Très chers amis... Je viens de m'apercevoir que chaque chapitre de cette histoire a été lu en moyenne entre 100 et 200 fois...
A raison de 25 chapitres, je vous laisse faire le compte de vues...
Passons donc maintenant à la seule chose qui me guide sur la voie difficile de savoir si cette histoire vous plaît ou non : je parle de notre manne si rare... les reviews. Et là, que vois-je ?
37 reviews sur l'ensemble de l'histoire, tous chapitres confondus... Alors oui, je sais que lorsque l'on est pris dans une histoire géniallissime comme celle-ci on s'emballe et on en oublie l'auteure mais... l'auteure vous supplie justement de ne point l'oublier, même pour lui lancer des tomates pourries ! Ça lui donnera toujours un indice sur votre appréciation de l'histoire !
Alors please, soyez sympas ! Ça coute pas grand' chose et ça fait TELLEMENT plaisir !
Merci !
Snape fil léviter le second chaudron devant lui, non sans lui avoir jeté un puissant sort de stase et retourna dans le salon. Il était positivement épuisé et devait se reposer une heure au moins avant d'utiliser le Retourneur de temps, au risque de provoquer une catastrophe sans précédent dans le laboratoire.
Lorsqu'il arriva dans le salon, ses yeux croisèrent ceux fatigués de Camille. Il grommela. Elle devait elle aussi se reposer, autrement ils courraient droit à la catastrophe. Avant de l'envoyer se reposer, de la virer serait plus exact, il voulu prendre des nouvelles de la jeune femme.
- Comment va-t-elle ? Des choses à me signaler ?
- Non, Professeur. Rien de mieux ni de pire que ce que nous avons vu. Elle semble s'affaiblir, cependant...
-Évidemment qu'elle s'affaiblit ! grinça-t-il d'un air mauvais. Elle n'en a plus que pour une soixantaine d'heures, au mieux ! Je vais devoir accélérer... Reculez-vous !
Camille obtempéra sans rechigner et regarda le sorcier jeter quelques sorts au dessus de la Gryffondor.
- Ce pourrait être pire... murmura-t-il. Allez vous reposer deux heures, Miss, c'est un ordre ! Je vais prendre deux heures de sommeil dans ce fauteuil cela m'ira parfaitement. Quant à vous, je vous veux sur le pied de guerre dans maintenant 1 heure et cinquante huit minutes très exactement ! Je ne tolérerai aucun retard ! Déguerpissez maintenant !
- Mais...
- Hors. de. ma. vue.
Camille blêmit et s'empressa de sortir. Elle ne vit pas Snape s'effondrer plus qu'il ne s'assit dans le large fauteuil qu'elle occupait auparavant et s'endormir aussitôt, non sans s'être au préalable emparé du Retourneur de temps que Minerva avait ostensiblement posé à son attention à côté du lit de la jeune femme.
Deux heures plus tard, il ouvrit les yeux et se retrouva devant une Camille terrorisée. La jeune femme balbutiait des mots sans queue ni tête et il lui fallut un instant avant de se rendre compte qu'il l'avait plaquée contre le mur, un bras sous sa gorge, son autre main tenant sa baguette fermement contre son cou. Désemparé, il la relâcha aussitôt.
- Vous m'avez surpris Madame Malefoy et j'ai malheureusement ou heureusement, je vous en laisserai juge, des réflexes qui perdurent...
Elle comprit que c'était ce qui s'apparentait le plus à des excuses venant de l'homme et haussa les épaules avec une feinte désinvoltures tout en se massant la gorge.
- J'ai vu pire... N'oubliez pas qui j'ai épousé...
Il grommela un semblant d'acquiescement et posa ses yeux sur Hermione. Son souffle était régulier mais elle pâlissait de plus en plus.
- Vous sentez-vous d'attaque pour dix nouvelles heures de garde, Madame ?
- Vous comme moi savez que nous n'avons pas le choix Professeur. Il nous faut tenir. Drago m'a par ailleurs expressément demandé de vous faire passer ses encouragements. J'en ai donc conclu que la situation était sinon désespérée, du moins critique. Jamais, sinon, il n'aurait osé vous tenir de tels propos.
Snape haussa un sourcil. La jeune femme l'avait étonnement bien cerné, ce qui rendait hommage à sa subtilité. Mais ce n'était pas là la qualité dont il allait falloir faire preuve. Camille allait devoir lui prouver son opiniâtreté et son endurance. Ils n'étaient qu'au début de leurs peines.
Huit heures plus tard, il était à bout. Ses gestes étaient devenus eux d'un homme sous Impérium et il ne tenait plus que par une volonté de fer. Son cerveau et son esprit tournaient au ralenti et il était dans un état d'épuisement qu'il n'avait plus connu depuis la guerre. Fort heureusement, la seconde partie de la préparation était séparée de la troisième par sept heures de repos... mais il allait devoir ôter quelques heures de ce temps de repos pour utiliser le retourneur de temps et gagner ainsi une partie du temps indispensable. Un scintillement à la lisière de son champ de vision lui apprit qu'un Patronus se faufilait vers lui. un chat. La voix de Minerva retentit au milieu du murmure des potions.
- Les Aurors sont là, Severus. Et tu es attendu.
Il tressaillit. Comment pouvaient-ils savoir qu'il était en vie ? Et ici ? Il repoussa ses réflexions dans une coin de sa tête, trop occupé par les sept chaudrons qui frémissaient encore. Il était trop épuisé pour réfléchir à cette question et se concentrer sur cette satané potion...
A peine une heure et demi, plus tard, c'est un Maître des Potions dans un piteux état qui fit irruption dans le salon de la Gryffondor en grimaçant. Une migraine carabinée commençait à se faire sentir, il dégageait une odeur de géant en décomposition et il lui semblait qu'il allait s'effondrer d'un instant à l'autre. La vision des personnes présentes lui donna cependant un coup de fouet suffisant pour se reprendre. Outre Minerva, Drago et Camille, une silhouette aux cheveux en épis lui tournait le dos, assis près d'Hermione.
Harry Potter.
Bien sûr. De tous les Aurors, il avait fallu que ce soit lui. Drago anticipa son explosion en s'approchant de lui souplement.
- Tu avais bien demandé de la discrétion, quelqu'un qui ai plus de neurones qu'un Strangulot et qui n'irai pas coucher avec le premier journaliste ou ministre venu ? Pour les neurones, je ne peux pas te certifier qu'il réponde à tes critères mais pour le reste, oui...
- J'espère que tu plaisante, Drago ! cracha l'ancien espion. Depuis quand un Potter sait-il ce qu'est la discrétion ?
- Depuis que le monde ne sait pas que tu es en vie et moi, si... répliqua froidement le jeune homme en se tournant vers son accusateur. J'avais un sérieux doute depuis un mois et j'attendais de pouvoir demander son avis à Hermione... ce qui n'aura pas été utile finalement, ajouta-t-il mélancolique en regardant son amie inanimée.
- Je me fous de vos état d'âmes Potter ! Et vos propos laissent entendre qu'une sérieuse discussion s'impose ! Que savez-vous au juste ?
- Rien de plus que ce que m'en ont dit Drago et Minerva. Un maléfice a touché Hermione, le coupable, parent de cette chère Bellatrix est en fuite et vous essayer péniblement de vous racheter une conscience en sauvant mon amie...
- JE NE VOUS PERMET PAS ! hurla Snape en s'approchant dangereusement de l'homme qui le défiait.
Il fut retenu par Drago tandis que Minerva s'interposant entre les belligérants.
-Il suffit tous les deux ! feula-t-elle. La situation est grave et vous avez passé l'âge de vous asticoter de la sorte ! Severus ! Reprend-toi par Merlin ! Harry ! Cesse de chercher à le faire sortir de ses gonds, il n'a absolument pas besoin d'aide pour cela, encore moins dans l'état d'épuisement dans lequel il se trouve ! Je vous demande de rassembler les quelques neurones qui vous restent lorsque vous vous retrouvez l'un en face de l'autre et j'attends de vous une conversation CIVILISÉE !
Elle reprit son souffle et regarda d'un œil critique les deux sorciers qui se jaugeaient du regard. Imperceptiblement cependant, elle pu voir que son discours avait porté. Snape s'était raidi et avait (oh, très légèrement !) reculé tandis que Harry avait détourné le regard du sorcier pour s'en désintéresser totalement. Il se rassit à la place qu'il occupait quelques minutes avant, donnant à Snape l'occasion de se reprendre sans avoir l'air de capituler. La voix du jeune homme retentit alors dans le silence de plomb.
- Avant de recevoir votre appel, j'étais sur une enquête particulière. Un meurtre sur un gobelin de Gringotts dont vous avez peut-être entendu parler malgré nos tentatives pour étouffer l'affaire. Pour le moment, la seule chose qui a fuité est la mort de ce gobelin. Il se trouve que plusieurs choses, dans son bureau, indiquait qu'il savait risquer la mort... et qu'il avait fait en sorte de prévenir qui de droit... Une des choses en question est une lettre à reconnaissance magique destinée à un certain Lord Prince... ajouta Harry en levant les yeux pour croiser le regard de son ancien professeur. "Je me demandais donc", dit-il en se levant et en s'approchant de l'homme qui avait croisé les bras sur son torse, "si vous pouviez m'éclairer sur l'identité de ce Lord..."
- Je ne vois pas de quoi vous voulez parler, Potter. Vos élucubrations ne m'intéressent pas.
- Oh, j'oubliais, s'exclama le jeune homme en se frappant le front, j'ai retiré l'enquête à Ron. Vous comprenez... si les pistes en questions menaient vers vous... je ne suis pas certain qu'il pourrait rester impartial.
Harry se posta devant Snape, le regard franc et sérieux.
- Soyons clairs, Snape. Je vous déteste et réciproquement. Non, laissez moi terminer ! Mais, je vous respecte malgré les apparences. Je vous ai défendu et j'ai soutenu Hermione de mon mieux lors de votre procès. Je n'attends rien de vous, et ne veux surtout pas que vous vous sentiez débiteur. Je n'ai fait que vous rendre une infime partie de ce que vous doit la communauté sorcière. Mais j'attends de vous que vous jouiez franc jeu avec moi. J'ai ici une lettre qui me semble vous être destinée, dit-il en la sortant de sa poche. Et je vous demande de la lire. Mon instinct me dit que le contenu de cette lettre est peut-être lié à la situation présente. J'espère me tromper, Snape... Mais je ne peux pas risquer de passer à côté de cela. S'il vous plaît, Professeur... Si vous ne le faites pas pour moi, faites-le pour qui vous le voudrez.
Les derniers mots du jeune homme firent lever un sourcil à Snape mais, à la surprise de tous ou presque, il s'empara de l'enveloppe et se détourna pour l'ouvrir.
Tous virent ses épaules se raidir.
Le parchemin tomba à terre et Snape se retourna vers eux.
Blême.
