Bonjour à toutes et tous !
J'espère que vous allez bien, que vous passez un bon week-end et que ces deux dernières semaines ont été bonnes ! Nous nous retrouvons aujourd'hui pour un nouveau chapitre - et pas des moindres si je puis dire ! En plus de cela, j'aimerai vous annoncer une pause de quelques temps, histoire que je reprenne de l'avance sur les chapitres (il faut dire qu'avec la Prépa, je peine à écrire régulièrement) afin de ne pas perdre le rythme que je me suis imposée. Je reviendrai donc avec un nouveau chapitre le dimanche 31 octobre. Je sais que cela peut paraître long, mais c'est le seul moyen que j'ai trouvé pour ne pas abandonner cette merveilleuse histoire ! Je reviendrai, avec de nouveaux chapitres, c'est promis !
Merci d'ailleurs pour vos supers reviews sur le dernier chapitre :
Guest : Contente qu'il t'ait plu ! Tu auras toutes tes réponses dans ce chapitre ;)
Nedwige Stark : Du Dramione ? Tu vas être servie !
Elena : Ehhhh oui ! Les réponses sont là XD
Bonne lecture et merci de continuer de lire cette histoire !
Chapitre 54 : Raisons et sentiments
Un craquement sonore retentit dans l'allée du manoir de Castle Comb et trois silhouettes apparurent, toutes vêtues de capes d'hiver. Drago tenait le bras de sa mère, alors que Severus remettait sa cape bien en place. Ils s'étaient tous les trois retrouvés au Manoir Malefoy pour arriver tous ensemble étant donné que Severus était le seul à connaître l'emplacement exact du Manoir Potter.
À peine furent-ils devant la porte qu'elle s'ouvrit sur Balter, qui portait ce soir-là - en plus de sa tenue habituelle aux armoiries Potter - un petit chapeau de Noël. Il n'eut même pas le temps de dire quoi que ce soit qu'Harry - vêtu d'une chemise blanche et d'un pantalon de costume noir de très bonne facture - apparut dans son dos.
- Bonsoir ! s'exclama-t-il avec un sourire.
- Bonsoir, répondirent les trois autres, Severus et Drago assez simplement, et Narcissa avec un sourire chaleureux.
- Entrez, entrez, vous n'allez pas rester dans le froid indéfiniment, dit-il en faisant un pas sur le côté pour leur laisser la place.
- Balter va prendre vos capes ! intervint gaiement le petit elfe, alors que les trois Serpentard entraient.
- Merci de nous accueillir, Monsieur Potter, fit gentiment Narcissa en tendant sa cape à Balter.
- C'est un plaisir, sourit-il en passant une main dans ses cheveux fous. Mais appelez-moi, Harry, s'il vous plaît, ajouta-t-il légèrement gêné alors que Drago et Severus se débarrassaient de leurs capes.
- Ce sera Harry alors, s'amusa-t-elle gentiment, alors que Balter rangeait leur cape.
- Suivez-moi, Andromeda et Teddy ne devraient pas tarder, proposa Harry en se dirigeant vers le séjour.
- Potter ? intervint Drago, les sourcils froncés, faisant se retourner le brun. Hermione n'est pas là ? demanda-t-il, faisant tourner les autres têtes vers lui.
- Je me posais la même question, fit Severus de sa voix grinçante.
- À vrai dire, je ne l'ai pas vue depuis plusieurs heures… Elle est allée lire à la bibliothèque et elle n'est pas redescendue depuis, expliqua-t-il en faisant la moue. Balter m'a- Mais qu'est-ce que tu fais ? s'interrompit-il en voyant Drago avancer vers les marches qui menaient aux étages.
- Je vais la chercher, répondit-il simplement en montant les escaliers.
- Mais tu ne sais même pas où c'est ! s'exclama Harry les sourcils haussés.
- Peu importe, fit Drago sans s'arrêter.
- Laissez, Harry, sourit Narcissa en posant une main sur son épaule. Vous ne le ferez pas changer d'avis, montrez-nous plutôt votre séjour, proposa-t-elle avec un sourire amusé.
Elle avait bien compris que - têtu comme il était - son fils était déterminé à chercher Hermione, ainsi, elle savait qu'il valait mieux le laisser faire.
Drago gravit les dernières marches, sans vraiment écouter ce que se disaient les trois autres alors qu'ils entraient dans le séjour, et tourna dans l'un des couloirs du manoir pour chercher Hermione. Bien qu'il l'ait taquinée avant leur départ, elle lui avait beaucoup manqué et il avait espéré de tout cœur qu'elle soit là pour lui ouvrir en arrivant. Cependant, en ne la voyant pas, une boule s'était formée dans son estomac en pensant qu'elle s'était esquivée de la soirée ou bien que quelque chose lui était arrivé. En effet, depuis leur séparation sur le quai de King's Cross, aucun d'eux n'avait réellement eu le temps d'écrire à l'autre, mais ils l'avaient de toute manière prévu et aucun d'eux ne s'était donc fait de soucis. Pourtant, ne pas la voir ni avoir de nouvelles pendant une semaine, aussi courte soit-elle pour les autres, avait réellement créé un manque dans le cœur de Drago qui s'était vite rendu compte de certaines choses…
Il ouvrit chacune leur tour les portes du premier étage, ne sachant pas derrière laquelle se cachait la bibliothèque, mais après avoir fait tout l'étage il ne trouva rien et continua jusqu'au suivant, qui contenait lui aussi, seulement des chambres et des salles de bains. Il ne baissa cependant pas les bras et grimpa jusqu'au troisième étage, espérant enfin tomber sur cette foutue bibliothèque.
Il ouvrit la première porte et eut un soupir de soulagement discret, en découvrant des étagères remplies de livres, montant jusqu'au plafond. Il chercha Hermione des yeux et ses yeux s'écarquillèrent en la voyant assise dans un fauteuil, le visage plein de larmes, un livre dans les mains. Elle releva la tête au même instant et, comme si le voir l'avait déclenché, explosa en sanglots.
Il s'approcha rapidement d'elle, alors qu'Hermione se levait à son tour, pour tomber quelques secondes plus tard dans ses bras, s'accrochant à sa chemise, sans cesser de pleurer.
- Hermione, que se passe-t-il ? s'inquiéta-t-il immédiatement en la serrant contre lui. Pourquoi pleures-tu, Mia ? continua-t-il d'un ton inquiet, n'ayant reçu aucune réponse.
Elle n'arrivait pas à s'arrêter de pleurer, atteinte d'une vraie crise de larmes, ce qui ne lui arrivait que rarement. Le sentir tout contre elle créa à nouveau cette chaleur, mais cela n'arrangea rien, bien au contraire, et ce même s'il lui avait énormément manqué.
Voyant qu'elle ne se calmait pas, il la mena doucement vers le fauteuil de la pièce, toujours aussi confus et inquiet. Elle se cala immédiatement dans ses bras lorsqu'il fut assis, ses sanglots se calmant petit à petit.
Après près de quinze minutes à tenter de calmer ses pleurs tandis que Drago caressait doucement ses cheveux, impuissant et inquiet, Hermione réussit enfin à reprendre une respiration normale et à se calmer. Elle ferma les yeux et cacha sa tête dans le cou du blond, se serrant davantage contre lui.
- Je suis désolée, murmura-t-elle honteusement dans le silence de la pièce.
- Désolée de quoi ? chuchota-t-il en retour, sans cesser de caresser ses cheveux.
- D'avoir pleuré comme ça, répondit-elle, toujours honteuse.
- Il n'y a pas de mal, Mia. Tu as le droit de pleurer, il n'y a pas de honte à ça, dit-il doucement en l'embrassant sur le haut du crâne. Je m'inquiète surtout de ce qui a pu te mettre dans un tel état, tu sais.
- Rien, laisse tomber, mentit-elle sans sortir son visage de son cou.
Il soupira et recula légèrement pour attraper son visage entre ses paumes, l'obligeant à le regarder.
- Ne me mens pas, s'il te plaît, dit-il en essuyant le reste de ses larmes avec ses pouces.
Elle baissa les yeux et regarda ses mains, jouant avec ses ongles, ne sachant pas quoi lui répondre, ni comment lui expliquer. Elle prit son courage à deux mains et inspira un grand coup, alors que Drago attendait qu'elle soit prête.
- Je suis tombée sur un livre qui était par terre en sortant et quand je l'ai ramassé pour le ranger, j'ai tout de suite été interpellée par son titre, commença-t-elle sans relever les yeux vers lui. Je sais que nous avions décidé de laisser les choses se faire et de ne pas faire de recherches sur tes rêves et sur les sensations étranges que nous ressentons, mais tu me connais, je n'ai pas pu m'en empêcher, ricana-t-elle nerveusement.
Il hocha la tête, en posant une main sur les siennes pour qu'elle cesse de les triturer ainsi, sans l'interrompre pour autant.
- Je n'ai pourtant rien trouvé, nulle part, continua-t-elle en soupirant. Mais lorsque j'ai vu le titre du livre, j'ai tout de suite compris que j'avais trouvé.
- Comment s'appelle-t-il ? intervint-il en caressant lentement sa main avec son pouce.
- "Anaman, attirances magiques et symptômes des âmes sœurs", annonça-t-elle d'une petite voix.
Il déglutit, stoppant ses caresses quelques secondes. Noël n'avait plus aucune importance à cet instant.
- Tu as compris… constata-t-elle d'une voix cassée.
Il hocha lentement la tête, en reprenant ses caresses sur sa main, les yeux dans le vide.
- Je suis désolée, chuchota-t-elle alors qu'une unique larme coulait le long de sa joue.
Il sembla revenir à la réalité en entendant cela et fronça les sourcils.
- Pourquoi serais-tu désolée ? demanda-t-il, de plus en plus confus.
- Tout ça n'était qu'une illusion, marmonna-t-elle en levant sa main libre pour essuyer rapidement ses larmes avant de s'éloigner de lui et d'essayer de se lever.
- Qu'est-ce que tu me racontes là, Hermione ?! s'agaça-t-il en entourant ses hanches pour l'empêcher de quitter ses genoux.
- Nous sommes ce que l'on appelle des Anaman, Drago, fit-elle d'une voix plus forte, les sourcils froncés et les yeux rouges d'avoir pleuré, en forçant pour se lever. Et tu sais ce que ça veut dire ? demanda-t-elle en réussissant enfin à quitter ses genoux, pour lui faire face, les joues pleines de larmes. Ça veut dire que nous sommes des sortes d'âmes-sœurs, que ces rêves que tu as eu sont des reflets de ce que pourrait être notre futur, que ces sensations que nous ressentons ne sont dû qu'à la Magie et que tout ça, tout ce que nous avons vécu depuis le début, ce n'est que de la Magie ! s'exclama-t-elle en pleurant à nouveau. Ce n'est qu'une putain illusion de la Magie !
Il ne répondit pas, intégrant difficilement ses mots, alors qu'elle se tournait dos à lui et avançait vers la fenêtre en sanglotant, les bras serrés autour de son ventre.
Elle était à bout de force. Depuis qu'elle avait lu l'entièreté de ce livre, qui ne faisait qu'une cinquantaine de pages, elle avait l'impression de porter le poids du monde sur ses épaules, elle se sentait terriblement mal. Elle avait tenté de faire abstraction de la réalité lorsque Drago était arrivé, puisque de son côté elle était persuadée que la Magie n'était pas la seule chose qui entrait en jeu, mais lorsqu'elle l'avait senti la serrer contre lui, elle n'avait pas pu se résoudre à le laisser croire en eux. Elle ne voulait pas lui faire croire que tout cela était réel, elle voulait qu'il sache qu'il vivait dans l'illusion de la Magie.
- Tu le penses vraiment ? fit la voix froide de Drago dans son dos, l'interrompant dans ses pensées, après de longues minutes de silence. Tu penses vraiment que ce n'était que l'illusion de la Magie des âmes-sœurs ? reprit-il sans la laisser parler.
- Pas toi ? fit-elle amèrement. C'est un fait, Drago, je n'ai rien à en penser.
- Moi je n'y crois pas, dit-il d'une voix ferme, sans qu'elle ne se retourne pour autant. Nous sommes peut-être des âmes-sœurs, ou je ne sais quoi, mais je ne crois pas une seule seconde au fait que ce que nous avons vécu est une illusion ! s'exclama-t-il dans son dos.
- Ne dis pas n'importe quoi, Drago, tu ne te rends pas compte, dit-elle d'une petite voix en baissant la tête, d'autres larmes silencieuses roulant sur ses joues.
Il la regarda, les yeux lui aussi humides, convaincu de ce qu'il disait. Il n'y croyait pas une seule seconde. Âmes sœurs ou non, il était certain que ce n'était pas une illusion, et la voir dos à lui lui faisait mal.
Il prit une grande inspiration, baissa la tête quelques secondes et la regarda à nouveau.
- Je t'aime, Hermione, lança-t-il d'une voix sûre, bien que son cœur batte la chamade tant il avait peur d'un rejet.
Elle s'immobilisa complètement.
- J'en suis persuadé, continua-t-il en ne la voyant pas réagir, bien qu'il commençait réellement à paniquer. Ce n'est pas cette histoire d'âmes sœurs, ou bien la Magie qui me le dit, c'est moi. Je le sais. Alors peut-être que les choses sont allées vite, peut-être que la Magie a joué un rôle dans tout ça, mais cela n'empêche en rien ce que je ressens réellement pour toi, Hermione, dit-il sincèrement, plus sincèrement que jamais il ne l'avait été avec personne.
Quelques dizaines de secondes passèrent dans le silence le plus complet, alors que la déception et la tristesse commençaient à envahir Drago, qui avait baissé la tête. Mais alors qu'il allait sortir de la pièce n'arrivant pas à accepter un tel rejet, il entendit Hermione exploser en sanglots et releva la tête vers elle, lui aussi les yeux humides d'émotion.
Elle le regardait, des larmes coulant sur ses joues, le regard plein de tristesse, mais aussi d'amour. Il n'hésita pas une seule seconde, persuadé qu'il s'agissait de sa chance, et parcourut les quelques mètres qui les séparaient en seulement quelques secondes. Il la serra dans ses bras et elle pleura dans les siens, s'accrochant une nouvelle fois à sa chemise, comme si sa vie en dépendait.
- Je t'aime aussi, Drago, se confia-t-elle en pleurant et en le serrant de toutes ses forces, n'arrivant que difficilement à croire ce qui leur arrivait. Je n'en ai pas douté un seul instant, continua-t-elle entre ses sanglots. J'avais juste terriblement peur que ce ne soit pas le cas pour toi, et que tu aies été victime d'une quelconque illusion ou impression, ou je ne sais quoi…
- Ce n'est pas le cas, Mia, chuchota-t-il en la serrant contre son cœur, plongeant son visage dans ses cheveux bouclés. Je suis sûr que ce n'est pas le cas.
Elle hocha fébrilement la tête et tenta de reprendre doucement sa respiration, sentant à plein nez l'odeur de son eau de Cologne qui lui donnait un sentiment de confort. C'était comme si un poids énorme venait de se retirer de ses épaules. Son monde s'était écroulé lorsqu'elle avait lu ce simple livre, pensant que tout n'avait été qu'une farce, qu'un tour de magie, comme diraient les moldus. Mais non, c'était bel et bien réel. Il l'aimait. Il lui avait dit qu'il l'aimait !
Elle le sentit bouger dans ses bras et il se recula légèrement pour la regarder, posant l'une de ses mains sur sa joue, balayant ses dernières larmes avec son pouce, alors que lui-même avait encore les yeux rouges. Ils restèrent plusieurs minutes à simplement se regarder dans les yeux, Drago caressant la joue d'Hermione.
Il était certain de l'aimer, il n'avait pas plus grande certitude à cet instant. Certains diraient sûrement qu'ils étaient jeunes, que les choses allaient trop vite, que ce n'était qu'une passade, mais en la regardant profondément dans les yeux, il sut que non. Il ne comprit pas comment il savait une telle chose, mais il en était persuadé. Il était amoureux d'elle et ce n'était pas une passade. Il ne savait pas de quoi serait fait l'avenir, nul ne le pouvait, mais il lisait dans son regard que cela durerait, qu'ils étaient faits pour durer.
Il se pencha finalement vers elle, sans retirer sa main de sa joue, et l'embrassa avec une passion non retenue. Elle passa ses bras autour de son cou et répondit à son baiser, fermant les yeux sous l'avalanche de sensations exquises qui l'envahissaient. Ses lèvres lui avaient manqué et lorsqu'elle les goûta enfin, elle sourit en reconnaissant le goût de son dentifrice à la menthe.
Il posa son front contre le sien en se séparant de ses lèvres et sourit doucement en lui caressant la joue.
- Je crois que tu m'as manqué, finalement, plaisanta-t-il en rappel aux dernières choses qu'ils s'étaient dites avant de quitter la gare, détendant immédiatement l'ambiance émouvante et tendue.
- Je te l'avais bien dit, ricana-t-elle avant de l'embrasser à nouveau, amusée par sa remarque.
- J'ai des tas de questions sur ce bouquin, n'en doute pas, dit-il d'une voix calme, après avoir répondu quelques secondes à son baiser, sans quitter ses yeux des siens. Mais nous sommes attendus en bas, grimaça-t-il, préférant largement rester ici avec elle.
- Merlin ! Le repas ! s'exclama-t-elle, l'air paniqué. J'ai complètement oublié, se lamenta-t-elle en posant son front sur le torse de Drago.
- Ne t'en fais pas, ricana-t-il en passant ses bras autour des siens. Je suis sûr que les elfes s'en sont sortis.
- Justement ! L'objectif était qu'ils n'aient rien à faire, rouspéta-t-elle, le visage toujours caché contre sa chemise.
- Tu feras celui de demain midi, si c'est ce qui t'inquiète, Mia, dit-il en passant sa main dans ses cheveux bouclés.
- Je crois que je n'ai pas vraiment le choix de toute manière…
Il ricana en entendant son ton boudeur et l'embrassa sur le haut du crâne, heureux de l'avoir retrouvée.
- Oh non… Il faut aussi que je m'habille, se lamenta-t-elle en se rappelant qu'elle portait encore son vieux pyjama.
- Je t'accompagne, si tu veux, proposa-t-il gentiment, sentant qu'elle était à bout.
- Je veux bien, oui, sourit-elle timidement, après avoir relevé les yeux vers lui.
- Je te suis alors, dit-il en lui tendant la main, après l'avoir rapidement embrassé sur la joue.
Elle attrapa sa main et le mena jusqu'au couloir de l'étage, non sans avoir récupéré le fameux livre au passage. Elle le tira par la main jusqu'au quatrième étage et entra dans sa chambre. Il s'arrêta sur le pas de la porte, se contentant de l'observer alors qu'elle posait le livre sur son lit et qu'elle s'approchait de son armoire pour sortir la robe qu'elle avait prévue de porter pour le dîner. Lui-même portait un costume trois pièces noir, ainsi qu'une chemise blanche et une cravate d'un bleu très foncé, que sa mère lui avait offert le Noël précédent.
- Je l'ai trouvée dans les affaires de ma mère, expliqua-t-elle en désignant la robe qu'elle venait de sortir de sa commode.
Il s'agissait d'une robe entièrement faite de satin, d'un bleu marine plutôt foncé. Le tissu glissait sur les doigts d'Hermione. Lorsqu'elle l'avait vue dans la penderie de sa mère, elle n'avait pas hésité une seule seconde à la choisir.
- Elle a l'air magnifique, remarqua Drago en s'appuyant contre le chambranle de la porte.
- Je suis sûre qu'elle le sera, sourit-elle en retirant ses chaussures. Retourne-toi, maintenant, Malefoy, ordonna-t-elle avec un sourire en coin.
- Comme si je ne t'avais jamais vue nue, Granger, ricana-t-il en levant les yeux au ciel, se retournant tout de même, plus amusé par la situation qu'autre chose.
- Et alors, j'ai tout de même droit à mon intimité ! s'exclama-t-elle en riant, alors qu'elle enfilait la robe. Tu veux bien m'aider ? demanda-t-elle après quelques secondes, une fois habillée de nouveau.
Il se tourna vers elle et la vit dos à lui, tenant un collier entre ses deux mains, indiquant qu'elle avait besoin d'aide pour le fermer. La robe moulait parfaitement la courbe de ses hanches et le bas de sa nuque était nu, laissant entrevoir quelques grains de beauté. Il déglutit, subjugué par la vue que lui donnait Hermione, mais s'avança tout de même vers elle et l'aida à fermer le collier en argent, avant de passer doucement ses bras autour de son ventre.
Elle tourna la tête de profil, alors qu'il collait son nez à sa joue, fermant les yeux pour sentir sa délicate odeur de rose. Elle se sentait bien dans ses bras, plus en sécurité que n'importe où d'autre.
- Nous devrions descendre, chuchota-t-elle, les yeux toujours fermés.
- Sommes-nous vraiment obligés ? grogna-t-il, profitant toujours de leur contact.
- Je le crains, marmonna-t-elle, profitant elle aussi de le sentir tout contre lui. Mais nous aurons tout notre temps après le dîner, promis.
- D'accord, finit-il par dire, après avoir soupiré.
Elle se tourna vers lui et l'embrassa rapidement sur les lèvres, avant de le tirer par la main jusqu'à la porte. Ils descendirent les quatre étages main dans la main, dans un silence confortable dont ils avaient l'habitude et qu'ils chérissaient tous deux.
Le bruit des discussions parvint à leurs oreilles alors qu'ils s'approchaient de la salle à manger, comprenant ainsi que les autres étaient déjà passés à table. Hermione s'en voulut immédiatement de ne pas avoir été là pour les accueillir et pour commencer à manger avec eux, mais Drago la rassura en lui assurant qu'ils étaient en famille et que personne ne lui en voudrait.
Elle finit donc par ouvrir la porte et ils entrèrent main dans la main dans la salle à manger. Aussitôt, toutes les têtes se tournèrent vers eux et Hermione rougit, alors que le visage de Drago était impassible. Andromeda et Narcissa étaient assises chacune en bout de table, Teddy assis dans une chaise haute aux côtés de sa grand-mère, et Harry et Severus assis côte à côte d'un côté de la table. En effet, Hermione avait elle-même fait le placement dans la matinée et avait voulu se retrouver face à son frère et à côté de Drago.
Ils s'empêchèrent tous les deux de rire en voyant les têtes que tiraient Severus et Harry et Hermione referma la porte derrière eux.
- Je suis terriblement désolée de ne pas avoir été là pour vous accueillir, s'excusa-t-elle immédiatement alors qu'ils avançaient vers la table et s'installaient à leurs places. J'ai eu… Un petit problème et-
- Je devais l'aider, dit-il avec un sourire en coin, qui parut alors très suggestif aux yeux des autres.
Il reçut immédiatement un regard noir d'Hermione, alors que Severus et Harry grimaçaient et que les deux sœurs Black souriaient d'un air amusé.
- Ne vous en faites pas, Miss Granger, il n'y a aucun problème, sourit Narcissa en attrapant un morceau de dinde avec sa fourchette.
- Appelez-moi Hermione, Madame, lui demanda-t-elle en rougissant.
- Alors appelez-moi Narcissa, répondit-elle avec un sourire bienveillant, en croisant le regard amusé de sa grande sœur.
Hermione n'osait même pas penser à ce que les autres s'étaient imaginés à cause de Drago. Elle le sentit d'ailleurs poser une main sur sa cuisse mais la dégagea rapidement, fâchée qu'il ait dit une telle chose. Il leva les yeux au ciel.
- Comment se passent tes vacances, Severus ? demanda-t-il à son parrain pour changer de sujet, sentant que sa remarque n'avait vraiment pas plu à Hermione, tout en servant à la jeune femme de quoi manger.
Severus sauta sur l'occasion pour changer de sujet et leur raconta le début de ses vacances, sans qu'Hermione ne décolère pour autant. Elle continua de fusiller Drago du regard, énervée qu'il ait insinué une telle chose devant sa mère, continuant aussi de dégager sa main de sa cuisse lorsqu'il tentait à nouveau de la poser.
- Dites-moi Harry, mon fils m'a dit que vous souhaitiez ouvrir un orphelinat dans l'une de vos résidences, c'est bien ça ? fit Narcissa, alors qu'ils passaient au dessert.
Les conversations s'étaient faites calmes et chaleureuses entre la petite famille, tant et si bien qu'Hermione en avait complètement oublié son stress vis-à-vis de Narcissa. Assises côtes à côtes, elles avaient longuement discuté des projets futurs d'Hermione pour la poursuite de sa carrière professionnelle. Narcissa l'avait bien entendu vivement encouragée à accepter la proposition du Ministre, comme son fils l'avait fait quelques semaines plus tôt. Hermione avait, à l'issue de cette discussion, beaucoup réfléchi à la question, réenvisageant totalement la proposition de Kingsley.
Entretemps, Teddy s'était endormi dans les bras d'Hermione, qui avait demandé à le bercer lorsqu'il avait commencé à pleurer de fatigue. Harry avait regardé cela d'un œil attendri, l'idée de choisir Hermione comme marraine pour son fils se renforçant davantage.
Si Severus avait été plutôt silencieux au départ, Andromeda avait fini par engager la conversation avec lui à propos de Poudlard. L'ancienne Serpentard s'était au départ sentie mal à l'aise en sa présence, ne l'ayant jamais vraiment apprécié, mais après un regard appuyé de sa sœur, elle avait fini par prendre sur elle et discuter avec lui. Il s'était ainsi senti un peu plus intégré et les discussions gênées s'étaient vite transformées en des conversations chaleureuses.
- En effet, sourit Harry, qui n'avait clairement pas abandonné son idée, même s'il en parlait moins souvent. Lorsque Ginny et moi avons visité l'entièreté des manoirs et des résidences dont Hermione et moi avons hérités, je me suis rendu compte d'à quel point il était injuste et dommage qu'autant d'endroits soient inhabités et inutiles. Et alors que nous visitions le plus grand des manoirs, nous avons eu l'idée d'en faire un orphelinat pour les enfants sorciers qui ont été placés dans des orphelinats moldus après la Guerre. Il contient énormément de chambres et de grandes pièces à vivre, ce qui serait idéal pour accueillir un bon nombre d'enfants, continua-t-il d'expliquer, toujours extrêmement motivé. Je ne veux pas que d'autres enfants vivent les onze premières années de leur vie chez les moldus, alors qu'ils sont des sorciers, c'est injuste.
- C'est un magnifique projet Harry, sourit-elle en se reculant dans son siège, un verre de vin à la main. Et j'aimerais en être, ajouta-t-elle avec un petit sourire en coin, qui rappela fortement à Hermione celui de Drago.
Des regards surpris se tournèrent vers elle, alors qu'Harry souriait de toutes ses dents.
- Ce serait avec plaisir, dit-il, ravi. Je suis certain que nous aurons besoin de financements, continua-t-il pensant avoir compris les intentions de Narcissa.
- Je ne parlais pas d'argent, répondit-elle en secouant légèrement la tête. Vous savez, j'ai bien réfléchi après que Drago m'ait parlé de cela, et je me suis rendu compte qu'après toutes ces années mouvementées, je n'allais pas simplement arrêter tout et rester seule à vivre chez moi. Il fallait que je me trouve une occupation. Et lorsqu'il m'a parlé de cela, l'occasion était toute trouvée, expliqua-t-elle calmement. J'aimerai prendre part au projet et vous aider à le mettre en place, voire y travailler moi-même plus tard, annonça-t-elle.
- Sérieusement ?! firent Severus et Drago d'une même voix, les sourcils haussés, alors que les autres souriaient simplement.
- Bien sûr, fit-elle en reposant son verre. Vous savez, la seule raison pour laquelle je n'ai pas eu d'enfant après Drago, était que Lucius n'en voulait pas. J'adore les enfants, et ce depuis bien longtemps, expliqua-t-elle avec un sourire.
- Vous seriez prête à travailler pour l'orphelinat ? s'étonna ensuite Harry, les sourcils haussés, n'imaginant pas une aristocrate comme Narcissa travailler là-bas.
- J'adorerais, acquiesça-t-elle sans se défaire de son sourire.
- Ce serait avec plaisir alors, s'exclama-t-il, un large sourire aux lèvres, heureux que son projet s'agrandisse.
Hermione regarda d'un œil attendri leur conversation, alors que Drago tentait une nouvelle fois de poser sa main sur sa cuisse. Cette fois-ci, elle ne la dégagea pas et posa sa main sur la sienne, portant Teddy de l'autre. Drago entremêla ses doigts aux siens, souriant lui aussi légèrement face à la scène qui venait de se dérouler, alors que sa mère et Harry se serraient la main.
Le dessert préparé dans la matinée par Hermione fut vite terminé et ils passèrent tous dans le séjour, après qu'Andromeda soit montée coucher Teddy dans le petit landau préparé par les elfes, dans la chambre qui leur était attribuée.
Ils passèrent plusieurs heures tous ensemble, au milieu du salon décoré avec soin par Harry et Hermione la veille. Le sapin brillait de mille feux près de la cheminée.
Alors que Severus sortait du salon, accompagné par Drago, puisqu'il venait de les prévenir qu'il préférait passer la nuit chez lui, Narcissa sortit, emmitouflée dans un châle, sur la terrasse du manoir. Voyant cela, Hermione décida de la rejoindre, attrapant un plaid qui était posé sur un fauteuil, au passage.
Elle s'approcha de Narcissa, qui était vêtue d'une longue robe vert foncé, créée par nulle autre que Pansy, comme elle leur avait confié durant le repas. Elle était assise au bord d'une des chaises de la terrasse, regardant l'horizon qui se défilait derrière les hectares de terrains du manoir.
- Je voulais vous remercier, Hermione, dit-elle soudainement, sans se tourner vers la jeune femme pour autant.
Hermione sursauta, ne pensant pas qu'elle l'avait entendue arriver, ni qu'elle aurait deviné qu'il s'agissait d'elle, mais elle ne posa pas plus de questions à ce propos.
- Pourquoi ça ? demanda-t-elle doucement, en s'approchant légèrement, sans s'asseoir, observant l'horizon à son tour.
- Pour avoir pris soin de mon fils comme vous l'avez fait, dans une période si difficile, alors même qu'il a été plusieurs fois invivable avec vous, répondit-elle sincèrement en serrant le châle autour d'elle.
Elle rougit en comprenant qu'il lui avait parlé d'elle et chercha ses mots.
- Je l'aime vous savez, se confia-t-elle finalement, parlant pour la première fois de cela à quelqu'un.
- Oh je l'ai remarqué, s'amusa-t-elle en tournant la tête vers elle avec un sourire tendre. Et il vous aime aussi, Hermione, c'est évident.
Elle rougit davantage et baissa légèrement la tête, un sourire heureux aux lèvres. Narcissa finit par se lever après un silence confortable et posa sa main sur l'épaule d'Hermione en repartant.
- Je crois que je ne peux pas trouver meilleure belle-fille que vous, Hermione, chuchota-t-elle en souriant, avant de rentrer dans le salon, laissant la Gryffondor complètement pantelante et abasourdie.
Dire qu'Hermione n'avait pas imaginé cette soirée de cette façon était un euphémisme.
Elle qui avait prévu de passer la fin d'après-midi à se préparer tranquillement puis à finir le repas avant d'accueillir les invités, dont Narcissa, ce qu'elle appréhendait énormément, puis de dîner avec eux, avant de partir tous se coucher dans les chambres du manoir, tombait de haut. Rien ne s'était passé comme prévu et cela la laissait complètement chamboulée. Cette soirée avait été vive en émotions et Hermione en resta immobile pendant près de vingt minutes, seule sur la terrasse du manoir.
Ce fut la voix de Drago, après ce long moment perdue dans ses pensées, qui sortit Hermione de sa rêverie.
- Tu vas attraper froid, dit-il en passant ses bras autour de ses hanches, collant son dos à son torse et posant sa tête sur la sienne.
- J'étais perdue dans mes pensées, avoua-t-elle en se blottissant contre lui.
- Nous avons remarqué, s'amusa-t-il avec un sourire en coin. Les autres ont eu le temps d'aller se coucher, et avant que tu ne dises quoi que ce soit, non, ils ne t'en voudront pas de ne pas leur avoir souhaité bonne nuit, s'empressa-t-il de dire pour ne pas qu'elle ne l'interrompe.
Elle ricana, amusée, et secoua la tête en fermant les yeux, la tête posée sur le torse de Drago.
- Nous devrions monter, chuchota-t-il à son oreille.
Elle hocha lentement la tête et il passa un bras autour de ses hanches pour l'accompagner jusqu'à l'intérieur du manoir. Comme Drago l'avait prévenue, tous les autres étaient montés se coucher et il ne restait plus que le feu de cheminée pour animer le séjour. Ils montèrent donc silencieusement jusqu'au quatrième étage, pour ne pas réveiller les autres, avant d'enfin entrer dans la chambre d'Hermione.
Mais avant que Drago n'ait pu dire quoi que ce soit, ses lèvres furent capturées par celles d'Hermione, qui venait de poser ses mains sur ses joues pour l'embrasser, sur la pointe des pieds. Il resta immobile quelques secondes, surpris par cet assaut, mais répondit rapidement au baiser, souriant contre ses lèvres.
- En quel honneur ? demanda-t-il avec un sourire en coin, une fois qu'elle se fut reculée.
- J'en ai eu envie toute la soirée, avoua-t-elle en rougissant légèrement.
- Tu as bien fait alors, sourit-il avant de l'embrasser à son tour, posant cette fois une main derrière sa hanche pour la rapprocher de lui.
Elle passa ses bras derrière sa nuque et approfondit le baiser en se mettant une nouvelle fois sur la pointe des pieds. Il passa l'une de ses mains derrière ses cheveux et la posa sur sa nuque, alors qu'elle passait ses bras sous la veste de costume du blond pour retirer sa chemise de son pantalon.
Il sourit contre ses lèvres en comprenant ses intentions et les amena petit à petit jusqu'au grand lit d'Hermione, se retrouvant entre temps sans sa chemise, que la jeune femme avait réussi à retirer. Elle passa lentement ses mains sur son torse, sans quitter ses lèvres pour autant, et alors qu'il allait commencer à lui retirer sa robe, elle inversa leur position et le poussa sur le lit, un sourire au coin des lèvres.
Il fronça les sourcils et allait dire quelque chose, surpris de s'être retrouvé assis sur le lit, mais elle lui fit un clin d'œil qui le dissuada de parler. Elle rougit légèrement en le voyant la regarder avec des yeux plein de désir, mais elle inspira un grand coup et commença à retirer sa robe, sous le regard envieux du blond.
Il resta sans voix, les yeux écarquillés, lorsqu'elle laissa tomber sa robe, les joues rouges, laissant voir l'ensemble de lingerie qu'elle avait acheté quelques jours plutôt. Il était hypnotisé par la vision d'Hermione dans une guêpière sans armature noire, en dessous de laquelle elle portait un ensemble en dentelle vert émeraude. Il déglutit bruyamment, sans voix.
Elle sourit légèrement, les joues toujours rouges, en le voyant la regarder d'une telle façon et s'avança doucement vers lui, avec des petits pas timides. Elle n'avait jamais porté quelque chose d'aussi sensuel et sexy, mais voir que Drago appréciait grandement la dissuada de se cacher avec un drap ou quoi que ce soit.
La voir arriver vers lui sembla réveiller Drago, qui se redressa et posa ses mains sur ses hanches lorsqu'elle arriva tout près de lui.
- Tu es magnifique, chuchota-t-il sans pouvoir défaire ses yeux d'elle.
Elle rougit davantage, mais sourit timidement, alors qu'il caressait doucement ses hanches avec ses pouces.
- Tu n'as pas à être gênée avec moi, Mia, tu es… tu es parfaite, continua-t-il en la voyant rougir, lui-même gêné d'avouer une telle chose.
Elle se mordilla la lèvre à ces mots et sourit timidement. Elle décida alors de s'installer sur ses genoux, cachant son visage rouge de gêne dans son cou. Il ricana et passa un bras autour de ses hanches, posant l'autre main sur ses cuisses.
- C'était donc pour ça que tu voulais que je me tourne, tout à l'heure, devina-t-il en souriant, tout en caressant ses cuisses du bout des doigts.
Elle hocha simplement la tête en réponse, toujours aussi gênée.
- Joyeux Noël, Dray, chuchota-t-elle timidement, alors qu'il l'embrassait doucement dans le cou.
- Joyeux Noël, Mia, murmura-t-il en continuant ses baisers jusqu'à son épaule découverte.
Elle frissonna sous ses lèvres, tout en passant l'une de ses mains dans ses cheveux blonds. Il déplaça la main qui était sur ses cuisses jusqu'à ses fesses, qu'il caressa lentement, frémissant lui aussi sous les caresses d'Hermione.
- Tu as choisi la couleur parfaite, chuchota-t-il sans cesser ses baisers, qu'il posait désormais sur la dentelle de son soutien-gorge.
- Rien que pour toi, répondit-elle, un sourire dans la voix, tandis qu'elle changeait légèrement de position pour se retrouver à califourchon sur ses genoux.
Drago releva la tête lorsqu'elle bougea et sourit en la voyant de nouveau entièrement. Il posa ses deux mains sur le haut de ses fesses, alors qu'elle se penchait pour l'embrasser tendrement sur les lèvres. Sa tenue la mettait extrêmement en valeur et la voir ainsi augmenta considérablement le désir de Drago, ce qu'Hermione sentit immédiatement en-dessous d'elle. Elle laissa retomber ses mains de ses joues, et commença lentement à défaire le pantalon de costume du blond, tandis qu'il l'embrassait à nouveau dans le cou, puis sur la clavicule, et enfin sur sa poitrine à travers le magnifique tissu de sa lingerie. Il sentait ses tétons durcir sous ses lèvres, alors que la jeune femme haletait.
Une fois ouvert, elle passa doucement sa main sous le tissu et sentit enfin à quel point son petit-ami était excité, le faisant gémir lorsqu'elle posa une main sur son membre douloureusement tendu. Il ferma les yeux sans arrêter ses baisers, en respirant frénétiquement, lorsqu'elle entama un léger mouvement à travers son caleçon.
- Putain, Granger, gémit-il contre sa poitrine lorsqu'elle passa la barrière du tissu et le prit en main, tout attrapant plus fermement ses fesses.
Elle sourit doucement et accéléra ses mouvements, comprenant qu'il prenait vraiment du plaisir. Pourtant, après plusieurs secondes à prendre soin de lui, il l'interrompit soudainement en retirant sa main et passa à son tour sa main par-dessus le sous-vêtement d'Hermione, pour la préparer doucement.
Elle gémit à son tour tandis qu'il levait la tête pour l'embrasser passionnément, son autre main sur sa joue. Il la sentit trempée sous ses caresses et elle gémit une dernière fois avant qu'il ne décide enfin de passer aux choses plus sérieuses. Elle comprit qu'il voulait aller plus loin et décala elle-même sa culotte en dentelle, pour s'empaler doucement sur lui, sans quitter ses lèvres.
Ils ne « baisaient » pas, ils ne couchaient pas ensemble, ce n'était pas un coup comme ça, non. Ils faisaient l'amour. Ensemble, à deux. Avec amour. Ils étaient en symbiose.
- Je t'aime, murmura-t-elle avant de pousser un cri de délivrance lorsque l'orgasme la prit, quelques minutes plus tard.
Il lui répondit d'un long baiser, alors qu'il jouissait à son tour, dans un râle rauque. Elle répondit à son baiser amoureusement, alors qu'il s'allongeait sur le lit, transpirant, l'emportant contre son torse. Leurs respirations étaient saccadées, mais ils se sentaient bien. Magnifiquement bien.
Si ton cœur, gémissant du poids de notre vie,
Se traîne et se débat comme un aigle blessé,
Portant comme le sien, sur son aile asservie,
Tout un monde fatal, écrasant et glacé ;
S'il ne bat qu'en saignant par sa plaie immortelle,
S'il ne voit plus l'amour, son étoile fidèle,
Eclairer pour lui seul l'horizon effacé ;
Si ton âme enchaînée, ainsi que l'est mon âme,
Lasse de son boulet et de son pain amer,
Sur sa galère en deuil laisse tomber la rame,
Penche sa tête pâle et pleure sur la mer,
Et cherchant dans les flots une route inconnue,
Y voit, en frissonnant, sur son épaule nue
La lettre sociale écrite avec le fer ;
Si ton corps, frémissant des passions secrètes,
S'indigne des regards, timide et palpitant ;
S'il cherche à sa beauté de profondes retraites
Pour la mieux dérober au profane insultant ;
Si ta lèvre se sèche au poison des mensonges,
Si ton beau front rougit de passer dans les songes
D'un impur inconnu qui te voit et t'entend :
Pars courageusement, laisse toutes les villes ;
Ne ternis plus tes pieds aux poudres du chemin ;
Du haut de nos pensers vois les cités serviles
Comme les rocs fatals de l'esclavage humain.
Les grands bois et les champs sont de vastes asiles,
Libres comme la mer autour des sombres îles.
Marche à travers les champs une fleur à la main.
La
Nature t'attend dans un silence austère ;
L'herbe élève à tes pieds son nuage des soirs,
Et le soupir d'adieu du soleil à la terre
Balance les beaux lys comme des encensoirs.
La forêt a voilé ses colonnes profondes,
La montagne se cache, et sur les pâles ondes
Le saule a suspendu ses chastes reposoirs.
Le crépuscule ami s'endort dans la vallée
Sur l'herbe d'émeraude et sur l'or du gazon,
Sur les timides joncs de la source isolée
Et sous le bois rêveur qui tremble à l'horizon,
Se balance en fuyant dans les grappes sauvages,
Jette son manteau gris sur le bord des rivages,
Et des fleurs de la nuit entrouvre la prison.
Il est sur ma montagne une épaisse bruyère
Où les pas du chasseur ont peine à se plonger,
Qui plus haut que nos fronts lève sa tête altière,
Et garde dans la nuit le pâtre et l'étranger.
Viens y cacher l'amour et ta divine faute ;
Si l'herbe est agitée ou n'est pas assez haute,
J'y roulerai pour toi la
Maison du
Berger
Elle va doucement avec ses quatre roues,
Son toit n'est pas plus haut que ton front et tes yeux ;
La couleur du corail et celle de tes joues
Teignent le char nocturne et ses muets essieux.
Le seuil est parfumé, l'alcôve est large et sombre,
Et là, parmi les fleurs, nous trouverons dans l'ombre,
Pour nos cheveux unis, un lit silencieux.
Je verrai, si tu veux, les pays de la neige,
Ceux où l'astre amoureux dévore et resplendit,
Ceux que heurtent les vents, ceux que la mer assiège,
Ceux où le pôle obscur sous sa glace est maudit.
Nous suivrons du hasard la course vagabonde.
Que m'importe le jour ? que m'importe le monde ?
Je dirai qu'ils sont beaux quand tes yeux l'auront dit.
La maison du berger – Alfred de Vigny
oOo
Hermione ouvrit doucement les yeux, blottie dans les bras de Drago, dans le grand lit de sa chambre. La veille, après leur merveilleux moment passé ensemble, ils avaient décidé qu'ils parleraient le lendemain du contenu du livre qu'Hermione avait trouvé, malgré tout l'importance de celui-ci. Ils avaient préféré flâner dans leur lit, avant de s'endormir tranquillement dans les bras l'un de l'autre.
Elle tourna la tête vers celle de Drago, qui avait encore les paupières fermées, et sourit. Elle le trouvait magnifique, simplement endormi à ses côtés. Sur cette pensée, elle se fit la réflexion que les choses avaient considérablement changé en si peu de temps. Elle trouvait Drago Malefoy beau. Elle l'aimait, en réalité. Elle qui, il y a seulement quatre mois, ne supportait pas sa présence. Elle ne le détestait pas – elle se demandait si elle avait déjà détesté quelqu'un un jour – elle ne l'appréciait simplement pas.
Mais tout avait changé. Elle le trouvait beau et elle l'aimait.
Elle leva doucement la main et dégagea l'une de ses mèches blondes, qui cachait ses longs cils blonds. Elle sourit à nouveau en voyant ses paupières se soulever lentement. Elle le vit alors papillonner des yeux et la regarder.
- Bonjour, chuchota-t-elle en souriant.
Il grogna et cacha son visage contre l'oreiller, pas du tout envieux de se lever pour le moment. Elle ricana et leva les yeux au ciel. Où était passé le Drago Malefoy qui était du matin ?
- C'est Noël, Dray, murmura-t-elle en l'embrassant doucement sur l'épaule, puis le long du bras, un sourire amusé aux lèvres.
Il poussa un soupir désespéré, mais finit par se tourner en se passant une main sur le visage pour tenter de se réveiller.
- Je suppose que ça veut dire que le lit est confortable, plaisanta-t-elle en ouvrant les couvertures pour se lever.
- Où tu vas comme ça ? fit-il soudainement d'une voix matinale, sans répondre à sa question, tout en passant un bras autour de son ventre pour la ramener contre lui.
Elle poussa un petit cri de surprise à son geste et leva les yeux au ciel lorsqu'il la serra contre lui en fermant à nouveau les yeux.
- Drago ! s'exclama-t-elle en soupirant.
- Reste avec moi, marmonna-t-il à moitié endormi.
Elle n'eut même pas le temps de répondre puisque la porte de sa chambre s'ouvrit brusquement sur Ginny, habillée d'un long t-shirt qui appartenait à Harry, et qui moulait plutôt bien son ventre arrondi.
- Debout, les marmottes ! s'exclama-t-elle brusquement.
- Ginny ?! fit Hermione en se redressant des bras de Drago, les sourcils froncés.
- C'est pas vrai… marmonna Drago au même instant, en soupirant de désespoir. Personne n'est donc décidé à me laisser dormir, se lamenta-t-il tout bas.
- Qu'est-ce que tu fais là ? s'étonna Hermione, qui n'avait pas écouté un seul mot de ce qu'avait marmonné Drago.
- Je suis arrivée dans la nuit, répondit simplement Ginny en s'approchant des rideaux pour les ouvrir d'un seul coup, illuminant brusquement la pièce.
Drago poussa un grognement de frustration et tourna la tête contre ses oreillers, faisant ricaner les deux filles.
- Tu t'es enfuie du Terrier ? pouffa Hermione en remontant les couvertures plus haut sur sa poitrine nue – car oui, Drago avait fini par lui retirer ses sous-vêtements qui trainaient désormais sur le sol, ce que Ginny n'avait pas manqué de remarquer.
- Oui, répondit-elle en riant. J'ai prévenu Maman, ne t'en fais pas, mais j'avais envie de venir alors j'ai rejoint Harry dans la soirée, fit-elle en attrapant la chemise de Drago, qui traînait au sol, avant de la lancer sur Hermione. Mets-ça, habille-toi et je veux vous voir tous les deux dans le salon dans dix minutes ! ordonna-t-elle avant de quitter la pièce, ne leur laissant aucun choix de réponse.
Hermione ricana en levant les yeux au ciel, amusée par le comportement de son amie, et se tourna vers Drago, qui était toujours caché contre son oreiller. Elle pouffa.
- Allez, viens, ça va être sympa, chuchota-t-elle, caressant sa joue avec le dos de sa main. En plus, je commence à avoir faim, ajouta-t-elle en jouant avec ses cheveux.
- Tu m'énerves, Granger, grogna-t-il d'un ton résigné.
Elle ricana et l'embrassa sur la joue avant de se lever pour s'habiller. Mais encore une fois, elle n'eut pas le temps de se lever complètement, puisque Drago l'avait tirée par les hanches et allongée sur le matelas. Il était à présent juste au-dessus d'elle, un sourire en coin de bouche.
- Je crois que tu as oublié quelque chose, Mia, murmura-t-il sans la quitter des yeux.
Elle eut un sourire tendre et plaça sa main derrière la nuque du blond, pour se redresser doucement et poser ses lèvres sur les siennes. Il répondit à son baiser avec tendresse, avant d'enfin la laisser filer dans la salle de bain de la chambre.
Ils descendirent quinze minutes plus tard dans le salon, sous le regard agacé de Ginny à cause de leur retard, saluant tout le monde en arrivant. Drago se contenta de lever les yeux au ciel, embrassa sa mère et sa tante et s'installa dans un fauteuil, attrapant au passage une tasse de thé posée sur la table basse, tandis qu'Hermione filait voir Teddy qui était assis dans un petit parc de jeu pour bambin.
- Vous êtes réveillés depuis longtemps ? demanda Hermione, Teddy dans les bras, en s'installant près de Drago.
- Une heure environ, répondit Harry. Mais Ginny était trop impatiente d'ouvrir les cadeaux, pour attendre que vous soyez réveillés, plaisanta-t-il, faisant rire Narcissa et Andromeda.
- Menteur ! C'est toi qui répétais toutes les cinq minutes qu'il fallait monter les réveiller, s'exclama la rouquine en levant les yeux au ciel, une main posée nonchalamment sur son ventre arrondi.
- Et Severus ? s'enquit Hermione, alors que les autres riaient.
- Il ne devrait pas tarder, répondit Narcissa avec un sourire amusé.
- Il est déjà bientôt neuf heures ? s'étonna-t-elle, presque paniquée.
- Il est neuf heures, fit Severus en entrant dans le séjour, un rictus aux lèvres.
- Merlin ! Le déjeuner ! s'exclama Hermione, sans même saluer son parrain, avant de se lever, de déposer Teddy dans les bras de sa grand-mère et de filer jusqu'à la cuisine.
Severus haussa un sourcil étonné et se tourna vers Drago, attendant une potentielle explication, alors que Ginny et Harry levaient les yeux au ciel, et que Narcissa et Andromeda ricanaient.
- Laisse, j'y vais, fit Drago en levant les yeux au ciel, posant sa tasse sur la table avant d'aller à son tour dans la cuisine.
- Pourquoi autant de panique ? demanda Severus en s'installant aux côtés de Narcissa.
- Elle n'a pas pu préparer le dîner hier soir, alors elle ne veut surtout pas louper la préparation de celui-ci et la laisser une nouvelle fois aux elfes, je suppose, répondit Harry en haussant les épaules.
- Ils seraient pourtant bien plus heureux de le faire, fit remarquer Andromeda d'un air amusé.
Bien qu'elle soit contre toutes les idées suprématistes des sang-purs, elle se devait d'être honnête et d'avouer que les elfes de maisons étaient bien plus heureux à faire ce genre de tâches – tant qu'ils n'étaient pas maltraités bien sûr – que de voir leur « maîtres » le faire à leur place.
- C'est ce que nous essayons de lui faire comprendre, intervint Ginny en levant les yeux aux ciel, la tête posée sur l'épaule de Harry.
Alors que Narcissa allait dire quelque chose, Drago et Hermione refirent apparition dans le salon, le blond tirant une Hermione rougissante par la main.
- Passons aux choses sérieuses ! lança-t-il en entrant, faisant sourire Hermione, bien qu'elle aurait préféré aider les elfes.
Drago lui avait bien fait comprendre que tout le monde les attendait pour ouvrir les cadeaux, en plus du fait que les elfes étaient très heureux de participer à la préparation du repas. Ainsi, elle avait fini par abdiquer et le suivre, bien que légèrement déçue de devoir abandonner tous ses plans.
Ils se levèrent donc tous de leurs sièges et s'approchèrent du sapin, qui avait été magnifiquement décoré par les deux enfants Potter, près duquel tous les paquets étaient entassés.
L'ouverture des cadeaux commença alors et les commentaires heureux avec. Hermione ouvrit les cadeaux de la part des Weasley, puis de ses amis de Poudlard, alors que Drago ouvrait celui de sa mère et que Severus les observait du coin de l'œil, peu désireux d'ouvrir ses cadeaux en public.
Vint alors le tour pour Hermione d'ouvrir celui de Drago et son visage se changea en un sourire éblouissant, avant qu'elle ne saute dans ses bras pour le remercier, le faisant sourire à son tour.
- Comment tu as su ?! s'exclama-t-elle après l'avoir embrassé tendrement, alors que les autres ne prêtaient déjà plus attention à eux.
- Tu m'en as parlé lorsque nous sommes allés à Portree la deuxième fois, expliqua-t-il avec un sourire fier.
- Merci beaucoup, Drago, chuchota-t-elle, émue, alors qu'elle reposait l'appareil photo magique qu'il venait de lui offrir.
Elle l'embrassa rapidement, avant de dégainer l'appareil et de pointer les autres avec, pour immortaliser ce moment. Il sourit en la voyant et tourna la tête vers Ginny qui venait de pousser une exclamation de joie en découvrant le cadeau que Harry lui avait fait.
Il se sentait bien ici. Avec ces gens. Mieux que jamais il ne l'avait été sans doute. Il se perdit légèrement dans ses pensées, les yeux dans le vide, alors que les autres ouvraient toujours leurs paquets. Après tout ce qu'il avait vécu, il se trouvait extrêmement chanceux.
- Tu es toujours avec nous ? fit soudainement Hermione, un doux sourire aux lèvres.
Quelques dizaines de minutes étaient passées et les autres étaient toujours en train de discuter, assis autour du sapin, les papiers cadeaux éparpillés autour d'eux.
Il cligna des yeux et tourna la tête vers Hermione, remarquant alors qu'elle lui tendait un paquet dans un papier cadeau vert foncé, entouré d'un ruban de la même couleur.
- Joyeux Noël, ajouta-t-elle d'une petite voix lorsqu'elle vit qu'il avait enfin remarqué son paquet.
- Merci, répondit-il en souriant, en attrapant le paquet et en défaisant le ruban pour l'ouvrir.
Il ouvrit la boîte et tomba sur une magnifique montre. Pas n'importe quelle montre, Drago s'y connaissait légèrement. Il s'agissait d'une « Padellone » N°66 Rolex, « Perpetual Precision ». Une montre de collection très rare, datant de 1950.
Il releva lentement la tête, les yeux écarquillés par la surprise et la bouche légèrement ouverte, vers celle d'Hermione qui avait un sourire timide aux lèvres, attendant sa réaction. Il n'en croyait pas ses yeux, il se rappelait pourtant ne lui en avoir parlé qu'une seule fois, sans être particulièrement précis. Mais il cherchait ce modèle depuis des mois et ne l'avait jamais trouvé nulle part. Il avait commencé à trouver de l'intérêt aux montres de collection lors de sa sixième année, alors qu'il se promenait dans Londres pour se changer les idées, à Noël. Depuis, il s'y intéressait énormément, sans jamais n'avoir osé en acheter, attendant de trouver celle qui l'intéresserait vraiment et qui pourrait être assez prestigieuse pour commencer sa collection. Et Hermione l'avait trouvée.
- Comment… commença-t-il, ébahi.
- J'ai fait mes petites recherches, répondit-elle avec un sourire fier.
- Elle est incroyable, souffla-t-il, sans voix, les sourcils haussés en examinant une nouvelle fois la montre. Il ne fallait pas, Mia, tu as dû payer ça une fortune, murmura-t-il en la regardant ébahi, n'arrivant toujours pas à y croire.
- Je voulais te faire plaisir, répondit-elle en rougissant légèrement, elle-même peu habituée à dépenser une telle somme d'argent.
Elle avait longuement hésité avant de l'acheter, se répétant mentalement qu'elle pourrait faire de bien meilleures choses avec cet argent, mais Ginny l'avait incité à la prendre, la persuadant qu'elle aurait tout ce qu'il fallait pour faire de belles choses avec le reste de son argent et qu'elle ferait très plaisir à Drago en la lui offrant. Elle avait à nouveau longuement réfléchi, mais avait fini par l'acheter, se persuadant elle-même qu'elle ferait ainsi très plaisir au jeune homme. Et cela n'avait pas manqué.
Drago n'arrivait toujours pas à trouver ses mots. Il regardait la montre sous toutes ses coutures, sur le regard amusé d'Hermione, mais aussi du reste de la petite famille, qui observait leur échange depuis quelques minutes.
- Tu pourrais peut-être l'essayer, tu ne crois pas ? fit Hermione, le sortant de ses pensées et de son admiration.
Il leva la tête vers elle et sembla revenir à la réalité.
- Oui, tu as raison, acquiesça-t-il d'une voix plus normale, avant de retirer précautionneusement la montre de sa boîte.
Il l'admira alors à nouveau sous toutes ses coutures avant d'enfin se résigner à l'enfiler, alors que les autres reprenaient leurs discussions. Ginny fit un clin d'œil amusé à Hermione, qui lui répondit d'un sourire reconnaissant.
- Elle te plaît ? demanda timidement Hermione, alors que le blond continuait de déifier son nouveau cadeau.
- Tu te moques de moi ?! répliqua-t-il, les sourcils haussés. Évidemment qu'elle me plaît, Granger ! Je la cherche depuis des lustres ! s'exclama-t-il avec un sourire éclatant.
Elle lui sourit en retour, heureuse de lui avoir fait plaisir. Elle avait vraiment bien fait de la prendre.
- Merci, Hermione, souffla-t-il, toujours ébahi par son présent, tout en l'embrassant sur la joue. Tu as eu la meilleure des idées, ajouta-t-il avant de l'embrasser rapidement sur les lèvres cette fois.
Il ne voulait pas non plus se donner en spectacle devant le reste de la famille.
Elle lui caressa tendrement la joue, un sourire doux aux lèvres.
- Je suis contente qu'elle te plaise, fit-elle en serrant sa main dans la sienne. J'espère simplement que tu ne commenceras pas une de ces collections qu'on voit parfois dans les journaux, ajouta-t-elle naïvement en levant les yeux au ciel.
Il lui avait parlé de cette montre, certes, mais jamais de son projet. Il détourna donc le regard et se racla la gorge.
- Tu n'es pas sérieux ? hoqueta-t-elle en comprenant.
- J'adore ça, tenta-t-il de se justifier en grimaçant.
- Par Merlin si j'avais su, soupira-t-elle en secouant la tête, alors que Ginny ricanait, ayant suivi cette partie de la conversation.
Drago ne put s'empêcher de pouffer avec elle, mais se calma vite sous le regard noir d'Hermione, qui espérait vraiment qu'il n'abuserait pas de son argent pour acheter une trop grosse collection de montre, bien qu'elle en doute sérieusement.
Hermione se souvint alors qu'elle n'avait toujours pas offert son cadeau à son frère et se leva brusquement, en annonçant qu'elle avait oublié quelque chose dans sa chambre.
- Je viens avec toi ! fit Drago en se levant à son tour, souhaitant remercier sa petite-amie sans que les autres ne soient là.
Elle leva les yeux au ciel, mais attendit tout de même qu'il la rejoigne, avant de se diriger vers l'entrée et de récupérer son manteau et sa cape, sous le regard déçu de Balter qui n'était pas arrivé à temps.
- Où allons-nous ? demanda Drago, en enfilant lui aussi sa cape d'hiver.
- Chercher le cadeau d'Harry, répondit-elle simplement. Viens, sourit-elle en lui tendant la main, près de la porte d'entrée.
Il l'attrapa, mais au lieu de la suivre, la tira contre son torse en posant son autre main sur sa joue. Il se baissa ensuite jusqu'à ses lèvres et l'embrassa tendrement, son bras gauche autour de ses hanches.
- Merci encore, Mia, chuchota-t-il contre ses lèvres. C'est un très beau cadeau, ajouta-t-il en la serrant dans ses bras.
- Merci à toi, Dray, tu ne sais pas à quel point tenir un appareil dans mes mains m'avait manqué, souffla-t-elle, son front contre son épaule.
- Je sais, tu me l'avais dit à Portree et je me suis dit que tu pourrais ainsi essayer ceux des sorciers.
- C'est une très bonne idée, sourit-elle en relevant la tête pour le regarder dans les yeux. Je l'emmènerai à Poudlard, histoire que nous gardions des souvenirs de notre dernière année tous ensemble, murmura-t-elle avec un sourire heureux.
- Exactement, dit-il en lui caressant la joue, avant de l'embrasser une dernière fois. On y va ? demanda-t-il ensuite en l'attrapant par la main.
Elle hocha la tête et ils sortirent tous les deux sous les flocons de neige qui tombaient du ciel. Au réveil, Hermione avait été émerveillée de voir qu'il neigeait le jour de Noël et avait presque sautillé sur place en s'imaginant sous les flocons. Maintenant qu'elle y était, un sourire heureux flottait sur ses lèvres, alors qu'ils avançaient vers la volière dans un silence paisible.
- Il est magnifique ! s'exclama Harry, en sautant sur ses jambes, lorsque Hermione lui tendit la cage de son hibou. Merci, Hermione, fit-il ensuite en la serrant dans ses bras, avant de passer ses doigts à travers les barreaux de la cage pour lui caresser le bec.
Hermione fut soulagée d'entendre cela. Bien qu'elle soit fière de son idée, elle avait eu peur que le nouvel hibou rappelle à son frère de trop mauvais souvenirs liés à Hedwige, mais visiblement, le jeune homme ne voyait pas du tout les choses de cette façon.
- C'est un mâle, il faudra que tu lui trouves un nom, fit-elle en souriant, avant de suivre Drago qui s'était installé dans un fauteuil.
- Tu as raison, je vais y réfléchir, acquiesça-t-il en s'asseyant avec Ginny qui le regardait d'un œil tendre et amusé.
- En parlant de prénom, avez-vous des idées pour votre fils ? demanda Andromeda, qui berçait Teddy dans ses bras.
Hermione lança un regard tendu à Harry, qui venait de poser la cage de son oiseau au sol, appréhendant la réaction de Ginny, et vit qu'il s'était lui aussi immobilisé sous la question.
- Nous en avons quelques-uns, oui, répondit alors Ginny, surprenant les trois autres élèves. Mais nous n'avons pas encore fait notre choix définitif.
- Pouvons-nous les connaître ? tenta Andromeda, qui n'avait pas remarqué la réaction des autres.
- Non, vous devrez tous attendre sa naissance, c'est une surprise ! fit fièrement Harry, en passant un bras autour des hanches de Ginny, posant une main sur son ventre arrondi.
- Tant pis, j'aurai essayé, pouffa-t-elle, avant de se lever. Je pense qu'il est l'heure d'aller se préparer, n'est-ce pas Cissy ? demanda-t-elle à sa sœur, qui avait écouté tout cela avec un sourire discret.
- Tu as raison, répondit-elle en se levant à son tour. Les autres ne devraient pas tarder, ajouta-t-elle en se tournant vers Hermione qui acquiesça d'un hochement de tête.
D'ailleurs, elle se leva elle aussi et prévint les autres qu'elle montait se changer, vite suivie par Ginny qui voulait en faire autant. Les garçons s'en occuperaient plus tard…
L'heure d'arrivée des invités ne tarda pas à sonner et c'est Hermione, qui ouvrit la porte cette fois, habillée d'une autre robe qui avait appartenu à sa mère. Les premiers arrivés furent Blaise et Théodore, tous les deux habillés très élégamment.
- Comment allez-vous ? demanda-t-elle avec un sourire joyeux, tout en leur faisant une rapide bise chacun leur tour.
- Très bien et toi ? Bonne semaine ? répondit Théodore alors que Balter récupérait leurs capes d'hiver.
- Merveilleuse, sourit-elle, des étoiles dans les yeux. Et vous ?
- Pas mal, on a eu la maison pour nous la plupart du temps puisque ma mère passait ses journées avec son nouvel amant, fit Blaise en levant les yeux au ciel.
- Encore un nouveau ? s'étonna la jeune femme alors qu'ils avançaient vers le séjour.
- Non, non, le même que celui dont je vous ai parlé la dernière fois, mais ils ont passé la plupart des vacances dans sa maison au nord de la France, donc nous étions tranquille, répondit-il en posant une main dans le dos de Théodore alors qu'ils rejoignaient les autres dans le séjour.
- Tant mieux alors, dit Hermione avec un sourire, alors que deux craquement résonnaient dans l'allée du manoir. Je vous rejoins, fit-elle en se dirigeant à nouveau vers la porte, tandis que les garçons entraient.
Elle ouvrit la porte et tomba sur Ron et George qui marchaient vers elle, grelottant dans leurs capes d'hiver, mais le sourire aux lèvres.
- Entrez vite, il recommence à neiger, lança-t-elle en voyant de nouveaux flocons tomber.
- Ginny est déjà là, n'est-ce pas ? demanda Ron après avoir embrassé la joue de son amie, vite suivie par George.
- Molly ne vous l'a pas dit ? Elle est arrivée dans la nuit, expliqua-t-elle en haussant les sourcils.
- Elle a dû nous le dire, mais je voulais tout de même vérifier, répondit-il en tendant sa cape à Balter.
- Tu veux dire que tu serais parti même si elle n'était pas avec vous ? demanda-t-elle en fronçant les sourcils, le regardant étrangement, alors que George pouffait.
- Bien sûr que non, répondit-il en levant les yeux au ciel. Laisse tomber, je demandais ça comme ça, marmonna-t-il en entrant dans le séjour, tandis que les deux autres pouffaient de rire.
Elle repartit aussitôt en entendant d'autres transplanages et tomba sur Neville, Pansy et Charles qui étaient visiblement arrivés au même moment. Ils se saluèrent tous chaleureusement et entrèrent dans le séjour à leur tour. Hermione avait proposé à Pansy de venir avec Charles et cette dernière avait tout de suite accepté, heureuse de pouvoir passer Noël avec son petit-ami.
Aussitôt furent-ils entrés dans le salon que Pansy se ruait vers Narcissa pour la prendre dans ses bras, tout cela sous le regard confus d'Hermione qui ne comprenait pas cette soudaine effusion de sentiments. Elle les regarda avec étonnement, tandis que Narcissa serrait la jeune femme dans ses bras, avec un sourire aux lèvres, avant qu'elle ne salue Charles avec chaleur.
- C'est sa marraine, éluda Théodore à sa droite.
En effet, ce dernier avait remarqué la confusion de son amie, comprenant tout à fait pourquoi, étant donné que Pansy n'en avait jamais parlé.
- Je ne savais pas, répondit-elle tout bas, les sourcils toujours haussés, sans les quitter des yeux.
- Les Parkinson étaient très proches des Malefoy avant que la guerre ne gâche tout, expliqua-t-il, un verre à la main, tandis que les autres se saluaient et discutaient. D'ailleurs, tu demanderas à Drago de te le repréciser, mais il me semble que la mère de Pansy est sa marraine, un choix de Lucius. Mais ils n'ont jamais été proches et de toute manière, elle passe ses journées à Azkaban pour aller voir son mari maintenant…
Elle hocha lentement la tête, étonnée d'apprendre cela. Il était vrai que Drago ne lui avait jamais parlé d'elle, mais comme l'avait si bien dit Théodore, ils ne devaient pas être proches du tout, contrairement à Severus.
Elle tourna d'ailleurs la tête vers ce dernier et le vit en train de discuter avec Drago. Le blond semblait vraiment très concentré sur la discussion et écoutait attentivement son parrain. Hermione s'imagina qu'ils parlaient de sa formation de Maître des Potions, lorsqu'elle croisa son regard. Elle le vit sourire et sourit à son tour, sous le regard amusé de Théodore qui n'avait rien loupé de cela.
Depuis l'autre bout de la pièce, Drago pensa alors à la discussion qu'Hermione et lui avaient eue lorsqu'il était arrivé au manoir. A vrai dire, il n'avait pas arrêté une seule fois d'y penser depuis, bien qu'il ne le montre pas vraiment. Il n'était pas inquiet, mais très intrigué. Il avait besoin d'en savoir plus, de comprendre, bien qu'à ses yeux cela ne change pas grand-chose.
Le fait d'avoir croisé le regard d'Hermione le confortait dans cette idée. Âme sœur ou non, il n'avait pas de doute sur ses sentiments.
- Tu m'écoutes ? fit alors Severus, un sourcil haussé.
- Excuse-moi, sursauta presque Drago, qui s'était perdu dans ses pensées sans le vouloir. Tu disais que tu pensais que la formation durerait seulement sept mois, c'est ça ? demanda-t-il en se reconcentrant sur son parrain.
- Oui, répondit-il, bien que légèrement agacé. Et vu ton niveau, tu pourrais même gagner du temps, continua-t-il en buvant une gorgée de son verre. Si tu travailles et que tu es motivé, bien entendu, ajouta-t-il plus sévèrement.
- Évidemment, railla-t-il en levant les yeux au ciel. Tu sais que je l'ai toujours voulu, Sev.
- Je sais, je sais, répondit-il avec un léger rictus. Tu en as parlé avec ta mère ?
- Bien sûr, acquiesça Drago en attrapant une coupe de champagne qui était posée sur une table près d'eux. Tout comme toi, elle connaissait déjà mes projets pour le futur, bien que cela ne soit pas encore très concret à l'époque. Mais elle m'a toujours encouragé, tu le sais bien, ajouta-t-il avec un léger sourire.
- Bien entendu, fit-il en levant les yeux au ciel.
Quelques minutes plus tard, Hermione signala à tout le monde qu'ils pouvaient passer à table et ils s'émerveillèrent tous devant le délicieux repas préparé par les elfes, mais principalement choisi par Hermione, bien qu'elle n'ait pas vraiment pu y participer.
Alors qu'ils se régalaient tous, la jeune femme remarqua tout de suite à quel point Ron et Drago s'ignoraient, bien qu'ils soient – malheureusement pour elle – assis l'un en face de l'autre. Hermione était installée à la droite du blond et voyait bien que celui-ci ignorait complètement Ron, et la réciproque était vraie. Elle soupira intérieurement, déçue de les voir si distants.
Évidemment, ils l'étaient depuis le début de l'année, mais la jeune femme espérait toujours les voir un jour être un minimum cordiaux l'un envers l'autre, qu'ils se parlent un petit peu et arrêtent de se lancer des regards noirs chaque fois qu'ils se regardaient. Mais elle avait peut-être trop d'espoir…
Alors qu'elle discutait avec Ginny, Neville et Ron, elle tourna quelques secondes la tête et remarqua que Charles, Narcissa et Pansy étaient en grande discussion, tous les trois un sourire aux lèvres. Elle ne put s'empêcher de sourire à son tour, heureuse de voir que Charles s'intégrait et que Narcissa l'appréciait. Si elle était aussi proche de Pansy qu'elle en avait eu l'impression, son avis devait vraiment compter aux yeux de son amie, et elle avait l'air d'apprécier Charles.
- Qu'est-ce qui te fait sourire comme ça ? lui chuchota Drago à sa droite, d'un air légèrement moqueur.
- Nous voir tous ici, répondit-elle honnêtement, avec un sourire mélancolique.
- Attention Granger, tu deviens sentimentale, railla-t-il doucement.
- Je l'ai toujours été, Malefoy, répliqua-t-elle avec un sourire en coin.
Il éclata d'un rire doux et secoua la tête, avant de l'embrasser sur la tempe, sous le regard de Ron, qui n'avait rien loupé. Hermione ne loupa pas le regard presque noir du rouquin et soupira, se promettant de parler avec lui dans l'après-midi. Elle savait qu'il n'était pas jaloux, pas du tout même, mais elle ne supportait plus la pseudo-guerre qu'ils se livraient l'un envers l'autre.
Le reste du repas se passa sans encombre, rendant Hermione et Harry très heureux. Ils étaient ravis de fêter leur premier Noël ici dans d'aussi bonnes conditions et entourés de leurs proches. Narcissa, Andromeda, Teddy et Severus ne tardèrent pas à quitter le manoir, souhaitant laisser les jeunes entre eux, malgré le fait qu'Hermione ait promis que cela ne les dérangeait pas. Ils remercièrent grandement les Potter pour leur accueil et partirent tous ensemble, après de chaleureux au revoir.
Drago, Hermione et Harry, qui les avaient accompagnés jusqu'à la porte, revinrent dans le salon et s'installèrent avec les autres, qui discutaient de tout et de rien.
- Est-ce que quelqu'un veut du café ou du thé ? demanda Hermione avant de s'asseoir, alors que Drago et Harry étaient déjà tous les deux en train de s'installer.
- Je veux bien un thé, oui, s'il te plaît, fit Pansy, dont la remarque fut suivie par celles de Théodore, Drago, George et Ginny.
Les autres demandèrent poliment un café.
- Qu'est-ce que vous diriez d'un poker ? lança Drago alors qu'Hermione quittait la pièce pour leur préparer tout ça.
Elle leva les yeux au ciel lorsqu'elle l'entendit, mais son sourire doux et heureux, qu'elle arborait depuis son réveil, ne quitta pas ses lèvres pour autant. Elle prépara avec plaisir ce qu'avaient demandé ses amis, bien qu'ils lui aient tous conseillé de laisser les elfes faire. Mais elle n'en avait pas démordu et s'attela à la préparation des thés et cafés.
Alors que le café coulait, elle s'appuya sur un plan de travail, un léger sourire aux lèvres. Elle passait une merveilleuse journée et si l'ombre de sa discussion imminente avec Drago était toujours présente, cela ne l'empêchait pas de passer un très bon moment. Elle était entourée de ses proches, rien ne pouvait être mieux.
Une fois toutes les boissons prêtes, elle les posa sur un plateau, qu'elle fit léviter jusqu'au séjour, où les autres étaient installés. En arrivant, elle remarqua directement que la partie de poker avait commencé, mais elle n'en fut clairement pas déçue, n'appréciant pas particulièrement cela. A vrai dire, elle serait la seule à ne pas jouer mais cela ne l'embêtait pas.
- Passe, fit Blaise, tandis qu'Hermione posait le plateau sur la table, à droite du jeu, recevant les remerciements de toute la tablée.
Elle sourit et alors qu'elle allait s'asseoir sur un fauteuil à part, Drago lui fit signe de la rejoindre, demandant implicitement qu'elle s'assoit sur ses genoux. Son sourire s'agrandit et elle s'empressa de le rejoindre, s'asseyant sur ses genoux, la tête sur son épaule. Il passa un bras autour de sa hanche pour poser sa main sur sa cuisse, tout en l'embrassant sur le haut de la tête, avant de miser à nouveau, tenant ses cartes dans son autre main.
Elle les observa alors tous jouer, souriant tendrement de les voir si complices. Même Ron était à fond dans la partie, misant ses jetons comme si vie en dépendait. Drago caressait doucement sa cuisse, tout en lui chuchotant parfois à l'oreille ce qu'il comptait faire, la faisant toujours sourire. Elle était plutôt forte à ce jeu, mais détestait y jouer, trouvant la pression trop grande. Ainsi, discrètement, elle chuchotait parfois à Drago des idées pour la suite de la partie, le faisant sourire narquoisement à chaque fois.
- Regarde ça, chuchota-t-il à son oreille, alors qu'il ne restait plus que Blaise et lui dans la partie. Tapis, lança-t-il en regardant narquoisement son meilleur ami.
George, qui était croupier depuis le début, se tourna vers Blaise, attendant sa réponse.
- Je me couche, soupira-t-il en jetant ses cartes – qui étaient pourtant très bonnes – après un long silence.
Hermione et Drago crièrent victoire et se tapèrent dans la main, alors que le blond jetait son sept de cœur et son deux de pique sur la table. Il n'avait absolument rien, mais venait de remporter la partie entière, puisque tout le monde avait misé ses derniers jetons lors de ce tour.
- Vous avez triché ! s'exclama Pansy en les fusillant du regard. Drago est censé jouer seul !
- Je n'ai rien fait, je ne vois pas du tout de quoi tu parles, Pansy, sourit innocemment Hermione, faisant pouffer Harry et Ginny, qui étaient juste à leur droite et qui avaient tout vu.
- Tu deviens beaucoup trop Serpentard pour ton propre bien, Granger, ricana Blaise en s'avouant vaincu face à l'imbattable couple.
- Elle a eu un bon professeur, sourit narquoisement Drago, une main possessive toujours posée sur sa cuisse.
- Nous ne voulons pas les détails, Malefoy, plaisanta George, faisant rire tous les autres – sauf Harry et Ron bien entendu.
Hermione leva les yeux au ciel, secouant la tête d'un air mi-dépité mi-amusé. Elle avait fini par raconter quelques détails de sa relation avec Drago à George, la deuxième fois qu'il était passé les voir dans la semaine. Il l'avait légèrement taquinée, mais avait fini par lui avouer être très heureux pour elle. Elle avait su dès le départ qu'il ne serait pas du genre à juger Drago pour son passé, ainsi elle n'avait eu aucun mal à tout lui raconter.
- Et alors, qu'est-ce que le vainqueur était censé remporter ? demanda Hermione, ricanant toujours légèrement.
- Un baiser ? répondit Drago avec un sourire en coin, sans la quitter des yeux.
- Je crois plutôt que c'était 10 Gallions, intervint naïvement Neville.
Les autres ricanèrent, alors qu'Hermione se penchait vers Drago pour lui donner un long baiser, sans qu'il ne cesse de caresser doucement sa cuisse.
Harry et Ron toussèrent fortement au même instant, ce qui ne fit qu'alimenter les rires des autres, tandis que Drago acceptait enfin de libérer les lèvres d'Hermione, sans la quitter des yeux pour autant. Elle rougit légèrement en se rendant compte qu'ils avaient été observés par les autres et cacha sa tête dans le cou de Drago.
A vrai dire, il était très rare qu'ils se montrent si tactiles et proches devant les autres. Ils étaient plutôt très réservés et seuls quelques « privilégiés » pouvaient parfois les voir se tenir la main ou avoir des gestes tendres l'un envers l'autre. Mais bizarrement, depuis leur discussion de la veille, bien qu'il s'agisse de leurs amis, ils étaient bien moins réservés, profitant simplement d'être l'un avec l'autre, sans se soucier du regard des autres.
Ils passèrent tout l'après-midi, puis la soirée ensemble, profitant d'être hors de Poudlard pour rester ensemble aussi longtemps que possible - bien qu'ils aient déjà passé des soirées hors de leurs dortoirs. Ils restèrent tous dormir au Manoir Originel, puisqu'il y avait largement la place de tous les accueillir. Pansy avec Charles, Blaise avec Théodore, Drago avec Hermione, Harry et Ginny, et enfin Ron et Neville dans une chambre chacun.
Hermione avait bien remarqué une certaine mélancolie chez ce dernier, à cause de l'absence de Luna, mais avait préféré reporter une autre discussion avec lui pour ne pas gâcher leur journée, tout comme elle l'avait fait avec Ron.
Elle avait failli le retrouver dehors, après qu'ils soient tous sortis dans la neige en fin de soirée, mais avait abandonné l'idée, n'étant pas vraiment d'humeur à se lancer dans une conversation importante.
La nuit était tombée depuis déjà plusieurs heures lorsque Hermione sortit de la salle de bain, enroulée dans une serviette de bain. Drago était allongé par-dessus les couvertures, habillé simplement d'un jogging, en train de lire un livre de potions que son parrain lui avait offert pour Noël. Il releva la tête en l'entendant arriver et alors qu'un sourire se dessinait sur ses lèvres en la voyant si peu habillée, il fronça les sourcils en la voyant sortir l'un de ses t-shirts de son placard.
- Est-ce que c'est l'un de mes t-shirts ? demanda-t-il les sourcils froncés.
Elle rougit immédiatement à la question, répondant ainsi implicitement.
- Tu en as pris derrière mon dos ? pouffa-t-il alors qu'elle attachait ses cheveux dans un chignon lâche, les joues toujours aussi rouges.
- Je voulais ramener un peu de toi ici, murmura-t-elle en se mordillant la lèvre, le regardant avec des yeux gênés et timides.
Il éclata d'un rire clair et joyeux, la faisant sourire légèrement elle aussi, avant de lui tendre une main pour qu'elle le rejoigne dans le lit, ce qu'elle fit immédiatement. Il posa son livre sur la table de nuit entre-temps et l'accueillit dans ses bras quelques secondes plus tard. Il l'embrassa sur le haut du crâne, alors qu'elle se blottissait contre son torse.
- Il faut que nous parlions du livre, murmura-t-elle après de longues minutes de silence.
- Je sais, dit-il avec un soupir. Je n'ai pas vraiment osé le lire, pour tout te dire, ajouta-t-il alors qu'elle levait les yeux vers lui.
- Tu n'es pas obligé, Drago, je l'ai lu et je me souviens de tout, le rassura-t-elle avec une grimace, qui prouvait qu'elle l'avait lu plusieurs fois.
Il hocha doucement la tête, avant de se pencher doucement vers elle et de l'embrasser tendrement. Elle sourit en s'écartant et reposa sa tête sur son torse, les yeux dans le vide.
- Anaman est un mot gaélique qui désigne deux sorciers, irrémédiablement attirés l'un par l'autre. Des âmes sœurs. Non seulement, ils s'attirent physiquement, mais aussi mentalement, ils se ressemblent, ils vont ensemble, récita-t-elle d'une petite voix, alors que Drago lui caressait doucement les cheveux. Lorsqu'ils sont proches l'un de l'autre, ils ressentent tous les deux un sentiment de profond bonheur, qui se caractérise souvent par des oreilles qui bourdonnent, des fourmillements dans les doigts, ou bien une douce chaleur dans les membres, tout dépend. S'ils se retrouvent et qu'ils ont une...une relation sexuelle, une réaction magique aura lieu. Elle n'est jamais la même entre les différents couples d'anaman, alors rien n'est précis là-dessus. Il arrive aussi parfois que certains d'entre eux fassent des rêves. Ces rêves sont décrits comme éphémères, aléatoires et imprécis. Ils peuvent être des reflets du futur, ou bien simplement le reflet d'un désir, un petit peu comme le Miroir du Risèd, expliqua-t-elle d'une voix tremblante.
Elle n'était pas vraiment à l'aise avec ce récit qui lui paraissait encore totalement irréel.
- Ils ne se réalisent que très rarement, puisqu'ils sont déterminés par les actes des deux âmes sœurs, mais s'ils arrivent un jour, les concernés ne se souviendront pas l'avoir rêvé. Cette partie était un petit peu floue, à vrai dire, mais voilà ce que j'en ai compris, dit-elle en passant son bras en travers du ventre de Drago.
Elle se tut après cela et Drago n'osa rien dire non plus. Il avait le regard dans le vide, les explications d'Hermione tournant en boucle dans sa tête.
Il n'y avait aucun doute à ses yeux. Ils étaient des anamans. Il en était certain. Et contrairement à Hermione, cela le rassurait. Il était sûr de lui depuis quelque temps déjà, mais savoir que c'était réciproque, c'était… merveilleux.
Et puis il comprenait enfin la provenance de ces rêves étranges. Il n'en avait plus fait depuis longtemps, mais il se souvenait très bien de chacun d'eux et de l'état dans lequel il se réveillait chaque fois.
- Je suis rassuré, fit-il dans un soupir au bout d'un long silence.
- Pourquoi ça ? demanda-t-elle en relevant la tête vers lui, les sourcils légèrement froncés.
- Parce que je sais que c'est réel, que c'est… réciproque, répondit-il en haussant les épaules, les yeux toujours dans le vide.
Elle sourit et l'observa quelques minutes. Elle le trouvait beau, ses cheveux blonds tombant sur son front, une ride de concentration entre ses sourcils légèrement froncés, ses lèvres fines et roses, son nez droit, et enfin ses yeux gris qui brillaient d'un éclat particulièrement heureux depuis qu'elle l'avait retrouvé.
- C'est réciproque, promit-elle timidement avant de poser ses lèvres sur les siennes lorsqu'il tourna la tête vers elle.
Je l'ai vue, un soir calme, appuyée à la rampe
De son balcon, rêver en regardant les cieux.
À travers les rideaux, la clarté d'une lampe
Faisait une auréole à son front sérieux.
Ses cheveux, caressant l'ivoire de sa tempe,
Se tordaient, noirs et lourds, sur son cou gracieux,
Comme un cep effeuillé qui sur la neige rampe,
Et des lueurs d'étoile illuminaient ses yeux.
De cette heure aucun bruit ne troublait le mystère
Que les vagues soupirs, les murmures confus
Du vent dans les ormeaux frémissants et touffus.
En regardant le ciel, elle oubliait la terre,
Moi, je la regardais, et j'oubliais le ciel !
Ô bonheur ! je buvais à ta coupe de miel !
Apparition - Éliacin Greeves
Et voilà ! Beaucoup de choses dans ce chapitre ! Et pas des moindres ! Qu'en avez-vous pensé ?
Merci à Suldreen194 et Choixpeau de Fic pour leurs merveilleuses corrections et relectures !
On se retrouve le 31, prenez soin de vous !
Writer8Hell
