Sang Noir version 2.0

( et oui j'ai bien mis 2.0, ceci n'est pas la première version^^)

NDA : NE PAS PASSER A COTE DE CECI ! JE FAIS PART DE CHOSES IMPORTANTES ! MERCI

Cette fiction a le RATING LE PLUS ELEVE présent sur ce site, autant vous dire qu'on est pas la pour enfiler des perles !

MENTION D'AGRESSION SUR ADULTE, SUR MINEUR, VIOL, MELANCOLIE CHRONIQUE, TORTURES, MEURTRES... !

En outre, vous entrez dans une UNIVERS ALTERNATIF ! Les Personnages ne sont PAS CANON ! Il y a beaucoup de OC !

Oui je sais, on est plus proche de l'œuvre originale que de la FanFiction mais faute d'un endroit plus approprié, je vous livre mon humble travail, puisque pour moi, même si cette histoire regroupe beaucoup de thèmes différents, de supports différents, et que la mythologie de mon univers est variée et complexe, c'est Ici qu'est sa place.

Malgrè le Rating et cette note, je mettrais tout de même à chaque début de chapitre, une mention supplémentaire pour la présence de scène trop choquante, lorsqu'il y en aura.

Alors partez du principe que vous êtes prévenu.

Sur ce, je vous souhaite la bienvenue dans mon petit monde étrange...

Disclaimers: Les Personnages, l'univers D'Harry Potter et l'idée est de Phenix Noir. Je ne suis qu'une fan girl qui s'assume. Exception faite de Accolon, Alec, Ambrose, Lilith, Perséphone, Mordred, Nokomis/Magena, Chumani, Ashitaka, Mitsuki, Shizuka, Akecheta, Tiyée, Kishi, Elan, Kiyia, Maya, Stasia, Kara, Proserpine, Lysandre et Crystal.

Couple: Harry/ Draco (bien évidemment), les autres c'est une surprise^^

Rating: M ! ALORS ON FAIT ATTENTION ! LE RATING N'EST PAS LA POUR FAIRE JOLI !

Résumé :Harry est un jeune sorcier épris de liberté qui voit sa vie basculer le jour où un groupe de vampire venu d'Avalon attaque son village. Leur chef, Draconis, un Prince vampire, l'emmène avec lui contre la vie de sa famille. Il se retrouve enfermé dans des appartements luxueux, avec pour seul perspective d'avenir, devenir un Calice. Si le vampire est loin de lui vouloir du mal, il devra faire preuve de patience pour gagner la confiance de son protégé, et encore plus s'il veut gagner son cœur…

Bonus Chronologique

Histoire de savoir qui est né quand (oui vous ne connaissez pas encore tout le monde mais c'est normal^^)

1610 : Naissance de Severus et Voldemort

1612 : Naissance de Lucius

1613 : Naissance de Bellatrix

1615 : Naissance de Narcissa

1620 : Naissance d'Androméda

1630 : Voldemort prend le pouvoir

1635 : Bellatrix et Voldemort se marient

1640 : Narcissa et Lucius se marient

1644 : Naissance de Remus et Fenrir

1645 : Naissance de James, Lili et Sirius

1649 : Rafle du clan du Hurlement, Remus et Fenrir sont capturés

1655 : Naissance de Draco

1656 : Fenrir est marqué

1660 : Naissance d'Accolon

1661 : Naissance de Harry et Neville

1662 : Naissance de Nokomis. Lucius et Narcissa montent sur le trône

1664 : Naissance de Lilith

1665 : Naissance de Luna

1668 : Naissance de Mordred et Perséphone

1677 : Naissance de Chumani

1680 : Harry est enlevé

Chapitre 17 :

Le Soleil et la Lune

La nuit est noire. Il n'y a pas une seule étoile qui brille dans le ciel. La lune elle-même a masqué sa face, incapable de supporter le spectacle que donne l'humanité ce soir.

Les cris des miens résonnent à mes oreilles, me donnant l'impression de ne jamais m'éloigner du village. Ou ce qu'il en reste. Les flammes qui le consument sont la seule source de lumière, et fait rougeoyer l'atmosphère. A croire que le sang qui engorge la terre ne suffit pas.

La colère me dévore les entrailles, de même que mon impuissance, alors que des larmes de rage et de désespoir inondent mes joues, brouillant ma vue. Je ne prends pas le temps de les essuyer et continu ma route. J'ai obéi au dernier commandement de ma mère, me retrouvant à la place de mon divin aïeul des siècles plutôt. Je comprends bien mieux, à présent que je les vis, les sentiments qui l'ont assailli lorsqu'il a assisté au massacre des siens, sans pouvoir rien y faire.

Mon âme sera hantée à jamais par leurs cris d'agonie, par l'odeur de la chair carbonisée et par la hauteur des flammes. Pour un destin que je n'ai pas choisi, je deviens lâche. J'abandonne les miens, je les trahis ! Pourvu que leur sacrifice ne soit pas vain.

A l'aube, plus rien ne subsistera d'eux. Ils vont disparaître de la surface de Monde et rejoindre l'Univers, tandis que moi, je porterais ma honte de survivante comme un étendard. Je vais vivre avec elle et mon désir de vengeance à jamais inassouvis, tout en chérissant leur souvenir et ce jusqu'à ce que la Mort me fauche, en espérant que cet acte rachète ma faute.

La vie est injuste et cruelle. Le Destin est aussi traitre que mystérieux et inéluctable, car si je m'enfonce dans la forêt pour aller à sa rencontre, j'ignore de quoi il sera fait. La seule chose dont je sois sûre, c'est que les Dieux attendent ma venue, bien que je ne sache pas vraiment ce que je pourrais faire pour eux. Comment pourrais-je les aider, lorsque je fuis devant l'adversité ?

Ma mère atteste… ou attestait, que ma vie était précieuse, que si je portais le nom de notre illustre aïeule ça n'était pas pour rien. Serais-je à la hauteur de la tâche ? Moi qui suis si jeune ?

Un craquement me fait me retourner.

Derrière moi, deux hommes se sont lancés à ma poursuite. Des guerriers Iroquois. Ils se rapprochent.

Je force l'allure alors que le tire d'un mousquet me manque de peu. Pour ne pas être une cible facile, je me mets à courir en zigzag, contournant les arbres comme un cabri. Cette stratégie ralentie ma progression.

Ils se rapprochent.

Je n'ai de cesse de surveiller mes arrières, au point de ne pas réussir à éviter les branches, qui viennent me gifler le corps. Des myriades de bleus et d'écorchures apparaissent. Je grimace et fait de mon mieux pour rester concentrer sur mon objectif. Je dois atteindre l'endroit le plus sombre de la forêt. Là où même les plus braves guerriers ne s'aventurent jamais, de peur de ne jamais en revenir.

L'on dit qu'il est habité par les plus féroces créatures, des esprits vengeurs et des Wendigos, bêtes assoiffées de sang et de chair humaine. Mais je sais aussi que c'est le seul endroit où je serais en sécurité, car plus que des esprits vengeurs, les esprits des grands Dieux y ont ouvert une brèche jusque vers leur monde pour que je puisse les y rejoindre.

Je ressers mon poing autour de mon tomawak. Je dois être prête s'ils me rattrapent avant que je n'ai pu atteindre la frontière. Mon carquois et mon arc battent la mesure, de même que mon dos qui s'engourdit de plus en plus. Mon souffle devient erratique et la fatigue gagne mes muscles bandés par l'effort. Je sursaute et pousse un cri, lorsqu'une balle s'encoche dans le tronc d'un arbre à quelques centimètres de mon visage. Un éclat de bois m'entaille la joue. Ma peau me brûle et je grogne.

Ils se rapprochent.

Dans la précipitation, je bute plusieurs fois sur des racines, jusqu'à celle de trop, qui me projette en avant. Je tombe, puis glisse le long d'une pente. La chute est rude, en plus d'être interminable. Elle ne prend fin que lorsqu'une ultime souche croise mon chemin. Je prends le tronc en pleine poitrine et avec tant de force que j'entends les os craquer. Le choc me coupe la respiration, m'empêchant de crier ma douleur.

Ma tête tourne et j'ai du mal à me remettre sur mes pieds. Je chancelle sur quelques pas, ramasse ce qui reste de mes flèches, autant dire pas beaucoup, et me remets à courir. Mes poursuivants ne s'en laisse pas conter et s'élancent.

Ils se rapprochent.

La forêt s'assombrit de plus en plus et les cris des miens ne sont plus que de vagues échos dans la nuit. Incertaine quant à l'endroit où je me trouve, je prends le partit de m'enfoncer dans l'amas de ronces et de buissons qui me fait face, faisant confiance à mon instinct. Je fais de mon mieux pour allonger la distance qui me sépare de deux guerriers, mais le souffle me manque et ma cheville gauche me lance. J'ai dû me la fouler dans ma chute et plus je la sollicite, plus elle me fait souffrir. Dans cet état, je ne pourrais jamais prendre le dessus sur eux.

Ils se rapprochent.

L'affrontement est inévitable. Essoufflée, je m'adosse à un arbre et pose mon arc et mes flèches par terre, pour qu'ils n'entravent pas mes mouvements.

Ils se rapprochent.

Je prends une grande inspiration, faisant abstraction des côtes qui se sont cassées plutôt et qui me transpercent à moitié les poumons. Je plante au mieux mes appuies. Dans une main, mon tomawak, dans l'autre mon couteau. Je prie une dernière fois, pourvu que les Dieux soient encore avec moi.

Ils se rapprochent.

Ils sont là et ils ricanent. Ils n'ont plus de munitions, mais ils sont confiants. Ils savent que je ne pourrais pas prendre l'avantage.

Sans attendre plus longtemps, je lance mon tomawak, qui va se ficher sans cérémonie dans le crâne du premier, qui se fend comme une courge. Je rirais presque si son compère ne s'élançait pas vers moi comme un possédé, prêt à m'étrangler.

En un instant, il me domine par son poids et par sa taille. Il me gifle à toute volée et je m'effondre à terre.

Sonnée et apeurée, je le vois qui s'assoit sur ma poitrine, ravivant la douleur de mes côtes. Il avance des mains grandes comme des battoirs, et serre mon cou. Je me débats et hurle autant qu'il m'est possible. Sans succès. L'air quitte mes poumons pour ne plus y revenir.

Je tente par tous les moyens de lui faire lâcher prise. Je le griffe, le frappe, alors que j'ouvre la bouche à la recherche d'une bouffée d'air. Il n'a de cesse de m'enserrer la gorge et de m'insulter. Mes forces finissent par m'abandonner et je me sens partir. Des points noirs danses devant mes yeux. Mes pieds prennent un angle étrange.

Oh Dieux ! Ayez pitié !

A peine ai-je le temps de formuler ma pensée, qu'une lumière dorée apparaît en halo derrière mon meurtrier. Elle est si douce et chaleureuse, que je m'y accroche. Pourvue que je ne voies qu'elle et pas le monstre qui me tue, surtout si c'est la dernière chose que je contemple avant de mourir.

Un horrible gargouillis si fait entendre. La pression sur ma poitrine se relâche. J'avale de grande goulée d'air qui me mettent à la torture.

La lumière se fait plus brillante et j'écarquille les yeux en sentant un liquide chaud et poisseux couler sur mon visage. Quelqu'un a transpercé le corps de l'Iroquois et l'hôte de sur moi. Son corps sans vie s'écroule à mes côtés, mais je n'y prête que peu d'attention.

Une silhouette se dessine dans la lumière. Celle d'un homme beau et grand, qui porte sur le haut de son crâne de magnifique bois. Il me sourit er se penche vers moi. Il appose ses mains sur ma gorge avec beaucoup de précaution. A son contact, la douleur disparaît et je peux à nouveau respirer normalement.

Je reprends mon souffle, avide et contemple tout l'amour qu'il y a dans les yeux noirs de mon sauveur. Ils sont si profonds que je m'y perds jusqu'à voir les confins de l'Univers. Tout n'est que nébuleuse, galaxie et mer étoilée. Je ne retiens pas mes larmes tant l'émotion me submerge. En signe de déférence, je lui prends les mains pour les baiser. Il me prend dans ses bras et je m'accroche à lui, tandis qu'il m'emmène dans son royaume.

Ce n'est pas un homme qui m'a sauvé, c'est un Dieu.

Mon Dieu.

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Le lendemain matin, une douce mélodie me tire du sommeil. J'ouvre les yeux sur un monde de lumière et de verdure. La mousse sur laquelle je repose est plus confortable que tous les matelas du monde, tout en étant fraîche et revitalisante. Je me sens aussi légère qu'une plume. Je n'ai plus ni douleur ni blessure. Je me sens aimé et protégé. J'en serai heureuse au-delà des mots, si je n'avais dû laisser les miens pour cela. Je laisse échapper un sanglot et la mélodie s'arrête.

Le Dieu Cerf pose sa flûte et approche lentement de moi. Tendrement, il me caresse les cheveux et le visage.

« Ne laisse pas ton cœur se troubler, Petit Lune, murmure-t-il comme une prière. »

Mon cœur rate un battement. Sous ses paroles se cachent une injonction.

« Tu dois me trouver bien cruel de parler ainsi. Mais tu pourras les pleurer. Plus tard. Ta Destinée t'attend et pour la mener à bien, tu vas avoir besoin de toutes tes forces. »

Je ravale mes pleurs et il me sourit.

« Tu es courageuse, Petite Lune. »

Il essuie mes joues jusqu'à ce que toute trace de larme ait entièrement disparue.

« Pardonne-moi, mais le temps nous manque. Le soleil va bientôt se coucher et tu dois te préparer.

-A quoi Seigneur ?

-A devenir une Déesse et à en élever une autre. »

Je me redresse si vite que la tête me tourne. J'ai peur de comprendre.

« N'aie aucune crainte. Toi seule peu mener cette mission à bien.

-Mais je ne suis rien d'autre qu'une enfant, je…

-Tu fais partie de l'Univers et comme tout un chacun, tu as ton rôle à jouer. Ce soir, je te ferais Déesse Louve. L'être qu'Ashitaka serait devenu s'il avait pu. Mais finalement, le temps fait bien les choses. Ce soir, tu quitteras ton enfance. Nokomis ne sera plus. Tu seras Mère. »

Je rougis, comprenant enfin. L'Unité va renaître à travers moi. Je suis le chaînon manquant. Je vais porter en mon sein une déité, après en être devenue une. L'esprit de Molo, la Mère louve, Ma Déesse, va se fondre dans le mien, jusqu'à ce que nous en fassions plus qu'un.

Il prend mon visage en coupe et baise mon front.

« La forêt d'Eden deviendra ton royaume. Mais prends garde, car son intégrité est menacée. Peut-être devras-tu la quitter. Rassure-toi, tu ne seras pas seule. Ce soir, nous ne serons pas les seuls à renaître.

-Mais, comment saurais-je ? Et si…

-Nous te faisons confiance Petite Lune. Sache que tu ne nous décevras jamais. »

Il me relâche et m'enjoint à me préparer. Il s'éloigne pour faire de même et je me retrouve seule.

Désireuse de reprendre pied, je contemple mon nouvel environnement. Je suis sur la berge d'un lac aussi rond que la lune lorsqu'elle est plaine. L'eau y est pure et fraîche. Autour, d'immenses arbres centenaires d'où m'observent des esprits sylvains, des fées lucioles et un millier d'oiseau dont je ne connais pas les noms. Je leur souris, complice.

Les fées volent vers moi, d'abord timidement, puis en nuée enthousiaste. De ce moment, jusqu'à ce que la Lune soit ronde et argentée soit à son zénith, elles prennent soin de moi. Elles me nourrissent de fruits, de miel et de jeunes pousses avant de me conduisent à une petite crique, cachée derrière un rideau de lierre et de chèvrefeuille, nourrit par un ruisseau menant au Lac. Elles m'y lavent, me peignent et me parfument, comme on le ferait avec une mariée. Ce que je suis à n'en point douter.

Pourtant celui-ci m'assaille. Je ne me sens pas digne de cet honneur malgré ce que le Dieu Cerf m'a dit. Je suis peut-être d'ascendance divine, mais je reste moi. Ma mère m'a appris beaucoup de chose, sur le monde, les plantes, l'esprit humain et ses tourments. Mais je suis loin d'en savoir autant qu'elle. Et j'ai peur. Terriblement peur. De me tromper, de mettre des vies en danger, et d'avoir leur mort sur la conscience. Comme j'ai celle de mon peuple. Tout cela arrive trop tôt pour moi. Je le sens. Je le sais. Je…

Un hennissement me sort de mes sombres pensées. Une licorne à la robe de nacre et à la corne d'argent, s'avance vers moi. Sur son dos, une tunique fait d'un tissu si fin qu'on le croirait fait d'ailes de papillon. Les Fées s'en emparent avidement et m'en parent. L'étoffe coule sur moi avec la légèreté d'une plume. Elle épouse la moindre de mes courbes de jeune fille.

L'équidé se rapproche de moi en renâclant un peu. Elle pousse sa tête contre mon bras et je me rends compte que je tremble. Je flatte son museau et elle se frotte contre moi. Aussitôt je sens sa magie m'insuffler force et clairvoyance. Après quelques caresses je retrouve un semblant de calme, et analyse plus sereinement ma situation.

Ce soir, je serais femme. Beaucoup sont déjà mère à mon âge. Je ne dois pas m'effrayer de faire ce que tant d'autre avant moi on fait et feront après moi. Il est temps d'entrer dans le monde des adultes et de faire taire le doute.

Les petites créatures de la forêt me guident jusqu'à mon époux d'un soir. Je le vois au centre du Lac, nimbé d'or, sa nudité à moitié cachée par l'eau cristalline. Il irradie comme le Soleil. Sa peau est hâlée et musculeuse, son sourire et tendre. Il tend une main dans ma direction, invitation silencieuse.

Comme dans un rêve, j'entre dans l'eau et parcours, confiante, la distance qui nous sépare. Fébrile, je pose ma main sur la sienne. C'est alors que je me rends compte que s'il est solaire, je suis lunaire. Ma peau de cuivre et teinté de nacre et semble aussi mouvante que l'Océan. Je ne suis pas sûr d'être totalement moi-même, tandis que je me glisse contre lui, débordante d'amour.

Il me sert dans ses bras et ses mains me brulent délicieusement le dos, tant elles sont chaudes.

Je frissonne en le sentant parcourir lentement mes reins, puis mes hanches. Je lève timidement la tête vers lui. J'ai envie de l'embrasser. Ou plutôt la Lune veut se fondre dans le Soleil à l'image des éclipses.

Je glisse ma main contre son torse, son cou, sa nuque et tend mes lèvres vers lui pour lui ravir les siennes. Je lui vole un baiser et il me répond avec tant d'ardeur, qu'aussitôt, mon corps s'embrase. L'euphorie me gagne et j'ai l'impression de perdre contact avec la terre. Je ne suis plus que sensations et volupté.

Ses caresses deviennent de plus en plus appuyées, de plus en plus hardies et je me perds dans son étreinte. Mon sang court dans mes veines à une telle vitesse, que la tête me tourne. Je pousse un cri lorsque je sens ses doigts danser sur ma fente.

Surprise par le plaisir qu'il me procure, je lâche ses lèvres et bascule la tête en arrière. Il en profite pour se pencher sur ma gorge et la dévore de baisers gourmands, tout en poursuivant ses attentions.

Bientôt je ne suis qu'une poupée entre ses bras. Je gémis, je demande grâce, tant le plaisir me rend folle, mais il ne consent à me laisser que lorsque la jouissance me prend. Je tremble encore lorsqu'il me soulève pour venir me jucher lentement, amoureusement, sur sa virilité dressée.

Hors de moi-même, je ne ressens rien d'autre qu'une infinie félicité. Instinctivement, je m'enroule autour de lui comme une liane, alors qu'il entame l'antique danse des amants.

A chaque mouvement, la Magie de l'Univers se déverse en moi. Sa vie coule jusque dans mon âme et s'échappe de lui, irrémédiablement. Je deviens la Lune et le Soleil, tandis que lui s'éteint, perd de sa densité, sans pour autant arrêter ses mouvements. Avec autant de désespoir que d'amour, il me béline sans faillir.

Lorsque j'en viens à irradier comme une comète, il meurt en moi et devient le néant.

Seule, terrassée par le plaisir et la magie, je dérive tout le reste de la nuit. Je suis connectée à tout l'Univers, à toute la vie, à toute le mort, à la joie comme à la tristesse. Je ressens tous les êtres même les plus infimes, les plus insignifiants aux yeux des autres, et vois leur utilité. Je vois mon être se métamorphoser jusque dans ses moindres recoins.

Un peu avant l'aube, alors que je touche presque la berge, je sens comme une bulle qui éclate à l'intérieur de mon ventre, puis les cellules se multiplier. Le miracle s'est produit. Je suis déesse et une autre grandie en moi.

Dans un état second, mon corps touche enfin la Terre. Comme s'il attendait ce moment, il évolue une dernière fois et prends sa forme céleste, celle de Molo. Nokomis est bien morte cette fameuse nuit dans l'ombre de la forêt. Et c'est Magena qui prend sa place. Je suis la Mère Originelle. La Mère Louve.

Cinq boules de magies sortent de mon ventre, vestige d'un peuple anéantit. Elles se posent tout contre moi, là où ma fourrure immaculée est douce et chaleureuse. Là où il y a du lait pour les nourrir. Les lumières disparaissent et Cinq louveteaux se pressent. Quatre sont déjà grands, presque sevrés. Quant au cinquième, il est minuscule, couvert d'un duvet roux. Ses yeux sont fermés et il jappe tristement. Guidée par mes instincts, je le rapproche de moi, le lèche consciencieusement avant de le poser derechef sur mon sein le plus fertile. Il en a plus besoin que les autres. Je le surprotège peut-être, mais je me sens responsable de son état si fragile. Si le Dieu Cerf n'était pas venu me chercher, il aurait surement été au même stade de croissance que ses compagnons.

Ils se couchent les uns à côtés des autres, tout contre moi et leur benjamin. En eux je reconnais les loups originaux. Ou en tout cas, leur réincarnation. Si les Dieux ont choisi de me donner un nouveau nom, je ferais de même pour eux.

Le premier, le plus grand, celui qui sera l'alpha et qui est aussi blanc que moi, s'appellera Tiyée, « le chef ».

Le deuxième, fort et puissant, gris à l'air renfrogné, sauf auprès du louveteau roux, qu'il couve encore plus que moi, sera Akecheta, « le combattant ».

La troisième, aussi sombre et aussi douce qu'une nuit d'été, portera son nom, Kishi.

Le quatrième, tout blond, espiègle et joueur, sera Elan, « l'amical ».

Quant à mon tout petit, un oisillon sans duvet qui sait déjà se faire entendre, Kiyiya, « le hurlement du loup ».

Ensemble nous formerons un groupe, une meute, une famille.

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NDA

Hello les gens

Voici la version retravaillée de Sang Noir, ou version 2.0. Ca fait un moment que je l'écris et y a deux trois choses que je voulais revoir dessus, en particulier les passages sur Accolon, qui a beaucoup évolué depuis...ben longtemps du coup^^. J'ai voulu nuancer mon propos donc, voilà!^^

Alors a bientôt pour la suite^^

Angel

Le28/02/2023