à terre, Blaise s'empressa de continuer ses baisers vers sa clavicule, puis vers son abdomen. Il s'arrêta devant l'un des deux petits boutons de chair, qu'il mordilla.
Leurs deux corps surchauffés étaient collés l'un à l'autre, mais cela ne suffisait pas à Théodore qui avait besoin de ressentir la chaleur de son petit-ami. Son corps appelait celui de Blaise. Il lui retira à son tour le vêtement qui recouvrait son torse si bien musclé par les entraînements de Quidditch qu'il avait faits cet été, et se colla un peu plus à lui pour enfin toucher sa peau nue, rendue brûlante par le désir.
Blaise continuait sa descente vers le Paradis, ne laissant aucune bribe de la peau de son amant, chaste. Son chemin l'amena rapidement sous son nombril, qu'il lécha, défiant toute vertu et pudeur. Du bout des doigts, il jouait avec la limite de son pantalon, qu'il ne tarda pas à défaire et faire disparaître aussi loin que possible.
Tout en continuant de taquiner les abdominaux naissant de Théodore avec sa langue, Blaise commença à jouer avec l'élastique de son caleçon, sentant nettement l'érection naissante de son amant. Il n'en fut que plus ravi et le fit s'envoler avec le reste des vêtements.
La mâchoire de Théodore se crispa, lorsqu'il sentit une langue taquiner l'extrémité de son intimité. Il rejeta sa tête en arrière, continuant de contracter ses doigts dans les cheveux de Blaise, alors que ce dernier le prenait progressivement en bouche.
Il ne put réprimer des gémissements de plaisir, bien plus forts que les précédents, lorsque son amant entama de lents va-et-vient. Blaise le fixait dans les yeux, le faisant frissonner. Il avait découvert, en couchant avec lui, à quel point son désir se décuplait lorsqu'ils se regardaient dans les yeux. Il adorait cela.
Il ne savait plus où donner de la tête sous la lenteur des mouvements qu'exerçait Blaise. Il lâcha un murmure plaintif que son bien-aimé interpréta immédiatement. Il cessa sa douce torture et l'assaillit de plus en plus rapidement. Alors que la pièce était emplie de gémissements de plaisir. Blaise - tout en continuant avec application son entreprise - approcha deux de ses doigts de la bouche de son amant. Théodore s'en saisit et les suçota avec application, passant sa langue sur chaque phalange dans un mouvement plein de luxure.
Puis, sa main retourna près de lui, descendant vers l'anneau de chair de son amant. Alors qu'il continuait de jouer avec sa langue sur son sexe tendu, il introduisit doucement l'un de ses doigts. Il resta immobile, attendant que Théodore s'y habitue, puis commença de lents va-et-vient lorsque ce dernier l'invita à le faire. Il releva la tête et se rapprocha de la bouche de son amant, qu'il embrassa amoureusement, tandis qu'il introduisait son majeur. Théodore ne put réprimer un léger gémissement de douleur, bien vite remplacé par le désir et l'envie d'aller plus loin.
Alors que Blaise retirait ses derniers vêtements, laissant apparaître lui aussi son érection, il introduisit un dernier doigt, afin de préparer au mieux son bien-aimé. Les va-et-vient se firent plus rapides et Blaise ne tarda pas à trouver la boule de plaisir de son partenaire qu'il ne se priva pas d'accoster, lui arrachant des cris de plaisir.
Après quelques secondes de pur plaisir, n'y tenant plus, Blaise retira doucement sa main et vint doucement frotter son membre devant l'entrée déjà dilatée de son amant. Tout en l'embrassant doucement, il s'y introduit petit à petit, voulant éviter la douleur de son amant du mieux possible. Il resta immobile quelques secondes, afin que Théodore s'habitue à cette présence, continuant d'embrasser ses lèvres et la peau chaude de son cou.
Enfin, il entama ses va-et-vient, d'abord lents, puis plus rapides lorsqu'il entendit les gémissements quémandeurs de son partenaire. À chaque mouvement, Blaise frappait la boule de plaisir si sensible de Théodore, augmentant leur plaisir et empêchant son amant de retenir ses gémissements qui se transformaient en appels de son prénom. Chaque fois que Théodore criait son nom, le plaisir de Blaise ne faisait que s'accentuer.
Et après un long instant de bonheur, les deux partenaires ne firent plus qu'un, tant dans leurs voix que dans leurs mouvements. Le plaisir de Blaise explosa en Théodore, qui le suivit quelques secondes plus tard entre leurs deux corps brûlants. Le métis se retira et avec les dernières forces qu'il lui restait, retomba près de son petit-ami qu'il serra contre son torse. Théodore cala sa tête au creux de son cou, épuisé par leurs ébats, mais comblé. En quelques coups de baguette, il lança plusieurs sorts de nettoyage et de protection sur chacun d'entre eux, puis se réinstalla sur son bien-aimé sur lequel il s'endormit en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, bientôt suivi par Blaise.
oOo
Au même instant, deux étages plus bas, une jeune femme se précipitait vers ses appartements, impatiente de retrouver un certain jeune homme, aussi arrogant que blond.
Et voilà pour ce soir ! En espérant qu'il vous ait plu :)
N'hésitez pas à laisser une review pour me donner votre avis !
Merci à Suldreen194 et Choixpeau de fic pour leurs relectures et corrections !
A mercredi pour la suite,
Writer8Hell ;)
