Sang Noir version 2.0
( et oui j'ai bien mis 2.0, ceci n'est pas la première version^^)
NDA : NE PAS PASSER A COTE DE CECI ! JE FAIS PART DE CHOSES IMPORTANTES ! MERCI
Cette fiction a le RATING LE PLUS ELEVE présent sur ce site, autant vous dire qu'on est pas la pour enfiler des perles !
MENTION D'AGRESSION SUR ADULTE, SUR MINEUR, VIOL, MELANCOLIE CHRONIQUE, TORTURES, MEURTRES... !
En outre, vous entrez dans une UNIVERS ALTERNATIF ! Les Personnages ne sont PAS CANON ! Il y a beaucoup de OC !
Oui je sais, on est plus proche de l'œuvre originale que de la FanFiction mais faute d'un endroit plus approprié, je vous livre mon humble travail, puisque pour moi, même si cette histoire regroupe beaucoup de thèmes différents, de supports différents, et que la mythologie de mon univers est variée et complexe, c'est Ici qu'est sa place.
Malgrè le Rating et cette note, je mettrais tout de même à chaque début de chapitre, une mention supplémentaire pour la présence de scène trop choquante, lorsqu'il y en aura.
Alors partez du principe que vous êtes prévenu.
Sur ce, je vous souhaite la bienvenue dans mon petit monde étrange...
Disclaimers: Les Personnages, l'univers D'Harry Potter et l'idée est de Phenix Noir. Je ne suis qu'une fan girl qui s'assume. Exception faite de Accolon, Alec, Ambrose, Lilith, Perséphone, Mordred, Nokomis/Magena, Chumani, Ashitaka, Mitsuki, Shizuka, Akecheta, Tiyée, Kishi, Elan, Kiyia, Maya, Stasia, Kara, Proserpine, Lysandre et Crystal.
Couple: Harry/ Draco (bien évidemment), les autres c'est une surprise^^
Rating: M ! ALORS ON FAIT ATTENTION ! LE RATING N'EST PAS LA POUR FAIRE JOLI !
Résumé :Harry est un jeune sorcier épris de liberté qui voit sa vie basculer le jour où un groupe de vampire venu d'Avalon attaque son village. Leur chef, Draconis, un Prince vampire, l'emmène avec lui contre la vie de sa famille. Il se retrouve enfermé dans des appartements luxueux, avec pour seul perspective d'avenir, devenir un Calice. Si le vampire est loin de lui vouloir du mal, il devra faire preuve de patience pour gagner la confiance de son protégé, et encore plus s'il veut gagner son cœur…
Bonus Chronologique
Histoire de savoir qui est né quand (oui vous ne connaissez pas encore tout le monde mais c'est normal^^)
1610 : Naissance de Severus et Voldemort
1612 : Naissance de Lucius
1613 : Naissance de Bellatrix
1615 : Naissance de Narcissa
1620 : Naissance d'Androméda
1630 : Voldemort prend le pouvoir
1635 : Bellatrix et Voldemort se marient
1640 : Narcissa et Lucius se marient
1644 : Naissance de Remus et Fenrir
1645 : Naissance de James, Lili et Sirius
1649 : Rafle du clan du Hurlement, Remus et Fenrir sont capturés
1655 : Naissance de Draco
1656 : Fenrir est marqué
1660 : Naissance d'Accolon
1661 : Naissance de Harry et Neville
1662 : Naissance de Nokomis. Lucius et Narcissa montent sur le trône
1664 : Naissance de Lilith
1665 : Naissance de Luna
1668 : Naissance de Mordred et Perséphone
1677 : Naissance de Chumani
1680 : Harry est enlevé
Chapitre 4 :
Connaissances
Le Prince Draconis, puisque tel était son nom, ne lui imposa pas plus longtemps sa présence. Il sonna Neville et sortit des appartements, en lui disant que personne ne lui ferait de mal et qu'il ferait de son mieux pour lui apporter les réponses dont il avait besoin. Une fois seul, Harry se rendit compte du capharnaüm qu'il avait provoqué et du travail que cela allait représenter pour Neville de tout remettre en ordre. Il commença par ramasser les coussins, puis le plateau d'argent sur lequel il rassembla minutieusement la vaisselle qu'il avait brisée. Sans qu'il puisse s'en empêcher, de sombres pensées vinrent l'assaillirent, le rendant moins vigilant. Il finit par se couper avec un éclat de cristal. C'est sur ces entrefaites que Neville pénétra dans la pièce. En voyant sa main ensanglantée, il se précipita. Il saisit brusquement ses poignets.
« - Pourquoi ne m'avez-vous pas attendu ! Votre condition vous interdit ce genre de travail ! Regardez dans quel état vous voilà ! »
Harry le repoussa violemment.
« - Ma condition ?! Je suis peut-être prisonnier, mais je ne suis pas une pauvre petite chose fragile ! »
Neville sursauta comme s'il venait de prendre un coup. Quelles étaient ces divagations ? Cela n'avait rien à voir !
« -C-Ce n'est p-pas ce-la. V-vous êtes un Ca-calice. Votr-tre sang est pr-précieux.
-Pour le blond peroxydé, je suppose ?!
-N-non, v-voyons ! Quelle i-idée. »
Le sorcier ni comprenait plus rien. Si son sang n'était pas la propriété du Prince Draconis, alors allait-il être celle du plus offrant ? Allait-on le vendre, comme une bête de foire ? Il ricana méchamment.
« -Alors le but c'est de me mettre aux enchères ? Votre boulot c'est faire en sorte de me préparer à recevoir les assauts de mon futur propriétaire ?!
-P-pas d-du tout.
-Mais pourquoi je suis là alors ?! Qu'est-ce que vous me voulez à la fin ?!
-N-ne savez v-vous dont p-pas ce q-que vous avez ac-ccepté ?
-Réservoir à sang ? rétorqua-t-il mauvais. »
Son vis-à-vis émit un soupir à fendre l'âme. De toute évidence, la famille de son protégé n'était que peu au fait de l'histoire et des traditions d'Avalon. Les préjugés les plus farfelus sur les vampires et autres créatures avaient dut rythmés sa vie. Il n'avait pas le temps, ni les connaissances pour lui faire un cours appliqué, alors il allait devoir parer au plus pressé.
« -P-personne n-ne v-vous fera r-rien sans v-votre con-onsentement. O-on vous a rac-raconté les mau-mauvais côtés d-de notre m-monde.
-Pourquoi je vous croirais ?
-Parce qu-que si on avait vou-voulu vous saigner, vous se-seriez m-mort de-depuis longtemps. »
Cette réponse sembla satisfaire le jeune homme qui se laissa emmener jusque dans sa chambre. Comme le salon, elle était immaculée, comme une page qui attendrait qu'on veuille bien l'utiliser. Son compagnon lui expliqua que chaque appartement était ainsi fait et qu'il aurait l'occasion de s'occuper de l'arranger à sa convenance le lendemain.
Au fond de la pièce, une porte, qui s'ouvrait sur une salle de bain carrelée, digne d'un palais des milles et une nuit. Neville la présenta comme étant son pavillon des bains. Les nains et les gobelins avaient inventé un ingénieux système de tuyauterie permettant à l'eau d'y être acheminée à convenance. Harry se laissa bercer par le bruit de l'eau de la fontaine, tandis qu'il prenait place sur une chaise longue agrémentée de coussins moelleux. Neville alla chercher des linges, des onguents, et une bassine d'eau. Il lava délicatement sa main blessée, appliqua un baume et la pensa.
Le brun était épuisé de fatigue et d'émotions. Neville décida de le laver et de lui changer ses vêtements pour qu'il puisse aller se reposer. Voyant qu'il n'émettait pas une protestation et qu'il se laissait faire comme une poupée de chiffon, totalement déconnecté de la réalité, il le déshabilla et lui fit couler un bain bien chaud, accompagné d'huile de lavande pour l'aider à se détendre et s'endormir plus facilement. Il le lava avec une douceur toute maternelle, et l'aida à se sécher. Il l'installa de nouveau sur la chaise longue et commença à masser ses membres qu'il se doutait douloureux après son interminable voyage.
Ces rites de soins lui étaient inconnus, mais le jeune sorcier ni trouva rien à redire tant ils lui firent du bien. Il commença à tomber doucement dans le sommeil. Voyant cela, Neville continua son traitement jusqu'à ce qu'il entende une respiration lente et profonde, signe que son entreprise avait réussi. Sans faire de bruit, il appela l'elfe de maison qu'on lui avait attribué pour rendre sa tâche plus facile. Il lui demanda d'installer Harry dans son lit et de l'aider à rendre un visage convenable au salon dévasté. Il laissa une veilleuse de cristal féerique prêt de son lit et s'en alla jusque dans ses propres appartements.
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Le lendemain matin, Harry fut réveillé par une bonne odeur de thé sucré et de beurre fondu. Il se redressa, encore groggy de sommeil, et mit quelques instants à se rappeler où il se trouvait. L'endroit ne ressemblait en rien au vieux château de son enfance, aux murs tout recouverts de tapisserie des gobelins. Bien que se doutant de la façon dont il avait atterri dans ce grand lit douillet, il ne parvenait pas à se rappeler distinctement des événements qui étaient survenus après le départ de Draconis. Un peu gêné par sa conduite ou son absence de conduite, il se mit à rougir. Il regarda autour de lui et finit par trouver une paire de chausson et une robe de chambre assez sobre. Il enfila le tout, ouvrit en grand ses fenêtres et ses volets, laissant entrer l'air frais du matin et un soleil d'été indien. La vue donnait sur une magnifique roseraie et un kiosque de bois taillé à la mode elfique, le tout entouré de roche et ensoleillé grâce à divers miroirs. S'il avait eu la possibilité de donner son avis sur la question il n'en n'aurait pas choisie une autre.
Un peu ragaillardie, il se résolu à sortir de son antre. Le salon était ouvert sur sa terrasse personnelle, où trônait une table de petit déjeuné agrémentée d'une nappe de fine dentelle et de tous les mets qu'il aurait pu désirer. Neville était en train d'arranger un bouquet de rose qui venait clôturer le tableau.
« -B-bonjour ! Salua-t-il. A-avez-vous b-bien dormi ?
-Etonnamment bien merci, reconnu-t-il volontiers.
-A-as-sseyez-vous, je v-vous en pr-prie. »
Harry obéît docilement, les yeux sagement baissés.
« -Qu-Qu 'est ce qu-qui vous fe-ferait pl-plaisir ?
-Je suis désolé pour hier, murmura-t-il. »
Il avait l'air si penaud que Neville en fut touché. Même s'il lui en avait voulu, il n'aurait pu le faire plus longtemps. Il accepta sans condition ses excuses et lui servit, à sa demande, une tasse de thé, une part de brioche et quelques fruits frais.
« -Vo-votre acclima-matation va p-prendre du temps. J-je suis bien con-conscient de votre situation et j-je vais faire mon po-possible pour vous aider au m-mieux.
-Merci. »
Après le petit déjeuner, Neville lui prit ses mesures pour qu'on puisse lui faire des vêtements à sa taille. Puis ils se lancèrent dans la personnalisation de ses appartements avec l'aide de Dobby, l'elfe de maison à leur service. Si Harry avait déjà vu des gravures sur ses petites créatures, il n'en avait jamais vu en vrai. Il fut surprit par sa voix fluette, ses immenses yeux globuleux et l'étrange magie qu'il semblait pratiquer en claquant juste des doigts. Préférant que ces appartements ne lui rappellent pas trop ceux qu'il avait abandonné, il se contenta de dire quels paysages il préférait, quelles plantes, quelles couleurs, quels matériaux et observa, avec les yeux curieux d'un enfant, les métamorphoses de l'elfe.
Le salon d'hiver qui ouvrait sur la terrasse se transforma en serre, qui renfermait la plupart des plantes que l'on pouvait trouver dans sa région natale. Les quelques arbres qui s'y trouvaient étaient habillés de girandoles de pierres semi-précieuses qui donnaient des éclats tout particuliers à la pièce, lorsque la lumière passait aux travers. Les meubles se parèrent d'osier et de coussins vert menthe ou blanc, aux bordures d'or et d'argent. Il vit apparaître un clavecin, décoré de peintures à l'huile où s'ébattaient joyeusement des créatures de toutes sortes.
Le salon quant à lui prit des airs de cabinet de curiosité, où le bois, le métal et le verre se liaient à la perfection. La cheminée était sculptée de rosier grimpant et de lilas et coiffée d'un miroir au cadre pareillement sculpté. Devant elle un canapé de cuir marron et son duo de fauteuil légèrement patiné par le temps et une table basse. Dans un coin, un secrétaire, une table de jeux en marqueterie, une bergère et une bibliothèque dont les étagères attendaient d'être remplie.
La décoration de sa chambre fut le clou du spectacle. Le plafond se recouvrit de glycines et de lierre de même que son lit à baldaquin. Les tentures de velours devinrent des étoles vaporeuses, agitées par un vent magique. Sur les murs se dessinèrent les paysages du Gévaudan, ses forêts, ses plaines rocheuses, tantôt grise, tantôt noire. Au loin le bruit d'une source dévalant la roche, d'un écureuil sautant de branche en branche. Le son des cloches des troupeaux, et les cris d'une meute de loup. Le sol devint herbe tendre semé de crocus, aux couleurs douces, et de brin de muguet. C'était si beau, si vivant, si semblable à ce qu'il avait toujours connu qu'il en eut les larmes aux yeux.
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Draco finissait de lacer ses bottes d'entraînement lorsque son valet lui annonça l'arrivée de son commandant en second. Ce dernier entra dans sa chambre le plus naturellement du monde et salua son Prince.
« - Bonjour Blaise, Hermione n'est pas avec toi ? demanda-t-il.
-Elle est épuisée d'avoir dût protéger la petite merveille durant le trajet.
-Il est vrai qu'elle a fait un travail remarquable. »
Si elle n'avait pas été là pour dresser une barrière autour du jeune sorcier, son flux de magie les auraient tous conduit à des extrémités auxquelles il préférait ne pas penser. Ils sortirent d'un bon pas des appartements royaux et se dirigèrent vers la salle des gardes, saluant les nombreux courtisans de tout peuple, ainsi que les ministres, et les calices qu'ils croisèrent sur le chemin.
« -Si elle peine à récupérer, il faudra demander l'aide d'un calice, murmura Draco.
-J'ai déjà demandé à Cristale.
-Tiens donc ? »
Le blond avait un sourire torve.
« - Ne me regarde pas comme ça ! Je ne suis jaloux en aucune façon ! »
Un sourcil levé lui répondit, tandis qu'ils s'échauffaient avant de débuter leur entraînement quotidien.
« - Veux-tu que l'on évoque le sujet Accolon, mon Prince ?
-Joker ! »
Son ami se mit à rire goguenard, avant d'enfiler une paire de gant et de prendre une épée. Son commandant l'imita et ils se mirent en position.
« - C'est vrai, parlons plutôt de la petite merveille ! »
Alors qu'ils foncèrent l'un sur l'autre, et que leurs lames grincèrent de concert, Draco se mit à siffler, laissant apparaître ses crocs.
« - Cesse de l'appeler pas comme cela ! J'ai l'impression d'entendre Accolon !
-Mille excuses ! »
Après une botte habilement maîtrisée, il reprit :
« - Mais ça ne répond pas à ma question !
-Tu n'en as pas posé ! »
Draco le fit reculer après une attaque puissante.
« - Quand la cour pourra-t-elle profiter de ses nombreuses qualités ? »
Blaise chargea de plus belle. Il peina à contrer son attaque. Son second ayant une force bien supérieure à la sienne, il devait compter sur son agilité et sa rapidité avant tout.
« - Pas avant plusieurs semaines, peut-être même plus. »
L'acier n'avait de cesse de s'entrechoquer, leur souffle devenant plus erratique à mesure que le temps passait.
« - Ses connaissances sur notre monde sont peu nombreuses, lorsqu'elles ne sont pas totalement biaisées.
-On peut remercier ton oncle pour cela ! »
Rapide comme l'éclair, Draco lui fit perdre l'équilibre et le désarma. La lame vola dans les airs et alla se figer dans un mur.
« - Si mon oncle n'existait pas, nous n'aurions pas eu besoin de l'arracher à son monde ! »
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En début d'après-midi, Harry se retrouva bien obligé de se tourner vers les livres que lui avait fait envoyer « le Prince ». Cette appellation lui donnait des frissons fort peu agréables, tant le personnage l'insupportait et en même temps le fascinait. Oh bien sûr, c'était un vampire et les vampires étaient aussi dangereux et perfides et diablement séduisants...
Il n'arrivait pas à concilier ce qu'il avait toujours connu avec ce qu'il avait appris depuis son arrivée. Pour une raison, qu'il n'arrivait pour l'instant pas à saisir, le grand blond était très intéressé par sa personne. Et sa magie, puisque c'est ça, plus clairement qu'autre chose, qui avait attiré son attention. Et il se demandait où se situait la vérité. Il ne pouvait pas assimiler tout ce qu'il lui avait dit, de même que Neville, comme parole d'évangile. Même si il lui semblait peu probable que ce dernier sache mentir.
Quant à la population qu'il avait entrevue, elle ne lui semblait pas maltraitée ou en esclavage. C'était même le contraire, s'il se devait d'être tout à fait honnête. Les gens de l'immense cité lui avaient semblé heureux de leur sort. Et quand bien même les livres, ou plutôt les œuvres d'art, qu'il avait devant les yeux, allaient dans ce sens : on ne peut pas croire tout ce qu'on lit ! Il lui était insupportable de laisser un tel bénéfice du doute à ses ravisseurs ! Même si bon nombre d'éléments lui échappaient encore !
Il se résolu, au bout d'un moment, à se saisir du premier volume, qui était relié de cuir d'un bleu indigo, martelé d'argent et rehaussé de pierre de lune. Un peu intimidé par son aspect, il le manipula avec mille précautions. Il l'ouvrit et effleura délicatement le parchemin. Il était de la meilleure qualité qui soit et les enluminures étaient d'un raffinement et d'une finesse extrême. Aucun des livres de sortilèges ou d'essai de potion qu'il avait pu lire jusqu'à présent n'avaient nécessité un tel travail d'orfèvre. Il en était tellement subjugué, que l'espace d'un instant, il oublia de respirer. Il se ressaisit, puis débuta sa lecture, bien calé entre les coussins du canapé. Ce qu'il avait entre les mains était un recueil de légendes sur la naissance d'Avalon.
« -L'Unité, représentée en dualité par le Dieu Cerf et la Déesse Louve, ont créé toute chose, en commençant par la Magie, énergie vitale et céleste. Puis la notion de temps, de jour et de nuit, de vie et de mort.
L'Univers naquit, le Soleil, la Lune, les étoiles, puis la Terre.
D'abord recouverte de nature, puis la faune s'ébattit. Les êtres nés de la magie pure, devinrent le Peuple d'Avalon, avec en premier lieu, les lycans grands gardiens du savoir divin, enfants nés des Dieux. Puis à leur côté, les vampires destinés à être de puissants guerriers, chargés de les protéger.
Vint ensuite les peuples des Bois, des Eaux, du Vent, et du Feu, qu'ils soient de la Lumière ou des Ténèbres.
Puis les hommes, qui parfois se montraient doués de magie. Ces êtres, ultimes maillons de la chaîne devinrent les premiers sorciers. »
Harry eut l'envie soudaine de lancer le livre directement dans la cheminée et y mettre le feu. Il se sentait prit pour le dernier des imbéciles et ne voyait vraiment pas en quoi lui rabâcher des vérités qu'il connaissait par cœur allait l'aider ! Il se pinça l'arête du nez et s'intima au calme. Il fallait commencer quelque part n'est-ce pas ? Et puis ce n'était pas comme s'il avait quelque chose de plus pressé à faire…
« -Les hommes se montrèrent plein de déférence et de foi, laissant le peuple d'Avalon parcourir leur territoire, et partager avec eux leur savoir, par l'intermédiaire des sorciers.
En ce temps-là on pouvait compter bon nombre de lieux enchantés, où certaines nuits, les plus chanceux apercevaient les Dieux déambulant sous leur forme terrestre. Mais chaque chose en ce monde à un début et une fin.
Les croyances des hommes évoluèrent, et ils rejetèrent les Dieux, les remplaçants par d'autres, créés par leurs frères. Ils chassèrent les créatures magiques pour leur pouvoir, leur peau, ou leur corne, ou juste pour le plaisir.
Les Dieux ne sortaient presque plus. Leur résidence terrestre inlassablement envahi par les hommes et leur avidité.
Les portails entre Avalon et la Terre se fermèrent les uns après les autres. Les sorciers eux-mêmes ni avait presque plus accès. Bon nombre d'entre eux voulurent rester sur Terre refusant de tout abandonner à cause de quelques âmes égarées. Les années passèrent, et de moins en moins de sorciers gardaient le contact avec Avalon, ou ouvraient de nouveau portail. A la fois, parce que peu en avait le pouvoir, ou par manque de foi.
Les récits historiques se transformèrent en légendes.
Ceux qui y prêtaient l'oreille, ne le faisaient qu'en désespoir de cause.
C'est ce qui en mena un à abattre dans leur dernier bastion, les divinités sous leur forme terrestre, pour leur voler leur immortalité.
La légende dit que seul Ashitaka, Bien aimé de la Lune et du Soleil, leur dernier fils en réchappa, bien qu'on ne le revit plus jamais… »
Harry ne put poursuivre sa lecture plus avant, car on frappa à sa porte. Neville se présenta, accompagné d'une petite femme replète et pétillante, qui portait une robe d'organdi rose pâle, agrémentée d'un grand nombre de ruban. Sa robe à arceaux était tellement large qu'Harry se demanda si elle allait passer la porte sans encombre.
Derrière elle, une armée de petites fées toutes scintillantes et vrombissantes qui portaient une montagne de vêtements qui lui était destiné.
« - Comme vous êtes appétissant mon ange ! Je vais prendre beaucoup de plaisir à vous confectionner les plus beaux costumes qui soit ! » S'écria-t-elle d'une voix rendue haut perchée par l'excitation tout enfantine qui l'habitait.
Harry eut toutes les peines du monde à ne pas réprimer une grimace. Il n'appréciait pas vraiment d'être traitée comme une poupée de son, encore moins par une parfaite inconnue.
« - Ha-Harry, je vous pr-présente Ma-madame Guipure. La cou-couturière of-fficielle des calices d-de la cour.
-Enchanté, Madame.
-Moi de même mon ange ! Moi de même ! Et voici mes complices : Caprice, Charme, Malice, Volupté, Fragrance, Beauté, et Félicité ! »
En entendant leur nom, les petites fées s'approchèrent de lui en de gracieuses révérences qui le firent sourire pour la première fois depuis son arrivée. Elles firent cercle autour de son visage, avant de se mettre à danser. Leur parole, telle des milliers de petites cloches, lui faisait penser aux chants des étoiles. Elles jouèrent avec ses cheveux lâchés et se frottèrent doucement à ses joues, comme fascinées par sa personne. Harry ressentait une douce chaleur émanant d'elles et se sentit bien, comme s'il était de retour chez lui, aimé et entouré de ses proches. Soudain, Mme Guipure tapa dans ses mains, rompant le charme de cette si belle rencontre.
« Allons Mesdemoiselles ! Nous avons du travail ! Retirez-moi ces frusques mon ange. »
Harry se mit à rougir. Il consentit tout de même à retirer la tunique de lin que lui avait apporté Neville après son petit déjeuner, mais garda son pantalon. Seul garant de sa vertu. Alors que Neville préparait une collation, avec du thé glacé et de belles pièces de pâtisseries, la costumière et ses acolytes ensevelirent le jeune calice sous une avalanche d'attention, d'aiguilles, des plus belles pièces de tissus qu'il n'eut jamais vu et de compliments. A tout cela, il était bien gêné de répondre et se contenta de remercier gracieusement en rougissant, peu habitué qu'il était à tout ceci.
« - Vous êtes charmant mon Ange ! Plus digne du titre de Prince Calice qu'Accolon. Ce petit intrigant !
-Prince ? Répliqua Harry sans comprendre. »
La petite couturière mit sa main devant sa bouche, soudain transformée en cul de poule.
« - Je crois bien avoir tout ce qu'il me faut mon Ange ! Vous aurez tous vos atours dans les plus brefs délais ! Arrivederla ! »
Sans demander son reste ou profiter d'un thé durement gagné, elle se sauva, les fées sur les talons. Harry se retrouva les cheveux ébouriffés au possible, à moitié nu dans son salon avec un Neville apparemment contrarié qui lui tendait un verre à pied en cristal. Avant de l'accepter, il remit sa tunique, et se laissa choir dans le canapé, la tête pleine de question.
« - Qu'a-t-elle voulu dire ? Et qui est Accolon ? »
Un soupire lui répondit. Le blond était bien embêté. Il avait été décidé d'attendre que son protégé soit plus au fait de leur monde avant d'être mis au courant de son futur statut. Et il n'était pas sûr d'être le plus qualifié pour lui en parler. Pour ce qui était d'Accolon, il y avait de quoi faire un conciliabule de plusieurs heures, mais était-ce bien utile ? Parce qu'il était sûr de ne pas aller sur un terrain glissant en l'évoquant, il se lança.
« - Ac-ccolon est un ca-calice d-de la cour. Le pl-plus pure que l'on ait tr-trouvé… A-avant vous. C-ce n'est p-pas quelqu'un d-de fa-facile à vi-vivre. »
Il lui servit une rasade du liquide ambré et une part de fraisier.
« - Et ce titre, qu'est-ce qu'il signifie ?
-Je ne s-suis p-pas le mi-mieux placé po-pour en parler. J-je ferais di-dire au Prince Draconis, que v-vous souhaiter le v-voir. »
Harry but une gorgée de thé en grognant. Il allait devoir supporter de nouveau la présence du grand blond !
Ça ne le réjouissait pas plus que cela. Il avait été très troublé par son discours de la veille et n'était pas encore sûr de savoir comment se comporter avec lui. Sans compter sur l'intérêt qu'il portait à sa physionomie de statue grec et à ses yeux de glace… Il ne devait en aucun cas se laisser attendrir ! Il devait combattre ses désirs ! C'était tout de même lui qui avait voulu mettre à mort Remus, sans plus de cérémonie, et qui l'avait emmené en captivité. Même s'il y avait librement consenti, cela ne changeait rien à l'affaire !
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Comme convenu, le prince s'en vint le trouver. La nuit était tombée depuis quelque temps, lorsqu'il pénétra les appartements du brun. Il trouva ce dernier accoudé à la balustrade, à admirer les jardins seulement éclairés par la Lune et une ribambelle d'étoiles. Pour ne pas l'effrayer, il toqua doucement à la porte en verre du jardin d'hiver. Harry se tourna vers lui mi courroucé, mi surpris.
« -Bonsoir Harry.
-Bonsoir. »
Le salut était froid, un peu sec, mais rien de bien étonnant. Le blond ne releva pas et s'approcha.
« -J'aime beaucoup le nouvel arrangement de vos appartements. Vous plait-il ?
-Assez.
-S'il vous faut quoi que ce…
-Que signifie le titre de Prince Calice ? Le coupa-t-il sans plus de détour. »
Harry ne voulait pas prolonger les politesses d'usage plus que nécessaire, et préférait aller droit au but. Il avait besoin de réponses maintenant. Le vampire laissa échapper un petit rire de nez.
« -Je vois que Mme Guipure est toujours aussi bavarde que dans mon souvenir. »
Il s'assit nonchalamment sur un des fauteuils d'osier.
« -Prince Calice est le titre que l'on donne à un être tout à fait à part. D'une grande puissance et d'une grande pureté. Que ce soit par sa magie, son cœur, ou son sang. On dit qu'il attire la chance. Et apporte Immortalité et Puissance à qui boira son sang. Il s'incarne lors de grand bouleversement et est convoité par bon nombre de créature avide de sang et de pouvoir.
-Comme les vampires ? Rétorqua hargneusement son vis-à-vis.
-Des Mages du sang également, des Harpies, des Elfes noirs, et parfois des Vélanes. Cela s'est déjà produit.
-C'est ce que vous allez me faire, utiliser ma magie et mon sang pour gagner une guerre ?!
-Non. Personne ne vous fera de mal ici, tempéra-t-il.
-Pourquoi m'avoir emmené alors ?! »
Il était perdu. On lui disait tout, puis son contraire ! Il y avait de quoi devenir chèvre !
« -Nous avons dans cette cité, des êtres capables de grandes choses. Ces êtres vous ont vu emmené par le clan de l'Hermine avec votre village, ou ce qu'il en restait. Nous devions empêcher cela.
-L'Hermine ? »
Le H que Remus avait marqué au fer sur la peau, était-il leur emblème ?
« -Je vous avais dit que les vampires n'étaient pas tous des gens bien. »
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NDA
Hello les gens
Voici la version retravaillée de Sang Noir, ou version 2.0. Ca fait un moment que je l'écris et y a deux trois choses que je voulais revoir dessus, en particulier les passages sur Accolon, qui a beaucoup évolué depuis...ben longtemps du coup^^. J'ai voulu nuancer mon propos donc, voilà!^^
Alors a bientôt pour la suite^^
Angel
Le28/02/2023
