Sang Noir version 2.0

( et oui j'ai bien mis 2.0, ceci n'est pas la première version^^)

NDA : NE PAS PASSER A COTE DE CECI ! JE FAIS PART DE CHOSES IMPORTANTES ! MERCI

Cette fiction a le RATING LE PLUS ELEVE présent sur ce site, autant vous dire qu'on est pas la pour enfiler des perles !

MENTION D'AGRESSION SUR ADULTE, SUR MINEUR, VIOL, MELANCOLIE CHRONIQUE, TORTURES, MEURTRES... !

En outre, vous entrez dans une UNIVERS ALTERNATIF ! Les Personnages ne sont PAS CANON ! Il y a beaucoup de OC !

Oui je sais, on est plus proche de l'œuvre originale que de la FanFiction mais faute d'un endroit plus approprié, je vous livre mon humble travail, puisque pour moi, même si cette histoire regroupe beaucoup de thèmes différents, de supports différents, et que la mythologie de mon univers est variée et complexe, c'est Ici qu'est sa place.

Malgrè le Rating et cette note, je mettrais tout de même à chaque début de chapitre, une mention supplémentaire pour la présence de scène trop choquante, lorsqu'il y en aura.

Alors partez du principe que vous êtes prévenu.

Sur ce, je vous souhaite la bienvenue dans mon petit monde étrange...

Disclaimers: Les Personnages, l'univers D'Harry Potter et l'idée est de Phenix Noir. Je ne suis qu'une fan girl qui s'assume. Exception faite de Accolon, Alec, Ambrose, Lilith, Perséphone, Mordred, Nokomis/Magena, Chumani, Ashitaka, Mitsuki, Shizuka, Akecheta, Tiyée, Kishi, Elan, Kiyia, Maya, Stasia, Kara, Proserpine, Lysandre et Crystal.

Couple: Harry/ Draco (bien évidemment), les autres c'est une surprise^^

Rating: M ! ALORS ON FAIT ATTENTION ! LE RATING N'EST PAS LA POUR FAIRE JOLI !

Résumé :Harry est un jeune sorcier épris de liberté qui voit sa vie basculer le jour où un groupe de vampire venu d'Avalon attaque son village. Leur chef, Draconis, un Prince vampire, l'emmène avec lui contre la vie de sa famille. Il se retrouve enfermé dans des appartements luxueux, avec pour seul perspective d'avenir, devenir un Calice. Si le vampire est loin de lui vouloir du mal, il devra faire preuve de patience pour gagner la confiance de son protégé, et encore plus s'il veut gagner son cœur…

Chapitre16 :

Les Maréchaux

Lorsque le soleil se leva le lendemain matin, chacun avait les idées plus claires et laissa la routine des derniers mois se réinstaller. Après un petit-déjeuner léger, Harry et Charlie s'entraînèrent tandis que Neville s'occupait de la serre en sifflotant gaiement. Pendant que ses compagnons suaient sang et haut, lui, était sur un petit nuage. Il avait encore du mal à réaliser ce qui lui arrivait et se laissait porter par son euphorie. Ce qu'on aurait eu du mal à lui reprocher.

Avant d'aller se coucher, il avait pris soin de répondre à Severus, qui à son réveil lui avait fait une surprise en lui envoyant un cadeau : un livre de Botanique extrêmement rare. Il s'était retenu de ne pas l'entamer sur le champ, mais à force d'auto persuasion, il en était venu à placer ses devoirs envers Harry en premier. Il devait garder son environnement rangé et accueillant, ce qui pour le moment, était loin d'être le cas. Le Calice c'était encore une fois laisser emporter en faisant ses recherches et avait envahi le salon de ses livres et parchemins. Il lui restait de l'ouvrage avant de se plonger dans sa lecture.

Il ramassa, tria et classa tout ce qu'il trouvait avant de ranger le tout dans un tiroir de la bibliothèque réservé à cet effet. Il s'occupa de ses plants et donna à manger à Espérance. Il changea également l'eau de sa pataugeoire. Toute heureuse la petite mésange si rua ventre à terre, et se fit une joie d'éclabousser les alentours. Il finit par s'assoir dans la bergère son précieux cadeau entre les mains.

Il était tellement absorbé par sa lecture qu'il ne prêta que peu d'attention aux grognements des deux sorciers, ni aux coups d'épée et encore moins aux explosions de magie qui faisaient trembler les murs. Ce n'est qu'avec l'arrivée du Prince Draconis qu'il leva enfin le nez de son livre. Bien qu'il lui fallut un peu d'aide…

Le vampire avait fait au plus vite pour trouver une fée luciole pour le Prince Calice. Inutile de préciser combien les demandes avaient été nombreuse depuis la veille, mais il avait rapidement trouvé la perle rare. Il amenait donc avec lui, Patience, la fée luciole qui s'occuperait des affaires courantes du brun. Lorsque Ernest, toujours fidèle au poste, lui ouvrit les appartements du Calice, il trouva son suivant, bien calé dans sa bergère, sans que sa venue ne le perturbe. Amusé, le Prince se posta plusieurs minutes devant lui.

Comme à la sortie brutale d'un joli rêve, Neville sursauta tant qu'il en lâcha son livre et s'emmêla dans ses excuses autant que ses respects. Draco lui sourit, indulgent, loin de lui en tenir rigueur, et s'empressa de lui présenter sa nouvelle collègue.

Comme toutes les fées lucioles, Patience s'exprima en tintinnabulant. Elle avait de longs cheveux bleutés et de grands yeux noirs. Sa robe était faite de pétale de pensées et ses ailes étaient pareilles à celles des libellules. Elle avait un air sérieux un peu strict, mais elle dégageait une aura bienveillante.

« Je suis heureux de constater que vous prenez autant de plaisir à lire. Et je suis loin d'être le seul, le taquina-t-il avec un sourire en coin. »

L'allusion rendit Neville aussi rouge qu'une tomate bien mûre. Il s'apprêtait à répliquer quelque chose qu'il espérait spirituelle et intelligible, lorsqu'Harry et Charlie sortirent de la salle d'arme. L'image qu'ils renvoyaient, en particulier Harry, ravit les yeux du vampire qui ne le quitta plus du regard, subjugué.

Le Calice, qui ne s'attendait vraiment pas à le trouver dans son salon, resta bêtement les bras ballants, souriant encore à moitié à la plaisanterie que venait de lui faire le rouquin. S'en suivit un moment hors du temps, où les deux hommes se contemplèrent sans rien dire.

Si Draco était toujours aussi impeccable dans son costume militaire, ses cheveux d'argent toujours si bien tressés, Harry était tout le contraire. Ses cheveux noirs étaient humides et partaient dans tous les sens lorsqu'ils ne lui collaient pas au visage. Et quel visage ! Ses yeux d'émeraudes pétillaient. Son teint légèrement hâlé luisait de sueur. Ses joues et ses lèvres étaient légèrement rougies. Sa respiration était plus rapide que d'habitude, et son torse, négligemment dénudé à cause de sa chemise entre-ouverte, se soulevait en rythme. Ses vêtements moulaient son corps de telle façon que rien ou presque n'était laissé à l'imagination.

Harry se perdit dans les yeux de glace soudain si ardents. Les sensations qui l'avaient habité lors du bal lui revinrent en mémoire avec bien plus d'intensité. Il sentait son corps bouillir de l'intérieur et… Oh Dieux ! Nul doute que s'ils avaient été seul, le déroulement de cette rencontre aurait été toute autre.

Légèrement oppressé par la tension qui avait envahie la pièce, Charlie salua son Prince et annonça qu'il précédait son protégé dans son pavillon des bains. Neville quant à lui prit congé aussi vite et aussi silencieusement qu'un chat. Patience acheva de leur faire reprendre pied avec la réalité en papillonnant autour de Harry. Elle le câlina comme le faisait les complices de Mme Guipure.

Attendrit devant ce si charmant spectacle, Draco reprit quelque peu contenance.

« Je vous présente Patience, elle sera votre secrétaire particulière.

-Ravi de faire votre connaissance gracieuse Demoiselle. »

Enivrée par sa magie, autant que par son compliment, elle tourbillonna et tintinnabula jusqu'à en avoir le tournis, faisant rire le brun aux éclats. Fébrile de le trouver si beau, Draco se racla la gorge et prit le chemin de la sortie.

« Merci d'avoir fait aussi vite.

-C'est mon devoir de répondre à vos besoins. Néanmoins, vous voir content me ravit et je l'aurais fait pour cette seule raison. »

Il le salua avec tout la rigueur militaire avant que les portes ne se referment sur lui, laissant le calice tout à sa gêne et à son ravissement. En émois, Harry appela Dobby pour qu'il s'occupe de l'installation de Patience. Le petit elfe alla présenter à sa nouvelle collègue, le coin qu'Harry avait fait aménager pour elle la veille au soir.

Au cœur même de la serre, était suspendu un enchevêtrement de petites maisons au style hétéroclite. Elle passait de la théière, à l'horloge évidée, en passant par la maison de poupée de style victorien. Elle n'aurait jamais pu rêver mieux. La laissant à sa découverte, Harry courut presque jusque dans son pavillon, à tel point qu'il failli buter dans Charlie qui en sortait.

« La place est toute à vous, lui lança-t-il amusé ».

Le brun le remercia vaguement avant de s'enfermer à double tours. Seul, il allait pouvoir s'occuper des désirs qui avaient pris possession de son corps. Voilà bien longtemps qu'il ne s'était trouvé dans un tel état et il n'était pas sûr de vouloir prendre un bain froid pour refroidir ses ardeurs. Tout au contraire. Il se sentait joueur.

Voir cette passion dans les yeux du vampire l'avait rendu fiévreux et languissant. Il sentait le sang affluer délicieusement jusqu'à cette partie si intime de son anatomie et qui attendait désespérément son bon vouloir. Pour faire durer le plaisir, il se déshabilla avec lenteur comme si le vampire était encore là, tout près et qu'il pouvait observer de ses yeux si clairs, le moindre de ses mouvements.

Le moindre effleurement, que ce soit du tissus ou de ses doigts le rendait fébrile et haletant. Il frémit lorsqu'il caressa ses flancs, comme surprit. Son esprit vagabondait tant que l'espace d'un instant, il ne savait plus si c'était lui qui parcourait son corps où le vampire. Il pouvait presque sentir son souffle sur sa peau, comme ce fameux jour après son agression et qu'ils avaient manqué s'embrasser. Il en eut la chair de poule.

Une main pinça un téton, tandis qu'il se laissait tomber sur une méridienne. Une autre main plus aventureuse se fraya lentement mais surement un chemin entre ses cuisses. Elle frôla presque timidement la peau si fine et si sensible. C'était si délicieux qu'il écarta les jambes, dévoilant un vif impétueux et exigent, semi dressé, et qui demandait plus d'attention.

Son cœur battait à tout rompre alors que sa main se refermait sur lui, le cajolant à loisir. S'en suivit un long et langoureux mouvement de va et vient qui le mit à la torture. La frontière entre la réalité et son fantasme devenait si ténue qu'il ne savait plus s'il devait son plaisir au blond ou à lui-même.

Il se mordit férocement la lèvre inférieure, retenant à peine un gémissement. Des vagues de chaleur et de bien-être irriguaient divinement son cerveau. Il se sentait doucement dériver jusqu'au point de non-retour. Il gémit plus fort, arcboutant ses reins et accentuant les mouvements sur sa verge. Il ferma les yeux, pour mieux revoir en son esprit, les yeux si ardents du vampire. La tension montait en pic et il se sentait au bord du gouffre, lorsque lui revint en mémoire sa dernière phrase, empreint de tant de volupté :

« Vous voir content me ravit. »

Il sombra définitivement, fauché par la jouissance.

Sa voix resta bloquée au fond de sa gorge, tant l'orgasme avait été fulgurant. Le souffle lui manqua pendant de longues minutes, alors que son corps délicieusement nu, couvert de sueur et parcourut de tremblement, reposait, offert sur la méridienne. Un sourire béat se dessina sur ses lèvres tandis qu'une idée folle germait dans son esprit brumeux. Le blond avait-il prit la fuite pour les mêmes raisons que lui ?

La réponse était « oui ».

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C'est d'un bon pas, tandis que l'heure de leur rendez-vous approchait, que Harry, Neville et Charlie, traversaient les couloirs du palais.

Proserpine habitait dans les quartiers privés de basse sécurité, dans un appartement au rez-de-chaussée. Ce dernier avait son propre accès sur les jardins royaux, ce qui était assez rare pour être souligné. Comme devant ses propres appartements, il y avait un garde en faction à sa porte, qui s'empressa d'annoncer leur arrivée.

A peine avaient-ils posé un pied, que déjà, Proserpine les accaparait. Elle les prit tour à tour dans ses bras, en n'étant avare ni de sourire et ni de baisers. Elle alla même jusqu'à s'attarder un peu auprès de Charlie. Tourbillonnante dans une robe de mousseline rose pale, style empire, ses boucles rosées suivant élégamment la mesure, elle leur présenta son logis.

L'ambiance et la décoration étaient un ravissement. Tout y respirait la fraîcheur et la candeur qui la caractérisaient. Ils se seraient crus dans un jardin exotique. Partout des plantes grimpantes, des arbres majestueux et des fleurs aux mille couleurs. Le sol était tapissé d'herbe et de mousse. Le plafond était de verre et d'or, comme s'ils étaient des oiseaux enfermés dans une cage. D'ailleurs, en parlant d'oiseaux, bon nombre de spécimens de tous horizons et de toutes les couleurs, logeaient dans les branches, les régalant de leur chant.

Le mobilier, de style antique, en bois doré et aux dossiers de satin brodés, étaient faits et placés de telle façon, que Mère Nature n'aurait pas fait mieux. Sur une déserte, les attendait un service à thé fait de la plus belle des porcelaines, ainsi qu'un éventail de pâtisserie à la crème, de macaron et de meringues pastels. Ce ne pouvait être qu'un péché de les manger ?! Elles avaient l'air aussi léger que des nuages.

« Prenez place, je vous en prie ! Cristale et Lysandre ne devraient pas tarder. »

Presque timidement, ils firent comme demandé.

« Vos appartements sont magnifiques, déclara Harry. »

La blonde l'en remercia par le plus éclatant des sourires, tout en ne manquant pas de rajouter :

« Merci. Je les ai voulus tel que je me sente comme à la maison. »

Elle avait l'air d'une petite fée mutine, comme à son habitude, pourtant, au fond de ses yeux brillait une étincelle de mélancolie. En voyant cela, Harry prit conscience qu'il n'était pas le seul à se sentir déraciné.

« Vous venez de la forêt d'Eden, n'est-ce pas ? Demanda Charlie.

-Quel petit futé vous faites ! S'exclama-t-elle. Mon peuple était en garde de la barrière de la forêt sacrée. »

A cette annonce, Harry serra les dents, se remémorant ses lectures.

Après avoir empoisonné les lignées Lycans, Voldemort avait fait marcher ses armées sur le Domaine des Dieux. Il avait brulé la lisière, et massacré les peuples qui vivaient là et dont Proserpine faisait partit. Il y avait des esprits Sylvains, des Fées, des Lutins, des Ents, des Hommes vert, des Lepreuchauns, des centaures, des licornes et bien d'autres, qui avaient été massacrés, enlevés ou torturés. Certains étaient devenus esclaves, donneur d'un jour, ingrédient de potion ou Calice.

Avant de périr, ils avaient bloqué l'avancée du clan de l'Hermine avec leur sang et leur vie, fabriquant ainsi la plus puissante barrière de protection imaginable. La forêt et ses mystères restaient imprenables, mais à quel prix… Très peu en avaient réchappé.

Il observa la jeune femme avec un mélange de tendresse et d'empathie. Soucieux de se sortir de ses sombres pensées, il se demanda quel pouvait bien être son ascendance ? Etait-elle une Elfe ? Une Dryade ? Ou peut-être une Sylphide ?

« Je vous trouve bien pensif, Mon Prince. A quoi pensez-vous ? »

Le susnommé sursauta en la trouvant si prêt de son visage. Il rougit furieusement devant son regard si incroyable, pour lui tout du moins, et bredouilla sa réponse.

« Je… Je me demandais à quel…

-A quel peuple j'appartiens ? J'aime les devinettes ! Voulez-vous un indice ? »

Il éclata de rire devant ses sauts et ses badinages, avant d'oser exposer ses idées.

« J'hésite. Peut-être une Sylphide ? Ou une Dryade ? »

Bien involontairement, Cristale et Lysandre, l'empêchèrent de répondre en s'annonçant. Elle leur sauta au cou, heureuse comme une enfant.

« A quoi joues-tu pour être aussi surexcitée ? » S'amusa Lysandre, tandis que Cristale prenait place dans un fauteuil avec sa grâce habituelle de panthère.

Plus pondérée, elle se contenta d'un hochement de tête pour saluer la petite troupe, accompagnant le tout, d'un sourire fauve, ses yeux félins ourlés de khôl parlant pour elle.

« Notre Prince cherche d'où je suis !

-Poursuivez en ce cas, mais je veux être le prochain.

-Et pas de triche ! »

Le reste de l'après-midi se passa dans la même joyeuse ambiance, où Lysandre et Cristale, tentaient sans grande conviction, de calmer les ardeurs de leur Dryade préférée. Car, oui, elle en était une.

Pour Lysandre se fut plus compliqué. La seule chose qu'il savait de lui, était qu'il couvait d'un œil tendre Proserpine, qui n'avait de cesse de papillonner autour d'un Charlie très réceptif. Il était rieur, un brin séducteur. Il se dégageait de lui une aura animale, chaude et puissante, qui l'intriguait. Il se demandait s'il n'y avait pas un indice dans la tenue qu'il portait pendant le bal, mais il n'en était rien. Il venait juste d'une ville côtière et aimait l'Océan.

Ces indications étaient loin de lui apporter des certitudes.

Finalement, le bel éphèbe eut pitié de lui et fit briller ses yeux de loups. Il faisait partit des rescapés de la traque de Voldemort. Natif du clan de la Truffe, il était donc le descendant de Higgé, le Grand loup Blond. Remus lui, descendait de Toboé, le Grand loup roux, fondateur du clan du Hurlement. Mais ce n'était pas les seuls. Il y avait le clan de la Griffe, dont le père s'appelait Tsumé, le Grand loup gris. Le clan de L'Iris, bercé par Blue, la Grande Louve noire, et enfin, le plus puissant de tous, le clan du Croc, celui de Kiba, le Grand loup blanc.

Pour Cristale, il ne put deviner que son pays d'origine : L'Egypte. Mais vu la façon dont elle se mettait en scène, il ne fallait pas sortir de Saint Cyr pour le deviner. Elle faisait partie d'une tribu de Medjaï, qui lui expliqua-t-elle, était les protecteurs des lignées des grands pharaons et des secrets de l'Egypte. Allant de leurs plus précieux trésors à leur plus terrible malédiction.

Les femmes de sa famille avaient prêté serment à la Déesse Bastet depuis des millénaires, et continuaient de la servir encore aujourd'hui. Elle était une prêtresse, mais pas seulement. Elle avait, comme tous les membres de sa tribu eu droit à en entraînement digne des plus grands guerriers et des plus grands assassins.

Comme lui, elle avait rejoint Avalon et quitté tout ce qu'elle connaissait depuis lors. C'était Hermione, compagnon de bataille du Prince Draco et fiancée de Blaise qui l'avait ramené. Entre elles s'étaient tissées des liens solides d'amitiés et plus si affinités. Leur histoire avait duré de long mois, jusqu'à ce que la passion finisse par retomber. Complices, elles étaient restées très proche et ne nourrissaient aucune rancune quant aux faits et gestes de l'autre.

Harry trouvait le trio remarquable. A les voir ensemble, si hétéroclites, on avait du mal à croire qu'ils s'entendaient à merveille et auraient soulevé des montagnes les uns pour les autres. Après quelques heures, lui et ses compagnons étaient sûr d'avoir trouvé, sinon des alliés, au moins des amis pour la vie. Triste de devoir se quitter, Lysandre proposa d'organiser très vite une sortie dans les rues de la ville.

Harry n'avait jamais quitté le palais et avec une pareille troupe, il ne risquait rien ou presque. Il était tant de lui faire visiter le monde qui s'offrait à lui.

En hiver, l'ambiance était toute particulière. Elle était iridescente et pétillante. Partout on respirait une envie de convivialité et de partage. Yule serait là dans une vingtaine et les marchés pulluleraient. Sans compter sur le Bal de fin d'année, les ballades en traîneau, les montagnes russes qui allaient être installées dans le Parc et bien sûr la patinoire !

Il allait leur falloir de quoi se vêtir pour toutes ces occasions ! De quoi reprendre rendez-vous avec Mme Guipure.

Avec de telles demandes à rajouter sur son emploi du temps, c'est Patience qui allait être contente…