Sang Noir version 2.0
( et oui j'ai bien mis 2.0, ceci n'est pas la première version^^)
NDA : NE PAS PASSER A COTE DE CECI ! JE FAIS PART DE CHOSES IMPORTANTES ! MERCI
Cette fiction a le RATING LE PLUS ELEVE présent sur ce site, autant vous dire qu'on est pas la pour enfiler des perles !
MENTION D'AGRESSION SUR ADULTE, SUR MINEUR, VIOL, MELANCOLIE CHRONIQUE, TORTURES, MEURTRES... !
En outre, vous entrez dans une UNIVERS ALTERNATIF ! Les Personnages ne sont PAS CANON ! Il y a beaucoup de OC !
Oui je sais, on est plus proche de l'œuvre originale que de la FanFiction mais faute d'un endroit plus approprié, je vous livre mon humble travail, puisque pour moi, même si cette histoire regroupe beaucoup de thèmes différents, de supports différents, et que la mythologie de mon univers est variée et complexe, c'est Ici qu'est sa place.
Malgrè le Rating et cette note, je mettrais tout de même à chaque début de chapitre, une mention supplémentaire pour la présence de scène trop choquante, lorsqu'il y en aura.
Alors partez du principe que vous êtes prévenu.
Sur ce, je vous souhaite la bienvenue dans mon petit monde étrange...
Disclaimers: Les Personnages, l'univers D'Harry Potter et l'idée est de Phenix Noir. Je ne suis qu'une fan girl qui s'assume. Exception faite de Accolon, Alec, Ambrose, Lilith, Perséphone, Mordred, Nokomis/Magena, Chumani, Ashitaka, Mitsuki, Shizuka, Akecheta, Tiyée, Kishi, Elan, Kiyia, Maya, Stasia, Kara, Proserpine, Lysandre et Crystal.
Couple: Harry/ Draco (bien évidemment), les autres c'est une surprise^^
Rating: M ! ALORS ON FAIT ATTENTION ! LE RATING N'EST PAS LA POUR FAIRE JOLI !
Résumé :Harry est un jeune sorcier épris de liberté qui voit sa vie basculer le jour où un groupe de vampire venu d'Avalon attaque son village. Leur chef, Draconis, un Prince vampire, l'emmène avec lui contre la vie de sa famille. Il se retrouve enfermé dans des appartements luxueux, avec pour seul perspective d'avenir, devenir un Calice. Si le vampire est loin de lui vouloir du mal, il devra faire preuve de patience pour gagner la confiance de son protégé, et encore plus s'il veut gagner son cœur…
Chapitre 18 :
Les premières neige
L'aube était encore loin lorsqu'une ombre se faufila le long des corridors pour pénétrer dans la chambre du Prince Draconis. Sur la pointe de ses pieds nus, elle franchi l'espace qui la séparait de son lit et souleva légèrement la couverture pour se glisser insidieusement dessous.
Le Prince remua dans son sommeil tandis qu'elle se colla à lui. Il referma instinctivement ses bras autour du corps frêle et grimaça en sentant ses petits pieds froids sur sa peau.
« Luna ? Grommela-t-il dans un demi-sommeil. »
La jeune fille opina avant de se blottir d'avantage dans son étreinte fraternelle. Depuis qu'elle était toute petite, il n'était pas rare qu'elle finisse sa nuit ailleurs que dans son lit. Mais pas depuis qu'elle entretenait une relation plus intime avec Virginia. Ses rêves étaient moins agités et ses terreurs nocturnes avaient diminué. Il ouvrit un œil et avisa son visage de poupée.
« Tout va bien ? Demanda-t-il d'une voix rauque.
-Moi oui, répondit-elle en frottant son nez dans son cou. »
Il se mit à lui caresser doucement les cheveux, attendant qu'elle se décide à lui parler.
« Toi non. Tu travailles trop ! »
Son ton était si désapprobateur qu'il ne put retenir un gloussement amusé.
« Ne ris pas ! C'est très sérieux, bouda-t-elle.
-Pardon. »
Elle avait raison de toute façon, mais c'était si peu habituel de la voir si sérieuse, si sentencieuse qu'il devait se mordre les joues pour ne pas rire d'avantage.
Sa vie se rythmait à ses devoirs d'héritier de la cité des Rocheuses. Il était le futur souverain du dernier clan libre de vampire d'Avalon. Il avait sa place au Grand Conseil Royal, voyait différents ministres et diplomates dans la même journée, croulait parfois sous les documents à lire, les décrets à signer, les lettres de cachets à écrire, malgré l'aide précieuse de ses Lieutenants, Hermione et Blaise. Sans compter qu'il était en charge des gardes de la forteresse. Il devait faire en sorte que les protections soient toujours entretenues, les garnisons relevées, les soldats entraînés. De même pour son propre régiment, présentement en garnison. En tout cas, jusqu'à la fin de l'hiver, car dès le retour des beaux jours, il partait en campagne.
Il avait mainte et mainte chose à mettre en place avant son départ.
Bien sûr, l'hiver allait mettre un frein aux affaires courantes, les délégations d'ambassadeurs, ainsi que les caravanes marchandes resteraient en sécurité derrière les murs des différentes forteresses libres. Ce qui faisait beaucoup plus de monde à gérer durant cette période charnière.
L'organisation des vivres et des logements n'était pas de son ressort, mais celui de sa mère, ce qui n'empêchait pas qu'il devait faire vérifier les différents postes de contrôle à travers la cité toute entière, afin de prévenir les débordements.
Et puis il y avait Harry. Sa sécurité était sa tâche la plus importante, surtout s'il prenait en compte le fait que le Prince Calice occupait de plus en plus ses pensées. Il se refusait à lui faire la cours, même si parfois, certaines allusions lui échappaient et qu'il aimait prévenir ses envies. Pour qu'il se sente entouré, se répétait-il.
Il le désirait ardemment, jusqu'à en rêver la nuit, surtout depuis la dernière fois qu'ils s'étaient vus. Par les Dieux ! Pouvait-il imaginer plus bel éphèbe ? Il avait fui sans demander son reste, hanté par cette apparition à la fois virile et sensuelle. Malgré lui, son corps avait réagi et avec une telle force que cela lui avait presque fait peur. Il se trouvait faible, esclave de ses passions.
La dernière fois qu'il s'était laissé aller, il avait torturé, marqué et ravagé le corps d'Accolon, au point de devenir ce qu'il appelait son cher bourreau. Les appétits vampiriques, plus proche d'un instinct animal primaire, sans aucune considération ou presque pour la proie qui fondait de bonheur et de douleur sous les crocs d'un prédateur si adapté à ce genre d'exercice. Les vampires étaient des créatures qui conjuguaient le sexe et la chasse. Les deux s'étaient confondus durant des siècles, les rendant souvent obsessionnels et sadiques. Tel les chats qui jouaient avec leur nourriture avant de s'en repaître. Les vampires avaient évolué depuis et combattaient leur vie durant ces appétits. Bien sûr l'amour du vice n'était jamais loin, mais il ne dépassait que rarement certaines limites. Lui les avait balayé depuis longtemps avec le Dauphin, à croire qu'il les réveillait comme nul autre.
Une addiction dont il avait mis des années à se défaire. Lorsqu'il voyait le comportement d'Accolon, ses humeurs, ses rages, son isolement, il craignait de rejouer le même scénario et détruire Harry. S'il se laissait aller, c'était un risque à prendre et il ne voulait pas gâcher le peu de confiance qu'ils avaient enfin réussi à instaurer.
Qu'importe son désir de lui appartenir ne serait-ce qu'une nuit. Il prendrait sur lui et oublierait ses appétits, les laissant disparaître dans les tréfonds de son âmes.
« Et à quoi penses-tu petite sœur ?
-Emmène-moi patiner demain. »
Draco, attendrit, ne put lui refuser ce plaisir. Voilà plusieurs jours que le givre et la neige avaient envahi le Monde et la patinoire des jardins royaux était enfin prête.
Luna aimait tellement patiner. Elle disait qu'elle avait l'impression de voler. Et puis, il avait bien mérité un peu de détente.
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C'était une mauvaise idée ! Une-très-mauvaise-idée ! Pourquoi avait-il accepté de faire une chose pareille déjà ? Ah oui ! Les rendez-vous en terre inconnue chez divers courtisans avaient fini par le rendre malade d'écœurement et ce n'était pas qu'une image.
Tout ce petit monde n'avait de cesse de le nourrir de compliments, de sourires, de caresses et de mets plus raffinés les uns que les autres, comme s'il ne se sustentait pas sans leur intervention. Et ils se vexaient s'il osait emmètre le début d'un refus poli et contrit. Il se donnait l'impression d'être une oie qu'on gave pour en faire du foie gras. Mais peut-être était-ce l'idée après tout. Le dévorer jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien de lui ? Ça ne serait pas la première fois…
Il sentait son corps mollir et son esprit sur le point d'imploser. Il se savait assez cultivé, même s'il avait également conscience de ne pas être un maître en philosophie ou en littérature. Mais les conversations dont on l'abreuvait prenaient parfois de telle hauteur, qu'elles en perçaient le ciel, lorsqu'elles ne rasaient pas carrément le sol.
Il ne comptait plus le nombre de migraine que ce genre de discours avait entraîné. Et chacune le laissait plus épuisé qu'un entraînement intensif avec Charlie. Il finissait ses journées à cuire dans un bon bain chaud, à profiter du silence ou juste du chant d'Espérance, oubliant pendant un instant, que Patience ne tarderait pas à lui rappeler que le lendemain, il allait devoir recommencer.
Cette routine inhumaine était en passe de le rendre fou ! Il avait besoin d'une pause !
C'est alors que Charlie avait eu une idée. Sa sœur, Virginia, que le Calice n'avait pas encore rencontré, lui proposait de venir faire du patin avec elle, le lendemain. Le rouquin avait vu là l'opportunité de changer d'air et de se dépenser sainement. Il avait donc tout naturellement proposé à son protégé de le suivre.
Le brun, désespéré de pouvoir se soustraire à ses nouvelles obligations, avait dit « oui », sans vraiment y réfléchir à deux fois. Erreur monumentale !
A présent, il se trouvait devant le Lac gelé des jardins, il avait rencontré Virginia, accompagnée par la Princesse Luna, puisqu'elle était sa suivante, quoique surement d'avantage à en juger par leur comportement respectif et de Draco…
En voyant le vampire, il se mit à rougir en se souvenant avec trop de clarté ce qu'il avait fait après leur dernière entrevue. Le blond quant à lui s'étonna de le trouver là et détourna un instant le regard, soudain affreusement gêné. Harry eut à peine le temps de penser à ce que cela pouvait signifier, que sa petite sœur lui sautait au cou pour l'embrasser.
D'abord interdit, il ne sut comment réagir. Il finit par lui rendre gauchement son étreinte, avant qu'elle ne le hume comme un petit animal et le relâche, les yeux étrangement flous.
Son frère avait raison. Il lui avait dit qu'elle semblait venir d'ailleurs et c'était vrai. Elle était frêle et éthérée. Dans ses yeux dansait d'étrange lumière qu'il n'arrivait pas à définir.
« Votre magie est si belle et vous sentez si bon ! » S'extasia-t-elle, avant que Draco ne la prenne doucement par les épaules.
Subjugué, il n'avait pas remarqué qu'elle tremblait comme une feuille.
« Bella Luna, la cajola-t-il. Tu restes avec nous, d'accord? »
Elle hocha lentement la tête et se laissa guider sur un banc, un peu à l'écart.
Il lui avait aussi laissé entendre que sa constitution était fragile et qu'elle ne pourrait jamais régner, même si elle le voulait. En la voyant, aussi délicate que du cristal, il comprenait à quel point c'était vrai. Si toutes les créatures magiques étaient sensibles aux variations de l'énergie, chez ce petit bout de femme, le phénomène était amplifié au point que sa nature de vampire ne le supportait qu'à peine. Bien involontairement, sa magie de Prince Calice avait engendré une sorte de crise chez la princesse qui reprenait difficilement pied avec la réalité.
Il plongea donc en lui-même pour épaissir ses barrières mentales au maximum de ses capacités. Une fois fait, Luna redevint vite elle-même. Draco eut pour lui un regard gorgé de gratitude qui le remplit d'allégresse.
Les laissant seuls un instant, il suivit Charlie et Neville et appréhenda avec une grimace, la paire de patin qu'on lui mit dans les mains. Il se détourna pour observer les patineurs déjà présents sur le Lac et qui semblaient voler plus que glisser à sa surface, emmitouflés dans leur manteau de velours aux revers de fourrure.
Lui-même arborait un costume vert, presque noir, chamarré, avec un col mao montant, doublé d'une fourrure de lapin douce et soyeuse, ainsi qu'une toque et une paire de gant en daim noir.
Il soupira. A les voir, on eut dit que la tâche était aisée, mais il en doutait vu l'épaisseur de la lame sous sa chaussure. Avec aussi peu de conviction qu'on peut en avoir, Harry imita ses compagnons et laça les bottines du diable avec application. Neville sauta presque sur ses pieds avant de s'élancer, Charlie à sa suite. Plus loin, Luna, Virginia et Draco s'en donnaient à cœur joie. Peu rassuré, le brun se redressa tant bien que mal, les jambes dans une position plus qu'étrange, genoux collés l'un à l'autre, chevilles écartées pour tenter de se traîner dans un équilibre précaire jusqu'à la rambarde, installée à cet effet.
Après un petit tour, les deux compères revinrent vers lui avec un sourire encourageant.
« V-Viens Ha-Harry ! T-tu vas v-voir, t-tu vas ad-doré !
-J'aimerais en être aussi sûr que toi…
-Mais si ! Allez ! L'enjoignit son sois disant garde du corps.
-Je vais me casser une jambe !
-Tout va bien aller Harry. »
Le Calice renifla, mais posa un pied hésitant sur la glace, tout en restant accroché à sa rambarde comme à une bouée de sauvetage.
« I-il faut la-lâcher la ramp-pe Harry.
-Elle est très bien cette rampe ! S'entêta-t-il.
-Donne-moi la main, je vais te guider. »
Pas très sûr de ses appuis, le brun obéît tout de même.
Avec patience, ses compagnons lui expliquèrent comment se positionner. Les genoux légèrement pliés, souple, les épaules dans l'alignement des hanches, les bras suivent le mouvement des jambes. Non ! On ne retient pas son corps en basculant ses reins en arrière au risque de…
Voilà, il était tombé et il avait entraîné Neville dans sa chute.
Qu'à cela ne tienne ! Allez debout ! On avance à petit pas, en rythme, les jambes bien parallèles, on garde l'équili…
Ce manège dura un moment, puis Neville préféra patiner un peu plus loin, voyant que l'exercice devenait dangereux pour sa santé, puisqu'il suivait immanquablement Harry lorsqu'il tombait.
Il accepta de faire une course avec le Prince, tandis que Charlie restait avec le brun.
« Tu pourrais profiter de ta sœur et t'amuser si je n'étais pas si empoté ! Grommela-t-il après une énième chute. »
Il avait tant de bleu qu'il ne pourrait pas tous les compter, sauf s'il finissait par se fracasser la colonne vertébrale à force de tomber si brutalement sur son coccyx, occasionnant par la même des douleurs si aigues qu'elles lui montaient jusqu'en haut du crâne.
« Mais je m'amuse follement, répliqua le rouquin avec un sourire goguenard. »
Harry lui laça un regard noir, ce qui fit le fit rire autant que trembler. Si ses yeux pouvaient tuer à volonté, il serait mort sur le coup !
« Ne le prends pas mal. Je te taquine. Et puis tu as tenu plus longtemps cette fois-ci. »
Le brun eut une moue adorable en se relevant. Il n'allait pas s'avouer vaincu pour si peu ! Il inspira un grand coup et poursuivit ses efforts. Au bout d'un moment, la machine se mit en marche et il lâcha la main de Charlie. Il prit un peu d'élan et patina seul sur quelques mètres.
Tout fier de lui, il leva les bras au ciel en signe de victoire. Son enthousiasme était tel qu'il manqua perdre l'équilibre. Son garde du corps sourit devant ses élans parfois si enfantin, mais qui ne lui retirait aucun charme, au contraire. Tout à sa joie, Harry ne prit pas garde à Accolon qui glissa, souple et majestueux, vers lui, dans un riche costume de velours prune et argent, doublé de vison.
« J'éviterais ce genre de gesticulations, si j'étais vous, très cher, ricana-t-il. Vous ressemblez bien trop à un petit singe savant qui fait l'homme pour cela...
-Et vous en savez quelque chose n'est-ce pas ? Puisque vous en êtes un vous-même, répliqua vertement Harry. »
Sa réplique aurait eu plus de succès, si elle ne s'était finit sur une chute grotesque dans laquelle, une fois n'est pas coutume, il entraîna quelqu'un. Il aurait préféré que ce soit Accolon, histoire de lui faire les pieds, mais ce fut Charlie qui venait à sa rencontre, avisant le danger potentiel que représentait le Dauphin.
Ce dernier rit devant ce joyeux spectacle.
« J'ai dépassé ce stade depuis bien longtemps, très cher. Gardez votre verbe pour quand vous serez à mon niveau. »
Sans qu'il sache vraiment d'où lui venait ce soudain élan de générosité, il tandis la main à Harry pour l'aider à se redresser. Ce dernier fixa la main gantée pendant de longues secondes, pas très sûr de devoir la saisir.
Draco, qui n'avait rien raté de la scène, arriva sur ses entre faits, accompagné de Neville. Voyant son ancien amant se pencher vers son rival avec un sourire tendre qu'il n'avait jamais eu pour lui, Accolon vit rouge. Ainsi il avait raison de penser que son cher bourreau voulait se jeter sur la proie de choix qui ne rêvait que de s'offrir à lui. Il aurait fallut être aveugle pour ne pas s'en rendre compte.
La jalousie lui dévora les entrailles, accompagnée par quelque chose de nouveau : la peur, non pour lui même, mais pour Harry. Cette idée lui fit plus de mal que tout le reste. A non ! Il n'allait pas faire comme tous les autres et encensé la petite Merveille ! Ca serait bien trop facile !
Il se présenta devant le blond qui profitait de l'occasion, tenant une excuse en or pour tenir le Calice dans ses bras, ne serait-ce qu'une seconde, raide et fielleux.
« Votre Altesse, salua-t-il avec hauteur.
-Accolon. »
Le ton employé était si dur et si froid, qu'à lui seul il aurait fait geler le Lac, si ça n'était pas déjà fait.
Accolon garda tout de même contenance et poursuivit.
« Et moi qui croyais que ce genre de divertissement était incompatible avec tes devoirs d'héritier. C'est incroyable comme les gens peuvent se montrer changeants.
-Tout le monde ne peut pas être aussi immuable que toi.
-Oh ! Mais je suis loin d'être le seul, n'est ce pas ?... »
Sur ce, il prit congé.
En le regardant s'éloigner, le vampire serra les mâchoires à s'en éclater les dents. Accolon savait toujours comment le mettre en colère. Ses yeux de glace se teintèrent de rouge. Comme il avait envie de dévoré sa chaire, se saouler de son sang et de se repaître des ses cris, jusqu'à ce qu'il demande grâce et reconnaisse qui était le maître !... Ou le bourreau...
Sa prise sur Harry devint étau, au point de faire grimacer le jeune homme, qui apaisant, lui caressa gentiment l'avant-bras pour lui faire reprendre pied. Le blond papillonna des yeux et le relâcha en s'excusant du triste spectacle qu'il était sûre de donner.
Harry secoua la tête. Il n'était pas sûr de comprendre ce qu'il venait de se passer, ni d'avoir envie de le savoir.
Un vent froid s'insinua soudain entre les membres de leur groupe et de gros flocons de neige se mirent à tomber. La visibilité était à ce point compromise, que le Calice proposa qu'ils continuent leur après-midi de détente au coin d'un bon feu. Heureuse de l'invitation, Luna supplia son frère d'accepter, ce qu'il fit de bonne grâce. Tout pourvut qu'il n'est plus à penser à ce qu'il brûlait de faire subir à son ancien amant. Encore...
C'est ainsi qu'ils passèrent le reste de la journée à se prélasser devant la cheminée, à boire des chocolats chauds, tout en jouant gaiement à la Belote, au tarot, ou au pouilleux. Au dehors, la neige n'en finissait plus de tomber, recouvrant le monde d'un épais tapis de coton blanc.
Lorsqu'épuisée, Luna s'endormit la tête posée sur les genoux de Virginia, Draco décida que le moment était venu de prendre congé. Il prit sa sœur dans ses bras et quitta, avec une pointe de regret, le nid douillet qu'était les appartements du Calice, Charlie dans son sillage. Il aurait pu rester là pour toujours, tant il s'était sentit apaisé.
Alors que l'agitation retombait, Harry se rendit compte à quel point son corps était raide et le faisait souffrir. Neville lui fit couler un bon bain chaud, préparant en même temps de quoi masser ses muscles douloureux. Parce qu'il s'était fait à l'idée qu'on s'occupe de lui à la manière toute orientale, il accepta aussitôt.
Tandis que ses pensées vagabondaient, il demanda à son ami ce qu'il y avait entre Accolon et le Prince, car il avait été intrigué par leur échange et l'allusion de son Dauphin.
Oh Dieux ! Il devenait une commère !
« Acc-colon et le Prince avaient une re-relation compliquée et a-assez malsaine. De ce qu-que j'en ai vu en t-tout cas. Mais si tu v-veux mon avis, Acc-colon a un sacré caractère. Il est po-possessif à l'excès et ses crises de nerfs sont mé-mémorables ! S'il a été éc-éconduit, il l'a bien che-cherché !... Il est devenu bien pi-pire après ! Ré-réduisant sa vie sociale à p-peau de chagrin... Elle était dé-déjà pas bien flo-florissante !... Les gens ne l'acceptait que par son st-statut et sa relation avec le P-prince.
-Ils s'aimaient tu crois ? Demanda Harry soudain prit d'empathie pour ce jeune homme aigrit par ce qu'il estimait être de la peine et la peur de l'abandon.
-Pour le P-prince Draconis, je ne me p-permettrais pas de ju-juger, même s-si il était tr-très pa-passionné dans l'int-timité. Mais Accolon n'aime p-personne. Il r-rend les autres resp-ponsables de sa déchéance. Su-surtout toi.
-Je veux bien croire que perdre toute la reconnaissance que l'on croyait acquise puisse être un difficile, mais pourquoi je serais concerné ?
-Je t-te l'ai dit, il est d'une ja-jalousie maladive. Et la re-relation que vous avez avec le P-prince, le rend aussi v-vert qu'on peu l'être... Minauda-t-il. »
Harry eut la décence de rougir, mais ne se laissa pas démonter pour autant. Pour corriger son « impertinence », il saisit son bras et le tira à lui violemment. Dans un cri fort peu viril, le blond plongea la tête la première dans le bassin qu'il venait de finir de remplir, sous le rire tonitruant du brun.
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En apprenant qu'ils avaient fait du patin à glace sans les prévenir, les Maréchaux, ou tout du moins Proserpine, exigèrent de leur faire faire le tour de la ville, lors du marché de Yule. Harry accepta tout en suggérant à Neville de profiter de l'occasion. Avec toutes les attentions que Severus avait pour lui, peut-être était-il tant d'avoir un vrai tête à tête ? Ils pourraient se promener dans les jardins botaniques, ou faire une balade en traîneau ? Ils auraient toute la journée pour eux…
Neville se mit à rougir devant l'allusion à peine voilée et se drapa dans ce qui lui restait de dignité, autant dire pas grand-chose, en filant dans sa chambre. Il avait une lettre à écrire.
Le lendemain, Harry et Charlie s'habillèrent chaudement dans des vêtements similaires à ceux qu'ils portaient le jour de leur précédente sortie, à ceci près que le rouquin était armé.
Ils retrouvèrent les Maréchaux devant les écuries.
Lysandre portait un costume identique au leur, mais bleu indigo. Quant à Proserpine, elle portait un long manteau de velours d'un rose givrée qui lui tombait en haut des chevilles, dévoilant une paire de bottines immaculée. La doublure, le revers et les manches étaient faits dans une fourrure toute aussi blanche. Elle avait tressé ses cheveux en couronne et portait une paire de cache-oreille aussi duveteuse et touffue que la queue d'un lapin, ainsi qu'un manchon.
Cristale portait un pantalon bouffant sous une robe plissée à manche longue, avec aux pieds des bottes fourrées. Elle avait drapé l'entièreté de son buste et de sa tête sous un épais châle de laine aux broderies d'or et d'argent.
Ils se saluèrent et prirent place dans une berline attelée de deux chevaux de traits. L'intérieur était capitonné et aussi douillet qu'un salon. Sous les assises, les domestiques avaient installé des pierres iridescentes pour garder l'habitacle au chaud. Puisqu'il n'y avait que quatre places, Charlie décida de s'installer aux côté du cocher.
A cette annonce, Proserpine eut une moue des plus adorables. Elle s'entichait chaque fois un peu plus du beau militaire, ce qui, au demeurant, était réciproque.
Harry ne s'en préoccupa pas plus, car déjà la portière claquait et la voiture s'ébranlait. Les yeux pleins d'étoiles, il contempla tout ce qui passait à sa portée. Lentement, ils quittèrent la forteresse troglodyte, taillé dans la plus grande montagne de la cité. Le territoire y était si immense qu'il n'était pas la seule montagne.
Pour l'heure, ils descendaient les remparts pour se rendre dans la ville qui grouillait en dessous. Les murs, d'un blanc éclatant, tranchaient avec les toitures en ardoise. Tout le long du chemin, nombres de lampadaires, avec en guise de flamme, des pierres qui emmagasinaient les rayons du soleil le jour, pour rediffuser, le soir venu, une lumière bleuté qui créait une ambiance fantomatique à la ville.
A chaque coin de rue, des fontaines, points d'eau jaillissante de marbre et de nacre, qui assurait une vie décente à tous les habitants. Un peu partout, on avait érigé des autels aux Déités, avec nombres de roses d'hiver, de branches de gui et même des sapins, tous décorés de cristaux miroitants et de breloques d'or et d'argent.
Leur cocher arrêta la berline tout prêt des Halles, là où se tenait le marché. On y trouvait nombre d'artisans venus de partout, pour vendre leurs marchandises dans la cité vampire. S'y rendre était comme déambuler dans la caverne d'Ali baba et embrasser en une seule fois ce qui se faisait de meilleur en Avalon.
Charlie descendit le premier et eut à peine le temps d'ouvrir la portière que Proserpine sauta au bas du marchepied. Il ne put la retenir que grâce à ses réflexes de soldat surentraîné. Sans attendre, elle tira Harry par le bras et l'entraîna dans la foule. Abasourdit par sa rapidité, Charlie resta une demie seconde interdit, avant de partir ventre à terre à leur poursuite, laissant Cristale et Lysandre en arrière, tout pourvut qu'il ne perde pas Harry des yeux !
Si le châtain rit de bon cœur devant ses bonds de cabris, la prêtresse soupira, faussement dépitée.
« Je savais que j'aurais dû lui mettre sa laisse avant de partir… »
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Au palais, bien loin de l'ambiance bonne enfant qui emplissait les cœurs en vue des festivités de cette fin d'année, Stasia se morfondait.
Accroupie dans le noir, elle se balançait d'avant en arrière. Elle se sentait au bord du précipice. Les désirs des autres, impétueux et violents, revenaient en force dans son esprit, lui faisant doucement perdre le peu de raison qu'elle avait acquis grâce au sang du Prince Calice.
Désespérée de se voir redevenir ce monstre toujours assoiffé, quoiqu'elle fasse, elle restait enfermée dans sa chambre des heures durant, en psalmodiant.
Au début, elle avait réussi à les faire taire, mais ils n'avaient de cesse de la harceler. Les crises étaient de plus en plus fréquentes et de plus en plus longues. Sa voix s'effritait de même. Bientôt, elle ne pourrait plus cacher son état et Kara la garderait sous haute surveillance, allant jusqu'à l'enfermer, et elle ne pouvait pas lui en tenir rigueur. A sa place, elle se serait enchaînée dans une geôle, comme un animal enragé.
Elle geint de douleur dans la pénombre. Sa tête était comme prise dans un étau de fer ! C'était insoutenable !
Il fallait que ça s'arrête !
Il fallait qu'elle fasse quelque chose !
Oui, elle devait aller trouver le Prince Calice et le supplier de lui donner un peu de son sang. Lui seul pouvait lui rendre sa lucidité, et faire taire les désirs des autres.
Lui seul pouvait la libérer ! Et s'il refusait…
S'il refusait, elle le viderait de son sang !
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NDA
Hello les gens
Voici la version retravaillée de Sang Noir, ou version 2.0. Ca fait un moment que je l'écris et y a deux trois choses que je voulais revoir dessus, en particulier les passages sur Accolon, qui a beaucoup évolué depuis...ben longtemps du coup^^. J'ai voulu nuancer mon propos donc, voilà!^^
Alors a bientôt pour la suite^^
Angel
Le28/02/2023
