Chapitre revu et corrigé par ma bêta adorée : Sockscranberries !
Hermione gémit. Chaque parole de Severus était un combustible qui alimentait le feu en elle. Sa voix grave et chaude lui faisait l'effet d'un aphrodisiaque et elle ne réalisa pas immédiatement qu'il venait de la transporter jusqu'à son lit.
Des mains habiles ouvrirent son chemisier tandis que la bouche experte de son amant descendait jusqu'à sa poitrine pour taquiner un téton à travers la dentelle de son soutien-gorge. L'homme sucota le sein, tirant de la jeune femme des sons, selon lui tout à fait satisfaisants. Il glissa sa main sous elle et la redressa pour lui ôter sa chemise et dégrafer son soutien-gorge tout en lui ravissant la bouche. Severus la reposa sur le lit et elle frémit sous son regard de feu qui la détaillait comme si elle était une succulente friandise. Il se lécha les lèvres en se penchant lentement vers elle et, sans la lâcher du regard, il embrassa sa poitrine avant de la dévorer. Suçotant et mordillant tour à tour, il cajola ses seins et chaque gémissement venait alimenter son désir. Merlin qu'il la voulait ! Mais il devait se contrôler, encore, pour la faire se consumer lentement sous ses caresses. Il ne céderait à ses suppliques que lorsqu'elle n'en pourrait plus. D'ici là, il était déterminé à lui faire découvrir tout son savoir-faire.
Sa bouche descendit sur son ventre, traçant un sillon de baisers brûlants et il vint mordre légèrement la peau sensible au-dessus de la ceinture de sa jupe. Habilement, il ouvrit la glissière du vêtement et le fit glisser le long des jambes de son amante, traçant sur son passage une ligne de baisers. L'homme se débarrassa du vêtement en entraînant avec lui les chaussures et les chaussettes d'Hermione.
Elle était quasiment nue sous son regard et commençait à croire qu'il serait capable de la faire jouir juste en posant ces yeux sur elle. À genoux entre ses jambes, il se délesta de sa cape et de sa veste avant de se pencher vers elle sans la lâcher des yeux. Sa main habile vint trouver le cœur de son intimité et elle se cambra lorsque les doigts de l'homme frôlèrent son clitoris à travers la dentelle de sa culotte désormais humide. Dans un geste à la fois érotique et sensuel, l'homme porta ses doigts à sa bouche pour goûter la saveur de son amante. Ses longs cheveux noirs encadraient son visage et à cet instant, il était un pur appel à la débauche. Hermione frémit. Il allait la rendre dingue et le sourire moqueur qui étirait ses lèvres lui confirma, si besoin était, qu'il se jouait d'elle et de son désir flamboyant.
- Délicieuse petite sorcière...
Sa voix rauque résonna jusque dans son intimité ruisselante. Sans la lâcher des yeux, il se pencha vers le cœur de sa féminité et huma longuement les fragrances de son désir.
- Tu es un aphrodisiaque, Hermione... Un fruit délicieux que je vais me faire un plaisir de goûter...
Joignant le geste à la parole, il fit disparaître sa culotte d'un claquement de doigt et Hermione se cramponna aux draps sous la sensation vive et excitante de son intimité mise à nu devant lui. Elle n'eut pas le temps de se reprendre qu'il s'était penché et avait commencé de la goûter. Merlin ! Personne ne lui avait jamais fait ressentir un tel maelström de plaisir. Sa langue lapait sa jouissance alors que son nez frôlait astucieusement son clitoris gonflé et ultrasensible. Elle se mordit la lèvre pour retenir ses cris et il rit contre elle, tout en maintenant fermement ses hanches pour mieux la déguster.
- Ne retiens pas tes cris, ma belle. Tu ne pourras pas résister bien longtemps...
Elle tenta de résister, pourtant. Mais il était doué, bien trop doué. Sa langue s'était insérée en elle dans un simulacre de l'acte. Merde. Il la baisait avec sa langue. Elle rejeta la tête en arrière, ses hanches bloquées par la poigne de l'homme qui la torturait si bien.
- Merde... Severus... Je t'en prie...
Il lapa son nectar dans un geste cruellement lent.
- Je ne t'entends pas, Hermione...
Sa langue reprit sa danse et un doigt vint titiller son entrée alors qu'il s'attaquait plus précisément à son clitoris, le suçotant et le mordillant. C'en était trop. Refoulant sa fierté, la jeune femme cria, perdue dans un monde de volupté. Elle sentait le plaisir gronder en elle et grandir sous sa langue, sa bouche et ses doigts. Un deuxième doigt vint rejoindre le premier, puis un troisième. Elle ondula, cherchant à s'empaler sur ces doigts experts et il ricana contre elle.
- Viens pour moi, Hermione. Donne-moi tout.
Elle laissa son plaisir la submerger et se contracta autour de ses doigts en se cambrant dans un cri. Il gronda contre elle, son sexe douloureusement tendu, le désir exacerbé par la délicieuse jeune femme tendue dans la jouissance.
Hermione papillonna des yeux et sombra dans deux lacs noirs brûlants de désir. Elle mordilla sa lèvre et se redressa en laissant glisser sa main sur la chemise toujours fermée du maître des potions.
- Severus...
Elle posa ses lèvres sur les siennes dans ce qu'elle voulut être un doux baiser mais le sorcier n'était visiblement pas de cet avis et il ravit sa bouche avec une fougue désespérée. Elle gémit contre ses lèvres et ses mains avides s'empressèrent de déboutonner les innombrables boutons de la chemise qui la séparaient encore de la peau tant convoitée de l'homme.
Soudain, sans crier gare, Severus posa sa main sur la sienne pour interrompre son exploration et elle leva les yeux vers lui, interdite, pour surprendre une lueur qu'elle n'avait encore jamais vue dans ses yeux, comme un étrange mélange de crainte... et de honte.
- Severus...
Il hocha la tête doucement, le regard incertain.
- Je ne suis pas sûr que tu veuilles voir cela...
- Oh...
Elle prit son visage en coupe et capta son regard qui cherchait à se dérober.
- Severus Tobias Snape Prince. Je t'aime. Peu importe ce que tu es. Peu importe tes marques. Elles ne sont à mes yeux que la preuve de ton courage et de ta loyauté. Et pour elles, je ne t'en aimerai que plus. Alors, n'en doute pas, n'en doute jamais : je veux te voir Severus, totalement, complètement et je ne craindrai rien de ce que je pourrai voir car j'ai déjà vu ton âme.
La lueur dans ses yeux devint doute puis surprise et enfin passion.
Il baissa son visage vers le sien et reprit ses lèvres en otage tandis que les mains de son amante s'impatientaient.
- J'espère... que tu ne tiens pas... à cette chemise... haleta-t-elle entre deux baisers.
Joignant le geste à la parole, elle arracha la chemise, faisant voler les boutons restants aux quatre coins de la pièce.
Et elle comprit.
L'homme n'était que cicatrices. Presque aucune parcelle de peau n'avait été épargnée. Certaines, encore rouges bien qu'anciennes, laissaient penser qu'elles avaient été infectées intentionnellement pour mal cicatriser. Sur le côté droit de son cou, deux marques jumelles au milieu d'un amas de chair dont les traces descendaient jusqu'en haut du torse : souvenir de Nagini. L'homme la regardait avec une appréhension visible. Il y avait loin de la coupe aux lèvres, après tout. Mais il avait tort et il le comprit rapidement. Dans les yeux ambrés, il distingua premièrement de la surprise, de l'admiration et, finalement, une tendresse infinie. Hermione releva les yeux vers lui et prit son visage en coupe entre ses mains pour déposer doucement ses lèvres sur les siennes.
- A mes yeux, tu seras toujours magnifique. N'en doute jamais. Ne doute jamais de moi.
Il plongea dans son regard ambré avec délice et répondit tendrement à son baiser.
- Sais-tu que tu n'as pas accompli le dixième de ce que tu me promettais...? Serais-tu donc hâbleur...? le taquina-t-elle gentiment pour éloigner ses derniers doutes.
Son regard noir devint prédateur et elle frémit. Merlin, cet homme avait un tel pouvoir sur elle que c'en était effrayant !
- Impertinente Gryffondor...
- Séduisant Serpentard...
Le sourire de l'homme devint carnassier. Il la repoussa sur le lit et glissa un genou entre ses jambes en se penchant sur elle. Instinctivement, la jeune femme ondula des hanches, à la recherche du moindre contact tandis qu'il butinait sa gorge. Un grondement lui apprit qu'il riait.
- Impatiente...
- Severus...
Sa voix devenait supplique et il se redressa, un sourcil haussé et le regard moqueur. Pantelante, la jeune femme le regardait, interdite. Par Merlin, qu'attendait-il donc ? Un sourire étira les lèvres de son amant.
- Il me semble que l'objet de tes désirs est toujours inaccessible, petite lionne...
Elle rougit furieusement en comprenant. Il portait toujours son pantalon et la bosse généreuse qui l'ornait était révélatrice de son état. Sans lâcher son regard, Hermione s'assit et posa ses mains sur les hanches de l'homme avant de les faire glisser sur la ceinture qu'elle ouvrit lentement. Elle sourit en le voyant serrer les mâchoires et inspirer brusquement lorsque ses mains effleurèrent le boxer de soie noire distendu. A son tour de lui faire perdre la tête mais pour cela, il était hors de question qu'il bouge d'un poil. Elle fit donc disparaître le pantalon d'un geste et le regard de l'homme s'assombrit. Hermione planta son regard ambré dans les deux lacs noirs brûlants de désir et pencha son visage vers le dernier rempart de la virilité de l'homme. Elle traça une ligne de baisers le long de l'élastique avant de le saisir de ses dents pour le faire descendre lentement. Un hoquet de surprise suivi d'un mouvement de hanches lui apprit que Severus Snape peinait à garder son self-control légendaire. S'aidant de ses mains, elle libéra le sexe de l'homme qui jaillit devant ses yeux, fièrement dressé et perlant de désir. Elle gémit en voyant les dimensions généreuses de cette partie du corps de son amant. Severus n'avait strictement rien à envier à qui que ce soit de ce côté-là et s'il était aussi doué avec son sexe qu'avec sa bouche et ses mains, elle allait rapidement voir les étoiles.
Le boxer disparu, Hermione se redressa lentement. A genoux devant elle qui était assise, il était juste à la bonne hauteur pour qu'elle tente de lui faire perdre ce qui lui restait de self-control. Immobile, Severus la regardait, incertain de ses désirs. Elle réduisit à néant ses dernières craintes en venant embrasser doucement le gland turgescent qui perlait devant ses lèvres. Doucement, sa main vint caresser la peau douce et sa bouche s'empara du sexe de l'homme qui ne put réprimer un gémissement.
- Merlin... Hermione...
La jeune femme sentit son cœur s'emballer en entendant le gémissement rauque de son amant et redoubla d'ardeur. Elle le lécha sur toute sa longueur avant de le prendre en bouche, l'amenant aussi loin que possible. Elle fit tourbillonner sa langue autour du gland, et sa main vint cajoler en même temps ses bourses tendues. Severus était au supplice. Jamais personne ne l'avait pris de cette manière, dans un mélange subtil de passion et de douceur. Hermione le dévorait, littéralement. Elle le léchait comme s'il s'agissait là d'une sucette au goût exceptionnel et il ne pourrait pas tenir bien longtemps à ce rythme.
- Hermione...
Sa voix était presque suppliante. Les mains posées sur les cheveux à présent ébouriffés de la jeune femme, il tentait encore de garder le contrôle pour ne pas se mettre à baiser cette bouche chaude et humide qui l'engloutissait voracement. Un plaisir brut et inexorable montait en lui et il chercha à se dégager de cette bouche trop talentueuse, mais sa douce tortionnaire n'était visiblement pas de cet avis. Elle posa ses mains sur ses hanches afin de le garder dans sa bouche et le pompa goulument, gémissant autour de lui en le sentant si près de jouir. Snape perdit pied. La vision qu'elle lui offrait, sa bouche pleine de son sexe et ses grands yeux ambrés levés vers lui voilés de luxure finirent de l'achever. Il se vida dans sa bouche en longs jets brûlants, son nom s'échappant de ses lèvres. Lorsqu'il reprit pied, la jeune femme face à lui se léchait les lèvres dans une attitude terriblement sensuelle et il gronda en se jetant sur ses lèvres.
Cette femme était diaboliquement affriolante sous ses airs innocents et il décida de se venger de la plus délicieuse des façons. Sans crier gare, il la fit basculer sur le lit et saisit ses mains qu'il maintint solidement au-dessus de sa tête tandis que sa bouche dérivait vers sa gorge dans un sillon de baisers enflammés.
- Je ne te savais pas si gourmande, Hermione... Lâcha-t-il entre deux caresses.
Elle se cambra à la rencontre de ses mains et il remonta vers elle, le regard brûlant.
- Hermione...
- Je t'en prie Severus... Gémit-elle pitoyablement, ses hanches ondulant à la rencontre de la virilité qu'elle sentait à nouveau dressée contre son ventre.
- Regarde-moi, Hermione...
Elle ouvrit ses yeux voilés de désir et sombra dans le regard noir qui la surplombait. Lentement, précautionneusement, il s'enfonça dans sa moiteur brûlante, se délectant du plaisir qui envahissait les traits de la jeune femme. Elle se cambra sous lui et enroula ses jambes autour de ses hanches pour l'attirer à elle avant de dégager ses mains pour les poser dans son dos.
L'homme gronda sous la sensation indescriptible qu'il ressentait. Merlin ! Elle était si chaude, si étroite autour de lui qu'il dû se reprendre un instant pour ne pas éjaculer prématurément comme un adolescent. Lentement, il se retira pour s'enfoncer à nouveau en elle, la faisant miauler de plaisir.
- Severus... Je t'en prie...!
Il sourit, moqueur.
- Que veux-tu Hermione ?
- Plus... Plus, je t'en prie... Prends-moi plus fort...
- Vos désirs sont des ordres, sorcière...
Il se retira à nouveau lentement, savourant sa frustration et, d'un coup de rein, prit possession de son corps. Rapidement, Hermione ne fut plus qu'une loque gémissante sous les coups de boutoirs du sorcier qui butinait sa gorge, mordillant sa jugulaire tout en ahanant au-dessus d'elle.
Hermione n'avait plus conscience de rien. Ni du lieu, ni du temps. Ne restait plus qu'elle et lui, son corps contre le sien, ses puissants coups de rein qui l'amenaient chaque fois plus haut, plus près du précipice.
Passant sa main sous sa cuisse, il la releva et elle cria de plaisir. Severus gémit. Il la sentait se contracter autour de lui et lui non plus n'allait plus tenir bien longtemps.
- Crie, ma belle... Dis mon nom... Viens pour moi Hermione, haleta-t-il.
Comme s'il ne lui manquait plus que cela, la jeune femme se laissa dévaster par un orgasme fulgurant. Elle cria son nom, cambrée, en jouissant autour de lui et elle eut tout juste conscience de l'homme jouissant à son tour en elle en grondant son nom d'une voix rauque.
Épuisés, ils restèrent là un instant, à profiter de la peau de l'autre, dans la douceur de leur brume post-coïtale avant que Severus ne se retire doucement et ne roule sur le côté. Immédiatement, il attira le corps alangui d'Hermione contre lui et l'enveloppa de ses bras et de sa chaleur.
- Severus...?
La voix cassée de la jeune femme le fit sourire.
- Oui Hermione... ?
- Je t'aime.
Les mots firent l'effet d'un choc à l'homme. Pour la première fois depuis des années, Severus eut peur. Pour la première fois depuis longtemps, il avait un bonheur à perdre.
