Sang Noir version 2.0
( et oui j'ai bien mis 2.0, ceci n'est pas la première version^^)
NDA : NE PAS PASSER A COTE DE CECI ! JE FAIS PART DE CHOSES IMPORTANTES ! MERCI
Cette fiction a le RATING LE PLUS ELEVE présent sur ce site, autant vous dire qu'on est pas la pour enfiler des perles !
MENTION D'AGRESSION SUR ADULTE, SUR MINEUR, VIOL, MELANCOLIE CHRONIQUE, TORTURES, MEURTRES... !
En outre, vous entrez dans une UNIVERS ALTERNATIF ! Les Personnages ne sont PAS CANON ! Il y a beaucoup de OC !
Oui je sais, on est plus proche de l'œuvre originale que de la FanFiction mais faute d'un endroit plus approprié, je vous livre mon humble travail, puisque pour moi, même si cette histoire regroupe beaucoup de thèmes différents, de supports différents, et que la mythologie de mon univers est variée et complexe, c'est Ici qu'est sa place.
Malgrè le Rating et cette note, je mettrais tout de même à chaque début de chapitre, une mention supplémentaire pour la présence de scène trop choquante, lorsqu'il y en aura.
Alors partez du principe que vous êtes prévenu.
Sur ce, je vous souhaite la bienvenue dans mon petit monde étrange...
Disclaimers: Les Personnages, l'univers D'Harry Potter et l'idée est de Phenix Noir. Je ne suis qu'une fan girl qui s'assume. Exception faite de Accolon, Alec, Ambrose, Lilith, Perséphone, Mordred, Nokomis/Magena, Chumani, Ashitaka, Mitsuki, Shizuka, Akecheta, Tiyée, Kishi, Elan, Kiyia, Maya, Stasia, Kara, Proserpine, Lysandre et Crystal.
Couple: Harry/ Draco (bien évidemment), les autres c'est une surprise^^
Rating: M ! ALORS ON FAIT ATTENTION ! LE RATING N'EST PAS LA POUR FAIRE JOLI !
Résumé :Harry est un jeune sorcier épris de liberté qui voit sa vie basculer le jour où un groupe de vampire venu d'Avalon attaque son village. Leur chef, Draconis, un Prince vampire, l'emmène avec lui contre la vie de sa famille. Il se retrouve enfermé dans des appartements luxueux, avec pour seul perspective d'avenir, devenir un Calice. Si le vampire est loin de lui vouloir du mal, il devra faire preuve de patience pour gagner la confiance de son protégé, et encore plus s'il veut gagner son cœur…
Bonus Chronologique
Histoire de savoir qui est né quand (oui vous ne connaissez pas encore tout le monde mais c'est normal^^)
1610 : Naissance de Severus et Voldemort
1612 : Naissance de Lucius
1613 : Naissance de Bellatrix
1615 : Naissance de Narcissa
1620 : Naissance d'Androméda
1630 : Voldemort prend le pouvoir
1635 : Bellatrix et Voldemort se marient
1640 : Narcissa et Lucius se marient
1644 : Naissance de Remus et Fenrir
1645 : Naissance de James, Lili et Sirius
1649 : Rafle du clan du Hurlement, Remus et Fenrir sont capturés
1655 : Naissance de Draco
1656 : Fenrir est marqué
1660 : Naissance d'Accolon
1661 : Naissance de Harry et Neville
1662 : Naissance de Nokomis. Lucius et Narcissa montent sur le trône
1664 : Naissance de Lilith
1665 : Naissance de Luna
1668 : Naissance de Mordred et Perséphone
1677 : Naissance de Chumani
1680 : Harry est enlevé
Chapitre 8 :
L'oiseau bleu
La nature a horreur du vide. De même, l'esprit ne supporte pas de n'avoir aucune pensée à laquelle s'accrocher. Comme si, ne plus penser, c'était cesser de vivre. De fait, chaque fois qu'Harry s'installait pour méditer aux côtés de Severus, il finissait immanquablement assailli de pensées plus saugrenues les unes que les autres, sans parvenir à ce calme dont il avait tant besoin pour réguler son aura, où bloquer son esprit. Il se serait donné des baffes ! Il soupira une énième fois, faisant hausser un sourcil dubitatif à son instructeur. Avec tout le volume d'air qu'il avait expulsé, il y aurait eu de quoi alimenter une tornade.
« Quel piètre élève je fais, se lamenta-t-il. Plus je m'emploie, moins je réussi !
-C'est peut-être de là que vient le problème.
-J'ai du mal à vous suivre. »
Le potionniste posa sa tasse à thé sur la table basse et le scruta intensément.
« Cessez de vous y employez. Ne donnez pas autant d'importance à vos pensées vagabondes. Acceptez-les. Les unes après les autres, jusqu'à ce qu'il n'y en est plus. Jusqu'à ce votre esprit soit tranquille. Apaisé.
-Un lâcher prise ?
-Serait-ce impensable ? »
Cette option avait un goût d'abandon qui l'effrayait. Vider son esprit n'était-ce pas comme vider son cœur de tout sentiment, de tout souvenir ? Oublier ce qu'il était, annihiler sa vie d'antan ? Tirer un trait définitif sur son passé ? Voulait-il vraiment aller de l'avant et être d'une ingratitude abjecte avec ceux qu'il avait laissés derrière lui ? Est-ce qu'il voulait vraiment faire partit de ce monde si étrange ? Se laisser aller à ses penchants ? Ses désirs inavouables ? Ne voulait-il pas garder sa tristesse et son amertume encore un peu ? Ici, dans ce cocon imprenable, où il pourrait encore se figurer que tout était comme auparavant ? Offert à la souffrance et à la fantasmagorie, engloutit par elle, sans espoir de vivre à l'extérieur, à l'air libre et au soleil ? Il ne savait plus.
Severus observa son apprenti de ses grands yeux noirs. Assurément le jeune calice était fascinant. Il avait un caractère entier, fier, frondeur, un cœur noble et délicat. Il était comme un animal sauvage, farouche et blessé, qui réclamait autant de liberté, que de tendresse et d'amour. Quant à son odeur… Même camouflée, y en avait-il une plus intoxicante ?
Le voyant si pensif, il jugea bon de prendre congé. Il est des chemins que l'on doit entreprendre seul. Il se promit tout de même d'envoyer un message à Draco. Il serait judicieux qu'il vienne le voir et juge de son état. Il se doutait qu'après son départ, Harry continuerait sa méditation, ou son simulacre. Ce qui pouvait s'avérer violent pour la psyché, surtout après les événements de ces derniers jours. Même si le sorcier n'en gardait que peu de souvenir, il était clair pour tout le monde que ce ne serait pas toujours le cas. Il valait mieux qu'il soit en présence de quelqu'un au courant de toute l'affaire ou presque, si la mémoire lui revenait subrepticement. Neville ayant pris sa soirée, pour la passer avec sa grand-mère, il ne pourrait subvenir à ce besoin. Et lui-même n'était pas très doué pour réconforter. Sans compter qu'ils ne se connaissaient pas suffisamment pour se permettre de telles confidences. Oui, prévenir son neveu était la meilleure chose à faire.
¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶
La porte de ses appartements se refermait à peine sur son mentor, qu'Harry soupira de nouveau. Il se sentait idiot, incapable, et impatient comme un enfant. Ce qui ne lui ressemblait absolument pas. Bien qu'il est toujours été fougueux, aventureux et un brin casse-cou, un trait de famille apparemment, il ne s'était jamais comporté tel un enfant gâté qui fait son caprice. Il en était loin, surtout pour ceux qui le comparait avec ce cher Accolon, mais lui le pensait aussi sûrement que le soleil se levait à l'Est tous les matins.
A ce rythme jamais il ne pourrait gagner plus de liberté. Paradoxalement, le fait de pouvoir se défendre contre les attaques de vampires et autres créatures du même acabit qui en voudraient à sa magie, et surtout à son sang, signifierait également qu'il allait devoir assumer ses « devoirs » de Prince Calice. Qui étaient plus proche de la représentation qu'autre chose au final, mais tout de même.
Il allait se retrouver catapulté dans un univers à l'opposé de ses valeurs, de son éducation, de ses convictions, ou même de sa culture. Il n'avait rien d'un gentilhomme de cours. Ce genre de mise en scène bien huilée, où aucune fausse note ne doit transparaître, était loin de sa vision du monde. Comme certains auraient dit de lui, il était de ces petits nobles de campagne qui portent aussi bien l'épée que les sabots. Et il n'en était pas peu fier ! Il aimait sa Terre, sa famille, ses gens, sa vie. Elle était peut-être trop simple pour eux, mais elle lui avait toujours convenu et il n'avait jamais songé à en avoir une autre.
Toute cette atmosphère doucereuse, ce luxe, les attentions toutes particulières que l'on avait pour lui, lui donnaient l'impression d'être un chat qu'on aurait plongé dans une bassine d'eau bouillante. Il se ramollissait et laissait ses plus bas instincts guidés ses pensées, ses actes même ! Il en oubliait qu'il aurait du tout faire pour s'échapper ! Ne croire rien, ni personne ! Ne pas se laisser embrigader, formater ! Que ne le faisait-il pas d'ailleurs ?! Pourquoi avait-il laissé ses croyances être si facilement balayées d'un revers de main, comme si toute la souffrance de Remus et Hagrid n'avait été qu'un mirage, une affabulation ? Pourquoi accepter qu'on ait tant besoin de lui ? Lui qui n'était rien de plus qu'un sorcier de vieille souche, certes, mais petit joueur, comparé à ceux qui vivaient depuis si longtemps en Avalon ! Pourquoi ne pouvait-on pas le laisser tranquille ? Prince calice ? La belle affaire ! Il n'avait jamais eu ce genre de prétention ! Il était Harry ! Juste Harry ! Il n'était rien ! Il ne voulait être rien ! Tout cela le dépassait et il ne voulait pas en faire partit ! Encore moins y être mêlé !
Il aurait tellement voulu que tout ceci ne soit qu'un rêve, un cauchemar, dont il pourrait se sortir facilement. Oublier qu'il avait manqué mourir dans un couloir sombre, les couleurs or et carmin marqué au fer rouge dans ses prunelles, sous la morsure d'une vampire qu'il avait été incapable de repousser, ne serait-ce qu'un peu ? Et que cette dernière ne puisse ni se contrôler, ni s'excuser… ? En plus de son étrange capacité à absorber la magie ? Le reste de ses souvenirs était peut-être flou, et le resterait certainement à jamais, mais de cela il était sûr ! Qu'est-ce que cela signifiait exactement ? Qu'elle autre monstre allait-on sortir d'un recoin sombre pour l'attaquer et le réduire en un silence éternel ?
Dans un mouvement de rage, il s'extirpa sans douceur du cocon qu'il s'était fait prêt de la cheminée avec une armée de coussin aussi moelleux que des nuages. Il alla si vite, qu'il manqua s'étaler de tout son long en trébuchant sur l'un d'eux. Il se dirigea finalement vers la terrasse, désireux de prendre un peu d'air frais. Il espérait que l'air de l'automne lui remettrait les idées en place. Il inspira à grande goulée. Chaque bouffée lui picotait la gorge et les poumons tant la température avait chutée en quelques jours.
Voilà bientôt un mois et demi qu'il était là, et il avait l'impression que cela faisait bien plus longtemps. Sa vie d'avant s'étiolait inexorablement. Il s'y accrochait pourtant avec l'énergie du désespoir, pourvu que le passé ne s'éloigne pas d'avantage. Mais c'était peine perdue. Il avait beau le savoir au fond de lui, il ne parvenait pas à lâcher prise. Il en devenait obsédé et était assailli d'images et de souvenirs, chaque fois qu'il s'installait pour méditer.
« Serait-ce si terrible ? » Avait dit Severus ? Oh oui, assurément cela l'était. De même qu'inéluctable, mais il ne parvenait pas à les laisser partir. Cela sonnait comme la pire trahison qu'il ne pourrait jamais commettre. Même si au fond de lui, il savait que sa famille ne lui en tiendrait pas rigueur au vue des circonstances. Mais le plus important, était que lui ne pourrait se le pardonner. Il se sentait comme Juda Iscariote, si désespéré de sa trahison qu'il préféra se pendre. Il dramatisait, mais pourtant, rien n'était plus proche des sentiments contradictoires qui habitaient son cœur.
Soudain, un piaillement suraigu le sortit de ses pensées morbides. Il tourna la tête en direction du bruit et tomba sur une petite mésange bleue, échouée lamentablement sur le granit. Au vu de son apparence quelque peu dépenaillée, il comprit qu'elle devait être née fin juillet, comme lui, et que ses ailes, encore faibles, l'avaient trahi. Le vent aidant, elle avait dût se blesser, puis chuter, avant de se retrouver sur sa terrasse. Une de ses ailes était tordue, et elle se débattait comme un beau diable, dans le fol espoir de reprendre son envol. Elle était comme l'allégorie de son existence à se débattre dans la myriade de feuilles mortes.
Il s'en approcha le plus doucement possible, mais l'oisillon avait de bonnes pattes et faisait de son mieux pour lui échapper. Ce grand et étrange personnage qu'il était, la terrifiait.
«Doucement ma jolie, murmura-t-il comme une prière. Je ne vais pas te faire de mal. »
Au bout de quelques minutes, il la saisit avec toute la délicatesse du monde. Malgré ses précautions, il ne put faire autrement que manipuler son aile blessée, ce qui la fit piailler de douleur.
« Je suis désolé » Grinça-t-il en refermant les portes à double battant de son balcon.
Il s'installa devant la cheminée ronflante, comme précédemment, et entreprit de remettre d'aplomb l'aile de sa petite protégée. C'est à cet instant que le garde à son porte annonça l'arrivée du Prince Draco. S'il avait été moins occupé, il aurait certainement rougit de se savoir seul avec le vampire, au vu de leur dernier échange. Mais tel ne fut pas le cas. Tout au contraire !
Le blond n'eut même pas le temps de le saluer que déjà, le calice sollicitait son aide. Le vampire fut à la fois intrigué et attendrit par le spectacle que le calice offrait. Assis en tailleur devant la cheminée, ébouriffé au possible, de fines mèches de cheveux noires chatouillant son visage, sa chemise blanche froissée et en désordre, tandis qu'il tenait avec douceur et fermeté une jeune mésange. Il la couvait d'un regard tendre et inquiet qui lui plut infiniment. Que ne ferait-il pas pour être le destinataire d'un tel regard ? A son appel, il le rejoint et s'assit non loin de lui.
« Voulez-vous bien la tenir pendant que je soigne son aile ? »
Le vampire acquiesça et tandis ses mains en coupe pour saisir l'animal. Il s'arrangea pour que l'aile en question soit facile d'accès, tout en observant le manège du brun. Celui-ci était en train de découper une taie d'oreiller en lamelle pour en faire un bandage, ce qui ne manquerait pas de faire hurler son elfe de maison. Il revint rapidement vers lui et entreprit de redresser l'aile tordue d'une main experte avant de la bander soigneusement. L'oisillon piaillait de douleur et n'avait de cesse de vouloir se sauver, tout en picorant allègrement les mains qui la tenaient si bien. Son pouls battait si fort que Draco avait l'impression d'avoir un cœur prisonnier entre ses paumes.
« Vous êtes d'une grande habilité, souligna-t-il dans un murmure.
-C'est Hagrid, notre garde-chasse, qui m'a appris.
-Le demi-géant ? »
Harry se contenta d'hocher la tête, trop concentré sur son ouvrage pour faire la conversation. Une fois fait, il appela Dobby et lui demanda de lui rapporter un panier d'osier à battant, agrémenté de brins de menthe, de lavande, de feuilles de camphre, et de mousse, ainsi que quelques graines, de la farine de vers, et du lait de pavot.
L'elfe s'exécuta promptement, tout en ne manquant pas de faire apparaître le dîner.
Avant de penser à son estomac ou celui de son hôte, Harry prit soin de placer sa protégée dans son panier et referma le couvercle. Puis, il prépara une mixture de farine de vers et d'eau, avec une goutte de lait de pavot. Il lui administra sa médication, et attendit qu'elle s'endorme sous l'effet du sédatif. Ce n'est qu'après qu'il dénia enfin attarder son regard sur le prince.
Ce dernier le contemplait d'une façon qu'il ne préférait pas analyser plus avant, mais qui le fit adorablement rougir. Le blond s'en voyant ravit, lui sourit avant de tirer une chaise. Harry accepta l'invitation tacite sans baiser les yeux, même s'il était affreusement gêné d'un tel comportement. Le vampire s'assit en face de lui et ils mangèrent leur repas dans un silence quasi religieux. On entendait que le bruit des couverts et le tintement des verres.
Pourtant l'esprit du calice n'avait de cesse de faire tourner ses rouages. Il n'était pourtant pas timoré pour deux sous ! Pourquoi avait-il autant de mal à ouvrir la bouche ? Avait-il peur de la réponse ou avait-il peur de ce qu'il pourrait faire s'ils devenaient trop intimes ? Encore ? Sa jambe dansait la gigue et il déglutissait avec tant de difficultés, qu'il se demandait comment il faisait pour ne pas s'étouffer avec le pâté de tête ou la salade d'endive !
Mais toute proportion gardée, il allait bien falloir faire le premier pas, puisque son vis-à-vis attendait qu'il le fasse.
Il se racla la gorge, histoire de reprendre un tant soit peu contenance, et se lança, sans plus de cérémonie.
« Votre enquête avance-t-elle comme vous le souhaitez ? »
Et sans plus de formalité, ni de subtilité apparemment… Mais aux vues des circonstances et de son état de nervosité, pouvait-il espérer mieux ? Le Prince ne s'en troubla pas outre mesure et s'employa à lui répondre, même s'il n'y avait pas grand-chose à en dire. C'était comme chercher une aiguille dans une botte de foin. Il avait beau avoir mis le palais s'en dessus dessous, rien n'y faisait. Et il n'était guère le seul à déplorer son manque de résultat.
Harry était déçu par cette réponse, mais décida de le prendre avec philosophie. Il ne pouvait pas y faire grand-chose, à part s'entraîner afin de ne plus être aussi vulnérable qu'un enfant. Tandis qu'il se servait du fromage, il continua son semi-interrogatoire.
« Pourquoi n'ai-je pas réussi à me défendre face à Stasia ?
-Dame Stasia est… particulière. » Répondit Draco, évasif.
Le sorcier fronça les sourcils. Qu'est-ce que c'était que cette réponse ? Que lui cachait-on sur son agresseur ? Qui était-elle vraiment ? Sa sœur était-elle comme elle ?
« Cela ne répond pas à ma question.
-Je ne puis vous en dire d'avantage.
-Pourquoi ? Qu'a-t-elle de si particulier ?
-Je ne peux pas vous le dire.
-Vous ne pouvez pas ? Ou vous ne voulez pas ? »
Les yeux verts l'incendiaient à tel point que le blond réprima un frisson. Ils étaient tels qu'à leur première entrevue, magnifiques et mortels.
« Il n'ait pas en mon pouvoir de vous en parler. Sinon, croyez bien que je le ferais, tenta-t-il de tempérer. »
Décidément, ce n'était pas son jour ! Rien ne semblait aller dans le bon sens. Il soupira de frustration, une moue crispée dessinée sur ses lèvres.
« La seule chose que je peux vous certifier, c'est que je ferais part de votre demande à qui de droit. »
Ne pouvant rien faire de plus à part acquiescer, Harry se résigna de plus belle. Sa frustration monta d'un cran et il aurait tout donné pour une heure à galoper à bride abattue, ou croiser le fer. Ça ne lui ressemblait définitivement pas de rester oisif. Il avait beau aimer étudier, rien ne valait l'exercice physique. Il avait besoin de se dépenser, pour ne plus penser, calmer ses ardeurs.
« Vous m'avez dit que votre oncle avait reçu une formation militaire, n'est-ce pas ? »
¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶
Le Lord Severus était un penseur, un chercheur. Il n'avait rien contre un peu d'exercice. Surtout celui qui se pratiquait à l'horizontal. Pour ce qui était du reste, il n'en était guère friand. Bien qu'il sache se battre avec suffisamment d'adresse pour ne pas perdre la face. De ce fait, il n'était guère ravit d'apprendre qu'une nouvelle pièce avait été aménagée dans les appartements de son pupille. Une salle d'entraînement.
Harry était un jeune homme plein de fougue qui ne supportait pas longtemps l'inaction, et avait un besoin vital de se dépenser. Ce qui ce comprenait, puisqu'il avait passé le plus clair de son temps au dehors, avant de se retrouver en Avalon, enfermé entre quatre murs. Il n'était donc pas étonnant qu'il soit incapable de discipliner son esprit. Il lui fallait une occupation physique digne de ce nom ! C'est bien malgré lui que l'alchimiste dut jouer les escrimeurs. Il sortit sa vieille épée du placard poussiéreux dans lequel il avait pris plaisir à l'oublier, lui préférant ses chaudrons, et ses plantes. Et le moins que l'on puisse dire, c'était que son protégé était loin d'être manchot. Il était précis, rapide et agile. Pas autant qu'une créature magique, mais suffisamment pour faire la différence sur un champ de bataille. Surtout s'il en venait à utiliser sa magie. Assurément, durant un conflit, il valait mieux être de son côté.
Les séances devenaient tortures, avec le vampire dans le rôle du supplicier. Au point que ce dernier se ruait dans le pavillon des bains du calice, une fois celles-ci terminées. Il était hors de question qu'il paraisse débraillé et dégoulinant de sueur devant qui que soit. Encore moins devant Neville.
Le jeune serviteur était loin de s'en plaindre. Durant ces instants, il pouvait dévorer des yeux le corps musculeux et séduisant en diable de son aimé. Le voir ainsi, transpirant, les muscles saillant bandés par l'effort, le souffle court, nourrissait ses fantasmes, plus qu'il n'aurait pu l'imaginer. Le désir enflammait ses reins et ses sens. Lui qui était si timide, si prude, en était venu à faire des rêves d'une incroyable sensualité, qui le poussaient à partir à la découverte de son corps, chose qu'il n'avait jamais osé faire, lorsqu'il vivait avec sa grand-mère. Il imaginait le Lord parcourir son corps avec dévotion, tandis qu'il s'offrait à lui sans vergogne, ni retenue. Il imaginait ses caresses, jusqu'à les ressentir dans ses os, ses baisers brûlaient sa peau, et ses mots murmurés à l'oreille le portait jusqu'à une jouissance salvatrice. Le lendemain, au réveil, il s'en voulait d'être aussi faible, et faisait de son mieux pour éviter de trop croiser le regard du vampire, ou de devoir lui parler. Fantasmer à ce point sur lui sans aucune pudeur, ni respect, lui donnait l'impression de salir les nobles sentiments qu'il éprouvait pour lui.
Severus, plus âgé et plus au fait de ses propres désirs, ne se privait d'observer outrageusement cet être qui lui avait tant manqué, sans en éprouver de la gêne ou de la pudeur. Bien au contraire. Il rêvait de choses bien plus torride encore, et n'en éprouvait pas la moindre culpabilité. Cela l'empêchait de sombrer tout à fait dans la folie et la mélancolie. Il était heureux de le voir s'épanouir auprès du jeune calice, avec qui il semblait bien s'entendre. Ce dernier était peut être frondeur, mais il était chaleureux et de bonne compagnie. Ainsi, il arrivait presque à se persuader qu'il avait fait le bon choix en ne lui avouant pas son affection, et que Neville était bien mieux sans lui.
Harry ne perdait pas une miette de leur manège. Il s'était rendu compte de leur attachement mutuel dès leur première rencontre. Qu'importe le moment de la journée, il n'avait de cesse de surprendre les deux amoureux se jeter des regards enfiévrés à l'insu de l'autre. Ce qu'il trouvait charmant autant que ridicule et triste.
Bien qu'incapable de tenir la dragée haute au Sieur de la Renie, il se dit, que si lui l'avait remarqué, leurs proches n'avaient pas pu le manquer. Il y avait entre eux une telle tension, qu'il aurait fallu être aveugle et encore… Il voulait faire quelque chose pour son ami, car c'est bien ainsi qu'il considérait Neville. Son bonheur lui importait et il voulait l'aider de son mieux. Mais comment faire ? Il ne connaissait pas les us et coutumes amoureuses d'Avalon. Il pouvait demander au Prince Draco, mais il n'était pas sûr de lui. Comment réagirait-il en apprenant leur idylle ? Peut-être que la famille royale interdisait une liaison de cet acabit ? Après tout Neville n'était pas de noble lignage. Était-ce pour cela que personne ne les avait poussés dans les bras l'un de l'autre ? Ou y avait-il une autre raison ? Après plusieurs jours à tergiverser, il demanda à Dobby de lui fournir des ouvrages sur les us et coutumes amoureuses d'Avalon, histoire qu'il sache où il choisissait de poser les pieds.
¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶
NDA
Hello les gens
Voici la version retravaillée de Sang Noir, ou version 2.0. Ca fait un moment que je l'écris et y a deux trois choses que je voulais revoir dessus, en particulier les passages sur Accolon, qui a beaucoup évolué depuis...ben longtemps du coup^^. J'ai voulu nuancer mon propos donc, voilà!^^
Alors a bientôt pour la suite^^
Angel
Le28/02/2023
