Sang Noir version 2.0

( et oui j'ai bien mis 2.0, ceci n'est pas la première version^^)

NDA : NE PAS PASSER A COTE DE CECI ! JE FAIS PART DE CHOSES IMPORTANTES ! MERCI

Cette fiction a le RATING LE PLUS ELEVE présent sur ce site, autant vous dire qu'on est pas la pour enfiler des perles !

MENTION D'AGRESSION SUR ADULTE, SUR MINEUR, VIOL, MELANCOLIE CHRONIQUE, TORTURES, MEURTRES... !

En outre, vous entrez dans une UNIVERS ALTERNATIF ! Les Personnages ne sont PAS CANON ! Il y a beaucoup de OC !

Oui je sais, on est plus proche de l'œuvre originale que de la FanFiction mais faute d'un endroit plus approprié, je vous livre mon humble travail, puisque pour moi, même si cette histoire regroupe beaucoup de thèmes différents, de supports différents, et que la mythologie de mon univers est variée et complexe, c'est Ici qu'est sa place.

Malgrè le Rating et cette note, je mettrais tout de même à chaque début de chapitre, une mention supplémentaire pour la présence de scène trop choquante, lorsqu'il y en aura.

Alors partez du principe que vous êtes prévenu.

Sur ce, je vous souhaite la bienvenue dans mon petit monde étrange...

Disclaimers: Les Personnages, l'univers D'Harry Potter et l'idée est de Phenix Noir. Je ne suis qu'une fan girl qui s'assume. Exception faite de Accolon, Alec, Ambrose, Lilith, Perséphone, Mordred, Nokomis/Magena, Chumani, Ashitaka, Mitsuki, Shizuka, Akecheta, Tiyée, Kishi, Elan, Kiyia, Maya, Stasia, Kara, Proserpine, Lysandre et Crystal.

Couple: Harry/ Draco (bien évidemment), les autres c'est une surprise^^

Rating: M ! ALORS ON FAIT ATTENTION ! LE RATING N'EST PAS LA POUR FAIRE JOLI !

Résumé :Harry est un jeune sorcier épris de liberté qui voit sa vie basculer le jour où un groupe de vampire venu d'Avalon attaque son village. Leur chef, Draconis, un Prince vampire, l'emmène avec lui contre la vie de sa famille. Il se retrouve enfermé dans des appartements luxueux, avec pour seul perspective d'avenir, devenir un Calice. Si le vampire est loin de lui vouloir du mal, il devra faire preuve de patience pour gagner la confiance de son protégé, et encore plus s'il veut gagner son cœur…

Bonus Chronologique

Histoire de savoir qui est né quand (oui vous ne connaissez pas encore tout le monde mais c'est normal^^)

1610 : Naissance de Severus et Voldemort

1612 : Naissance de Lucius

1613 : Naissance de Bellatrix

1615 : Naissance de Narcissa

1620 : Naissance d'Androméda

1630 : Voldemort prend le pouvoir

1635 : Bellatrix et Voldemort se marient

1640 : Narcissa et Lucius se marient

1644 : Naissance de Remus et Fenrir

1645 : Naissance de James, Lili et Sirius

1649 : Rafle du clan du Hurlement, Remus et Fenrir sont capturés

1655 : Naissance de Draco

1656 : Fenrir est marqué

1660 : Naissance d'Accolon

1661 : Naissance de Harry et Neville

1662 : Naissance de Nokomis. Lucius et Narcissa montent sur le trône

1664 : Naissance de Lilith

1665 : Naissance de Luna

1668 : Naissance de Mordred et Perséphone

1677 : Naissance de Chumani

1680 : Harry est enlevé

Chapitre 14 :

Présentation et confrontation

L'air était froid et sec. Le ciel était bien dégagé et laissait visible le soleil palissant de l'hiver qui s'en venait. Le vent fouettait son visage et ses cheveux, tandis qu'il ressentait sous lui les muscles bandés par l'effort de sa monture. Sa jument, une Haflinger alezane aux crins lavés, qu'on avait mise à sa disposition, volait plus qu'elle ne galopait, tant son pas était lest et rapide. Jamais il n'avait vu pareille bête, à la fois impétueuse et dressée pour répondre à la moindre de ses plus infimes variations. Elle était fière, mais douce. Elle aimait les longues courses autant que les balades d'agréments. Elle n'était ni nerveuse, ni craintive, mais intuitive et curieuse. Elle était la perfection. Ainsi c'était cela une bête élevée par les Elfes ?

Il inspira à pleins poumons l'air des sous-bois avant de la faire ralentir. Non loin de lui se trouvait le hongre chocolat de Charlie. Depuis le de début de son service, le rouquin le suivait comme son ombre. Bien plus que Neville, car ce dernier n'avait jamais appris à monter. D'un autre côté son travail ne lui avait jamais demandé ce genre de qualification. De ce fait, il ne les suivait pas dans leurs escapades au parc royal.

A l'ordinaire, ce parc était ouvert à tous. Mais depuis quelques temps, il n'était plus possible d'y accéder si l'on ne possédait pas l'autorisation signée de deux membres de la famille Régnante. La rumeur avait courue aussi vite que l'on pouvait s'y attendre. Il n'y avait que peu de raison pour expliquer ce phénomène. Seule une personne révérée avait droit à ce genre de privatisation. Le Prince Calice s'y rendait chaque matin, sous bonne garde.

Harry se souvenait de la première fois où on l'avait autorisé à y venir. Le lendemain de son entrevue avec Dame Kara et c'était en grande partie grâce à son gardien. Charlie s'était rendu auprès du Prince Draconis, sollicitant une audience. Ce que le vampire lui avait accordé sans se faire prier. Il lui avait fait son rapport sur l'incident qu'il avait, bien malgré lui provoqué, puis il lui avait fait part de son inquiétude, arguant qu'un jeune homme tel que son protégé, ne pouvait rester cloîtrer entre quatre murs plus longtemps. Bien que ce soit pour sa sécurité, sa santé mentale était en jeu et il était grand temps de s'en préoccuper.

Le vampire trop impliqué émotionnellement avait concentré ses efforts sur la protection physique du brun et il était temps de changer la donne. Il fut tout de même réceptif aux arguments de son subordonné, passant le reste de la journée à organiser la fermeture du parc durant les premières heures du jour.

Ils mirent en place un système de sortilège et d'automates qui ne pouvait être débloqué que grâce aux signatures magiques des trois membres régnants, en la personne du Prince et de ses parents. Si la plus part des habitués et les jardiniers avaient critiqué ce changement dans leur emploi du temps, Harry lui sauta littéralement de joie. A tel point qu'il avait dû se retenir de se jeter au cou du blond lorsqu'il était venu lui annoncer la nouvelle dès la nuit tombée.

Ce dernier en profita pour lui spécifier qu'il avait envoyé une invitation à son parrain, pour le lendemain matin et l'incapacité de Neville à monter à cheval. Il espérait qu'Harry ferait bon usage de cette information. Heureux d'avoir une si belle opportunité pour son ami, il se fit fort de pousser les deux tourtereaux à monter ensemble. Il aurait été dommage de ne pas profiter du beau temps tous ensemble, n'est ce pas ?

Voyant son manège, habilement dissimulé derrière une moue d'innocence à lui donner le Bon Dieu sans confession, Charlie eut toutes les peines du monde à ne pas éclater de rire. Son protégé avait du talent, mais pas assez pour tromper un espion de son acabit. Il était entraîné à relever ce genre de tromperie, ce qui n'était pas le cas des deux concernés.

Cette petite mise en scène fonctionna, mais pas sur le long terme. Aucun d'eux ne voulut retenter l'expérience, encore moins évoquer le sujet. Harry allait devoir grimper dans les tours s'il voulait leur faire entendre raison. Qu'à cela ne tienne, il n'allait pas se laisser décourager pour si peu ! Pour le moment, il se plaisait à profiter de cet avant-goût de liberté qu'on lui offrait.

Il s'était vite habitué à la compagnie de Charlie. Il était drôle et charmant. Il parlait si bien de ses nombreux voyages que lui et Neville buvaient ses paroles, émerveillés par les paysages qu'il dépeignait avec passion et minutie. Il était un adversaire des plus coriace et il prenait plaisir à leurs échanges où il voyait ses capacités grandir. Patient et discret, le rouquin savait respecter ses silences et tendre une oreille attentive lorsqu'il le fallait.

Petit à petit, le brun voyait son traumatisme devenir un lointain souvenir, bien qu'il fasse régulièrement des cauchemars et des crises d'angoisses. En parler avec ses compagnons ou profiter de chaque promenade ou entraînement pour se vider l'esprit lui était salvateur. Il avait également pu discuter avec Draco qui s'était excusé de son mutisme. Il disait que le secret des Parques ne pouvait être révélé que par elles. Quant à lui donner les détails de son agression, il avait préféré éviter, dans la mesure où il ne semblait pas s'en souvenir avant l'arrivée de Charlie.

Était-ce à cause de sa couleur de cheveux, de leur position lors de leur séance, ou de sa soudaine prise de contact ? Il ne le savait pas. Mais le plus important était de se laisser du temps pour panser convenablement ses blessures et ne plus fermer le dialogue.

Si Harry avait été compréhensif, il avait insisté sur le fait de ne plus rien lui cacher. Il ne voulait pas qu'on le laisse ainsi dans son coin à cause d'un quelconque besoin de ménagement. La vérité valait cent fois mieux que le mensonge même par omission. S'il n'allait pas dans ce sens, comment ferait-il pour lui faire à nouveau confiance ? Le vampire avait promis. Cette promesse lui tira un sourire.

« Un sous pour vos pensées, lui demanda Charlie »

Le Calice rougit et espéra sans trop y croire que le froid ferait un coupable de choix. Loin s'en faut.

« Et si nous marchions un peu ? Proposa-t-il pour faire diversion. »

En guise de réponse, son gardien sauta au bas de son cheval et lui fit un sourire complice. Il retint sa monture par le licol et attendit qu'Harry fasse de même pour qu'ils puissent s'enfoncer de concert dans le sous-bois. Ils firent quelques pas, profitants du silence bienfaisant qui y régnait.

En cette fin de Novembre, beaucoup des petits habitants de la forêt s'étaient retirés dans leur terrier respectif afin d'y passer l'hiver. Le sol était tapissé de feuilles mortes et de bocques de châtaignes. De ci delà, du gui faisait des nids dans les feuillages gris sur les branches dénudées. Tel le houx et le sapin, il était le seul à resplendir à cette période de l'année. Et en parlant de resplendir…

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A peine avaient-ils fini leur repas de midi, que Madame Guipure se présenta. Elle et ses complices croulaient sous les tentures de soie, de velours ou de satin, les dentelles et les échantillons de tissus, sans oublier l'armée d'épingles et d'aiguilles qui les suivait comme leur ombre.

L'ambiance fut aussi pétillante et vrombissante que la dernière fois, au point de leur faire tourner la tête. Même Charlie, qui au début, pensait pouvoir y échapper, se retrouva empêtré dans les essayages, tout en regrettant de ne pas être au prise avec un dragon ou un démon enragé.

Les mots styles, coupes, camaïeu, couleur, texture, avec dentelles ou sans ? Leur emplissaient la tête, tandis que les mètres ruban mesuraient chaque partie de leur anatomie, même les plus intimes, et que les aiguilles manquaient de les faire ressembler à des hérissons. Heureusement, il y avait une raison à tout ce chambardement. Harry allait être introduit à la cour d'ici quelques jours et il se devait d'être prêt et à son avantage !

Neville, son suivant, se devait d'avoir lui aussi l'allure qui convenait. Charlie en tant que garde du corps personnel ne pouvait y couper non plus. Si ce dernier faisait de son mieux pour rester le plus stoïque possible, merci à son rigoureux entraînement, Neville lui n'en finissait plus de se confondre en baragouinages inintelligibles. Lui, un garçon de rien, qui se plaisait à des tâches de subalternes, porter de pareilles étoffes ? Si près de son corps qu'il avait l'impression d'être nu ? Comment ferait-il pour répondre à quiconque lui adresserait la parole ? Comme pourrait-il se permettre des familiarités avec des êtres si bien nés ? Comment regarder le Lord Severus dans les yeux, dans un tel accoutrement ? Et encore, cela n'était rien, car ces essayages n'étaient que pour la tenue d'après-midi. Le soir, il y aurait un bal où le rococo serait à l'honneur. Autant dire qu'il n'était pas au bout de ses peines.

« Qu'allons-nous choisir pour vous habiller ? Roucoula Madame Guipure sous le ballet aérien de ses complices.

-Co-co-comment c-cela cho-choisir ? Paniqua-t-il.

-Et bien, il faut un thème pour vos tenus mes Anges !

-U-un Th-thème ?

-Il va falloir y penser très sérieusement ! »

Elle claqua des doigts et Fragrance s'avança pour déposer un cahier emplis de motif en tout genre pour les aider à se faire une idée.

« Vous avez le temps d'y penser mon ange, ria-t-elle en battant des mains. Nous reviendrons demain.

-De-de-demain ! »

Déjà la costumière ouvrait la porte emportant avec elle son bric à braque, alors que les petites fées s'attardaient autour d'Harry, le cajolant et le bécotant à tout va pour lui dire au revoir. Une fois la porte refermée, Neville s'effondra sur le premier fauteuil venu et se prit la tête dans les mains, désespéré.

« I-i-il n'est p-pas en-encore t-tr-trop tard ! V-vous p-pouvez f-fai-faire nommer u-un au-autre suivant ! »

Harry tiqua et Charlie haussa un sourcil. D'après ce qu'il avait appris, Neville n'était pas du genre à tenir de tels discours. C'était un jeune homme patient et mesuré, bien que timide à l'excès, qui savait garder la tête froide dans bien des situations stressantes, où le commun des mortels aurait pris la fuite ventre à terre. La seule fois où il l'avait vu déroger à cette règle, c'était en présence du Lord Severus. Cette nouvelle crise avait-elle les mêmes fondements ? Le contraire l'aurait étonné. Harry lui, voyait là le moyen de lui ouvrir les yeux sur certaines vérités.

« Ce serait dommage. Tu passerais à côté de l'occasion de séduire Lord Severus. »

A ces mots, Neville manqua s'étouffer.

« Ja-jamais j-je ne m-me p-permt-t-trais !

-Tu devrais parce que lui n'osera jamais croire que tu l'aimes autant qu'il t'aime. »

Le blond passa par toutes les couleurs de l'arc en ciel et Harry passa le reste de la soirée à le convaincre de l'attachement mutuel qu'ils éprouvaient et qui restait un mystère pour eux seul. S'il ne voulait pas se morfondre toute sa vie, il allait devoir prendre son courage à deux mains et faire entendre raison à la tête de mule dont il s'était entiché. Car si ça ne venait pas de lui, il ne pourrait jamais le croire.

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Les préparatifs avaient été longs et stressants, mais ils avaient finis par en venir à bout. Harry avait rusé, tempêté et cajolé Neville pour qu'il voit enfin la réalité en face. A présent, ne manquait plus que la confrontation finale qui donnerait une fin heureuse à l'heureux couple. Ou en tous cas, il l'espérait très fort.

Mme Guipure et ses complices avaient pourvu au décorum grâce à leur talent. Les tenues qu'elles leur avaient confectionnées étaient un habile mélange de distinction et de coquetterie. Pour sa présentation, Harry avait choisi de porter un habit composé d'une chemise et d'une culotte de flanelle blanche, d'un gilet brodé de fil d'argent et d'une veste verte amande à motif végétal sobre mais délicat. A son cou, une lavallière piquée d'une broche d'argent représentant un oiseau lyre aux yeux d'émeraude. Il avait attaché ses cheveux en catogan avec un ruban de la même couleur que sa veste. Pour ses souliers, il avait opté pour une paire de bottes haute en cuire noire. Neville était sa copie conforme à ceci près que son gilet était de fil d'or, et sa veste aussi chatoyante que des feuilles d'automne. Charlie portait une tenue noire où s'imprimait toute la rigueur militaire de sa tâche, avec galons et boutons d'argent, ainsi qu'un col montant. A sa taille, pendant négligemment, épée et poignard d'apparat, ce qui ne les empêchaient pas d'être aussi effilés que des rasoirs. Les tenues destinées à la soirée de bal seraient autrement plus voyantes, puisque le thème choisi le voulait ainsi, mais ils auraient tout le loisir d'y songer le moment venu.

A cet instant, ce qui angoissait le plus Harry était ce qui se trouvait derrière les immenses portes à doubles battants qui les séparaient de la cour. Charlie et Neville y étaient déjà, tandis que lui se trouvait avec son parrain.

Il tentait tant bien que mal de respirer calmement et de garder ses boucliers bien en place, tout en n'oubliant pas ce qu'il avait appris dans le cérémonial de la cour.

Il n'était pas aussi guindé que celui de la cour d'Espagne, ni aussi ridicule que celui de la cour de France, mais il y avait des règles de bienséance à respecter, ainsi qu'un nombre de pas à compter entre lui et son parrain et la façon de saluer. Il allait y avoir tous ses yeux braqués sur lui, cette foule immense qu'il allait devoir affronter et il n'avait qu'une seule envie : partir en courant, dans la direction opposée.

« Par les Dieux ! Respirez ! Vous n'allez pas me faire une syncope ? »

L'interpellation du vampire le fit sursauter. Il le fixa tout penaud.

« Vous êtes capable de vous jeter à corps perdu dans une bataille et de combattre comme le plus intrépides des guerriers. Sans peur, sans reproche, vous agissez à l'instinct. Et là, vous vous liquéfiez !

-Il y a un monde entre ces deux faits, s'insurgea-t-il un peu vexé.

-Pas tellement.

-C'est pour cela que vous ne faites ni l'un ni l'autre ? »

En voyant l'expression choqué du vampire, le calice se mordit la lèvre. Il était allé trop loin. Il allait s'excuser, lorsque l'alchimiste éclata de rire.

« Il est vrai que je ne suis guère friand de ce genre de chose. Mais je suis heureux de constater que derrière cette angoisse, se cache à peine votre fougue. Gardez cela à l'esprit. Une bonne répartie est ce qu'il y a de plus efficace contre les adversaires baignant dans les intrigues de cour. »

Harry se fit violence, s'obligea à respirer convenablement, et de fit abstraction de la boule qui avait élu domicile au fond de sa gorge. Il ferma les yeux pour vérifier une dernière fois ses protections mentales. Tout était en ordre. Il n'y avait plus qu'à attendre le cor du héraut qui sonnerait l'ouverture des portes, ainsi que son entrée en scène. Ce qui arriva plus tôt qu'il ne l'aurait souhaité…

Les lourdes portes s'ouvrirent comme au ralentit, en grinçant à peine sur leurs gonds bien huilés. Devant eux se dressait un décor de cathédrale. La salle du trône était aussi haute que grande. Elle était pourvue d'une grande allée et deux travées donnant sur d'immenses alcôves. Elles étaient marquées par des voûtes en ogives soutenues par des colonnes de style antique. Après la travée, nombre de pièces ouvertes, baignées de lumières par de magnifiques vitraux. Chacun représentait un territoire et un peuple d'Avalon. Le deuxième étage était une tribune à clair voie, fait de déambulatoires où trônaient nombres d'objets rares et précieux. Le plafond voûté était tapissé de verdure en tout genre qui dégringolait joliment sur les divers colonnades et balcons.

Au bout de l'immense allée, trônaient sur une estrade, le Roi et la Reine de la Cité des Rocheuses : Lucius et Narcissa. A leurs côtés, debout, fier et solennel : Draco. Tout comme ce dernier, Lucius portait sur un costume militaire, les symboles de sa charge épinglés sur sa poitrine. Sa femme portait une robe de satin bleu lavande d'inspiration elfique, simple et élégante. Ses cheveux étaient retenus en un chignon lâche, tandis que sur son front tombait un bijou de tête, une améthyste en forme de goutte d'eau.

Au-dessus d'eux, surplombant l'assemblée, trois immenses rosaces. Celle du milieu représentait l'Eden, forêt luxuriante, berceau Divin. Celui de droite représentait une allégorie mi-humaine, mi-animale du Dieu Cerf, tandis que celle de droite faisait de même avec la Déesse Louve.

Et entre eux et lui, se trouvait plus de monde qu'il ne l'aurait cru. La cour des Malfoy était grande et hétéroclite. Toutes les espèces qui se trouvaient sur les vitraux y étaient rassemblées, de même que bon nombre de nationalité que l'on pouvait également trouver sur terre.

Il s'intima au calme et respira à fond puis s'élança. Cinq pas derrière son mentor, il fit de son mieux pour ignorer les chuchotements qu'il suscitait. Tout près du trône, un jeune homme à l'ample chevelure d'un noir de jais, longue, épaisse et ondulée, d'une beauté orgueilleuse, aux yeux d'améthyste, habillé d'un costume semblable au sien, à l'exception de la veste, d'un prune très prononcé, fendit la foule. Il se plaça devant l'estrade et attendit.

C'était la première fois qu'il le voyait, mais il savait qui il était, Accolon, son Dauphin. Alors qu'il croisait son regard violet, son visage angélique se fendit d'un sourire qui avait quelque chose de tordu, de dur, lui donnant l'impression d'être en face d'un serpent. Derrière lui, légèrement en retrait, ceux qui devaient être ses Maréchaux, Proserpine, Lysandre et Cristale. Les trois Calices qui avaient donné leur sang pour le sauver.

Proserpine était petite et menue. Elle avait une peau de pêche et des yeux fuchsia. Ses cheveux étaient une cascade de boucles d'un blond fraise, piquée de minuscule rose de quarts et de cristal. Dans sa robe de satin rose pâle, trépignante comme une enfant, elle ressemblait à une fée sous acide.

Lysandre était grand et large d'épaule. Sa force n'était plus à démontrer. Il avait un charme sauvage et décadent, de même qu'un sourire ravageur. Il portait les cheveux assez courts, ce qui n'empêchait pourtant pas des boucles châtains clair de lui tomber sur le front. Son regard, franc et rieur était d'un vert amande qui se teintait d'or. Il portait une tenue elfique grise qui laissait voir sa puissante musculature.

Cristale quant à elle, était une beauté sauvage et racée. Avec sa peau couleur caramel, son corps fin et sculptural, drapé dans une robe d'un style égyptien, elle lui faisait penser à une panthère. Ses cheveux n'étaient qu'une myriade de tresses agrémentées de breloques en tout genre. Autour de son cou et de ses bras, des bijoux d'or pur à tête de cobra.

Lorsque Severus arriva au pied de l'estrade, il salua dans une respectueuse révérence. Harry en fit de même. Le couple royal et leur héritier répondirent à leur salut d'un signe de tête et d'un sourire. Le potionniste se tourna alors vers lui et d'une voix claire et profonde s'adressa à toute la cour.

« Vos Majestés, Mes Seigneurs et Gentes Dames, aujourd'hui, j'ai le grand honneur d'introduire auprès de vous, Henry James Potter, Le Prince Calice. »

A ces mots, tous le saluèrent avec déférence. Alors qu'il se sentait de plus en mal à l'aise, principalement à cause du regard toujours plus froid et inquisiteur d'Accolon, il choisit de braquer le sien sur Draco, qui dans sa révérence n'avait pu s'empêcher de relever légèrement la tête. Bien lui en prit, car l'affection que son protégé lisait dans ses orbes de glace le rassura plus qu'il ne l'aurait cru possible.

« Prince, l'appela le Roi. Votre venue en ce Royaume nous couvre d'honneur et de joie. Avalon dans son entièreté vous voit comme un signe du Destin. L'espoir de voir les ténèbres refluer, mettant fin à cette guerre. »

Il s'avança et tendit une main, qu'Harry s'empressa de prendre. Le Roi le conduisit auprès d'Accolon et de ses Maréchaux.

« Ensemble vous formez un tout. Les cinq points du pentacle. Les piliers de pureté de notre monde. Puisse votre règne perdurer. »

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La tête lui tournait tellement qu'il avait du mal à croire ce qu'il vivait. Un peu comme s'il assistait à la vie de quelqu'un d'autre. Il y avait tant de monde autour de lui, qui lui posait des questions, ou lui racontait milles anecdotes, qu'il en était ivre. A peine prenait-il le temps de formuler une réponse, qu'une autre question lui était posée. Le tout recouvert par les mélodies d'un orchestre qui se tenait sur un des balcons. Les verres tintaient, les rires se mélangeaient au claquement des talons sur le sol de marbre. Les danseurs tourbillonnaient, mélangeant les couleurs de leur costume, tous plus extravagant les uns que les autres.

Avec un sourire en coin, devant son air mi-apeuré, mi-perdu, Charlie veillait sur lui. Neville semblait plus mort que vif et n'avait pas ouvert la bouche depuis le début du bal, mais il était là. Il cherchait le courage d'aborder son vampire, sans pour autant y parvenir. Le blond se trouvait encore plus gauche que d'habitude, en plus de ne pas être à sa place. Qu'est-ce que quelqu'un comme lui faisait là, à jouer les grands seigneurs ? Il était bien sûr de ne tromper personne.

Severus quand à lui, avait stratégiquement battu en retraite en voyant débarquer l'ouragan en furie et faisait tout son possible pour n'être inquiété de personne. Il se cachait habilement derrière les colonnades, tel une ombre dans la nuit. Comme Harry aurait voulu en faire de même !

Non, loin de lui se trouvait Draco qui était en grande discussion avec une femme vampire. Hermione, si sa mémoire ne lui faisait pas défaut. Elle portait une robe de soie rouge et de dentelle noire. Ses boucles brunes étaient piquées de roses rouge et de feuilles de lierre. A ses côtés, dans un tenue similaire à celle de son commandant, son compagnon et frère d'arme, Blaise, qu'il avait également croisé lors de la rafle.

Au bout d'un temps qui lui sembla infini, la marée humaine se scinda en deux, telle la mer rouge, lui permettant de respirer plus librement. Après tant de temps passé seul ou presque dans ses appartements, la foule le rendait nerveux. Il commençait doucement à se demander s'il ne couvait pas une sorte d'agoraphobie.

Accolon, superbe dans un costume violet, plus richement décoré que celui qu'il portait lors de la présentation, agrémenté de lys de soies brodées d'or, s'avança vers lui.

Il fut prit d'étrange sentiments à son égard et dès plus contradictoire. Il lui semblait qu'une tellure ne cessait de grandir dans l'âme de son Dauphin et qu'il se devait de l'aider à tout prix. Pourtant, l'affreux sourire qu'il arborait et son air suffisant, lui donnait envie de le frapper. Ce genre de comportement était ce qui l'exaspérait le plus au monde et la principale raison qui lui avait fait fuir la cour comme la peste. Du peu qu'il en avait vu, la plus part des courtisans de la Cité étaient curieux, surexcités, un brin envahissants, mais ils n'avaient pas cet air si hautain et méprisant. Intéressés, volages, superficiels et hypocrites c'était une certitude.

On lui avait dit que son Dauphin était difficile à vivre. Que c'était un intrigant. En le voyant si fier et si narquois, il lui semblait que tous ces qualificatifs étaient de doux euphémismes. Ce joyeux mélange noyait sa première impression de fragilité, au point qu'il n'y pensa plus. Peut être aurait-il dut ?

Alors qu'il s'approchait, Neville se tendit. Il avait toujours craint les réactions d'Accolon, autant qu'il les abhorrait. Surtout après sa « destitution ». Il disparaissait dans l'ombre, alors qu'Harry lui se hissait sans le vouloir à la place qu'il estimait lui être dût, en pleine lumière. En plus de l'attention toute légitime du Prince Draco pour Harry, puisqu'il était sous sa protection, même s'il était évident que ce n'était pas la seule raison. Et cela, Accolon ne saurait que le voir. Lui qui était d'une jalousie et d'une possessivité maladive, il n'allait pas accepter le rapprochement que se profilait entre ces deux-là. Il avait beau avoir trouvé de quoi assouvir ses appétits en la personne de Cormac, il n'était pas homme à laisser filer une prise royale sans en faire baver qui de droit et plus encore. Sans compter que Cormac, malgré son physique plus qu'avantageux et ses grandes capacités sexuelles, n'était que peu de chose fasse à l'érudition d'un Prince vampire, ou même d'un enfant de 6 ans. Le pauvre bougre n'avait pas inventé le fil à couper le beurre.

« Voici donc le Prince Calice. La Merveille des Merveilles ! »

Tandis qu'il parlait, il n'avait pu s'empêcher de le jauger de la tête au pied avec une moue proche de la répugnance. Les Dieux étaient cruels et perfides lorsqu'ils le voulaient, le voilà devant la personnification de ce qu'il aurait tant voulu être. Fallait-il qu'il soit si proche de la perfection et lui si pathétique ? Parviendrait-il à lui arracher le peu qui lui restait ? A n'en point douter, mais il ne quitterait pas le devant de la scène sans combattre ! L'attaque était toujours une bonne tactique de défense et la seule qu'il utilisait avec une virtuosité peu commune. La haine était une vielle amie, mieux valait la susciter que d'être déçu de ne pas plaire à ceux que vous admirez en secret.

Harry apprécia peu cette qualification, mais prit sur lui de répondre à l'aide de son sourire le plus hypocrite, après une longue inspiration.

« Harry suffira, s'il vous plaît. Je ne suis guère habitué à ce genre d'appellation. »

Accolon eu un rire de nez des plus déplaisants.

« Cela se voit. Malgré votre mise, on devine sans peine votre ascendance. L'habit ne fait pas le moine, n'est-ce pas ?

-Rien que par le titre, Harry est plus noble que vous ne le serez jamais ! »

Contre toute attente, ce fut Neville qui répondit le premier. Depuis le temps que ce genre de réplique cinglante le démangeait ! La dernière fois ne lui avait pas suffi !

« Que dire de toi, Fifrelin ? Je n'ai pas souvenir que tu es acquis la noblesse en plus d'un semblant de bravoure, grinça Accolon, bouillant de rage face à ce cloporte qui osait lui tenir tête une fois encore. »

Il s'avança vers Neville, menaçant. Sans attendre un geste de Charlie, Harry fit barrage. Il ferait beau voir qu'il lève la main sur son ami.

« La noblesse n'est en aucun cas un gage de vertu, de préséance, d'esprit ou de politesse. Pour beaucoup, elle dénote d'un manque de bienveillance, en plus d'évoquer la bêtise et la cruauté. »

L'émeraude et l'améthyste s'affrontèrent au point que l'air se mit à crépiter, l'un et l'autre refusant de détourner les yeux le premier. La tension ne cessait de grimper. Subitement, les conversations se turent. Les musiciens se mirent à jouer pianissimo. On aurait pu entendre une mouche voler. La situation aurait pu devenir inextricable, si Cormac n'avait pas littéralement sauté sur son amant pour réclamer son attention.

L'instant d'après il s'éclipsait à son bras en se disant qu'ils étaient loin d'en avoir fini. Il avait bien vu comment Draco et lui s'étaient regardés pendant la cérémonie. Il connaissait suffisamment son cher bourreau pour savoir qu'il ne s'était pas trompé. Bientôt la petite merveille prendrait sa place à la vie comme à la scène. Cette idée lui faisait bien plus de mal qu'il ne l'aurait voulut. Il avait grand besoin de se changer les idées et quoi de mieux que les talents de Cormac pour y parvenir. Qu'ils profitent bien de leur bal, il avait de meilleur projet pour ce soir.

Après son départ, les conversations reprirent, de même que l'orchestre. Gêné autant qu'en colère de s'être ainsi donné en spectacle, Harry déclara derechef qu'il avait grand besoin d'un verre. Ils en avaient tous besoin.

Ils se dirigèrent vers l'alcôve où l'on servait les rafraîchissements. Décoré d'une fontaine de glace en forme de cygne en plein envole, elle était impossible à rater. Ils se frayèrent un chemin jusqu'à elle en slalomant dans la mer de parures qu'était les courtisans. Eux-mêmes n'avaient pas à rougir de leur mise. Harry portait un tissu aussi vert que ses yeux pourvu de broderie d'or en bas des manches, qui représentaient des crocus. A sa lavallière, une broche en cristal en forme de crocus. Charlie arborait une cape de velours noir par-dessus son costume d'après-midi, tenue aux épaules par de magnifiques boucles d'argent. Sur son dos, l'effigie d'un dragon brodé d'argent. Neville quant à lui, portait un costume d'or et de feuille d'érable qui lui donnait un air d'elfe des bois.

Ce soir, il était l'égal des plus grands. Pourtant, il était blessé par les paroles d'Accolon. Elles le renvoyaient à sa faible estime de lui-même. En Avalon, bien que les actes et le cœur comptaient plus que les titres, il se trouvait insipide et peu attirant. Harry et sa grand-mère avaient beau lui répéter le contraire, il ne parvenait pas à se le mettre dans la tête. Encore moins lorsqu'on lui parlait de Severus et des sentiments qu'il nourrissait pour sa personne. Soit disant… Comment un homme de sa prestance pouvait lui trouver de l'intérêt au vu de tous ses autres qui le côtoyaient quotidiennement et qui lui conviendrait bien mieux que lui et ses piètres qualités de serviteur très prisé ?

« Quitte donc cette mine de papier mâché ! S'écria Harry en lui tendant un verre d'hydromel. Et n'écoute pas les élucubrations de ce gens-foutre ! Il n'en vaut vraiment pas la peine ! »

Neville manqua s'étouffer en entendant son ami jurer comme un charretier et s'apprêtait à lui faire une remarque, lorsqu'une tornade le coupa dans son élan.

« Je n'aurais pas mieux dit, Mon Prince ! »

Proserpine était là, dans une robe de gaze brodée de plusieurs guirlandes de fleurs et d'oiseaux en pierreries de toutes les couleurs.

A chacun de ses mouvements, les dits oiseaux gazouillaient prodigieusement. Elle était suivit de Cristale, vêtue telle une Reine d'Egypte, elle irradiait d'or et de lapis-lazuli. Quant à Lysandre, il était tel un Dieu de la Mer, avec un costume bleu décoré de nacre et de coquillages.

« Vous avez été prodigieux ! Tous les deux ! Il était temps que quelqu'un lui rende la monnaie de sa pièce. Merci de l'avoir fait avec autant de virtuosité.

-C'est plutôt moi qui devrait vous remercier. C'est grâce à vous si je suis toujours en vie pour le faire, répondit Harry rouge comme une pivoine.

-Il aurait été bien cruel de vous laisser mourir d'exsanguination, déclara Cristale de son timbre velouté.

-N'auriez-vous pas fait la même chose si vous aviez pu mon Prince ? Demanda Lysandre. »

Harry hocha la tête en signe d'assentiment. Si la vie de quelqu'un était en jeu, il n'hésiterait pas à donner son sang, si cela pouvait aider.

« Il n'empêche que je vous suis reconnaissant.

-En ce cas, trinquons aux nouvelles amitiés ! »

Les verres tintèrent avant que Proserpine n'entraîne Charlie dans son sillage, sans vraiment lui demander son avis. A voir le sourire amusé de ses acolytes, ce n'était pas la première fois que la blonde faisait ce genre de chose. Incapable de dire « non », face à tant d'enthousiasme et de candeur, Charlie se laissa faire de bonne grâce, se disant qu'Harry ne risquait pas grand-chose si bien entouré. Surtout qu'il avait avisé l'arrivée du Prince Draco après le départ d'Accolon, abandonnant ses lieutenants, qui en avaient profité pour honorer la piste. Il voulait sûrement s'assurer lui-même de l'état de son protégé après pareil rencontre.

Il le remplaça ainsi dans sa charge de surveillant, accompagné bon gré malgré par son oncle. Celui-ci avait consentit à sortir de sa cachette uniquement parce que son neveu avait insisté en arguant que son cher Neville avait l'air bouleversé et qu'il aurait bien besoin de la présence de quelqu'un qui le connaissait et en qui il avait confiance.

La cour était un endroit hostile pour des personnes timides et introverties. Lui-même n'était pas sans le savoir, puisqu'il se cachait derrière sa froidure et son cynisme depuis des années. Les autres pouvaient être effrayants au possible. Ceux qui n'étaient pas préparés à un environnement pareil, pouvaient voir leur cœur se briser. Il ne voulait pas risquer de voir un spectacle si affligeant, n'est-ce pas ? Avec un garde du corps de son acabit, personne n'oserait s'approcher pour lui faire du mal. S'il voulait son bien, il allait devoir s'exposer. A court d'argument, l'alchimiste avait cédé.

Le regard de Neville lorsqu'il fut prêt de lui, fut à deux doigts de le laissé démuni, mais fidèle à ses habitudes, il n'en laissa rien paraître ou si peu. Harry échangea un sourire de connivence avec le vampire et un clin d'œil à Neville. Ce dernier rougit comme une tomate bien mûre et trouva fascinante la contemplation de ses chaussures.

« Votre venue en ce monde suscite le plus grand émoi, du plus malaisant au plus appréciable, déclara Draco après de respectueuses salutations.

-Il est vrai que notre cour à son lot de personnage haut en couleur, s'amusa Lysandre.

-Et qu'à présent, nous devons compter avec trois de plus, renchérit Cristale. »

Si Harry sourit à la boutade de sa Maréchale, Neville se contenta de noyer sa gêne dans son verre d'hydromel, pourvut qu'il y disparaisse complètement.

« Je suis navré que vous ayez dût essuyer pareilles railleries, poursuivit le Prince Vampire.

-Dans la mesure où vous n'en êtes pas l'instigateur, vos excuses me semblent bien inutiles.

-Peut-être. Cela étant, je suis tout de même coupable d'une chose et j'ose espérer que vous me laisserez faire amende honorable ? »

Harry haussa un sourcil interloqué et l'enjoignit à poursuivre.

« Si je ne m'abuse, j'ai interrompu votre dernier bal. Accepteriez-vous de m'accorder votre première danse ? »

Légèrement abasourdi, Harry mit quelques secondes à se ressaisir. Il avisa Neville et sa coupe, ainsi que les yeux de braises que lui réservait l'alchimiste.

« J'accepte volontiers, mais j'y mets une condition.

-Laquelle ?

-Que Severus nous suive. »

Le susnommé sursauta comme s'il venait de se brûler. En voilà une idée saugrenue ! Lui danser et avec qui Morbleu !?

« Cela serait désolant de voir Neville faire tapisserie, vous ne trouvez pas ? »

S'il était resté la moindre goutte d'hydromel, nul doute que son suivant se serait étouffé avec. Lui ? Danser ? Avec Severus ?

« Je trouve l'idée merveilleuse. N'est-ce pas mon Oncle ? »

A en juger par son grommellement, on aurait pu croire que l'idée était loin de lui agréer. Alors que quiconque le connaissant un peu pouvait dire le contraire. Pour ne pas perdre la face, l'alchimiste présenta sa main à Neville qui accepta tout en rougissant et en balbutiant. Il n'eut guère le temps de se plaindre plus avant que déjà son vampire l'entraînait sur la piste.

Draco et Harry eurent un sourire complice avant de les suivre.

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NDA

Hello les gens

Voici la version retravaillée de Sang Noir, ou version 2.0. Ca fait un moment que je l'écris et y a deux trois choses que je voulais revoir dessus, en particulier les passages sur Accolon, qui a beaucoup évolué depuis...ben longtemps du coup^^. J'ai voulu nuancer mon propos donc, voilà!^^

Alors a bientôt pour la suite^^

Angel

Le28/02/2023