Chapitre revu et corrigé par ma super bêta adorée... Sockscranberries !
Lorsqu'Hermione ouvrit les yeux le lendemain matin, elle se demanda tout d'abord à qui était ce bras qui lui enlaçait la taille de manière à la fois tendre et possessive. Puis les événements de la veille lui revinrent et elle sourit. Enfin ! Enfin elle avait réussi à lui faire lâcher prise... Plus encore, en acceptant de s'unir enfin, de franchir ce pas, de se dévoiler l'un à l'autre, ils avaient tous deux exorcisé une partie de leurs démons. Le sien, celui de ces années de torture et de ce corps qui en avait souffert, sans compter la peur d'aimer et d'être aimé qu'elle savait toutefois toujours présente en lui. Et pour elle, ce démon aux cheveux blonds qui l'avait souillée autrefois et qui avait définitivement disparu de son âme depuis hier soir.
- Si tu continues de gigoter comme cela, je vais devoir sévir... murmura une voix grave à son oreille.
Elle frémit lorsque le corps de Severus se plaqua plus fermement contre elle et gémit en sentant une partie de ce corps très distinctement réveillée.
- Je vais réfléchir... tout dépend de la punition Professeur, minauda-t-elle.
Severus grogna.
- Es-tu certaine de vouloir jouer à ce petit jeu avec moi, Hermione...? Murmura-t-il contre son oreille d'une voix rauque.
D'un geste souple, il la plaqua sur le lit et vint surplomber son corps, le regard vrillé au sien.
- Attention à ce que tu désires, sorcière, parce que tu risques de l'obtenir...
- Je prends le risque, Professeur, lança la jeune femme, provocatrice.
Il s'empara brusquement de sa bouche en mordillant avidement sa lèvre inférieure.
- Le contraire m'eut étonné... Gryffondor !
Elle voulut répliquer mais il la fit taire de la plus délicieuse des manières et l'heure qui suivit ne fut que cris et gémissements de plaisir.
- Severus ?
- Par Merlin, femme, sais-tu te taire...? S'agaça faussement la voix de l'homme.
- Il me semble que tu me demandais de crier tout à l'heure. Sois cohérent avec toi-même... Ceci dit, je voulais te parler de notre invitation...
Severus se redressa sur un coude, la tête en appui sur sa main et un sourcil relevé.
- Tu veux parler de ton invitation ?
- Arrête, veux-tu ? Soupira Hermione en levant les yeux au ciel. J'ai reçu une invitation pour passer le matin de Noël chez les Weasley et, oui, je compte y aller et, oui, tu y es expressément convié par Molly.
- Autrement dit, Molly m'ordonne de venir sous peine de venir me chercher…
La jeune femme sourit. Il avait à peu près résumé la situation.
- Alors ?
- Alors quoi ?
- Tu viendras ?
- Honnêtement, Hermione, ai-je le choix ? Je vais venir, Molly va pleurer sur ma redingote en me broyant les côtes, et va faire en sorte que je reparte lesté d'au moins 2 kilos supplémentaires. Et si je ne viens pas, elle pleurera sur mon sort et sur notre amitié-inexistante-que-j'ai-détruite... Sans compter que cela reviendrait à dire que tu vas être loin durant au moins une journée, grommela-t-il.
Hermione sourit, le regard moqueur.
- Je risque de te manquer..?
- Aucune chance, sorcière, lança-t-il dans la plus parfaite mauvaise foi. Mais nous sommes liés et je n'ai aucune envie qu'il t'arrive quoi que ce soit. Instinct de survie oblige.
La jeune femme secoua la tête en riant doucement. Il ne changerait jamais.
- Puisque nous sommes d'accord sur ce premier point...
- Détrompe-toi, Miss Je-sais-tout, nous ne sommes absolument pas d'accord...
- Mais...
Le sorcier vrilla un regard calculateur dans les yeux étonnés d'Hermione.
- Je n'ai pas dit que je ne viendrais pas. J'ai dit que nous n'étions pas d'accord. A tout marché, il faut des compensations... ronronna-t-il à son oreille.
Elle frémit. Cet homme était diaboliquement tentant mais elle devait garder les idées claires pour la seconde partie de sa demande.
- Severus, l'interrompit-elle une main sur son torse. Je suis prête à marchander tout ce que tu voudras après que nous ayons discuté.
Il haussa un sourcil moqueur.
- Attention à ce que tu dis, Hermione. Je te prends au mot.
Elle rougit furieusement. Merde. Elle allait le regretter... ou pas, pensa-t-elle en songeant qu'ils avaient encore toute la fin de la matinée devant eux. Elle chassa cette pensée et tenta de se concentrer sur l'autre sujet qu'elle voulait aborder.
- Je veux te parler du bal de Noël.
La lueur de concupiscence qui brillait dans les yeux de son amant fit place à un mélange d'ennui et d'exaspération.
- Merlin, Hermione. Pourquoi abordes-tu ce sujet dans notre lit ? Le chat de gouttière m'a mis devant le fait accompli et ce bal n'aura lieu que parce que je n'ai pas pu l'annuler. Et il est hors de question que je fasse autre chose qu'une apparition éclair. Je songe même à me faire porter pâle, gronda-t-il.
- Oh... Très bien, sourit Hermione. Je demanderai donc à Bill.
Ce fut cette fois une autre lueur qui éclaira son œil noir.
- Bill ? Le rouquin ? Que lui veux-tu ?
- Oh, rien de bien méchant. Il est obligé de rester en tant que professeur et Fleur est coincée à la maison avec Victoire. Il n'a pour le moment pas de cavalière et je cherchais un cavalier. Mais puisque tu ne viendras pas, je...
Elle n'eut pas le temps de finir que le sorcier roulait sur elle et la plaquait contre le lit en ravissant ses lèvres dans un baiser possessif.
- Tu... es... mienne…
Il ahanait contre ses lèvres, ondulait contre ses hanches. Hermione gémit en sentant sa virilité pressée contre elle et poussa un cri lorsque d'un sort, il lui lia les mains au-dessus de sa tête.
L'homme se redressa et son regard de feu glissa sur le corps à sa merci. D'une main habile, il empauma un sein dont il brossa le téton d'un doigt avant de venir le titiller de sa langue.
- Tu ne vas nulle part, sorcière...
Sa voix rauque et basse résonnait jusque dans son intimité qu'elle sentait de plus en plus avide.
Son autre main glissa le long de son corps pour trouver le cœur de sa féminité.
- Regarde, Hermione... Vois comme tu es trempée pour moi... ronronna-t-il contre elle.
Sa bouche glissa sur son ventre, s'attardant ici et là pour lécher, sucer, mordiller la peau tendre.
- C'est moi, et moi seul qui fait chanter ton corps Hermione... chuchota-t-il les lèvres descendant toujours plus bas.
Elle gémit et tenta d'onduler des hanches, à la recherche d'un contact mais ses deux mains puissantes la clouèrent sur le matelas. Elle baissa les yeux pour rencontrer ceux de l'homme, brillants de désir et de jalousie, le visage entre ses cuisses, sa bouche embrassant et mordillant son aine.
- C'est mon nom que tu vas crier, Hermione. Le mien, coqueta-t-il en passant une langue experte sur son bouton ultrasensible.
Hermione cria tandis qu'il la dévorait littéralement. Ce n'était plus doux ni tendre. C'était un homme qui la revendiquait, elle. Severus déploya tout son savoir-faire, léchant, suçant, lapant cette jouissance toujours plus abondante, tout en murmurant des mots que son esprit ne comprenait plus. Elle était sur le point de basculer lorsque tout s'arrêta et que l'homme se redressa, le regard fier et possessif.
- Regarde-moi Hermione...
Elle plongea vers lui des yeux voilés de désir frustré.
- Severus... s'il te plaît...
Son amant jaloux vint l'embrasser, lui faisant goûter son nectar, et sa bouche glissa dans son cou. Il embrassa sa jugulaire palpitante avant de la mordre suffisamment fort pour lui laisser une marque puis de la lécher doucement. La jeune femme était perdue dans un monde de sensations et de luxure et ne désirait plus qu'une chose : l'assouvissement qui lui était pour le moment refusé.
- Que veux-tu Hermione...? gronda-t-il à son oreille.
- Toi... seulement toi...
Il se redressa et s'agenouilla entre ses jambes, sa main passant doucement sur son sexe dressé.
- Que veux-tu Hermione...? Ma bouche...?
Il se baissa et lapa consciencieusement mais trop brièvement le suc qui s'écoulait de son sexe.
- Mes mains...?
Ses doigts se glissèrent en elle et elle hoqueta, ondulant à la recherche de plus de contact.
- Ma queue...?
Il glissa son gland en elle et s'immobilisa.
Hermione ne pouvait plus réfléchir. Elle suppliait, pleurait de frustration, murmurait des mots incohérents où son prénom revenait souvent.
- Dis-moi, Hermione... Dis-moi ce que tu veux...
Son amante inassouvie tenta de rassembler les morceaux éparpillés de son esprit.
- Tout, Severus... ce que tu voudras... fais moi jouir...prends-moi...
Le regard de l'homme devint prédateur alors qu'il se penchait à nouveau sur elle. Rapidement, il glissa ses mains sous ses cuisses pour relever ses jambes qu'il posa sur ses épaules. Lentement, trop lentement, il s'enfonça en elle, se délectant de chaque centimètre de sa progression. Hermione pleurnichait, sa tête oscillant de droite et de gauche, les hanches maintenues, les mains liées. Elle ne pouvait que subir le rythme imposé par son amant jaloux et ce dernier était visiblement décidé à lui faire rendre les armes.
- Severus... je t'en prie ! cria-t-elle.
Elle n'en pouvait plus et lui non plus, même si jamais il ne l'aurait avoué.
- Regarde... moi... Hermione... haleta-t-il en tentant de garder le contrôle.
Elle prit sur elle et ouvrit les yeux pour sombrer dans deux orbes noirs brillant de désir et d'un sentiment qu'elle hésitait à reconnaître chez lui.
Brusquement, il fut en elle et lui imposa un rythme soutenu et libérateur. Un orgasme dévastateur se forma en elle tandis qu'il la pilonnait sans merci.
- Jouis...jouis pour moi, Hermione... Crie... crie mon nom !
Elle se contracta autour de lui dans un hurlement et sentit son corps se tendre à l'extrême, traversé par une jouissance jamais atteinte. Il ne lui en fallut pas plus pour jouir à son tour et se déverser en elle en criant le nom de la jeune femme, les mains agrippées à ses hanches, profondément enfoui dans sa chaleur humide.
Il resta là longtemps, refusant de se séparer de la jeune femme qu'il avait visiblement épuisée. Les yeux fermés, elle l'avait enlacé et son souffle revenait peu à peu à la normale. Lui avait passé ses bras autour d'elle et avait roulé sur le dos pour ne pas l'écraser, tout en restant en elle, comme s'il craignait de la voir lui échapper.
De longues minutes plus tard, il se dégagea enfin avec précautions et laissa son regard errer sur le corps de la jeune femme. Un sentiment de culpabilité lui étreignit le cœur lorsque son regard accrocha les multiples marques qui marbraient la peau délicate.
- Severus...
Il croisa les yeux ambrés de son amante qui comprit immédiatement ce dont il était question.
- Si j'avais su, je t'aurais rendu jaloux plus tôt, sourit Hermione.
Les yeux noirs ne laissaient rien passer de ce qu'il pensait et la jeune femme soupira.
- Severus... J'ai adoré chaque instant de ce que nous venons de faire...N'en doute pas. A vrai dire, j'espérais provoquer ta réaction même si je ne m'attendais pas à autant de... fougue, rit-elle doucement.
Elle posa sa main sur la joue du sorcier et embrassa chastement ses lèvres.
- Je t'ai marquée... murmura-t-il en fermant les yeux afin de lui masquer le dégoût qu'elle aurait pu y voir.
- Severus, regarde moi !
Elle avait légèrement élevé la voix afin d'ancrer chaque mot dans son esprit.
- Tu ne m'as rien fait que je n'aie voulu. J'aime quand tu me marques, avoua-t-elle rougissante. J'aime être à toi et que chacun le sache. D'ailleurs, ricana-t-elle afin de détourner son attention, je dois une fière chandelle à Bill, quand on y pense.
Il grommela.
- Encore ce rouquin ?
- Severus. Ce rouquin est marié, amoureux et papa. Et si cela ne te suffisait pas, regarde-moi. Je suis à toi. Nous sommes liés. Je t'aime.
Elle relâcha légèrement sa magie afin de l'envelopper d'un cocon de tendresse. Severus ferma les yeux, à nouveau bouleversé par la myriade de sensations qu'elle déversait en lui. Doucement, précautionneusement, il relâcha ses barrières à son tour et laissa sa propre magie se mêler à celle de la jeune femme. Plus discrète, plus incertaine, mais également plus volontaire, elle se coula doucement vers son amante qui hoqueta en vrillant son regard au sien. Hermione laissa les sentiments du sorcier l'envahir tandis qu'elle scrutait ce regard anxieux. Un subtil mélange de tendresse, de protection, de loyauté et de possession glissait vers elle et un sourire lumineux éclaira son visage tandis que sa vue se bouillait.
- Hermione...je...
Il baissa les yeux, les mots refusant de passer ses lèvres mais une main douce releva son visage et il vit le sourire éblouissant de la jeune femme ainsi que les larmes de joie qui ruisselaient sur ses joues.
- Je sais, Severus... je sais.
