Sang Noir version 2.0

( et oui j'ai bien mis 2.0, ceci n'est pas la première version^^)

NDA : NE PAS PASSER A COTE DE CECI ! JE FAIS PART DE CHOSES IMPORTANTES ! MERCI

Cette fiction a le RATING LE PLUS ELEVE présent sur ce site, autant vous dire qu'on est pas la pour enfiler des perles !

MENTION D'AGRESSION SUR ADULTE, SUR MINEUR, VIOL, MELANCOLIE CHRONIQUE, TORTURES, MEURTRES... !

En outre, vous entrez dans une UNIVERS ALTERNATIF ! Les Personnages ne sont PAS CANON ! Il y a beaucoup de OC !

Oui je sais, on est plus proche de l'œuvre originale que de la FanFiction mais faute d'un endroit plus approprié, je vous livre mon humble travail, puisque pour moi, même si cette histoire regroupe beaucoup de thèmes différents, de supports différents, et que la mythologie de mon univers est variée et complexe, c'est Ici qu'est sa place.

Malgrè le Rating et cette note, je mettrais tout de même à chaque début de chapitre, une mention supplémentaire pour la présence de scène trop choquante, lorsqu'il y en aura.

Alors partez du principe que vous êtes prévenu.

Sur ce, je vous souhaite la bienvenue dans mon petit monde étrange...

Disclaimers: Les Personnages, l'univers D'Harry Potter et l'idée est de Phenix Noir. Je ne suis qu'une fan girl qui s'assume. Exception faite de Accolon, Alec, Ambrose, Lilith, Perséphone, Mordred, Nokomis/Magena, Chumani, Ashitaka, Mitsuki, Shizuka, Akecheta, Tiyée, Kishi, Elan, Kiyia, Maya, Stasia, Kara, Proserpine, Lysandre et Crystal.

Couple: Harry/ Draco (bien évidemment), les autres c'est une surprise^^

Rating: M ! ALORS ON FAIT ATTENTION ! LE RATING N'EST PAS LA POUR FAIRE JOLI !

Résumé :Harry est un jeune sorcier épris de liberté qui voit sa vie basculer le jour où un groupe de vampire venu d'Avalon attaque son village. Leur chef, Draconis, un Prince vampire, l'emmène avec lui contre la vie de sa famille. Il se retrouve enfermé dans des appartements luxueux, avec pour seul perspective d'avenir, devenir un Calice. Si le vampire est loin de lui vouloir du mal, il devra faire preuve de patience pour gagner la confiance de son protégé, et encore plus s'il veut gagner son cœur…

Chapitre 19 :

Duels et instants givrés

Charlie était sur les genoux ! Pourtant avec son entraînement et son endurance, il aurait dût tenir la distance ? De toute évidence, il s'était fourvoyé. Il avait couru dans tous les sens et toute la journée, pour rester dans le sillage de Proserpine et d'Harry, sous l'œil goguenard des deux autres, qui n'avaient pas eu une once de pitié à son égard. Sous pression, en vigilance constante, il n'avait eu aucun moment de répit. A part peut-être lors du déjeuner, qu'ils avaient pris dans une des meilleures auberges de la ville. Mais si ses jambes avaient pu souffler, son esprit, lui, était resté en alerte tout du long.

Finalement, il se trouvait plus éreinté qu'après une mission d'espionnage. Mais où était la logique ?! Il trainait des pieds en raccompagnant Harry à ses appartements. Le brun, pour le coup, n'avait pas l'air fatigué, au contraire. Il était aussi gai qu'un pinson et faisait la conversation pour deux.

Charitable, Ernest, toujours en poste, leur ouvrit la porte et la referma pour eux. Le rouquin eut pour lui un pauvre sourire avant de s'engouffrer vaille que vaille dans la pièce à vivre, avant de venir s'écrouler sur le premier fauteuil venu.

Aveugle à l'état de son compagnon, Harry continua son badinage en cajolant Espérance et en saluant Patience, qui lui dit ravie que demain il n'avait aucune obligation. L'annonce lui étendit son sourire jusqu'aux oreilles. Il supportait difficilement ces mondanités. Tout guilleret, il se tourna vers Charlie dans l'espoir qu'il accepterait une séance d'entraînement pour le lendemain matin.

Mais son garde du corps ne lui répondit pas. A peine s'était-il assis, qu'il avait fermé les yeux, « juste pour une minute » avait-il pensé, et s'était endormit.

Amusé, Harry s'approcha doucement de lui pour le réveiller. Il serait bien mieux dans son lit. Et puisque demain était un jour sans, autant qu'il en profite pour se reposer.

« Mais je ne peux pas ! Et si Neville ne rentre pas ? Je dois…

-… Te reposer. Il ne va rien m'arriver. Je suis sous bonne garde. Et puis, cela me fera du bien un peu de solitude. Je n'en ai guère eut depuis que je suis ici. »

Epuisé, l'espion ne trouva rien à redire, mais se promit d'envoyer une missive au Prince Draconis avant d'aller se coucher. S'il obéissait au Calice, son supérieur devait être au courant, de même que de l'absence de Neville, car il était pratiquement sûr que le brun lui demanderait de prendre sa journée.

Inquiet de son état, Harry demanda à Dobby d'envoyer quelqu'un pour reconduire Charlie chez lui. L'hôtel particulier de sa famille n'était pas la porte d'à côté. Il se sentirait rassuré de le savoir accompagné. Contrairement à ce qu'il croyait, ce ne fut pas sa sœur ou un soldat qui s'en vint, mais Marie-Louise Weasley.

Elle faisait partie du comité des Fêtes de la cour et était venue discuter chiffon pour le bal en l'honneur de Yule qui aurait lieu sous peu. Ce petit brun de femme, un peu gironde, à la chevelure de feu, ressemblait bien à l'image qu'il s'était figurée lorsque son fils l'avait décrite. Elle était un roc et son ami ne pouvait être entre de meilleures mains.

Bien sûr, il aurait préféré la rencontrer dans des circonstances plus propices, mais ce n'était que partie remise. Elle se faisait une joie de mieux faire sa connaissance, car son benjamin de même que les Dames de la cour qui avaient pu le côtoyer, lui avait vanté ses mérites. Pour dire la vérité, ils auraient dû se rencontrer le jour de sa présentation, mais son mari et ses deux cadets avaient fait exploser la moitié de leur laboratoire… Heureusement, les dégâts n'avaient été que matériel, mais sa présence avait été indispensable au vu du capharnaüm qui régnait dans sa demeure à cet instant. Qu'à cela ne tienne, il n'avait qu'à venir les voir à la prochaine réunion du comité.

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Le lendemain matin, Harry se réveilla avec le chant d'Espérance qui avait passé la nuit sur une des poutres de son lit à baldaquin. Il s'étira comme un chat paresseux et soupira de contentement. Pour la première fois depuis qu'il était en Avalon, il se sentait bien, en phase avec le monde qui l'entourait. Il avait encore beaucoup à apprendre bien sûr ! Néanmoins, ses nouvelles activités et ses nouvelles connaissances lui apportaient une stabilité bienvenue. Ses devoirs étaient lourds mais il commençait doucement à s'y faire. On le laissait faire les choses à son rythme, ne lui imposant que ce qui était nécessaire et jamais de façon injuste ou arbitraire.

Il pensait toujours à Sirius, Remus et Hagrid, et espérait que tout allait bien pour eux, comme ils devaient en faire de même pour lui. D'ailleurs, ses recherches incessantes, presque obsédantes, sur la potion de marquage avaient pour but de lui permettre de les revoir. S'il trouvait le moyen d'enlever cette fichue marque, Remus pourrait revenir en Avalon et constater par lui-même que les vampires pouvaient être des gens bien, au même titre que n'importe qui. Ainsi, sa haine s'en trouverait apaisée. Tout redeviendrait comme avant, ou presque. Tout ce qui importait finalement, c'était qu'ils puissent être à nouveau ensemble.

Rasséréné par ses fantasmagories, il se leva et enfila rapidement une épaisse robe de chambre et une grosse paire de chaussettes. Espérance sur son épaule, il rejoignit le salon, après avoir ouvert fenêtres et volets.

Il appela Dobby, qui lui servit des tranches de pain d'épice toastées et beurrées, un verre de jus de fruit frais, une omelette au fromage et une grande tasse de café au lait, pour son petit déjeuner. A côté de son plateau, une miniature identique apparue à l'intention de Patience qui n'allait pas tarder à les rejoindre.

En effet quelques instants plus tard, alors qu'il nourrissait négligemment Espérance en sirotant son verre, un bruit de clochette se fit entendre. La petite fée sortit de la serre en voletant d'une manière aussi improbable que proportionnelle à son niveau d'éveil ou même de conscience. Ses ailes la dirigeaient d'instinct vers la tasse de café salvatrice. Tant qu'elle ne l'avait pas terminée, elle était la personnification de l'expression « ours mal léché ». Il valait mieux la laisser tranquille et ne surtout pas chercher à lui adresser la parole.

Harry fit donc comme si de rien n'était et se focalisa sur son assiette. Le reste de sa matinée se passa tranquillement.

Il lut quelques heures devant la cheminée ronflante, avant de décider d'aller se laver et s'habiller. Pour une fois, pas besoin de faire un quelconque effort vestimentaire. Il se contenta donc d'un pantalon d'équitation et d'un pull-over bordeaux assez lâche, qui lui dénudait à moitié une épaule selon ses mouvements.

L'ambiance était si calme et le ciel si dégagé après plusieurs jours de neige, qu'il en profita pour aller méditer dans la serre. Le visage délicieusement chauffé par le pâle soleil d'hiver, il s'assit en tailleur sur un coussin aussi moelleux que confortable et plongea en lui-même. Avec beaucoup d'application, il vérifia ses barrières une à une et les fortifia.

Lorsqu'il sortit enfin de sa transe, l'heure du déjeuner était déjà passée, mais cela lui importait peu. Il n'avait pas vraiment faim et vu tout ce qu'il avait ingurgité ces deniers temps, il pouvait bien se permettre un petit jeûne.

C'est sur ces entre-faits, que le Prince Draconis se présenta à sa porte.

« Vous être venus voir si je m'ennuyais de vous ? Demanda-t-il sans vraiment réfléchir. »

Le blond en fut aussi surpris que lui et s'embrouilla dans ses explications, autant que lui dans ses excuses. Puis, lorsque le ridicule de la situation leur apparut, ils éclatèrent de rire.

« Je vais vous laisser. Ma visite était déplacée.

-Non ! »

Ce cri du cœur stoppa net le vampire. Il le fixa, les yeux ronds, abasourdit, n'osant presque plus respirer, de peur d'entendre la suite.

Sa voix avait fusée avec tant de spontanéité et avec une telle urgence, qu'il avait encore du mal à réaliser ce qu'il venait de dire. Mais l'espace d'un instant, il avait eu si peur que le vampire s'en aille qu'il n'avait pu se contenir. A présent, son silence était assourdissant.

Il devait trouver quelque chose à dire, n'importe quoi, pourvut qu'il le garde un peu à ses côtés. Même si c'était fugace ou même éphémère.

« Vous me devez un combat. »

Cette simple évocation les ramena plusieurs mois en arrière. La nuit de leur rencontre. Comment se serait-elle passée si les circonstances avaient été différentes ? Si leur joute avait été sur un terrain neutre, sans drame, ni menace ? Répondre à cette question était tentant. Trop tentant…

Draco s'apprêtait à refuser. La faim, lui brûlait doucement la gorge. Ce n'était pas une bonne idée ! Où était ses bonnes résolutions ?!

Dans un désir de lui couper l'herbe sous le pied, Harry poursuivit :

« Vous savez, je manque d'exercice ces derniers temps… Charlie est hors concours aujourd'hui… Et j'aurais voulu me mesurer à vous… Mais si vous êtes trop occupé, je peux comprendre… »

La dernière phrase était un demi-mensonge, mais était-ce vraiment important ?

« D'accord. »

Sa bouche était allée plus vite que lui ! Par les Dieux ! Pourquoi était-il aussi faible ?! Il aurait dû refuser, mais comment le faire lorsque son vis-à-vis le regardait avec des yeux pareils à ceux d'un chiot abandonné ? L'émeraude de son regard était si profond, qu'il aurait pu si noyer.

« Qu'avez-vous dit ? Demanda Harry qui ne croyait pas ses oreilles.

-Je suis d'accord. »

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Les deux adversaires se saluèrent, sourire aux lèvres et cœur battant. Après une lente inspiration, leur esprit se focalisa sur leur objectif, tandis que leurs muscles se bandèrent.

Les lames fendirent l'air dans un sifflement sec, puis s'entrechoquèrent, faisant crisser l'acier. Les premières passes ne furent qu'un jeu, une manière pour deux prédateurs de se jauger avant l'assaut. Quelques tours pour noter les habitudes, les attitudes, les forces et les faiblesses. Les bottes et les feintes se succédèrent d'abord lentement puis de plus en plus vite.

Les corps s'échauffèrent et les mouvements devinrent plus fluide, plus précis. Une harmonie aux accents mortels se dessinait. Les membres se frôlèrent. La glace rencontra l'émeraude. L'une et l'autre brillaient d'un feu inextinguible.

Le rythme s'accéléra, les coups devinrent plus violents, plus rusés. Leur respiration devint saccade. Leur sang courait dans leurs veines, tel un torrent furieux. Une fine pellicule de sueur apparue, faisant luire leur corps et coller leurs vêtements.

Ils avançaient ou reculaient chacun leur tour. Ils tourbillonnaient comme des acrobates, se touchant imperceptiblement. D'abord timidement, puis de plus en plus souvent et de plus en plus longtemps.

La magie se mit à crépiter. L'ambiance se fit lourde et pesante. A croire que la saison avait changé et qu'ils étaient revenus en été.

L'acier s'entrechoqua de plus belle. Des étincelles jaillirent, aussi rougeoyantes que leur désir. Leurs visages étaient si proches, qu'ils auraient pu se toucher entre leurs lames croisées. Leur souffle se confondaient, brûlants.

Impatient, leurs corps n'avaient de cesse d'entrer en contact toujours plus violemment, comme si d'un seul coup, seul ce langage comptait. L'odeur des sucs, entêtante et animale, semblait dire la même chose, tant et si bien qu'au bout du compte, il n'y eu plus de combat. Aucun d'eux ne cherchait à perdre ou même à gagner.

En un instant, presque d'un commun accord, les épées se fracassèrent sur le parquet si bien ciré, et ils s'enlacèrent enfin.

Qui avait-eut la première initiative ? Qui avait fait le premier pas ? Est-ce que cela avait une réelle importance ? Non. Aussi, mirent-ils leur raison en sourdine pour mieux baiser la bouche si tentante de leur vis-à-vis.

A bien y regarder, cela n'avait rien de doux ou de romantique. C'était passionnel et puissant. Ils avaient tellement refoulé leurs envies, qu'elles s'emparaient d'eux, sans concession.

Affamés, ils se dévorèrent la bouche a qui mieux mieux, y allant parfois avec les dents, gorgeant de sang leur lèvres et laissant par la même échapper des grognements entendus. Ils parcouraient le corps de l'autre, avides et pressés d'être peau contre peau.

Harry fit éclater les boutons de la chemise de Draco, tandis que ce dernier déchira son pull-over au point d'en faire des confettis.

Les prunelles argentées soudain, teintées de rouge, le vampire se pencha sur le velouté d'une épaule et suçota la peau salée de sueur, faisant s'agglomérer le sang si divin du calice, au point qu'il pouvait presque en sentir le goût sur la pointe de sa langue.

Le brun griffa son dos en réponse, et passa sa main sous son pantalon, se saisit d'une de ses fesses rebondies, pour la pétrir et coller son érection grandissante, tout contre son bassin. Il commença à se frotter contre lui de façon si indécente, qu'ils grognèrent de concert et continuèrent de s'embrasser, enflammés de passion.

Le blond plaqua un peu rudement Harry contre un mur et sans plus de préambule dégrafa son pantalon. Il libéra prestement le vif turgescent et le caressa lentement, en s'abreuvant des soupirs de son amant. Bien vite ces derniers devinrent de longs gémissements, lorsqu'il effleura un testicule, tout en continuant de le masturber.

Leurs baisers se faisaient plus lents, plus délicats, de même que leurs caresses. Fou de désir, Harry n'avait de cesse de maltraiter le corps de Draco, au point de le faire haleter. Il pinçait un téton, massait ou griffait la moindre parcelle de peau qui était à sa portée. Ni tenant plus, il finit par s'approcher de son oreille.

« Viens. »

Il n'en fallut pas plus au vampire, qui, délicatement présenta ses doigts à la bouche qui murmurait si joliment. Celle-ci s'ouvrit et les enduisit de salive avec la plus grande application, l'émeraude plongée dans la glace.

Une fois fait, Draco souleva une de ses jambes pour avoir un meilleur accès à son intimité, qui palpitante, attendait son bon vouloir. Il enduisit doucement la peau si fine de salive et la massa durant de longues minutes, avant d'oser enfoncer une phalange.

Harry siffla sous l'intrusion, mais le vampire eut tôt fait de faire diversion en continuant de l'embrasser.

Une phalange de plus et il pourrait sans peine, lancer un sortilège de lubrification qui lui permettrait d'assouplir comme il se doit l'entrée si convoitée. Il renouvela l'opération chaque fois qu'il ajoutait un doigt, si bien qu'il fallut peu de temps au calice pour n'être que tremblements et gémissements licencieux, promesse de félicité.

Enfiévré et impatient, le brun déboutonna le pantalon du prince, l'incitant à lui en donner d'avantage. Obéissant, il présenta son érection entre ses fesses et le laissa coulisser sur son membre à son propre rythme, tandis qu'il le soutenait de son mieux. Dans un râle, aussi long qu'érotique, il descendit sur lui, ressentant avec une délicieuse précision chaque millimètre. La sensation de brûlure était quasi inexistante, si bien que lorsque son bassin butta contre celui de Draco, il l'incita à le béliner.

Sans attendre plus longtemps, le blond s'exécuta en agrippant ses hanches, alors que la jambe qu'il avait précédemment relevée se crochetait instinctivement autour de la sienne, accentuant le frottement de leur peau couverte de sueur. Il chercha l'angle de pénétration parfait. Il sut qu'il l'avait trouvé, lorsque son partenaire cria en basculant sa tête en arrière.

La suite ne fut qu'enchaînement de baisés torrides et de gémissements rauques, entrecoupé par le bruit de deux corps qui s'entrechoquent, jusqu'à la jouissance salvatrice.

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Aux premières lueurs de l'aube, un air glacial sortit le vampire du sommeil. Il ouvrit difficilement les yeux et avisa le corps du bel endormit, blottit tout contre lui. Le feu se mourait dans la cheminée, aussi décida-t-il de se lever pour aller le raviver. Il fit de son mieux pour ne pas réveiller son amant, en vain. Il eut à peine le temps de se saisir d'une bûche que celui-ci s'éveillait et jetait un œil hagard à la place vacante à son côté, puis dans la chambre toute entière. Lorsqu'enfin il tomba sur lui, le blond put lire dans ses yeux toute l'angoisse qui l'habitait et qui enserrait son cœur. Quand bien même, elle s'effaça pour laisser place à un immense soulagement.

« J'ai cru…, commença-t-il d'une voix enrouée de sommeil.

« Que j'étais parti comme un voleur, à la faveur de la nuit ? »

Embarrassé, Harry détourna un instant le regard et se mordit la lèvre.

Tout en ravivant les braises incandescentes avec un tisonnier, Draco poursuivit :

« Je ne peux vous tenir rigueur d'une pareille pensée. Après tout, nous nous connaissons depuis fort peu de temps. »

Draco ajouta en lui-même : « Je suis capable de bien plus de souffrance que juste t'abandonner au creux de la nuit... Est ce que c'est ton essence qui m'en a empêché ? Le Prince Calice est un baume pour les âmes brisées, tordues... Et je suis si tordu !... »

Le brun eut un soupir à fendre l'âme, qui le fit sortir de ses sombres pensées, avant de se redresser et de tendre la main vers lui.

« Revenez-vous près de moi ? »

Le vampire lui sourit et s'assit sur l'édredon de plume, tout prêt du corps chaud et délicieusement nu qui se trouvait en dessous. Lui-même ne portait rien.

Il se pencha sur les lèvres tentatrices avant de murmurer :

« Comment refuser ? »

Leur échange fut doux et léger, paresseux même, jusqu'à ce qu'Harry tire son amant à lui et ne les recouvrent tous deux de l'édredon. Ils restèrent un long moment enlacés, somnolant, perdus à la fois dans leurs rêveries et dans leurs battements de cœur qui semblaient si bien s'accorder.

« Et maintenant, qu'allons-nous faire ? Demanda le Calice, brisant ainsi le silence confortable qui s'était installé entre eux.

-Je pense qu'il serait préférable de garder notre relation pour nous.

-Je suis d'accord. La cour toute entière en ferait des gorges chaudes. Mais sans vouloir vous vexer, notre inclination n'est pas passée inaperçue… »

Le vampire eut un soupire faussement dramatique tout en caressant les mèches noires.

« M'en voudrez-vous si je ne désire rien d'autre qu'apprécier ce genre d'instant ? Simple et intimiste ? Sans chercher à y mettre une quelconque étiquette ? Demanda-t-il soudain fébrile. »

Son amant lui sourit et enfoui son visage tout contre son cœur, comme le ferait un petit animal sur le point de s'endormir, ce qui n'était pas loin d'être la vérité.

« Non, c'est très bien. J'aime l'idée de vous garder un peu pour moi, loin des commérages et de la foule. Ça me donne l'impression que rien de mal ne pourra arriver… »

Sur ces mots, il s'endormit tout à fait, et son compagnon ne tarda pas à faire de même, après avoir prié pour qu'il ait raison.

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Lorsque le soleil fut tout à fait levé, il avait fallu se quitter. Mais ce n'était que pour mieux se retrouver. Aussi retournèrent-ils vers leurs devoirs le cœur léger.

Au petit-déjeuner, Harry eut le droit au retour impromptu d'un Neville échevelé et rougissant, que son presque fiancé avait raccompagné jusqu'à la porte. Préférant éviter un écueil, le brun se contenta de sourire à son suivant, lui laissant le temps de reconstituer son masque.

Plus tard, Patience leur fit par de l'invitation de Marie-Louise Weasley, à la réunion du comité des Fêtes, qui cette fois-ci, se tiendrait chez elle. Charlie se ferait donc un plaisir de les conduire jusqu'à l'Hôtel particulier de la famille.

Ils se voyaient mal arriver les mains vides aussi décidèrent-ils de confectionner grâce à ce qu'ils avaient fait pousser dans leur serre et à la magie de Harry, une couronne de Yule. Ils la tressèrent de gui, de sapins, de dentelles, de cristaux de lune, de fil d'argent et de roses d'hiver, avant de l'emballer dans du papier de soie, pour qu'elle ne s'abîme pas pendant le voyage.

Après quoi, ils se préparèrent à sortir. Ils optèrent pour des costumes d'hiver assez simple, et s'emmitouflèrent précautionneusement dans leur manteau. L'hiver s'en venait et le temps était au vent et au givre. Il valait mieux un excès de prudence que pas assez et finir par attraper la mort. Surtout en sachant qu'ils iraient à leur rendez-vous à cheval, au grand damne de Neville, qui n'était pas du tout rassurer par le faite qu'il monterait avec Harry.

Il passa la plus grande partie du trajet accroché à la taille du brun, comme un koala à sa mère, ce qui fit sourire ses compagnons. Il finit tout de même par se détendre et réussit à apprécier la fin de la balade. Le vent soufflait des cristaux de givres, tant et si bien qu'une fois arrivé, ils étaient transis de froid et avait le nez et les joues rougies.

L'automate de la famille, ainsi que Marie-Louise les attendaient sur le perron et se précipitèrent à leur rencontre.

Ni une, ni deux, on les débarrassa de leurs effets et on les conduisit séance tenante jusqu'au boudoir de la maîtresse de maison. Là où les attendait le reste du comité, ainsi que des boissons chaudes et un feu d'enfer. Tout était allé si vite, qu'Harry et Neville n'eurent même pas le temps de s'émerveiller devant le spectacle qu'offrait les mécaniques, les différentes sculptures et vitraux, et les fées lucioles. Ils notèrent seulement que l'antre de la matriarche était l'antithèse du reste de sa demeure. Nulle mécanique où vole de fée impromptu, ni aucun bruit ne filtrait de l'extérieur. Tout dans la pièce respirait le calme et le confort douillet qui convenait.

A leur grande surprise, ils découvrirent, au milieu des convives, la Reine Narcissa, qui présidait le comité. Elle était vêtue d'une magnifique robe de velours blanc, chamarrée de broderie d'argent. Ses cheveux étaient remontés en une myriade de tresses enroulées en chignons et piqués d'épingles de cristal en forme de flocons de neige. Il la salua d'une gracieuse révérence à laquelle elle répondit par un charmant sourire. Elle l'invita à s'assoir près d'elle tout en saluant Neville et Charlie avec autant d'amabilité.

Le reste de l'assemblée était constituée de membre de la cour dont il ne connaissait que les noms pour certains ou le visage pour les autres. Aussi les lui présenta-t-on sans cérémonie. Ils étaient de tous âges et de tous horizons.

Il y avait, Maitre Granger, un Sorcier, qui était le père d'Hermione. Il avait comme profession, universitaire et il enseignait dans un des nombreux établissements de la Cité. Il avait un air studieux et légèrement introverti.

A ses côtés, la mère de Blaise, Lady Zabini, une Vampire qui semblait être son exact opposée, tant elle paraissait frivole et fantasque.

En face, Damoiselle Gabrielle, Veela à la sortie de l'adolescence qui avait l'œil aussi perçant qu'un aigle et le sourire en coin d'une personne qui en sait plus que ce que son apparence laisser à penser. Elle était loin d'être ingénue ou même sans défense.

A sa droite, Dame Astoria, une Elfe férue d'astronomie, ce qui compte tenu de son nom, lui allait comme un gant.

Il se sentit un peu gauche lorsqu'il offrit son modeste cadeau à Marie-Louise, mais l'approbation qui brilla dans les yeux des convives finit de le rassurer. Il se rendit compte, qu'à part en de rares occasions, il se sentait chez lui à la Cité des Rocheuses. Il se sentait libre d'être ce qu'il était. Toute sa vie, il avait dû cacher sa nature à ses gens. Craignant à chaque instant que les sortilèges de confusions échouent dans leur mission. Cette peur lancinante l'habitait sans cesse, le réduisant à être lui-même, entre les quatre murs de sa maison.

A présent, il était parmi des êtres qui lui ressemblait, qui le comprenait et qui l'acceptait, où en tout cas pour la plus part. Ce qui était déjà plus que ce qu'il n'aurait jamais pu espérer. Il découvrait la joie infinie que l'on ressentait à vivre sans se cacher ni mentir. Et il était heureux.

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NDA

Hello les gens

Voici la version retravaillée de Sang Noir, ou version 2.0. Ca fait un moment que je l'écris et y a deux trois choses que je voulais revoir dessus, en particulier les passages sur Accolon, qui a beaucoup évolué depuis...ben longtemps du coup^^. J'ai voulu nuancer mon propos donc, voilà!^^

Alors a bientôt pour la suite^^

Angel

Le28/02/2023