Sang Noir version 2.0
( et oui j'ai bien mis 2.0, ceci n'est pas la première version^^)
NDA : NE PAS PASSER A COTE DE CECI ! JE FAIS PART DE CHOSES IMPORTANTES ! MERCI
Cette fiction a le RATING LE PLUS ELEVE présent sur ce site, autant vous dire qu'on est pas la pour enfiler des perles !
MENTION D'AGRESSION SUR ADULTE, SUR MINEUR, VIOL, MELANCOLIE CHRONIQUE, TORTURES, MEURTRES... !
En outre, vous entrez dans une UNIVERS ALTERNATIF ! Les Personnages ne sont PAS CANON ! Il y a beaucoup de OC !
Oui je sais, on est plus proche de l'œuvre originale que de la FanFiction mais faute d'un endroit plus approprié, je vous livre mon humble travail, puisque pour moi, même si cette histoire regroupe beaucoup de thèmes différents, de supports différents, et que la mythologie de mon univers est variée et complexe, c'est Ici qu'est sa place.
Malgrè le Rating et cette note, je mettrais tout de même à chaque début de chapitre, une mention supplémentaire pour la présence de scène trop choquante, lorsqu'il y en aura.
Alors partez du principe que vous êtes prévenu.
Sur ce, je vous souhaite la bienvenue dans mon petit monde étrange...
Disclaimers: Les Personnages, l'univers D'Harry Potter et l'idée est de Phenix Noir. Je ne suis qu'une fan girl qui s'assume. Exception faite de Accolon, Alec, Ambrose, Lilith, Perséphone, Mordred, Nokomis/Magena, Chumani, Ashitaka, Mitsuki, Shizuka, Akecheta, Tiyée, Kishi, Elan, Kiyia, Maya, Stasia, Kara, Proserpine, Lysandre et Crystal.
Couple: Harry/ Draco (bien évidemment), les autres c'est une surprise^^
Rating: M ! ALORS ON FAIT ATTENTION ! LE RATING N'EST PAS LA POUR FAIRE JOLI !
Résumé :Harry est un jeune sorcier épris de liberté qui voit sa vie basculer le jour où un groupe de vampire venu d'Avalon attaque son village. Leur chef, Draconis, un Prince vampire, l'emmène avec lui contre la vie de sa famille. Il se retrouve enfermé dans des appartements luxueux, avec pour seul perspective d'avenir, devenir un Calice. Si le vampire est loin de lui vouloir du mal, il devra faire preuve de patience pour gagner la confiance de son protégé, et encore plus s'il veut gagner son cœur…
Bonus Chronologique
Histoire de savoir qui est né quand (oui vous ne connaissez pas encore tout le monde mais c'est normal^^)
1610 : Naissance de Severus et Voldemort
1612 : Naissance de Lucius
1613 : Naissance de Bellatrix
1615 : Naissance de Narcissa
1620 : Naissance d'Androméda
1630 : Voldemort prend le pouvoir
1635 : Bellatrix et Voldemort se marient
1640 : Narcissa et Lucius se marient
1644 : Naissance de Remus et Fenrir
1645 : Naissance de James, Lili et Sirius
1649 : Rafle du clan du Hurlement, Remus et Fenrir sont capturés
1655 : Naissance de Draco
1656 : Fenrir est marqué
1660 : Naissance d'Accolon
1661 : Naissance de Harry et Neville
1662 : Naissance de Nokomis. Lucius et Narcissa montent sur le trône
1664 : Naissance de Lilith
1665 : Naissance de Luna
1668 : Naissance de Mordred et Perséphone
1677 : Naissance de Chumani
1680 : Harry est enlevé
Chapitre 3 :
Première approche
Dès que le jeune calice quitta son champ de vision, Draco s'en alla vers les appartements de son père, où il devait faire son rapport à ce dernier. Il fit tout de même un détour par ses propres appartements, afin de se rafraîchir et de se rendre plus présentable. Une fois cela fait, il voulut profiter du beau temps pour passer vers le jardin de sa mère et de sa petite sœur, qui se trouvait dans une des nombreuses cours intérieures. Celle-là, très intime, bien que connue, n'était pas accessible à n'importe qui. La chevalière qu'il portait à la main, symbole de sa haute lignée et son grade, lui ouvrait presque toutes les portes. Ainsi, il entra aisément dans un petit cloître à la décoration moresque et délicate. En son centre, baigné de lumière par un habile jeu de miroir, le jardin, agrémenté de fontaines cristallines, de statues diaphanes et d'un kiosque, était subtilement planté de voûte de rosier grimpant, de buissons aux roses ardentes, blanche ou rosé. De ci, de là, quelques plants de jasmin, de menthe poivrée ou de chèvrefeuille.
Soudain, le murmure du vent lui fit parvenir une mélodie. Derrière un rosier aux milles boutons blancs, il découvrit une frêle silhouette qu'il connaissait bien, à califourchon dans l'herbe encore humide. Sa chevelure d'or fin cascadait le long de son dos. Sa petite sœur, presque une jeune femme, était en train de tresser une couronne qui maculait de son sang ses petites mains d'enfant. Elle semblait ne ressentir aucune douleur, tant elle était absorbée par sa tâche. Il voulut s'approcher et tendit une main vers elle, lentement, pour ne pas l'effrayer. Pourtant, elle sentit sa présence, et son chant prit fin. Sa petite voix, claire comme l'eau d'une source et aussi délicate que le piaillement des oiseaux, se fit entendre :
« - Je savais que tu viendrais, grand-frère. Tu m'as manqué. »
Il s'approcha davantage, et l'enlaça tendrement. Elle était si menue et frêle que chaque fois, il avait peur de la briser. Elle était pareil aux reflets de lumière qui traversaient le cristal le plus pur : éphémère, changeante, et fragile. Elle était adorablement candide et innocente. Ou tout du moins, c'est ce qu'on pouvait croire. Bien des fois il avait pu voir ses beaux yeux bleus s'écarquiller d'horreur, lorsque son don de prescience se manifestait. Ces terribles visions avaient bouleversé son esprit, et affolé son cœur déjà malade. Elle vivait à l'écart de la foule et de la cour en générale. Elle était toujours accompagnée d'une jeune sorcière, qu'il était d'ailleurs surpris de ne pas voir alentour.
« - Tu m'as manqué aussi petite sœur. »
Il lui trouva un air triste et sombre malgré le beau sourire qu'elle lui réservait. Inquiet, il fronça les sourcils.
« - Luna ? Où est Virginia ?»( NDA : C'est Ginny^^)
Sans lui répondre, elle continua sa mélopée, aux accents de mélancolie, tout en poursuivant son ouvrage. Sa robe de satin blanc se couvrit un peu plus de rouge, de même que sa couronne. Il lui saisit doucement les mains, qui, ainsi recouvertes, le faisait frissonner d'horreur. En un instant les griffures des épines se refermèrent. Il l'emmena vers la fontaine et y plongea ses mains pour les nettoyer. Les yeux de la jeune fille se perdirent dans le vide, comme souvent, tandis qu'il s'affairait.
« - Bella Luna ? Il s'est passé quelque chose ? »
A peine les taches de sang diluées dans l'eau, elle s'échappa et courut vers un massif de pivoine qui avait peine à bourgeonner.
« - Elles sont en retard, murmura-t-elle. Peut-être que ton nouvel ami pourra les faire fleurir pour moi ? »
Elle caressa distraitement les boutons, comme on le ferait à la peau d'un ou d'une amante.
« - Luna ? Dis-moi ? »
Elle darda son pâle regard vers lui, aux bords des larmes.
« - Je l'ai embrassé...
-Et ?
-Je me suis enfuie... »
Il lui sourit et embrassa tendrement son front, avant de lui tendre sa couronne et de lui dire :
« - Va lui offrir ces fleurs. Tu seras toute pardonnée. »
Le prince regarda sa petite sœur s'en aller presque en sautillant avec sa couronne de rose blanche perlée de sang. Lui aussi poursuivit son chemin à travers le palais, un sourire attendrit sur le visage. Sa sœur était merveilleuse, d'une grâce et d'une majesté sans pareil. Autant, elle percevait l'attachement des gens pour les autres, autant, elle en était parfaitement incapable lorsqu'il s'agissait d'elle et prenait facilement peur.
Il arriva enfin devant les appartements de son père. Un domestique humain, au livret bleu, blanc et or à la mode française, lui ouvrit la porte, en s'inclinant respectueusement. Un héraut annonça sa visite à son père. Une fois face à lui, il le salua avec la rigueur militaire. Le Roi de la Cité des Rocheuses était installé derrière un bureau laqué, incrusté de décor de nacre, et gravé à la feuille d'or. Il portait une robe de chambre d'un beau velours bleu nuit, par-dessus un costume trois pièce crème, plutôt décontracté au vu des atours qu'il gardait pour la cour. Un pantalon droit, une chemise et un foulard piqué d'une broche d'argent sertit d'un saphir. Ses longs cheveux d'un blond presque blanc tombaient sur ses épaules et encadraient son visage. Il avait un menton pointu, une mâchoire carrée, un nez aquilin et de grands yeux bleu saphir qu'il avait légués à sa fille.
Il fit signe à ce dernier de prendre place sur un des fauteuils. Son majordome proposa une tasse de café à l'héritier du trône. Le Roi pria Utz de les laisser seuls. L'homme brun sortit en une gracieuse révérence. Draco put enfin faire son rapport à son père. Ils discutèrent longuement des événements et de leurs conséquences. Le Roi félicita son fils de ses initiatives et apprécia de savoir le Prince Calice en sûreté. Tout fut mis en ordre afin que le jeune sorcier prenne ses marques et soit présenté à la cour dès que possible.
Lucius rit sous cape. Il connaissait quelqu'un qui n'allait pas être heureux de cette nouvelle. Il trouva même dommage de ne pas pouvoir assister à la scène. Il se fit une raison, en se disant qu'un de ses espions pourrait fort bien la lui conter plus tard.
« - Dis-moi Draco, vas-tu profiter de l'occasion pour mettre fin à ta relation avec ce cher Accolon ? »
-Cela fait un moment que j'y songe. »
Son père eut un sourire entendu. Comme tout bon vampire qui se respecte, une part d'ombre habitait aux tréfonds de l'âme de Draco. Une part de lui-même, dont il avait honte. Comme eux tous. Ce qui rendait leur clan si différent de celui de l'Hermine, c'était qu'ils passaient le plus clair de leur vie à tout faire pour dominer cette bête qui ne rêvait que de se repaître de sang, de cris et de larmes. La beauté hypnotique des Vampires cachait un démon. La beauté du Diable comme disait les Moldus. Malheureusement, parfois la tentation de succomber à ce travers était trop forte, ou se réveillait aux contacts de certaines personnes. Accolon en faisait partie. Ce qui rendait leur relation malsaine, qu'importe qu'ils s'y complaisent avec avidité dans l'intimité des appartements du Calice. Côtoyer le Prince Calice ne pourrait qu'être bénéfique pour son héritier. Pour tout le clan.
« - Il est vrai qu'Accolon à son petit caractère. »
Draco acquiesça, douloureusement conscient de son comportement si répréhensible. Cela n'avait en rien amélioré le caractère du Dauphin, qui savait être parfois calculateur et souvent égocentrique. Accolon était un être à part qui avait vécu l'enfer et en était ressortit avec une carapace terriblement épaisse et une capacité à se servir de ses atouts avec une divine sensualité, qui rendait ses instincts de chasseur fou. Il était devenu un bourreau pour le corps, le cœur et l'esprit d'Accolon, autant que pour sa propre conscience.
« -As-tu déjà réfléchit au sujet du domestique au service de notre jeune invité ? »
La voix de son père le fit presque sursauter. Il se tourna vers lui, attendant qu'il donne son avis.
« - Mr Londubat me semble tout indiqué pour lui permettre une meilleure intégration.
-Je penserais volontiers comme vous. Je souhaiterais aller lui poser directement la question, si vous me le permettez ?
-Non, je ne permets pas. Neville est à cette heure chez ton oncle. Ce serait dommage de les priver de ce qui est leur dernière entrevue avant longtemps.
-Quand oncle Severus cessera-t-il de croire que personne ne peut l'aimer ?! C'est pourtant d'une évidence !
-Sur ce point, je ne puis te contredire, déclara son père après une gorgée de café. Passe d'abord par les quartiers réservés afin de t'entretenir avec ton futur… ex-amant. »
Le prince eut une grimace, puis des yeux suppliants, tandis que ceux de son père se faisaient durs et sans appels, pourtant...
« - Père…
-Cela fait bien trop longtemps que vous vous enlisez dans cette liaison si intoxicante. Les conséquences finiront par être on ne peut plus démesurées, si tu t'obstines. Mets-y un terme ! Aujourd'hui ! »
Ce n'était plus le père mais le Souverain qui s'adressait à lui, aussi Draco s'inclina en signe d'assentiment, puis fit trois pas en arrière, avant de se retourner, au moment où la porte s'ouvrait. Avant qu'il ne disparaisse dans les couloirs, son père lui demanda tout de même d'être prudent. La réputation du calice n'était plus à démontrer. Le Roi ne pouvait donc s'empêcher d'être légèrement soucieux.
Une fois devant les appartements d'Accolon, il eut la brusque envie de faire demi-tour. Les gardes en faction le saluèrent, puis l'observèrent étrangement. Finalement, il se décida à frapper à la porte. Lorsqu'il l'ouvrit, il découvrit le jeune calice, délicieusement nu. Il été à demi allongé sur des draps de soie blanche, qu'il avait utilisé pour draper les fauteuils et les canapés. Le sol était recouvert de pétales de lys, de violettes, d'iris, de roses blanches et de chèvrefeuille. Le tout offrait un subtil mélange destiné à caresser l'odorat. Alanguit, tel une invitation silencieuse à un intense moment de complicité, Accolon attendait.
Le prince fit son possible pour rester de marbre, mais la tâche était des plus ardue, et déjà ses instincts grondaient férocement. Il rêvait de se repaître de son corps, de sa chair et de son sang. Il prit une profonde inspiration pour mieux se concentrer sur ce qu'il était censé faire. Il se racla la gorge et dit :
« - Accolon, habille-toi je te prie. »
Le sourire du brun se fanât légèrement. Son amant avait une mine préoccupée. Il eut un pincement au cœur. Il avait fait son possible pour répondre à ses besoins. Il avait été une victime consentante, qui savait pourtant rendre les coups, et ce durant de longues années. Comme quoi son passé lui servait trop bien. Englué dans ses vieilles blessures, il préférait se servir de ce qu'elles avaient gravé dans son âme, en plus de son amour pour le vampire. C'était bien plus rassurant de rester en terrain connu que de laisser son cœur à nu. Qu'importe qu'ils soient nombreux à penser qu'il n'en avait pas. Il savait que montrer ses véritables inclinations pouvaient lui coûter cher. Trop pour qu'il prenne le risque de les exposer. Mais fort était de constater que tout était fini. Le prince des rocheuses ne l'aimait plus. L'avait-il jamais vraiment aimé ? Peut-être, au début… Mais cela faisait longtemps que seule la dépendance de leur corps les liait. Il réprima une soudaine envie de pleurer en poursuivant crânement son petit jeu de séduction. Il se reconstitua un visage avenant et parla d'une voix onctueuse et douce, comme le miel.
« -Tu es sûr ? Après les épreuves que tu viens de passer, un peu de détente ne te ferait pas de mal… »
Draco réprima un grondement avec difficulté, sentant un désir brûlant s'emparer de ses reins et gonfler dans sa gorge. Un instant de relâchement et il redeviendrait le bourreau, sans possibilité de s'en défaire jamais. Il devait être ferme et sans appel !
« -La conversation…, que nous devons avoir..., nécessite toute mon attention. »
Accolon fit la moue et s'approcha d'une démarche provocatrice, un iris violet à la main. Il le fit caresser sensuellement son visage, son cou, ses clavicules, son torse. Puis lorsqu'il fut suffisamment près de son amant, pressa les pétales contre les lèvres charnues de ce dernier. Le vampire tremblait imperceptiblement, luttant contre ses envies. Accolon passa ses bras autour de son cou, s'attendant à sentir le froid de la pierre, tant le blond était crispé. L'instant d'après, il scella leurs lèvres et se pressa tout près contre son corps. Le baiser fit l'effet d'une pluie verglaçante au prince, qui le décrocha de son cou d'une main ferme et le fit reculer.
« -Inutile, je ne céderais pas ! Déclara-t-il, plus pour lui même que pour le Calice. »
Son geste fit mal à Accolon, plus mal qu'il ne l'aurait voulu. Une lueur dangereuse illumina son regard. Il ne connaissait qu'une seule façon de répondre à la souffrance : l'attaque !
« -Tu ne disais pas la même chose l'autre nuit. Ton vif marquant mon corps, tandis que tes crocs avides déchiraient mon cou avec une frénésie bestiale, pourvu que tu repaisses toujours plus de mon sang si ...
-Il suffit ! T'entends-tu seulement parler ?
-Et toi petit Prince ? As-tu honte de ce que tu deviens, avec ton membre prisonnier de ma chair ? »
Le vampire vit rouge et resserra sa prise sur les poignets délicats.
« - Et toi ?! Ne suis-je pas ton cher bourreau ?!... Ne crois-tu pas que c'est assez de tourment ?... »
Il repoussa violemment le brun, qui faillit chuter, tout pourvut qu'il s'empêche de le posséder et de le dévorer, encore...
« - Je suis également porteur d'une nouvelle… Désormais tu n'es plus que le Dauphin du Prince Calice. Le Roi te demande de garder le silence et de faire comme si de rien n'était jusqu'à l'annonce officielle. Celui qui prendra la place de Prince Calice n'est pas encore prêt à assumer cette responsabilité.
-Me remplacera-t-il dans ton lit mon Prince ? Le briseras-tu comme tu viens de le faire avec moi ? Cracha Accolon vénéneux.
-Je ne suis pas le seul responsable de cette affligeante situation. »
Accolon se figea. Affligeante ? Ainsi, il n'avait été rien d'autre qu'un exutoire ? N'avait-il ressenti que pitié à son égard ? Sa colère faisait bouillir son sang, trembler son corps. En l'espace d'un instant, on lui arrachait le peu d'amour et de considération qu'il avait cru posséder. Il entendait déjà les rires et les quolibets. Et la Petite Merveille qu'il venait de dénicher, un gamin ignorant, placé sur un piédestal par un caprice du sort, finirait de l'anéantir. L'attrait de la nouveauté et du pouvoir le laisserait tel qu'il l'avait toujours été, seul et pathétique... Il ne savait pas encore comment, mais il se vengerait. Il allait le faire payer, le faire souffrir !
¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶
Harry avait réfléchi à ce que lui avait dit le serviteur assigné à son service. C'était étrange d'avoir un serviteur, surtout qu'il devait avoir le même âge. Neville lui avait soumis une version bien différente de celle à laquelle il s'attendait. Il avait peint un paysage moins sombre, moins pervers que ce qu'il avait toujours crut. Du point de vue du jeune homme, il ne pouvait se permettre de juger des étrangers sur des on-dit et sur ses seuls préjugés. Mais comment pouvait-il faire autrement ? Les vampires n'étaient pas tous mauvais ? Peut-être. Mais pouvait-il le croire au regard de ce qu'il venait de vivre ? Lorsqu'il avait échangé sa vie contre la survie de sa famille et de son village. Il aurait tant voulu que tout ceci ne fut qu'un rêve ! Que rien de tout ceci ne se soit jamais produit ! Il voulait retourner en sa terre du Gévaudan ! Mais quels rêves pouvaient bien lui rester lorsque le destin se jouait de lui ? La vie était décidément bien injuste…
Il haïssait les vampires. Plus que tout, il haïssait « ce » vampire. Ce grand blond aux yeux de glace qui l'avait emmené dans cet endroit maudit. Il avait été sournois et cruel. Son cœur meurtrit ne souhaitait que le faire souffrir. Il n'avait qu'à passer cette porte pour que frappe sa colère. Sa magie pouvait bien être bridée, il savait se servir de ses poings ! Il allait être déçut s'il espérait trouver un sorcier désespéré. Il lui avait pris sa liberté et sa vie, mais pas son orgueil ni son courage. Oh oui, il verrait !...
Huit heures sonna enfin à l'horloge d'argent de la cheminée. Le blond allait bientôt faire son entrée. Il avait un plan bien établit. Il allait lui sauter dessus, et le frapper jusqu'à ce que ses poings ne soient plus que sang et os. Il entendait ses pas résonner dans le couloir. Il était seul. Parfait ! Le vampire toqua à la porte histoire de s'annoncer et entra sans attendre plus longtemps. Lorsqu'Harry aperçut son visage avenant, toute trace de la moindre cohérence s'envola de son esprit.
« -Bonsoir... »
Les émeraudes de ses yeux flambaient de rage. Une rage brûlante, folle. Tant et si bien que Draco se retint à grand peine de faire un pas en arrière. Le jeune homme était impressionnant. N'importe qui serait partit en courant sous le poids d'un tel regard. Heureusement ou malheureusement, il n'était pas n'importe qui. Mais le prince n'eut pas le temps de s'interroger plus, qu'un coussin traversait le salon. Il l'évita de justesse. De même que le poulet froid, la tasse de thé, puis le service tout entier, suivit du plateau et du vase en cristal.
« - Hé ! Douc… Attention !... Arrêtez ! Du calme !... Laissez-moi vous expliquer !...Vous voulez me tuer ou quoi ?!... Posez ce vase ! »
Il avait plongé derrière un canapé, la bergère, un fauteuil, en espérant se protéger un maximum de la folie meurtrière qui animait son protégé. Sans grand succès d'ailleurs, un éclat de porcelaine finit par lui entailler la joue, manquant de peu son œil droit. Le brun n'en finissait plus de l'insulter, et de lui hurler dessus ! S'il n'était pas si bien armé et qu'il ne visait pas si bien, la menace aurait été moindre.
Derrière son canapé, il cherchait désespérément les mots justes pour le calmer. Tout en priant pour qu'il accepte de l'écouter. Vu où avait fini le vase, il doutait que ses paroles puissent avoir de… « l'impact ». Harry lui ne réfléchissait plus à rien d'autre que comment passer ses nerfs sur le vampire qui venait de détruire sa vie. Le fait que les projectiles qu'il utilisait étaient de plus en plus lourds n'était même pas prémédité. Mais il devait avouer que jeter des objets avec pour cible un vampire narcissique lui faisait un bien fou ! Crier aussi :
« ENFOIRE ! JE VOUS HAIS !...VOUS M'AVEZ ARRACHE TOUT CE QUI AVAIT POUR MOI DE LA VALEUR !... SALOPARD !...TENEZ ETTOUFFEZ-VOUS AVEC VORTE BOUFFE A LA CON !...VOUS TUER ?!... CA M'A TRAVERSE L'ESPRIT ! »
Finalement, il se retrouva sans munition. Pendant un instant, il n'y eut plus aucun bruit, ni aucun mouvement dans le salon. Draco en profita pour regarder par-dessus son bouclier de fortune. Ce qu'il vit lui brisa le cœur. Harry pleurait. Il pleurait si silencieusement, que même avec son ouïe de vampire, il n'avait rien entendu. Le brun se détourna de honte. Ses cris de tout à l'heure étaient devenus des murmures à peine audibles. Le vampire en saisissait quelques brides, mais guère plus. Rien n'avait de sens. Ses mots ressemblaient à un requiem pour sa vie perdue.
Le Prince le trouva magnifique dans sa peine. Elle était discrète par son absence de spectacle, oppressante parce que cachée. Le jeune sorcier était si fier, si courageux, et si loyal. Il en avait déjà eu la preuve au cours de la nuit passée, mais n'en demeurait pas moins admiratif. Il se força à sortir de sa contemplation et s'approcha doucement, comme il l'aurait fait d'un animal blessé. Le sentant approcher, Harry le foudroya du regard. Flamme ardente dans une mer de larmes. Le défiant de faire un pas de plus. Le vampire souffla légèrement et lui parla d'une voix tendre, feutrée :
« -Je suis désolé. »
Un ricanement amer lui répondit. Ce qui n'avait rien d'étonnant. La voix du brun s'éleva rauque et froide :
« - Ne vous foutez pas de moi ! Pourquoi seriez-vous désolé !? N'est-ce pas ce que vous vouliez ? Cria-t-il acide.
-Non. »
Ce simple mot choqua Harry plus que n'importe quel discours. Il le regarda sans comprendre.
« - Peut-être pourrions-nous nous asseoir ? Nous serions plus à l'aise ? »
Draco lui désigna le canapé et attendit. Le brun semblait hésiter, en proie à un grand combat intérieur. Le vampire avait piqué sa curiosité. Et son regard lui donnait envie de lui faire confiance. Juste un peu. Même s'il ne pouvait plus lancer de sortilège, il était encore capable de ressentir l'usage de la magie, et le vampire n'en utilisait pas pour le forcer à quoique ce soit. Se disant qu'il ne perdrait rien à juste écouter, il s'assit bien sagement. Le vampire sourit, et prit place face à lui.
« -Je vais commencer par me présenter. Je suis le Prince Draconis de la lignée des Malfoy, Héritier du trône de Quarts Blanc, membre du Grand Conseil Royale, Générale en chef des gardes de la Forteresse. Je fais également partit des vampires habilités à sortir dans le monde humain. Bien que ma résistance soit moindre que certains de mes pères.
-Résistance ?
-Vous ne connaissez pas nos coutumes ? J'avais pourtant cru…
-Je connais suffisamment votre race pour m'en méfier comme de la peste !
-Peuple.
-Pardon ?!
-Nous sommes un peuple. Au même titre que les humains, les elfes, les sorciers, les lycans, etc…
-Un peuple que vous prenez plaisir à mettre en esclavage et à massacrer !
-Non. Nous ne faisons pas ça.
-Alors, pourquoi est-ce que vous avez essayé de tuer Remus !
-Parce qu'il est marqué par la magie noire.
-A cause de vous ! C'est vous qui l'avez marqué comme un animal !
-ASSEZ ! »
Le prince s'était levé, son aura était menaçante, écrasante. Harry ne put empêcher ses mains de trembler. Les beaux yeux glacier étaient devenus aussi rouge que le sang. Le blond mit quelques secondes avant de reprendre ses esprits. Il se pinça l'arête du nez et ferma douloureusement les yeux. Les heures de veilles qu'il avait accumulées se faisaient sentir. Lorsqu'il les rouvrit, leur couleur originelle était revenue. Harry réprima un soupir de soulagement. L'espace d'un instant, il avait cru que le vampire allait le dévorer.
« -Pardonnez-moi. Je suis fatigué. »
Le brun se contenta d'hocher la tête. Il n'était pas suffisamment sûr de sa voix pour parler.
« - Je ne vous dirais pas que les vampires sont tous des gens bien, parce que ce n'est pas le cas. Ici, nous sommes différents de ceux qui ont…, « marqué » votre ami. Nous sommes restés fidèles à nos anciens, à nos rites, à nos croyances et à notre nature profonde. Je ne vais pas vous faire un discours sur l'histoire d'Avalon maintenant. Vous aurez tout le loisir de le découvrir vous-même plus tard. Sachez juste qu'en ces lieux vous êtes en sécurité. Et pour que votre village et vos proches le soient également, votre « sacrifice » était inévitable. »
¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶
NDA
Hello les gens
Voici la version retravaillée de Sang Noir, ou version 2.0. Ca fait un moment que je l'écris et y a deux trois choses que je voulais revoir dessus, en particulier les passages sur Accolon, qui a beaucoup évolué depuis...ben longtemps du coup^^. J'ai voulu nuancer mon propos donc, voilà!^^
Alors a bientôt pour la suite^^
Angel
Le28/02/2023
